Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #369 : Les clés de poignets

Cet article explore la perception et l'efficacité des clés de poignets dans le contexte du JJB et d'autres arts martiaux. L'auteur remet en question leur application traditionnelle, soulignant la nécessité de les repenser et l'importance d'un grip solide. Il établit un parallèle avec le travail du sabre pour le développement de la poigne et analyse la biomécanique des clés de poignets au sol, insistant sur la création d'un point de pivot. L'article met également en lumière l'aspect perturbateur des attaques au poignet et la prudence requise en raison du risque de blessure.

Dans le JJB, certaines clés sont considérées comme « sales ». Les clés de pied et de talons ont souvent été négligées et critiquées. Elles étaient vues comme l’arme des pratiquants moins techniques, ou du moins pas suffisamment habiles pour passer certaines gardes. Heureusement, la « Squad » de Danaher a mis en avant leur efficacité dans les compétitions « sub-only ».

Pour ma part, j’apprécie beaucoup les clés des styles « traditionnels », mais reconnaissons-le, dans notre domaine d’expertise, elles ne sont pas vraiment efficaces. Les clés de poignets doivent être repensées pour que nous puissions les placer. De plus, ne nous leurrons pas, ce type de clé demande un grip important.

Cela explique en grande partie pourquoi au Japon et dans des styles comme l’Aiki-Jutsu ou l’Aïkido, le travail du sabre peut être un véritable atout pour développer sa poigne. Quand on observe l’énergie que nous devons déployer face à un adversaire en opposition, le grip et la force sont des facteurs essentiels.

Plus on pratique, plus on découvre des angles. Cependant, au sol, c’est assez différent de ce que nous pouvons faire debout avec des tai sabaki et des kuzushi. En conclusion, nous devons réussir à créer une cale dans la prise du poignet et à l’exploiter comme un point de pivot autour duquel nous allons tourner pour trouver l’angle le plus « sensible ».

Mais au-delà de la « finalisation », les attaques sur les poignets sont des attaques agressives qui peuvent stresser et modifier la posture ou les saisies de nos adversaires. Je vois parfois des pratiquants tellement saturés et fatigués de résister à ces attaques qu’ils n’osent plus vraiment agripper, ce qui procure un avantage significatif dans la lutte.

Enfin, il est crucial d’être prudent, car le poignet peut se casser rapidement une fois l’angle trouvé, et nous savons à quel point les blessures à cette articulation sont longues à guérir. La surprise peut parfois supprimer l’opposition, mais si nous appliquons trop de force, nous risquons de traumatiser cette petite articulation. Il nous incombe donc d’être encore plus vigilants.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of an Hypnofighter #369: Wrist Locks

In BJJ, some submissions are considered « dirty ». Foot and heel hooks have often been neglected and criticized. They were seen as the weapon of less technical practitioners, or at least those not skilled enough to pass certain guards. Fortunately, the Danaher Death Squad has highlighted their effectiveness in sub-only competitions.

Personally, I really like the submissions from « traditional » styles, but let’s face it, in our area of expertise, they are not very effective. Wrist locks need to be rethought so that we can apply them. Moreover, let’s not delude ourselves, this type of submission requires a strong grip.

This largely explains why in Japan and in styles like Aiki-Jutsu or Aikido, sword work can be a real asset in developing grip strength. When we see the energy we have to exert when facing an opposing opponent, grip and strength are essential factors.

The more we practice, the more angles we find. However, on the ground, it’s quite different from what we can do standing with tai sabaki and kuzushi. In conclusion, we must succeed in creating a wedge in the wrist grip and exploiting it as a pivot point around which we will rotate to find the most « sensitive » angle.

But beyond the « finish », wrist attacks are aggressive attacks that can stress and modify the posture or grips of our opponents. I sometimes see practitioners so saturated and tired of resisting these attacks that they no longer really dare to grip, which provides a significant advantage in grappling.

Finally, it is crucial to be careful, because the wrist can break rather quickly once the angle is found, and we know how long injuries to this joint take to heal. Surprise can sometimes remove opposition, but if we apply too much force, we risk traumatizing this small joint. It is therefore up to us to be even more vigilant.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #368 : Les histoires se répètent

L'auteur explore la récurrence des débats sur l'efficacité des arts martiaux, en traçant un parallèle entre les confrontations interstyles d'antan, popularisées par l'UFC, et les discussions actuelles entre le Judo et le Jiu-Jitsu Brésilien. Il souligne comment le contexte réglementé des compétitions modernes diffère des défis ouverts et sans limite de l'époque Gracie, où le but ultime était la soumission ou le KO. L'article invite à une réflexion sur la pertinence de comparer des disciplines cousines dans des cadres si différents et encourage chacun à trouver ce qui lui convient le mieux.

J’imagine que pour les passionnés et pratiquants les plus anciens, la question de quel art martial était le plus efficace (dans un cadre interstyle) était LA question. Puis nous avons eu l’UFC, qui a mis en place cette opposition, pour qu’émerge un sport de combat que nous connaissons sous le nom de MMA.

Dans toutes ces oppositions, il y avait la fameuse question entre les frappeurs, qui avaient le vent en poupe avec toute la cinématographie à la Bruce Lee ou Norris, et les “lutteurs” qui, paradoxalement, étaient considérés comme peu “dangereux”. L’arrivée de Royce Gracie dans la cage a redonné ses lettres de noblesse au grappling, avec un Remco Pardoel atomisant un Orlando Wiet ou, plus tard, un Dan Severn soumettant ses opposants au sol (ground and pound).

Et puis le temps passe. Trente ans plus tard, nous avons les vidéos, et encore des tas de défis dans tous les sens. Dans le monde du grappling, nous revenons à une période « années 80 » entre le Jiu-Jitsu Gracie et les autres styles de préhension, comme le Sambo et, bien sûr, le père du Jiu-Jitsu moderne, le Judo.

Mais en 2025, le contexte a changé. Les pratiquants de Jiu-Jitsu se sont orientés vers un haut niveau sportif, et les Judokas, après de multiples changements de règles, mais aussi par curiosité et envie d’évoluer, se sont pour beaucoup réouverts au Ne Waza (On avait Awazu Sensei avant tout ça…).

Du coup, sur les réseaux, et parce que faire du JJB est devenu une mode, on voit des défis et des critiques entre le BJJ et le Judo, avec des arguments que nous avons déjà explorés. Il est normal que les styles se confrontent et que ce cycle de « qui est le plus fort » revienne.

Seulement, la différence est qu’entre les défis “martiaux” des Gracie et ceux actuellement entre Judo et BJJ, les arguments se placent dans des cadres réglementés, avec des limites et des temps. Comparer des disciplines cousines dans des cadres différents – round debout, round complet et round au sol, avec un temps limité – n’a d’intérêt que pour l’athlète, pas pour le style en lui-même.

Le Jiu-Jitsu des Gracie, dans ses défis, acceptait tout de l’opposant et ne s’arrêtait qu’à la soumission ou au KO… en somme, un “vrai” combat.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of an Hypnofighter #368: History Repeats Itself

I imagine that for old martial artists, the question of which martial art was the most effective (in an interstyle setting) was THE question. Then we had the UFC, which set up this opposition, leading to the emergence of a combat sport we know as MMA.

In all these oppositions, there was the famous question between the strikers, who were riding high with all the Bruce Lee and Norris films, and the « grapplers » who, paradoxically, were considered not very « dangerous. » Royce Gracie’s arrival in the cage restored the nobility of grappling, with a Remco Pardoel atomizing an Orlando Wiet or, later, a Dan Severn ground and pounding his opponents.

And then time passes. Thirty years later, we have the videos, and still a lot of challenges in every direction. In the world of grappling, we are returning to an « 80s » period between Gracie Jiu-Jitsu and other grappling styles, such as Sambo and, of course, the father of modern Jiu-Jitsu, Judo.

But in 2025, the context has changed. Jiu-Jitsu practitioners have moved towards a high sporting level, and Judokas, after multiple rule changes, but also out of curiosity and a desire to evolve, have largely reopened themselves to Ne Waza (We had Awazu Sensei before all that…).

As a result, on social media, and because doing BJJ has become fashionable, we see challenges and criticisms between BJJ and Judo, with arguments we have already explored. It is normal for styles to clash and for this cycle of « who is stronger » to return.

However, the difference is that between the « martial » challenges of the Gracies and those currently between Judo and BJJ, the arguments are placed within regulated frameworks, with limits and time constraints. Comparing cousin disciplines in different settings – standing round, full round, and ground round, with limited time – is only of interest for the athlete, not for the style itself.

Gracie Jiu-Jitsu, in its challenges, accepted everything from the opponent and only stopped at submission or KO… in short, a « real » fight.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #367 : Coup Unique ou Enchaînements ?

Cet article explore l'importance croissante des frappes isolées et des séquences courtes (notamment le 1-2) dans le combat libre, contrastant avec l'omniprésence des entraînements axés sur les combinaisons de boxe traditionnelles. L'auteur observe que la peur de la saisie et du contre en combat réel tend à limiter l'utilisation de longs enchaînements, privilégiant des frappes uniques et puissantes ou des préparations en deux temps. Il suggère de repenser l'entraînement du pied-poing en MMA pour se concentrer davantage sur des stratégies de frappe spécifiques et adaptées au contexte de la discipline, à l'image du cage wrestling.

Depuis que nous nous entraînons en France au Combat libre, nous avons globalement pu observer une légère évolution dans les entraînements, mais nous restons souvent dans les mêmes dispositions. Pour le pied-poing, la grande majorité des combattants sont dans un esprit de boxe.

Seulement, plus je regarde les combats, plus je peux observer que les enchaînements, que ce soit en Muay Thai, en kickboxing ou en boxe anglaise, ne sont pas nécessairement ce qui va changer l’issue d’un combat. On parle tout le temps de combinaisons et d’enchaînements, notamment pour faire réagir et feinter, fatiguer, etc. Cependant, il y a énormément de frappes isolées ou simplement un 1-2 qui change le combat.

Les combinaisons ont du sens quand on touche l’opposant. Là, on peut voir plusieurs coups, ou dans le cas d’un combattant de MMA qui a clairement exprimé l’idée qu’il ne luttera pas et qu’il voudra montrer ses compétences debout.

Le travail en coup isolé (j’inclus ici la notion de séquences de deux frappes, qui est souvent plus une préparation pour le coup puissant qu’une recherche de KO avec la première frappe) est de plus en plus exploité. De plus, la posture même des combattants évolue : elle est de moins en moins typée Muay Thai ou kickboxing, mais elle s’allonge, comme dans les styles qui utilisent une idée d’escrime, frapper fort et s’éloigner vite, ou inversement, entrer rapidement en lutte.

Quand on regarde beaucoup de trainings de grandes équipes, on voit des combinaisons totalement boxe et bien souvent assez différentes de ce qui sera proposé pendant les phases d’opposition en combat. La pression, la peur de la saisie et tout simplement du contre limitent le nombre de frappes pour tenter d’être efficace et marquant.

Sortir de cet inconscient du pied-poing comme une boxe “classique” mais adaptée au MMA n’est peut-être pas ce qu’il y a de plus optimum. Repenser, comme avec le cage wrestling, une boxe MMA moins axée sur les combinaisons de percussions mais plus spécifique pourrait donner une boxe MMA plus adaptée.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of an Hypnofighter #367: Single Strikes or Combinations?

Since we’ve been training in France in Mixed Martial Arts, we’ve generally observed a slight evolution in training methods, but we often remain in the same patterns. For striking, the vast majority of fighters operate with a boxing mindset.

However, the more fights I watch, the more I observe that combinations, whether Muay Thai, kickboxing, or boxing, are not necessarily what will be a game-changer. We constantly talk about combinations and sequences, especially to elicit reactions, feint, fatigue, etc. Yet, there are a significant number of isolated strikes or simply a 1-2 that changes the fight.

Combinations make sense when you land on the opponent. Then, you can see multiple strikes, or in the case of an MMA fighter who has clearly expressed the intention not to grapple and wants to showcase their stand-up skills.

Working on isolated strikes (which I include two-strike sequences in, often more of a setup for the powerful strike than a KO attempt with the first strike) is increasingly being utilized. Moreover, the very stance of fighters is evolving: it’s less and less typical of Muay Thai or kickboxing, but it’s lengthening, similar to styles that use a fencing concept—strike hard and move away quickly, or conversely, quickly engage in grappling.

When we look at many training sessions of major teams, we see purely boxing combinations that are often quite different from what will be offered during sparring or competition. The pressure, the fear of being taken down, and simply the counter-attacks limit the number of strikes one can throw to try and be effective and impactful.

Moving away from this unconscious approach of striking as « classic » boxing adapted to MMA might not be the most optimal. Rethinking, as with cage wrestling, an MMA striking approach less focused on combinations but more specific could yield a more adapted MMA striking style.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #364 : La Figure d’Autorité Martiale

L'article explore les abus de pouvoir par des figures d'autorité dans les arts martiaux, en particulier dans les styles orientaux où la soumission des élèves est parfois attendue sous couvert de tradition et de savoir ésotérique. L'auteur met en lumière les risques de dérives sectaires et d'exploitation par des enseignants qui s'arrogent des compétences hors de leur domaine, s'appuyant sur des mythes plutôt que sur des preuves. Il souligne l'importance pour les pratiquants de faire preuve de discernement et de ne retenir que ce qui est juste et bénéfique pour eux.

Je suis en ce moment sur une série autour des abus que permettent, ou plutôt que se permettent, les figures d’autorité. Et nous savons que dans les sports, et naturellement dans les arts martiaux, il y a de nombreux maîtres, qu’importe le type de discipline et l’origine de celle-ci, qui se permettent d’abuser.

La plupart du temps, surtout avec les styles plus orientaux dont les codes sont très différents de la culture occidentale, les professeurs attendent de leurs élèves une forme de soumission. Elle sera volontaire, parce que tout passionné y voit une occasion d’entrer plus en profondeur dans le style. Surtout qu’il existe dans de nombreuses écoles traditionnelles une mystique autour d’arcanes qui ne sont enseignés qu’aux élus.

Nous nous retrouvons vite dans des mouvements proches des sectes, mais surtout surexploités par les enseignants qui se placent dans des postures qui ne sont pas les leurs. Soi-disant pour améliorer dans l’art du combat, ils peuvent proposer une façon de s’alimenter (est-il nutritionniste ?), une façon de se soigner (est-il soignant ?), surtout si l’on a des éléments associés au Ki/Chi.

C’est d’autant plus simple qu’en plus d’être l’autorité, souvent avec un haut grade et peut-être même des certificats ou un cadre d’un grand maître avec lui, il peut substituer sa responsabilité à celle du mythe, du maître, de la tradition. Avec des références issues d’histoires plus que de faits ou d’études.

Il y a donc facilement des dérives et des interactions qui peuvent devenir des « opportunités » pour peut-être répondre à leurs attentes souvent éloignées du cadre martial. Tout comme dans le domaine de l’accompagnement, il est essentiel de toujours se demander si nos comportements et nos cadres sont justes pour répondre à l’objectif sportif que nous avons, en prenant en compte, même si parfois c’est moins commun que dans la vie quotidienne, les retours des apprenants.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of an Hypnofighter #364: The Martial Authority Figure

I am currently working on a series about the abuses that authority figures allow, or rather permit themselves to commit. And we know that in sports, and naturally in martial arts, there are many masters, regardless of the type of discipline and its origin, who allow themselves to abuse their position.

Most of the time, especially with more Eastern styles whose codes are very different from Western culture, teachers expect a form of submission from their students. This submission will be voluntary, because every enthusiast sees it as an opportunity to delve deeper into the style. Especially since in many traditional schools, there is a mystique surrounding arcane knowledge that is only taught to the chosen few.

We quickly find ourselves in movements close to sects, but above all, overexploited by teachers who place themselves in positions that are not theirs. Supposedly to improve in the art of combat, they may suggest a way of eating (are they a nutritionist?), a way of healing (are they a healthcare professional?), especially if there are elements associated with Ki/Chi.

It is all the simpler because, in addition to being the authority, often with a high rank and perhaps even certificates or the endorsement of a grand master, they can substitute their responsibility with that of the myth, the master, the tradition. With references drawn from stories rather than facts or studies.

There are therefore easily abuses and interactions that can become « opportunities » to perhaps meet their expectations, often far removed from the martial framework. Just as in the field of coaching, it is essential to always ask oneself whether our behaviors and frameworks are fair to meet the sporting objective we have, taking into account, even if it is sometimes less common than in everyday life, the feedback from the learners.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #363 : L’Exutoire Émotionnel sur le Tatami

L'auteur explore la dynamique émotionnelle qui peut émerger lors de la pratique martiale, en particulier dans les disciplines de grappling. Le randori est présenté comme un exutoire pour les tensions accumulées, où l'opposant devient involontairement le réceptacle de ces émotions. Malgré les frictions et l'intensité potentielle, ces confrontations permettent une expression sincère et un échange profond, allant au-delà des mots. L'intervention du professeur est nécessaire uniquement lorsque les limites du respect sont franchies. En fin de compte, les arts martiaux sont vus comme un moyen d'explorer et d'exprimer des aspects de soi souvent réprimés dans la vie quotidienne.

Il peut arriver que sur les tatamis, on retrouve une forme de compétition, qu’elle soit physique, psychique ou même émotionnelle. Chacun vient dans un dojo avec ses propres intentions, mais aussi avec ses journées de travail et sa vie au quotidien. Il s’avère que parfois, une tension se crée entre les pratiquants.

À ces moments-là, le randori peut être un moyen de lâcher un peu tout ce qu’on ressent, et paradoxalement, l’opposant va devenir le réceptacle de cette tension intérieure. Nous avons aussi notre ego, notre façon de percevoir l’entraînement qui va jouer, ainsi que parfois notre grade ou notre ancienneté.

Ce qui est bien dans le ju-jitsu et plus généralement dans les styles de grappling, c’est que si parfois l’autre, qui n’est qu’un réceptacle, nous fait vivre des tensions, des émotions et bien plus de frustrations acceptables que dans le quotidien, ce moment de combat est aussi un moment d’expression qui va permettre que la notion d’agacement, de colère et toute autre forme qui nous tendent puisse s’exprimer. À cet instant-là, notre partenaire devient un opposant qui ne nous met pas dans des conditions sereines et peut clairement réveiller en nous nos propres problématiques. Ce qui est génial, c’est que le combat va souvent être très dur, ira peut-être même jusqu’à des mauvaises intentions, mais à la fin de quelques minutes, et si possible s’il n’y a pas de temps limite, alors quand la décharge énergétique, qui à ce moment-là se veut émotionnelle, s’est invitée, et s’il n’y a pas forcément un énorme affect qui nie les deux partenaires, il y aura eu quand même un échange certainement plus profond que si le mot, la parole, avaient pu tenter d’exprimer une pensée, une tension.

Laisser les combats se faire, même avec intensité, dans nos styles où les percussions ne sont pas permises, nous laisse la possibilité de voir des pratiquants qui vivent autre chose qu’un simple moment d’opposition. Moment d’opposition certes, ça ne va pas être très technique, mais au moins il va y avoir une sincérité, et c’est aussi ce que l’on cherche dans l’expression martiale. Il pourra même y avoir quelques mots du plus frustré des deux, avec des recadrages autour du respect et des comportements à avoir, et c’est là, si réellement les choses se désagrègent, que le professeur peut intervenir, cassant ce qui était un point de vue plus profond en train de se passer, pour permettre un formalisme plus acceptable.

Les arts martiaux, comme les sports de combat et plus généralement le sport, sont plus que de simples activités pour se faire plaisir ; c’est aussi une façon d’aller un peu plus en soi et de s’autoriser à exprimer et faire vivre ce que le quotidien souvent empêche.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Title: Martial Reflections of an Hypnofighter #363: Settling Scores

It can happen that on the tatami, we find a form of competition, whether physical, psychological, or even emotional. Everyone comes to a dojo with their own intentions, but also with their workdays and their daily lives. It turns out that sometimes, a tension arises between practitioners.

At these moments, randori can be a way to release a little of everything we feel, and paradoxically, the opponent will become the receptacle of this inner tension. We also have our ego, our way of perceiving training that will play a role, as well as sometimes our rank or seniority.

What is good in jiu-jitsu and more generally in grappling styles is that if sometimes the other person, who is only a receptacle, makes us experience tensions, emotions, and much more acceptable frustration than in everyday life, this moment of combat is also a moment of expression that will allow the notion of annoyance, anger, and any other form that strains us to be expressed. At that moment, our partner becomes an opponent who does not put us in serene conditions and can clearly awaken our own problems. What is great is that the fight will often be very hard, may even go as far as bad intentions, but at the end of a few minutes, and if possible if there is no time limit, then when the energy discharge, which at that moment is emotional, has manifested, and if there isn’t necessarily a huge affection that negates the two partners, there will still have been an exchange certainly deeper than if words could have tried to express a thought, a tension.

Letting fights happen, even with intensity, in our styles where strikes are not allowed, gives us the possibility to see practitioners who are experiencing something other than a simple moment of opposition. A moment of opposition, certainly, it won’t be very technical, but at least there will be sincerity, and that is also what we seek in martial expression. There may even be some words from the more frustrated of the two, with adjustments around respect and the behaviors to have, and it is there, if things really fall apart, that the teacher can intervene, breaking what was a deeper point of view that was happening, to allow for a more acceptable formalism.

Martial arts, like combat sports and sports in general, are more than just activities for pleasure; they are also a way to go a little deeper within oneself and to allow oneself to express and experience what daily life often prevents.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #362 : Les soumissions comme transitions

Cet article explore une perspective sur l'utilisation des soumissions dans les sports de grappling, en comparant les approches du Jiu-Jitsu Brésilien (BJJ) et de la Luta Livre. L'auteur suggère de dépasser la vision de la soumission comme finalité unique pour la considérer comme un outil de transition vers des positions avantageuses. Cette approche, influencée par l'agressivité de la Luta Livre due à l'absence de gi, encourage une exploration plus dynamique des opportunités de soumission et une fluidité accrue dans les transitions pendant l'entraînement (randori). L'article met également en lumière l'importance de la prise de risque offensive pour progresser et surmonter l'ego.

Dans ma pratique, je distingue la notion clé du JJB, qui pourrait être que la posture prévaut sur le reste, alors que pour la Luta Livre, je partage l’idée que l’action prévaut sur la posture. Pour un pratiquant de Jiu-Jitsu Brésilien classique, bien se positionner et sécuriser sa position mènera à la soumission. Pour un pratiquant de Luta Livre, se diriger vers une soumission pour adapter sa position une fois la prise établie est courant.

L’absence de gi y est pour beaucoup, ce qui rend les grapplers plus agressifs dans les combats que les pratiquants de Jiu-Jitsu Brésilien. Cette idée de se focaliser uniquement sur la soumission est un élément que je souhaite que mes élèves gradés développent.

Quand les positions de base sont maîtrisées et, plus important encore, les transitions entre les positions sont fluides, si nous sortons du contexte sportif et allons vers le sub only, l’objectif de clé ou d’étranglement comme élément clé du match plutôt que la posture entraîne une façon de combattre différente.

On retrouve cette idée, plus fréquente avant la professionnalisation du BJJ (c’est-à-dire la connaissance absolue des règles dans les moindres détails permettant de gagner un match), d’aller chercher la soumission de façon certes un peu brute. Seulement, une autre chose doit changer : la connaissance des pratiquants pour ne pas entrer dans les soumissions ou pour en sortir.

De ce fait, cette logique d’agression vers la soumission n’amène pas forcément la finalité que nous souhaitons, mais la technique pour terminer le combat devient un outil de transition vers d’autres postures ou techniques permettant de faire taper.

Ce qui modifie aussi la logique que nous pouvons mettre dans les randoris. Au lieu de sans cesse revenir en face à face après avoir fait taper, lâcher la soumission, laisser le partenaire revenir dans une position neutre ou forte, puis continuer, la recherche de soumission dans toutes les facettes du combat.

Dernière chose, plus on attaque, plus on s’expose aussi, et c’est aussi un excellent moyen de ne pas juste se défendre, mais de se mettre en danger et d’attaquer aussi pour passer sa technique, nous permettant de progresser sur notre ego et de taper plus régulièrement.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #362: Submissions as Transitions

In my practice, I distinguish the key notion of BJJ, which could be that posture prevails over everything else, whereas for Luta Livre, I share the idea that action prevails over posture. For a classic Brazilian Jiu-Jitsu practitioner, positioning well and securing their position will lead to the submission. For a Luta Livre practitioner, moving towards a submission to adapt their position once the grip is established is common.

The absence of the gi plays a significant role in this, making grapplers more aggressive in fights than Brazilian Jiu-Jitsu practitioners. This idea of focusing solely on the submission is an element I want my graded students to develop.

When the basic positions are mastered and, more importantly, the transitions between positions are fluid, if we move out of the sporting context and into sub-only, the objective of a lock or choke as a key element of the match rather than posture leads to a different way of fighting.

We find this idea, more frequent before the professionalization of BJJ (that is, the absolute knowledge of the rules in every detail allowing one to win a match), of going for the submission in a somewhat brute-force manner. However, another thing needs to change: the practitioners’ knowledge of how not to enter submissions or how to escape them.

Consequently, this logic of aggression towards the submission does not necessarily lead to the desired outcome, but the technique to finish the fight becomes a tool for transitioning to other postures or techniques allowing one to tap out.

This also modifies the logic we can apply in randoris. Instead of constantly returning to face-to-face after a tap-out, release the submission, let the partner return to a neutral or strong position, and then continue, seeking the submission in all facets of the fight.

Lastly, the more we attack, the more we expose ourselves, and this is also an excellent way not just to defend but to put ourselves in danger and attack to pass our technique, allowing us to progress on our ego and tap out more regularly.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #361 : Chercher à faire adhérer plutôt que plaire.

Il y a quelques jours, un de mes élèves m’a demandé pourquoi j’ai cette habitude de faire pratiquer des aspects du jujitsu et de la luta livre que les autres élèves n’apprécient pas. Cette question est particulièrement pertinente, car il est vrai que nous sommes aujourd’hui dans un modèle où la demande prime. Est-ce qu’il y a quelque chose de plus important à prendre en compte ?

Pour moi, les arts martiaux et les sports de combat ont une histoire qui est celle de la discipline et également celle de l’enseignant. Quand un élève entre dans un dojo ou dans une salle, il entre dans un lieu où ce n’est pas lui qui va décider quoi faire, mais celui qui tient la séance : le professeur. Il est vrai qu’avec toutes les salles de sport que nous pouvons voir partout, avec leurs coachs à disposition pour aider, nous pourrions nous dire que la façon d’aborder les sports de combat n’est plus vraiment d’actualité.

Il est normal que les professeurs, et surtout les propriétaires de salle, veuillent avoir un retour sur investissement. Ils vont donc facilement demander ou proposer un ensemble de cours qui devrait correspondre à une demande. Sans demande, pas de revenu, et si l’offre ne correspond pas, il y a un risque de fermeture. C’est peut-être là que nous avons une philosophie un peu différente dans les sports de combat et les arts martiaux, car nous allons chercher à modeler le pratiquant qui vient, vierge, à la découverte de cette discipline.

Il y a certainement des exercices, des aspects qui sont moins attractifs, et qui pourtant vont être partagés et enseignés, même s’il y a une petite résistance de la part du groupe. La logique martiale n’est pas la même qu’une logique sportive plus classique. On vient découvrir, apprendre, se connaître, voir ses limites, et également se rendre compte si le cadre dans lequel nous sommes nous correspond ou s’il est simplement préférable d’aller voir ce que d’autres proposent. Il est normal aussi d’apprendre à s’écouter et comprendre ce qui correspond le mieux à nos besoins. Ne pas répondre nécessairement aux envies des êtres humains peut sembler aujourd’hui un peu obsolète, néanmoins, pour ceux qui s’y plongent et qui prennent du plaisir, c’est souvent un élément qui pourra changer beaucoup de choses dans leur manière de penser et de vivre. Les arts martiaux, c’est aussi une façon d’avancer et de progresser dans la vie en acceptant qu’il y ait quelques contraintes.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of an Hypnofighter #361: Seeking Adherence Rather Than Pleasure.**

A few days ago, one of my students asked me why I have this habit of making them practice aspects of jujitsu and luta livre that the other students do not appreciate. This question is particularly relevant because it is true that today we are in a model where demand is paramount. Is there something more important to consider?

For me, martial arts and combat sports have a history that is one of discipline and also one of the teacher. When a student enters a dojo or a gym, they enter a place where it is not up to them to decide what to do, but rather the person leading the session: the professor. It is true that with all the gyms we see everywhere, with their coaches available to help, we might think that the way combat sports are approached is no longer relevant.

It is normal for professors, and especially gym owners, to want a return on investment. Therefore, they will easily ask for or offer a set of classes that should meet a demand. Without demand, there is no revenue, and if the offer does not match, there is a risk of closure. This is perhaps where we have a slightly different philosophy in combat sports and martial arts, because we will seek to shape the practitioner who comes, untouched, to discover this discipline.

There are certainly exercises and aspects that are less attractive, and yet they will be shared and taught, even if there is a little resistance from the group. The martial logic is not the same as a more classic sport logic. We come to discover, learn, know ourselves, see our limits, and also realize if the framework in which we are suits us or if it is simply preferable to see what others offer. It is also normal to learn to listen to ourselves and understand what best suits our needs. Not necessarily responding to human desires may seem a bit obsolete today. Nevertheless, for those who immerse themselves in it and enjoy it, it is often an element that can change many things in their way of thinking and living. Martial arts are also a way to move forward and progress in life by accepting that there are some constraints.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #360 : Le Trauma

L'article soulève les préoccupations concernant les traumatismes crâniens répétés dans les sports de contact, en particulier chez les athlètes amateurs. Il critique le manque de protection et de considération pour la santé des participants, illustré par l'exemple d'un jeune combattant de Sambo Combat. L'auteur questionne la motivation de la recherche de la victoire au détriment de la santé à long terme et appelle à une prise de conscience et à des mesures de protection plus efficaces.

Vous avez sûrement vu des extraits de l’interview de M. Chabal, un joueur de rugby mythique pour notre nation. Nous avons tous gardé de lui son regard et surtout ses plaquages phénoménaux. Nous aimons regarder des joueurs comme lui, comme nous aimons regarder des combattants qui donnent leur santé pour nous divertir.

Automatiquement, nous sommes obligés de penser à nos sports de contact et à nos jeunes athlètes qui, parfois même dans les compétitions amateurs, subissent de sévères traumatismes. Il y a quelques semaines, j’ai vu une compétition de Sambo Combat où un jeune athlète débutant a été mis KO à son premier match. Vous me direz que ce sont les risques du métier, oui, sauf que…

Il semble avoir disputé un second match… où il s’est fait soumettre. Vous devez être en train de réaliser la folie de cet athlète, mais pire à mes yeux, le manque de respect pour les participants de la part des organisateurs et de celui qui est là pour protéger son poulain… Mais ce n’est pas fini… On le fait combattre pour un 3e match… et là… KO…

Imaginez, en 6 heures, 2 KO avec perte de conscience… Là, je regarde Chandler en écrivant cet article (qui vient de se faire prendre le dos au R3) et lui aussi est connu pour sa « résilience » en combat et donc ses blessures. Mais revenons sur le fait de prendre des plaquages en match de rugby ou des KO en compétition de combat et d’y retourner…

Sommes-nous tellement orientés par le fait de vouloir gagner, de nourrir son histoire égotique personnelle et, pire, que ceux qui devraient être là pour nous permettre de progresser et nous protéger, nous laissent nous détruire ?

Les traumas sont étudiés, on le sait avec l’anglaise, avec le football américain, le rugby, on le sait avec la première génération de combattants de MMA, mais nous n’avons pas encore de réponses adaptées pour les amateurs pour leur éviter un futur potentiellement compliqué. Pour les pros, même si cela me dérange, je me dis que c’est un métier et que le travail manuel abîme dans toutes les professions… Mais pour des amateurs, simplement pour quelques victoires, coupes ou médailles, quel intérêt… si tu ne t’en souviens pas…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of an Hypnofighter #360: Trauma

You’ve probably seen excerpts from the interview with Mr. Chabal, a legendary rugby player for our nation. We all remember him for his gaze and especially his phenomenal tackles. We love watching players like him, just as we love watching fighters who give their health to entertain us.

Automatically, we are forced to think about our contact sports and our young athletes who, sometimes even in amateur competitions, suffer severe trauma. A few weeks ago, I watched a Sambo Combat competition where a young beginner athlete was knocked out in his first match. You might say that these are the risks of the trade, yes, except that…

He seems to have competed in a second match… where he was submitted. You must be realizing the madness of this athlete, but worse in my eyes, the lack of respect for the participants on the part of the organizers and the person who is there to protect his protégé… But it’s not over… He is made to fight a third match… and then… KO…

Imagine, in 6 hours, 2 KOs with loss of consciousness… Now, I’m watching Chandler while writing this article (who just got his back taken in R3) and he is also known for his « resilience » in combat and therefore his injuries. But let’s get back to the fact of taking tackles in a rugby match or KOs in a combat competition and going back in…

Are we so driven by the desire to win, to feed our personal ego story, and worse, that those who should be there to allow us to progress and protect us, let us destroy ourselves?

Trauma is studied, we know it with boxing, with American football, rugby, we know it with the first generation of MMA fighters, but we don’t yet have adapted answers for amateurs to avoid a potentially complicated future. For the pros, even if it bothers me, I tell myself that it’s a job and that manual labor damages in all professions… But for amateurs, simply for a few victories, cups or medals, what’s the point… if you don’t remember it…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #359 : L’habit ne fait pas le moine ?

L'article explore comment l'apparence physique, les attitudes et les comportements peuvent donner des indices sur l'expérience et la détermination d'un combattant, tout en soulignant les limites de ces observations et l'importance de ne pas se fier uniquement aux apparences.

Désolé, mais si. Nous le voyons bien dans les sports de combat : quand on observe le physique ou les visages des combattants, on peut assez souvent deviner si la personne que nous avons en face de nous a connu l’intensité de l’entraînement.

Certes, nous avons des « Muscimesci », mais quand on regarde leur physique, on voit quand même qu’ils sont solides. De même, nous pourrions dire que des gars avec des oreilles en chou-fleur ne sont clairement pas tous de bons lutteurs/grapplers.

Le corps, la façon de marcher, de se tenir, donne des informations. On pourrait se dire qu’il faudrait au moins 2 ou 3 indications, et porter un t-shirt Venum ou UFC ne fait pas partie des critères.

Quand on entre sur l’aire de combat, là aussi, certaines attitudes, regards, mouvements, straps, façon de respirer, donnent des informations en plus de ce que le physique peut exprimer immédiatement.

On peut dire que l’on ne sait pas, par exemple, avec des personnes âgées, leur niveau. Mais le temps, comme je vous le partage souvent, entame quand même bien les capacités martiales, sans même parler du physique. Il existe toujours des exceptions, mais si l’on devient exclusivement professeur et qu’on ne combat plus contre les jeunes au pic physique, c’est que l’expérience ne suffira pas ou n’évitera pas une blessure.

D’un autre côté, se faire des films parce que nous voyons des gars frapper comme des mules à l’échauffement ou pousser des « hush hush » en mode impressionnant, n’a aucune valeur. Ce ne sont pas des attitudes « profondes », c’est autant un moyen de poser une image qu’une façon de se rassurer.

Et enfin, penser à prêter attention aux regards, surtout quand le combat commence, cela peut donner des informations et comprendre d’un coup que l’opposant est déterminé…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #359: Does the Habit Make the Monk?

Sorry, but yes, it does. We see it clearly in combat sports: when we observe the physique or faces of the fighters, we can often guess if the person we face has experienced the intensity of training.

Certainly, we have « Muscimesci », but when we look at their physique, we still see that they are solid. Similarly, we could say that guys with cauliflower ears are clearly not all good wrestlers/grapplers.

The body, the way of walking, of standing, gives information. One might say that at least 2 or 3 indications are needed, and wearing a Venum or UFC t-shirt is not one of the criteria.

When entering the combat area, there too, certain attitudes, gazes, movements, straps, way of breathing, give information in addition to what the physique can immediately express.

One might say that we don’t know, for example, with older people, their level. But time, as I often share with you, still takes a toll on martial abilities, not to mention the physique. There are always exceptions, but if one becomes exclusively a teacher and no longer fights against young people at their physical peak, it’s because experience will not be enough or will not prevent injury.

On the other hand, getting carried away because we see guys hitting like mules in the warm-up or making impressive « hush hush » noises has no value. These are not « deep » attitudes; it’s as much a way to create an image as a way to reassure oneself.

And finally, remember to pay attention to the eyes, especially when the fight begins, it can give information and suddenly understand that the opponent is determined…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #357 : Un Stage avec les Anciens

Hier, je suis parti m’entraîner en stage avec des 9e et 10e dan de karaté, de styles différents. Il y avait Dominique Valéra, Pierre Lavorato, Bernard Bilicki et Ryoso Tsukada.

Même si je ne pratique plus de forme de karaté spécifique, je trouve que ce sont de belles occasions de croiser les plus hauts gradés, pour comprendre leur démarche. Je ne suis pas particulièrement impressionné par la technique ou l’efficacité, mais plutôt par la façon d’appréhender le partage.

Hier, les 4h que j’ai sélectionnées étaient avec Bilicki, qui nous a proposé des travaux associés à la self-défense, et Valéra avec le full-contact, dans une forme plutôt boxée. Ce qui était le plus marquant, c’est de voir la difficulté même de hauts gradés comme des 6e dan qui sont tellement focalisés sur le traditionnel que le sensei devait préciser des éléments qui pourraient être assez simples et basiques pour des pratiquants réguliers de la self-défense.

Lui comme Valéra semblaient par moments insatisfaits des binômes qu’ils corrigeaient, avec souvent des regroupements voire des simplifications des processus techniques. Je me demandais si ces anciens, qui passent un temps important en stages, peut-être plus que de donner des cours au quotidien dans leur dojo, ce qu’ils percevaient du niveau des pratiquants.

Valéra a une pédagogie vraiment intelligente, avec des concepts simples. On sent qu’il a beaucoup été en contact avec des jeunes et qu’il a développé une façon d’enseigner pour leur donner des outils qualitatifs.

Les discours des anciens sont focalisés sur une chose : la répétition, le sérieux et le travail. Simple et efficace.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of an Hypnofighter #357: A Seminar with the Elders

Yesterday, I went to train at a seminar with 9th and 10th dan karate masters from different styles. There were Dominique Valéra, Pierre Lavorato, Bernard Bilicki, and Ryoso Tsukada.

Even though I no longer practice a specific form of karate, I find it’s a great opportunity to meet the highest-ranking practitioners to understand their approach. I’m not particularly impressed by the technique or efficiency, but rather by the way they approach sharing knowledge.

Yesterday, the 4 hours I selected were with Bilicki, who offered us exercises related to self-defense, and Valéra with full-contact, in a rather boxing-oriented form. What was most striking was to see the difficulty even high-ranking practitioners like 6th dan holders had, being so focused on the traditional that the sensei had to clarify elements that might be quite simple and basic for regular self-defense practitioners.

Both he and Valéra seemed at times dissatisfied with the pairs they were correcting, often regrouping or simplifying the technical processes. I wondered if these elders, who spend a significant amount of time at seminars, perhaps more than teaching daily classes in their dojo, what they perceived of the practitioners’ level.

Valéra has a truly intelligent pedagogy, with simple concepts. You can sense that he has had a lot of contact with young people and has developed a way of teaching to give them qualitative tools.

The elders’ speeches are focused on one thing: repetition, seriousness, and hard work. Simple and effective.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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