Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #273 : Frapper ou Contrôler

Découvrez comment décider entre frapper ou contrôler un adversaire au sol dans le MMA. Explorez les techniques de grappling et de lutte qui permettent de trouver le bon équilibre entre frappes et contrôle.

Une des spécificités du MMA et du combat au sol avec frappes réside dans la décision que nous devons prendre pour être efficaces. Nous pouvons décider de percuter avec les poings et les coudes notre adversaire au sol, tout en tentant de le contrôler, ou inversement, limiter les frappes pour imposer une pression de contrôle et, éventuellement, soumettre avec une clé ou un étranglement.

Cependant, il est difficile d’avoir à la fois un contrôle efficace et des frappes puissantes. Pourquoi ? Parce que si nous voulons frapper fort, nous avons besoin d’amplitude, ce qui diminue la pression de contrôle. Cela peut permettre à notre adversaire de gagner en explosivité ou en mobilité, et donc de nous déstabiliser ou de reprendre l’avantage.

À l’inverse, si nous voulons minimiser les mouvements de l’adversaire, l’empêcher de s’échapper ou de renverser la situation, il est crucial de maintenir un contact rapproché et de limiter les distances. Cela réduit néanmoins l’amplitude de nos frappes, sauf pour les coudes, qui ne sont pas toujours simples à placer efficacement.

Cette phase du combat est spécifique aux styles complets, autant pour le Tori (celui qui attaque) que pour l’Uke (celui qui défend). Aujourd’hui, beaucoup de combattants de la génération MMA préfèrent se relever et revenir au striking. Il est donc essentiel pour tout combattant de savoir se positionner dans ces phases décisives.

Il est crucial de déterminer si nous avons une prévalence pour la frappe, la lutte ou le grappling. Cette logique globale facilite la prise de décision au sol, entre frapper ou contrôler. Ces stratégies se forment et se perfectionnent lors des entraînements quotidiens.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #273: Strike or Control

One of the unique aspects of MMA and ground fighting with strikes lies in the decision we must make to be effective. We can choose to strike with punches and elbows while attempting to control our opponent on the ground, or conversely, limit the strikes to apply pressure and potentially submit with a lock or choke.

However, it’s challenging to achieve both at the same time. Why? Because if we want to strike hard, we need range, which lessens the control pressure, and this can lead to the opponent gaining explosiveness or mobility, potentially causing us to lose position.

Conversely, if we want to avoid movements that could allow the opponent to escape, reverse, or counter, it’s crucial to maintain close contact and limit the distance. As a result, strikes lose their range, except for elbows, which are not always easy to place effectively.

This phase of combat is specific to complete fighting styles, both for Tori (the attacker) and Uke (the defender). Today, many fighters in the MMA generation prefer to stand up and return to striking. Therefore, it’s vital for every fighter to know how to position themselves in these decisive phases.

It’s essential to understand whether we prioritize striking, wrestling, or grappling. This overall logic will facilitate decision-making on the ground, whether to strike or control. These strategies are developed and refined through daily training.

Take what is good and right for you.

Be one,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #271 : Le tachi waza du BJJ est-il vraiment bon ?

Le tachi waza du BJJ évolue grâce aux compétitions sans points, créant des transitions uniques entre les phases debout et au sol. Une nouvelle génération de grapplers pourrait bientôt dominer le MMA avec ces techniques.

Le Jiu-Jitsu, contrairement au Judo, ne cherche pas à terminer le combat par une projection. Il existe d’ailleurs cette habitude dans le BJJ sportif de s’asseoir dès le début du combat, puisque les règles favorisent le combat au sol. Cela oblige le combattant debout à affronter un adversaire qui est déjà au sol.

Cependant, et certainement grâce aux compétitions de Jiu-Jitsu sans points, où seule la soumission compte, le combat debout a fait un bond en avant. Nous voyons des grapplers de plus en plus complets, qui travaillent de manière très agressive aussi bien en tachi waza (combat debout) qu’au sol, et qui cherchent à revenir sur leurs jambes depuis le sol.

Il y a une dimension très active dans la recherche de la prise de dos lors des phases debout, ce qui modifie les projections classiques du judo en les intégrant à des transitions, voire des tentatives de soumission qui peuvent s’opérer debout ou au sol.

Une nouvelle génération de pratiquants de grappling, notamment sans kimono, est en train de définir une nouvelle manière de combattre debout, qui n’est ni de la lutte ni du judo, mais un véritable style de transition entre le debout et le sol.

Ce qui me semble le plus intéressant pour les années à venir, c’est de voir ces combattants faire la transition vers le MMA. Pour l’instant, mis à part peut-être Kade Rutolo au One Championship, il n’y a pas encore suffisamment de pratiquants ayant des solutions en Jiu-Jitsu pour contrer la lutte, et en particulier la lutte en cage du MMA.

Il est fort possible que les choses changent dans le futur.

Tachiwaza #Judo #JiuJitsu #BJJ #MMA #Wrestling #LutaLivre

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Be one,
Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #271: Is BJJ Tachi Waza Really Effective?

Jiu-Jitsu, unlike Judo, does not aim to finish the fight with a throw. In fact, there is this common practice in sports BJJ of sitting down at the start of the fight, as the rules push towards ground fighting. This forces the standing fighter to engage with their opponent on the ground.

However, and certainly thanks to no-point submission-only Jiu-Jitsu competitions, stand-up fighting has made significant progress. We are seeing increasingly complete grapplers who aggressively work both tachi waza (stand-up fighting) and transitions back to their feet from the ground.

There is a very active dimension of seeking the back during stand-up phases, which modifies classic Judo throws, integrating them into transitions, and even submission attempts that can take place either standing or on the ground.

A new generation of grapplers, especially no-gi practitioners, is creating a unique way of fighting standing, which is neither wrestling nor Judo but a true transition-based approach.

What seems most exciting in the coming years is seeing these fighters transition to MMA. For now, aside from maybe Kade Rutolo in One Championship, there aren’t many practitioners who have real Jiu-Jitsu-based solutions to wrestling, especially cage wrestling in MMA.

It is highly likely that things will change in the future.

Tachiwaza #Judo #JiuJitsu #BJJ #MMA #Wrestling #LutaLivre

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Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #269 : Quand les formes sont moins utiles que les concepts

Dans cet article, nous explorons l'importance des concepts par rapport aux formes dans les arts martiaux. À travers l'analyse des Taolu et Kata, nous voyons comment l'adaptation et la compréhension des principes fondamentaux dépassent la répétition mécanique des mouvements.

Il est essentiel, lorsque nous commençons un art martial, de travailler les formes. Des écoles comme le Wushu ou le Karaté proposent des séquences sous forme de Taolu ou de Kata. Il est important pour l’apprenant de pratiquer par mimétisme et de laisser son corps assimiler les mouvements à travers des répétitions, tout en bénéficiant des corrections apportées par le professeur.

Il est parfois amusant de constater qu’un Sifu ou un Sensei peut s’attarder sur des détails tels que les séquences ou les angles des bras, pour qu’après quelques années, nous nous retrouvions avec une « nouvelle » version « plus traditionnelle » du kata, avec des mouvements différents.

Lorsque nous avons pratiqué suffisamment longtemps et que nous avons pu tester ces formes en situation d’opposition, nous réalisons que certaines techniques n’ont pas lieu d’être dans un combat réel, tandis que d’autres nécessitent de nombreuses adaptations pour être efficaces.

C’est à ce moment-là que nous pouvons prendre le temps de créer des exercices. Non pas pour répéter mécaniquement les mouvements, mais pour plonger dans l’essence de ce qu’ils doivent entraîner. Nous nous concentrons alors sur des éléments conceptuels, ce qui nous permet de comprendre que, même si la forme n’est pas parfaite sur le papier (c’est-à-dire le kata), l’idée sous-jacente et surtout le résultat recherché peuvent être atteints avec une adaptation.

Une fois entrés dans le monde des concepts, la forme devient simplement une succession de logiques que nous cherchons à retrouver à travers une pratique moins formelle, mais plus en phase avec notre propre pratique.

kata #taolu #wushu #karate #style #adaptation #formes #concepts

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,
Pank


Martial Reflections of a Hypnofighter #269: When Forms Are Less Useful Than Concepts

It is essential, when we begin martial arts, to work on forms. Schools such as Wushu or Karate offer sequences in the form of Taolu or Kata. It is important for the learner to practice through mimicry and allow their body to assimilate movements through repetition, while benefiting from corrections provided by the instructor.

It is sometimes amusing to notice that a Sifu or Sensei might focus on details such as sequences or arm angles, only for us to find ourselves years later with a « new, » « more traditional » version of the kata, with different movements.

When we have practiced for a sufficient amount of time and have tested these forms in opposition phases, we realize that some techniques do not exist in a real fight, while others require numerous adaptations to be effective.

It is then that we can take time to create exercises, not to mechanically repeat movements, but to dive into the essence of what they are meant to train. We focus on conceptual elements, which allow us to understand that even if the form is not perfect on paper (i.e., the kata), the underlying idea and the desired result can be achieved through adaptation.

Once we enter the world of concepts, the form becomes merely a succession of logic that we seek to rediscover through a less formal, but more accurate practice for our personal needs.

kata #taolu #wushu #karate #style #adaptation #forms #concepts

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Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #268 : Les prémices du business

Depuis la légalisation du MMA en France en 2020, une nouvelle économie se développe rapidement autour de ce sport, entre équipement, médias spécialisés et analyses d'experts. Découvrez les enjeux et l'avenir du business MMA en pleine croissance.

Le monde des arts martiaux en France a changé quelques décennies après d’autres pays, notamment en 2020 avec la légalisation du MMA. Depuis que les compétitions professionnelles sont autorisées et surtout diffusées sur des chaînes comme RMC, ce sport, qui plaisait déjà mais ne mobilisait pas énormément, a vu son image évoluer. On le présentait souvent comme un spectacle de « gladiateurs sans cervelle », mais cela tend à changer.

Une véritable économie est en train de se développer autour du MMA, entre le matériel qui se retrouve dans tous les magasins de sport et la création de niches peu coûteuses en termes d’investissements, comme les podcasts ou les médias spécialisés. Aujourd’hui, après avoir regardé un combat de MMA, YouTube nous propose souvent des vidéos en lien avec le sport : des combattants professionnels ou anciens donnent leurs pronostics ou analyses, des coachs ou même des passionnés partagent leurs opinions. Tout le monde semble vouloir tirer profit de ces premières années pour se positionner.

C’est amusant de voir cet engouement. Je me demande si les auditeurs ou même les créateurs sont réellement passionnés ou s’ils ont simplement trouvé un bon créneau. J’entends souvent des choses de la part de « leaders » dans ce domaine qui ne correspondent pas à ce que je vois ou pratique, mais peut-être suis-je juste devenu obsolète.

Je suis curieux de voir où mèneront ces business dans quelques années, quand il n’y aura plus beaucoup de place et que le public, comme pour la boxe anglaise, se sera réduit après l’euphorie de la découverte. Je souhaite bonne réussite à chacun.

#business #argent #MMA #marché #passion #professionalisation

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Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #268: The Beginnings of Business

The martial arts world in France changed a few decades after other countries, particularly in 2020 with the legalization of MMA. Since professional competitions have been authorized and, more importantly, broadcast on channels like RMC, this sport, which already had some appeal but didn’t mobilize much attention, has seen its image evolve. It was often portrayed as a modern spectacle of « brainless gladiators, » but that is beginning to change.

An actual economy is developing around MMA, from gear now found in all sports stores to the creation of inexpensive niches like podcasts or specialized MMA media. Nowadays, after watching an MMA fight, YouTube often suggests related content: professional or former fighters giving predictions or analysis, coaches, or even enthusiasts sharing their opinions. Everyone seems eager to make the most of these first five years to establish themselves.

It’s funny to see this enthusiasm. I wonder if the viewers or even the content creators are truly passionate or if they’ve simply found a good niche. I often hear things from « market leaders » that don’t match what I see or practice, but maybe I’ve just become outdated.

I’m curious to see where these businesses will end up in a few years when there’s no more space left and the audience, as with English boxing, shrinks after the initial buzz of discovery. I wish everyone success.

#business #money #MMA #market #passion #professionalization

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Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #267 : Être attentif sans être paranoïaque

Découvrez comment un pratiquant d'arts martiaux peut rester attentif face à l'augmentation des agressions sans tomber dans la paranoïa, tout en cultivant l'observation et la vigilance pour se défendre ou éviter les situations dangereuses.

Actuellement, les médias aiment mettre en avant les agressions au couteau ou les meurtres divers que la France subit. Ce phénomène n’est pas nouveau. Si, comme le propose Alain Bauer, il y a clairement une augmentation de la violence à l’échelle nationale, comment les pratiquants d’arts martiaux peuvent-ils réagir face à cette réalité ?

Notamment pour ceux qui se concentrent davantage sur la défense personnelle, il existe souvent une tendance à percevoir les situations du quotidien comme des « potentiels » dangers. Il est évident que toutes les situations ne sont pas nécessairement dangereuses. Cependant, c’est dans ce quotidien que surviennent des événements parfois terribles : des coups de lame pour un problème de priorité ou une place de parking, un adolescent tueur à gages exécutant un chauffeur de VTC, des chauffeurs qui, pour certains, adoptent des comportements dangereux envers de jeunes femmes rentrant de soirée…

Alors, comment réagir psychologiquement dans un environnement qui peut devenir de plus en plus anxiogène ? Surtout pour les personnes qui, à mesure de leur apprentissage martial, prennent conscience de la difficulté à sortir indemne d’une situation agressive.

Il est nécessaire d’effectuer un travail personnel afin de ne pas sombrer dans la paranoïa et ne voir de l’agressivité partout, tout en restant attentif et observateur. Il s’agit d’être vigilant aux situations, aux dynamiques et aux éléments souvent non verbaux pour être prêt, dans le pire des cas, à se défendre ou, mieux encore, à éviter le conflit.

Un pratiquant d’arts martiaux est un observateur capable de répondre de manière ajustée grâce à sa capacité d’adaptation.

#selfdefense #agression #agressivité #paranoïa #attention #observation

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #267: Being Attentive Without Being Paranoid

Currently, the media tends to highlight knife assaults and various murders happening in France. This is nothing new. If, as Alain Bauer suggests, there is indeed an increase in violence nationwide, how can martial arts practitioners respond to this reality?

Especially for those more focused on self-defense, there is often a tendency to view everyday situations as « potential » dangers. While not all situations are inherently dangerous, it is in these daily moments that unexpected and terrible events occur: knife attacks over a parking space or a priority dispute, a teenage hitman executing an Uber driver, or ride-hailing drivers exhibiting dangerous behavior towards young women returning from a night out…

So, how can we respond psychologically to an environment that could become increasingly anxiety-inducing? This is particularly relevant for those who, through their martial arts training, become more aware of the difficulty in escaping aggressive situations unscathed.

It is essential to work on oneself to avoid falling into paranoia and seeing aggression everywhere, while remaining vigilant and observant. The key is to pay attention to situations, dynamics, and often non-verbal cues, in order to be ready to defend oneself or, ideally, avoid conflict altogether.

A martial arts practitioner is an observer, capable of delivering an appropriate response thanks to their adaptability.

#selfdefense #aggression #paranoia #awareness #observation

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Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #265 : Faire aimer le Jiujitsu et la Luta Livre

Cet article explore les distinctions entre le Jiujitsu en Gi et la Luta Livre en NoGi, deux styles de grappling avec des mentalités et des philosophies uniques. Il offre aux pratiquants la possibilité de choisir ce qui leur convient le mieux.

Hier, je partageais avec mes élèves l’idée qu’ils allaient petit à petit découvrir ce qu’ils préféraient parmi les styles de grappling que je propose à l’académie : le Jiujitsu (en Gi) et la Luta Livre (en NoGi).

Je pense que beaucoup de débutants préfèrent le BJJ, car c’est plus sécurisant. Cela permet aux néophytes de s’accrocher à quelque chose, au sens propre du terme. Le grappling et la Luta Livre semblent plus approximatifs au début, et la dynamique ainsi que la puissance de l’opposant peuvent facilement décourager.

Il y a aussi la quête personnelle de chaque pratiquant dans sa discipline. Pour ma part, j’ai commencé le BJJ pour améliorer mon combat libre, donc le kimono n’avait pas beaucoup de sens à mes yeux. Beaucoup ont des attentes diverses : certains veulent juste s’amuser, d’autres souhaitent compléter leur MMA, certains visent la compétition, ou encore se défendre dans la rue.

Les deux écoles ont des mentalités différentes : en Jiujitsu, la posture prime pour finaliser avec une soumission, tandis qu’en Luta, la dynamique prévaut et la soumission n’est qu’une transition qui peut mener à une finalisation.

Proposer deux façons distinctes de voir ces arts de préhension est intéressant en tant que professeur, même si parfois un peu difficile à appréhender pour les élèves. D’ailleurs, lors des semaines consacrées à la Luta Livre, je crie souvent parce que certains combattent comme des Jiujitsukas NoGi, sans adopter la philosophie des lutadors.

Donner le choix et observer ce que chacun finit par préférer comme style est vraiment passionnant pour moi, et je l’espère, pour eux aussi.

#Jiujitsu #LutaLivre #CatchWrestling #Combat #Philosophie

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #265: Making People Love Jiujitsu and Luta Livre

Yesterday, I shared with my students the idea that they will gradually discover what they prefer among the grappling styles I offer at the academy: Jiujitsu (with Gi) and Luta Livre (NoGi).

I believe many beginners prefer BJJ because it feels safer. It allows newcomers to have something to hold onto, quite literally. Grappling and Luta Livre seem more approximate at first, and the opponent’s dynamic and strength can easily discourage them.

There’s also each practitioner’s personal journey in their discipline. As for me, I started BJJ to improve my free fighting, so the kimono didn’t make much sense to me. Many have diverse expectations: some just want to have fun, others want to supplement their MMA, while some aim for competition or self-defense in the street.

The two schools have different mindsets: in Jiujitsu, posture is key to finishing with a submission, while in Luta, the dynamic is more important, and submission is just a transition that can lead to a finish.

Offering two distinct ways to view these grappling arts is interesting as a teacher, though sometimes a bit challenging for students to grasp. In fact, during Luta Livre weeks, I often shout because some fight like NoGi Jiujitsukas, without adopting the lutadors’ philosophy.

Giving the choice and regularly seeing what each person chooses as their favorite style is really cool for me, and I hope, for them too.

#Jiujitsu #LutaLivre #CatchWrestling #Combat #Philosophy

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Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #264 : Le jiujitsu en 2024, un sport ou un art martial ?

En 2024, le jiujitsu est-il encore un art martial ou a-t-il évolué vers un sport de combat ? Explorez les implications du règlement sportif dans la pratique du BJJ, la place des compétitions, et les différentes approches des grands instructeurs comme Danaher ou les Gracie.

Hier, je repassais le cours d’arbitrage pour l’IBJJF, ce qui offre un bon rappel sur la facette sportive du BJJ. Chose intrigante, c’est que, pour obtenir ses grades (ou dan), à l’inverse de la plupart des styles traditionnels, il n’y a pas d’examen, juste du temps de tatami. La seule chose imposée par l’organisation fédérale pour valider les certificats de grade, c’est ce fameux cours.

Cela sous-entend que connaître le règlement sportif est une « obligation » pour valider le niveau d’un pratiquant. Pourtant, en jiujitsu, il n’y a pas d’obligation de faire des compétitions, ni, par extension, de suivre la manière de combattre du jiujitsu sportif dans son académie. Danaher a été un personnage majeur de notre discipline, et pourtant, toute la formule qui l’a fait connaître est basée sur des techniques interdites dans un jiujitsu fédéral.

De plus, il se peut que des professeurs, à l’instar des Gracie ou des Valente, souhaitent simplement développer le jiujitsu dans une démarche de self-defense, ou pour d’autres, dans la dynamique du MMA.

J’imagine que faire connaître à tous la facette sportive permet de proposer une idée homogène de ce qu’est le jiujitsu, et la compétition est le moyen le plus attractif pour attirer de nouveaux passionnés dans notre discipline.

Je trouve amusant de me dire qu’on attribue des degrés à des ceintures noires qui, peut-être, ne pratiquent plus en randori et viennent seulement quelques fois par mois à l’académie, avec pour seule preuve de leur pratique une licence (lorsqu’ils n’ont plus de professeur). Par contre, il y a une obligation de connaître le règlement sportif, qui, lui, peut ne pas être pratiqué du tout dans l’académie.

Le jiujitsu est donc plutôt considéré comme un sport de combat qu’un art martial, alors que, justement, le premier point partagé par nos instructeurs d’arbitrage est que le jiujitsu sportif ne doit pas oublier la facette martiale de la discipline…

#bjj #lutalivre #jiujitsu #mma #IBJJF #arbitrage #jiujitsusportif #prérequis #formation #graduation

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #264: Jiujitsu in 2024, a Sport or a Martial Art?

Yesterday, I was reviewing the IBJJF arbitration course, which serves as a good reminder of the sporting side of BJJ. Interestingly, to obtain ranks (or dan), unlike most traditional styles, there is no exam, just time on the mat. The only requirement imposed by the federation to validate rank certificates is this famous course.

This implies that knowing the sports regulations is a « requirement » to validate a practitioner’s level. However, in jiujitsu, there is no obligation to compete, nor, by extension, to follow the approach of sports jiujitsu in one’s academy. Danaher was a key figure in our discipline, yet the formula that made him famous is based on techniques prohibited in federal jiujitsu.

Additionally, some instructors, like the Gracie or Valente families, may want to develop jiujitsu with a self-defense approach, or for others, within the dynamics of MMA.

I imagine that making everyone aware of the sports aspect helps to offer a homogeneous idea of what jiujitsu is, and competition is the most attractive way to bring new enthusiasts to our discipline.

I find it amusing to think that degrees are awarded to black belts who may no longer spar in randoris and only come to the academy a few times a month, with the only proof of their practice being a license (when they no longer have a teacher). However, there is an obligation to know the sports regulations, which may not be practiced at all in the academy.

Therefore, jiujitsu is considered more of a combat sport than a martial art, even though the first point our arbitration instructors share is that sports jiujitsu must not forget the martial aspect of the discipline…

#bjj #lutalivre #jiujitsu #mma #IBJJF #arbitration #sportsjiujitsu #prerequisites #training #graduation

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Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #263 : Frapper un homme au sol

Frapper un adversaire au sol est souvent critiqué comme une attitude de voyou. Cet article explore cette notion dans les contextes sportifs et de survie, en s'appuyant sur l'histoire des systèmes de combat et l'expérience des Gracie.

J’ai reçu récemment un commentaire qui soulignait que frapper un homme au sol est un comportement de voyou. Si je peux comprendre ce point de vue, car c’est une opinion récurrente depuis que j’ai vu l’UFC 1, il existe une idée un peu chevaleresque selon laquelle il ne faut pas continuer à frapper lorsque l’adversaire est au sol.

Les Gracie ont justement révolutionné le monde du combat en prouvant que, même au sol après des frappes ou une projection, il est possible de rester dangereux, voire de remporter le combat. Revenons un instant sur la notion « honteuse » de frapper un homme au sol. Dans un contexte sportif, en fonction des règles communes, comme dans la boxe, je comprends cette objection.

Cependant, si nous revenons à l’essence des systèmes de combat orientés survie, que ce soit sur un champ de bataille ou dans la rue, la situation est différente. Dans les ouvrages que j’ai lus sur les combats en armure en Europe, il est souvent mentionné qu’une stratégie consistait à faire tomber l’adversaire pour ensuite lui fracasser la tête, car il est compliqué de se relever. Dans la rue, si l’agresseur n’est pas mis KO, le laisser se relever représente un risque de se faire réattaquer. Il peut même avoir le temps de sortir ou de trouver une arme, mettant ainsi notre vie en danger.

Le combat de rue évite souvent le sol parce qu’il est dangereux, mais il arrive fréquemment qu’un affrontement y mène par déséquilibre, et il est alors crucial de savoir s’en sortir. Si frapper au sol est l’apanage des voyous, il faut que les gens de bien puissent eux aussi se défendre dans ces situations.

Revenons au monde sportif. Il est vrai que les coups de coude pleins tête, qui coupent et abîment surtout le cerveau, ne sont pas une bonne chose. Cela fait du spectacle, mais c’est problématique pour les athlètes. On pourrait répondre que c’est leur métier, mais jusqu’où peut-on accepter ces frappes, que ce soit debout ou au sol, surtout en amateur ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #263: Striking a Man on the Ground

I recently received a comment pointing out that hitting a man on the ground is a thug’s behavior. While I can understand this point of view—it’s a recurring opinion since I watched UFC 1—there’s a somewhat chivalrous idea of not continuing when the opponent is down.

The Gracies revolutionized the world of combat by showing that even on the ground, after being hit or thrown, it’s possible to remain dangerous and even win the fight. Let’s revisit the « shameful » notion of hitting a man on the ground. In a sporting context, depending on the common rules, such as in boxing, I get it.

However, if we return to the essence of survival-oriented combat systems, whether on a battlefield or in the streets, the situation changes. In the books I’ve read on armored combat in Europe, it was noted that one strategy was to knock the opponent down and smash his head, as it’s difficult to get up. On the street, if the attacker isn’t knocked out, letting him get up is a risk of being re-attacked. He might even have time to pull out or find a weapon, putting our lives in serious danger.

Street fights often avoid the ground because it’s dangerous, but frequent encounters lead to the ground due to imbalance, and one must know how to escape. If hitting on the ground is a thug’s thing, good people need to know how to defend themselves in these situations too.

Back to the sporting world, it’s true that elbow strikes to the head, which cut and especially damage the brain, are not a good thing. It makes for a spectacle, but it’s problematic for the athletes. You could say it’s their job, but how far can we accept these strikes, whether standing or on the ground, especially in amateur competitions?

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Pank

Réflexions de Pank / Instantané #272 : Les ceintures noires enfants

Explorez la question des ceintures noires chez les enfants, la symbolique derrière ce grade prestigieux, et les réalités techniques et physiques qui se cachent derrière. Quelles sont les attentes légitimes pour ces jeunes pratiquants dans le contexte des arts martiaux ?

Dans de nombreuses disciplines, il existe des ceintures noires pour les jeunes. Même si l’on aime dire que les grades ne sont pas toujours représentatifs, pour beaucoup, cette ceinture symbolise quelque chose d’important.

Cela est d’autant plus vrai pour les néophytes qui peuvent facilement juger une école ou un style en fonction de ses ceintures noires. En BJJ comme en Karaté Kyokushin, on sait qu’il s’agit d’un grade difficile à obtenir. En général, ces deux écoles produisent des gradés de qualité : on peut assez aisément les mettre dans un combat, et même sans garantir une victoire, il y aura une solidité technique, tactique et physique perceptible.

En revanche, je n’ai jamais vu d’enfants ceinture noire (moins fréquent en France que dans d’autres pays) qui soient réellement au niveau de ce grade. Ils peuvent avoir de belles techniques et être talentueux, mais un fait bien connu des professeurs est qu’à l’adolescence, un enfant peut perdre énormément d’aptitudes, et de jeunes prodiges peuvent devenir des pratiquants ordinaires à l’âge adolescent ou adulte.

Pensez-vous que le niveau de ceinture noire, même s’il représente pour beaucoup une validation de bases acquises et en cours de maîtrise, doit être jugé uniquement sur la forme, ou bien sur le fond, dans une optique d’opposition ou de combat ?

Devons-nous tant motiver les enfants que nous leur donnons un grade devenu symbole pour beaucoup ?

D’un autre côté, une question se pose moins souvent concernant les enfants, mais combien de ceintures de couleur pourraient battre des ceintures noires en combat ? Ne mériteraient-elles pas ce niveau ? Technique ou combat, bien sûr, il faut les deux, mais dans quelle proportion ?

#grade #enfant #ceinturenoire #combat #technique

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

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Pank

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Pank’s Reflections / Snapshot #272: Black Belts for Children

In many disciplines, black belts are available for young practitioners. Even though we like to say that ranks aren’t always representative, for many, this belt symbolizes something important.

This is especially true for beginners who can easily judge a school or style based on its black belts. In BJJ as in Kyokushin Karate, we know that it is a difficult rank to obtain. Generally, these two schools produce high-quality black belts: you can confidently put them in a fight, and even without guaranteeing victory, there will be noticeable technical, tactical, and physical solidity.

However, I have never seen children with black belts (less common in France than in other countries) who are truly at the level of that rank. They may have great techniques and be talented, but a well-known fact among instructors is that during adolescence, a child can lose a lot of skills, and young prodigies may become average practitioners in their teenage or adult years.

Do you think the black belt level, even though it represents for many a validation of mastered basics, should only be judged on form, or should it be assessed on substance, especially in the context of combat?

Should we motivate children so much that we give them a rank that has become a symbol for many?

On the other hand, a less commonly asked question about children is, how many colored belts can defeat black belts in combat? Do they not deserve that rank? Technique or combat—of course, we need both, but in what proportion?

#grade #children #blackbelt #combat #technique

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Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #258 : Combattre avec tout le monde

Les règles d’un dojo dictent l'inclusivité et le respect mutuel. Découvrez pourquoi refuser de combattre avec certaines personnes peut être perçu comme de la discrimination dans les arts martiaux.

Régulièrement, j’entends, je lis ou je visionne des discours en BJJ où des pratiquants refusent de s’entraîner avec tout le monde dans l’académie. Ce que j’ai le plus souvent entendu, c’est un homme qui ne veut pas combattre avec une femme. Pour moi, cette attitude est inacceptable dans mon dojo. Certains de mes amis acceptent cette idée, mais je trouve que cela va à l’encontre de l’esprit spécifique de cette salle d’entraînement.

Les seuls qui peuvent choisir sont les gradés. Comme je vous l’ai déjà expliqué, ils bénéficient de droits supplémentaires en raison de leur temps et de leurs contributions à l’académie. Si l’on me dit qu’on ne s’entraîne pas à cause de son statut marital ou de ses croyances spirituelles, cela revient, selon moi, à accepter une forme de discrimination, qu’elle soit raciale, liée à un handicap ou toute autre forme de -phobie.

Je comprends parfaitement que chacun d’entre nous a ses propres idées, valeurs et croyances. Mais dans ma vision d’un dojo, il existe des règles souvent fixées par le professeur. Les élèves sont libres de ne pas adhérer à ces règles et de ne pas rester.

Quand un gradé invite un non-gradé, peu importe qui il ou elle est, le moins gradé doit toujours accepter. Les idées politiques, spirituelles ou autres doivent être mises en pause pendant la pratique. Imaginez un pratiquant de Shorinji Kenpo qui refuserait de faire les Gasho (salut bouddhique) parce qu’il appartient à une autre confession.

Les écoles, les styles et les dojos ont des spécificités culturelles qui font partie du « package ». Si l’on n’est pas d’accord, il faut trouver un club qui corresponde à ses attentes. La CFJJB fait signer en début de saison un contrat pour éviter (ou du moins limiter) les discriminations. Je trouve cela pertinent, même si ce n’est qu’un outil parmi d’autres.

Je fais une distinction entre s’inscrire dans une salle de sport et rejoindre un dojo, et je me rangerai toujours derrière le choix de mon/ma gradé(e) plutôt que ceux qui viennent avec leurs propres attentes. Dans les arts martiaux, il existe une notion d’uniformité et de rigueur à travers des règles qui doivent être respectées.

Cela laisse également un espace de réflexion lorsqu’on établit sa propre académie, où le cadre devient déterminant pour répondre aux besoins des différentes populations. Apprenez les règles et les conditions de vos clubs pour éviter de vous retrouver dans des situations qui pourraient vous déranger, mais qui font partie de l’esprit du groupe. L’individualité ne doit pas primer sur le collectif…

#artsmartiaux #dojo #règles #cadre #acceptation #refus #philosophie #spiritualité #politique

Prenez uniquement ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #258: Fighting with Everyone

I regularly hear, read, or watch discussions in BJJ where practitioners refuse to spar with everyone in the academy. What I hear most often is a man who doesn’t want to fight with a woman. To me, this attitude is unacceptable in my dojo. Some of my friends accept this idea, but I believe it goes against the specific spirit of this training space.

Only the higher ranks can choose. As I have explained before, they have additional rights due to their time and contributions to the academy. If someone tells me they don’t train because of marital status or spiritual beliefs, I see it as accepting a discriminatory concept, whether it’s racism, disability, or any form of -phobia.

I fully understand that we all have our own ideas, values, and beliefs. But in my vision of a dojo, there are rules that are often set by the teacher. Students are free not to adhere to them and to leave if they choose.

When a higher-ranked student invites a lower-ranked one, regardless of who they are, the lower rank must always accept. Political, spiritual, and other ideas should be paused during practice. Imagine a Shorinji Kenpo practitioner who refuses to do Gasho (a Buddhist salute) because they follow another faith.

Schools, styles, and dojos have cultural specifics that are part of the package. If one disagrees, they need to find a club that aligns with their expectations. The CFJJB (French BJJ Federation) makes practitioners sign a contract at the start of the season to prevent (or at least limit) discrimination. I find the idea good, even if it’s just one tool among many.

I distinguish between signing up for a gym and joining a dojo, and I will always side with my higher-ranked students over those who come with their own expectations. Martial arts have a notion of uniformity and rigor through rules that must be respected.

This also leaves space for reflection when setting up your own academy, where the framework becomes key to meeting the needs of different populations. Learn the rules and conditions of your clubs so you don’t find yourself in situations that bother you but are part of the group’s spirit. Individuality should not take priority over the collective…

#martialarts #dojo #rules #framework #acceptance #refusal #philosophy #spirituality #politics

Take only what is good and right for you.

Be one,

Pank