Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #285 : 5 combats de suite, c’est beaucoup

La gestion de l'effort lors des compétitions de sports de contact est cruciale pour éviter les blessures graves. Ce texte s'interroge sur les limites à imposer en termes de nombre de combats par jour pour préserver la santé des athlètes amateurs, tout en soulignant l'importance de se tester et de progresser dans un cadre sécurisé.

Ce week-end, certains combattants de l’académie sont allés participer à la Coupe de France Zone Nord de Kmix, organisée par la Fédération de Karaté. Pour les trois quarts d’entre eux, c’était une première expérience en compétition, avec toutes les découvertes que cela implique.

L’un d’eux est parvenu jusqu’en finale, ce qui pose automatiquement des questions. Quatre combats de 2×3 minutes, suivis d’une finale en 2×4 minutes, représentent un cumul de dommages importants, en plus de la fatigue. Les tournois imposent cette gestion des efforts pour tenir jusqu’à la fin. Si l’on se donne à fond dans un combat, on risque de ne plus pouvoir être performant dans le suivant.

Le temps de repos entre les combats est souvent court, parfois un seul match, soit environ 8 minutes. Paradoxalement, plus le temps passe, plus l’adrénaline diminue, rendant les douleurs corporelles plus perceptibles. De même, lorsque les transitions entre les combats sont courtes, le corps manque d’énergie.

Il est difficile de trouver le juste équilibre pour que les athlètes restent performants. Avec la popularité croissante du MMA, de nombreuses personnes viennent se tester en compétition. Cela pourrait amener à réfléchir au nombre maximum de participants par catégorie pour limiter le nombre de combats dans une journée.

Il me semble que dépasser quatre combats — soit une durée équivalente à un combat pour le titre en UFC (25 minutes) — est difficile et potentiellement dangereux pour des amateurs pratiquant un sport de plein contact.

L’essentiel en compétition est de se tester et de progresser, pas de se bénir gravement et de devoir mettre des semaines à récupérer. En tout cas, bravo à ces combattants passionnés, qui mettent leurs corps à rude épreuve pour l’amour du sport.

kmix #mma #récupération #combat #blessure #athlète

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Réflexions martiales d’un hypnofighter #285 : 5 combats d’affilée, c’est trop

Ce week-end, quelques combattants de l’académie ont participé à la Coupe de France Zone Nord de Kmix, organisée par la Fédération de Karaté. Pour les trois quarts d’entre eux, il s’agissait de leur première expérience en compétition, avec toutes les découvertes que comporte le combat dans de tels événements.

L’un d’entre eux a réussi à atteindre la finale, ce qui ne manque pas de susciter des interrogations. Quatre combats de 2×3 minutes suivis d’une finale de 2×4 minutes entraînent une accumulation importante de dégâts, en plus de la fatigue. Les tournois demandent de gérer les efforts pour tenir le coup pendant les rounds. Si vous vous épuisez lors d’un combat, vous risquez de ne pas être performant lors du suivant.

Le temps de repos entre les combats est souvent court, parfois un seul match, environ 8 minutes. Paradoxalement, plus la compétition se prolonge, plus l’adrénaline retombe, ce qui fait que le corps ressent davantage de douleur. De même, les transitions plus courtes entre les combats font que le corps n’a pas le temps de récupérer de l’énergie.

Trouver le bon équilibre pour permettre aux athlètes de donner le meilleur d’eux-mêmes est un défi. Avec la popularité croissante du MMA, de nombreuses personnes viennent se tester. Il pourrait être intéressant d’envisager de limiter le nombre de participants par catégorie afin de réduire le nombre maximum de combats dans une journée.

À mon avis, dépasser quatre combats – soit l’équivalent de la durée d’un combat pour le titre dans l’UFC (25 minutes) – est difficile et potentiellement dangereux pour les amateurs dans les sports de contact.

Le but premier de la compétition est de se tester et de s’améliorer, pas de subir des blessures qui mettent des semaines à cicatriser. Dans tous les cas, félicitations à ces combattants passionnés qui poussent leur corps à bout par amour du sport.

kmix #mma #récupération #combat #blessure #athlète

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #284 : Il est très performant entre 2 et 5 ans de pratique

Une observation revient souvent dans le monde du BJJ, de la boxe et du MMA : des jeunes pratiquants, débutants à 100 %, deviennent très performants en seulement quelques années, au point de mettre en difficulté des pratiquants plus expérimentés. Ce phénomène est tout à fait normal.

Lorsque la première génération de pratiquants de BJJ ou de MMA s’est lancée, il y avait peu ou pas de professeurs, un accès limité à l’information, et tout était nouveau. Le système cognitif de ces pionniers devait inventer des solutions et développer des réponses inédites. Mais depuis une vingtaine d’années (soit une génération), l’accès aux vidéos YouTube, la démocratisation de ces disciplines, les jeux vidéo et même certaines scènes de films ont offert des modèles clairs et facilement reproductibles.

Nous savons que le mimétisme est un phénomène naturel. Lorsqu’une activité nous passionne, nous avons tendance à imiter ce que nous voyons. Aujourd’hui, les jeunes pratiquants disposent d’une excellente condition physique, d’un « câblage » neuronal optimal, d’enseignants compétents, de milliers d’heures de tutoriels et d’académies ouvertes presque en continu.

Les générations précédentes, même lorsqu’elles avaient accès à un dojo, s’entraînaient rarement plus de trois fois deux heures par semaine. En revanche, aujourd’hui, certaines académies proposent des cours de 7 h à 22 h, parfois même le dimanche. Le temps passé sur les tatamis a été multiplié par dix. Avec de la constance et en suivant des méthodes éprouvées, un pratiquant peut atteindre un haut niveau entre 2 et 5 ans.

Cependant, passé ce cap, pour 80 à 90 % des pratiquants, la progression ralentit considérablement. Ceux qui continuent à progresser de manière significative après cette période appartiendront probablement à l’élite de ces disciplines.

#mma #bjj #lutalivre #grappling #niveau #grade #talent #travail #génération

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Traduction en anglais

Martial Reflections of a Hypnofighter #284: Highly Skilled Between 2 and 5 Years of Practice

A common observation in the world of BJJ, boxing, and MMA is that young practitioners, complete beginners, become highly skilled in just a few years, sometimes challenging more experienced practitioners. This phenomenon is perfectly normal.

When the first generation of BJJ or MMA practitioners began training, there were few teachers, limited access to information, and everything was new. Their cognitive systems had to create solutions and develop unique responses. However, for at least 20 years (one generation), access to YouTube videos, the mainstreaming of these disciplines, video games, and even movie scenes have provided clear, easily reproducible models.

We know that mimicry is a natural phenomenon. When we are passionate about an activity, we tend to imitate what we see. Today, young practitioners benefit from excellent physical conditioning, optimal neural « wiring, » competent instructors, thousands of hours of tutorials, and academies open almost continuously.

In the past, even when previous generations had access to a dojo, they rarely trained more than three times a week for two hours. Today, some academies offer classes from 7 a.m. to 10 p.m., sometimes even on Sundays. The time spent on the mats has increased tenfold. With consistency and by following proven methods, a practitioner can reach a high level between 2 and 5 years.

However, after this point, for 80 to 90% of practitioners, progression significantly slows down. Those who continue to improve substantially beyond this period will likely belong to the elite of these disciplines.

#mma #bjj #lutalivre #grappling #level #rank #talent #work #generation

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #283 : S’interroger sur nos critiques

J’aime regarder des tutoriels ou des vidéos diverses sur les réseaux sociaux. Il y en a pour tous les goûts, chacun cherchant à partager sa passion pour un style ou une école. Si on met de côté la volonté de certains de faire du buzz ou de monétiser à tout prix, on est souvent dans une démarche de transmission de techniques ou de philosophie.

Tous les niveaux et tous les discours sont représentés, témoignant de la diversité dans la voie martiale. Ce qui revient fréquemment – et pas seulement dans les arts martiaux – c’est la virulence des commentaires. Les auteurs doivent parfois aller jusqu’à justifier leur grade, prouvant qu’ils sont bien ceintures noires ou plus.

On peut ne pas adhérer à certains systèmes techniques, et je suis moi-même critique. C’est d’ailleurs l’une des raisons pour lesquelles je participe à des séminaires ou que j’échange au dojo avec d’autres pratiquants.

Souvent, c’est parce que nous ne partageons ni l’attente ni la philosophie du système que nous observons. Mon objectif de combat repose sur une notion d’efficacité testable, d’où mon intérêt pour le BJJ, la Luta et le MMA.

Ce qui est présenté dans des contextes « hypothétiques » de défense personnelle m’amène à spéculer sur mes compétences en situation réelle. Pourtant, si l’on accepte un cadre différent, il n’y a pas de problème à répéter des logiques de self-défense.

Ainsi, nous en arrivons à critiquer un style ou un vidéaste, un peu comme si, en tant que basketteurs, nous jugions des handballeurs sans considérer leurs règles mais en restant focalisés sur notre propre dribble.

Aller à la rencontre de ces disciplines avec un esprit ouvert, même si nous ne ressortons pas « convaincus », nous permet de découvrir, d’échanger et de prendre en compte une autre perspective.

artsmartiaux #pratique #partage #combat

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Martial Reflections of a Hypno-Fighter #283: Questioning Our Criticisms

I enjoy watching tutorials or various videos on social media. There’s something for everyone, each person striving to share their passion for a style or school. Setting aside those aiming solely for clicks or monetization, we often see a genuine desire to share techniques or philosophy.

All levels and viewpoints are represented, reflecting the diversity within the martial path. What frequently appears – and not just in martial arts – is the harshness of the comments. Creators often find themselves justifying their rank, proving that they are indeed black belts or more.

We might not resonate with certain technical systems, and I am critical myself. This is, in fact, one of the reasons I attend seminars and exchange with other practitioners in the dojo.

Often, it’s because we don’t share the expectations or philosophy of the system we encounter. My combat objective is rooted in testable effectiveness, which is why I practice BJJ, Luta, and MMA.

The hypothetical contexts in self-defense sometimes lead me to speculate on my own competence in a real-life scenario. However, if we accept a different framework, there’s no issue in practicing a self-defense logic.

So, we find ourselves critiquing a style or a videographer, much like a basketball player might judge a handball player, ignoring their rules and focusing solely on dribbling.

Approaching these disciplines with an open mind, even if we don’t leave « convinced, » allows us to discover, exchange, and consider another perspective.

martialarts #practice #sharing #combat

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #282 : Définir ses objectifs en compétition

Dans mon académie, nous adoptons une approche globale des arts de grappling, incluant le BJJ et la Luta. J’insère souvent des idées et des orientations pour que les grapplers se préparent à des dynamiques variées, que ce soit dans un contexte sportif, de combat libre ou en milieu urbain.

Je ne pousse pas particulièrement mes élèves vers la compétition. Ainsi, si un pratiquant souhaite s’engager à 100 % dans un grappling sportif, je l’oriente vers des académies où il trouvera des ressources adaptées à ses ambitions.

Cependant, certains élèves désirent tester leurs compétences et, surtout, découvrir comment ils se comporteraient dans un format compétitif. Peut-être parce que j’ai moi-même appris à aller en compétition de manière autonome, j’ai développé un questionnement autour de mes propres objectifs. C’est d’ailleurs la réflexion que j’encourage chez ceux qui veulent combattre : savoir précisément quel est leur but.

Pour certains, il s’agit simplement de découvrir ou de mesurer leur efficacité. D’autres souhaitent se fixer un objectif pour se motiver, un levier supplémentaire pour les entraînements. Certains encore cherchent à gagner, à démontrer leurs compétences. Tout est légitime, l’essentiel est de définir clairement ce que l’on cherche à accomplir.

Ce n’est pas un discours destiné aux autres, mais une réflexion intime, car c’est elle qui nous permettra de gérer le résultat, qu’il soit positif ou moins satisfaisant. Lorsqu’on est clair sur ses intentions, on sait comment interpréter ce qui se passe et en tirer le meilleur pour sa progression et son évolution.

#objectif #détermination #compétition #résultat #solution

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Martial Reflections of a Hypno-Fighter #282: Defining Competition Goals

In my academy, we take a comprehensive approach to grappling arts, including BJJ and Luta. I often introduce ideas and guidance for grapplers to prepare for different dynamics, whether in a sporting context, free combat, or urban setting.

I don’t particularly push my students towards competition. Thus, if a practitioner wishes to fully commit to competitive grappling, I guide them toward academies where they can find the support they need.

However, some students simply want to test their skills and, more importantly, discover how they would handle a competitive format. Perhaps because I learned to approach competitions on my own, I developed a practice of questioning my own objectives. This is the same reflection I encourage in those who wish to compete: understanding exactly what their goal is.

For some, it’s about discovering or gauging their effectiveness. Others want a clear objective to keep them motivated—a key driver for training. Still, others aim to win, to showcase their skills. Everything is valid; the essential point is to clearly define what we seek to achieve.

This isn’t about explaining ourselves to others; it’s an inner reflection, as it will help us process the outcome, whether it’s positive or less so. When we are clear about our intentions, we know how to interpret events and leverage them to enhance our practice and growth.

#objective #determination #competition #result #solution

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #281 : Ralentir

Dans notre apprentissage, nous pouvons avoir tendance à vouloir reproduire les techniques rapidement, d’un seul coup. Si cela peut parfois être cohérent en percussions, ce n’est pas le cas dans les styles de grappling.

Nous pouvons chercher à exécuter un mouvement complexe en « one shot », mais nous négligeons souvent les concepts sous-jacents.

Les notions de cales, de leviers ou de pivots prennent tout leur sens quand nous décomposons les mouvements. À vitesse lente, on peut comprendre que nous n’avons pas les bons angles, les bonnes réactions, ou la charge adéquate.

Un élément essentiel entre alors en jeu : la qualité de notre uke. Celui-ci nous permet de réussir notre technique en nous offrant le rythme lent qui nous est nécessaire, en s’adaptant ou en se contractant au bon moment, afin que nous puissions « ressentir » ce que devrait être la forme juste.

Il est parfois contre-intuitif de ralentir dès que l’on sent que notre technique ne passe pas. Pour ressentir une satisfaction immédiate, nous préférons souvent « exploser » pour avoir l’impression que cela fonctionne.

Cela peut être vrai dans un contexte où notre uke ne s’oppose pas et ne réagit pas. Cependant, ce succès éphémère risque de nous amener à répéter les mêmes erreurs, nous faisant ainsi perdre de précieuses minutes d’apprentissage.

Il ne faut pas confondre cela avec les répétitions rapides, souvent appliquées sur un mouvement simple que l’on cherche à automatiser.

Ralentir offre également une perspective nouvelle, celle du rythme, plutôt que celle de la vitesse.

apprendre #artsmartiaux #ralentir #lenteur #temps

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Martial Reflections of a Hypnofighter #281: Slowing Down

In our learning process, we may tend to want to replicate techniques quickly, in one go. While this can sometimes be coherent in striking techniques, it’s not the case in grappling styles.

We might try to perform a complex movement in « one shot, » but we often overlook the underlying concepts.

The notions of wedges, levers, or pivots make sense when we break down movements. At a slow pace, we can understand that we don’t have the right angles, reactions, or load.

An essential element comes into play here: the quality of our uke. They help us succeed in our technique by providing the slow rhythm we need, contracting or following at the right moment so that we can “feel” what the correct form should be.

Sometimes it feels counterintuitive to slow down when we sense our technique isn’t working. For immediate satisfaction, we often prefer to « explode » to feel as though it’s succeeding.

This may be true in a context where our uke does not resist or react. However, this fleeting success may lead us to repeat the same mistakes, wasting precious minutes of learning.

We must not confuse this with fast repetitions, often applied to a simple movement that we seek to automate.

Slowing down also offers a new perspective, one of rhythm rather than speed.

learning #martialarts #slowingdown #patience #timing

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #278 : S’adapter aux styles

Ce qui est intéressant lorsqu’on étudie et échange avec des styles différents du nôtre, c’est de comprendre les schémas et les logiques qui sous-tendent les disciplines, voire les écoles que nous croisons.

Dans la notion de combat, nous sommes dans une idée d’affrontement ; mais comme je le mentionnais dans un article précédent, en MMA, un boxeur ne cherchera pas à rester dans une phase de lutte, alors qu’un pratiquant de jiujitsu tentera d’imposer le clinch.

Dans cet apprentissage et cette découverte des modèles martiaux, même si un coup de poing ou de pied reste le même en apparence, la philosophie et la stratégie qui l’accompagnent peuvent lui donner une forme totalement différente. Plus proche ou éloigné, plus mobile ou plus fixe, tous ces aspects influencent la manière dont le pratiquant, avec ses propres logiques pugilistiques, doit aborder le style de l’adversaire.

Et c’est là que les réponses ironiques, comme dire simplement « se battre », perdent de leur sens. Nous entrons dans un modèle qui, bien qu’il repose sur le corps et la répétition, ne produit ni les mêmes attitudes ni les mêmes réflexes, selon les orientations du système mis en place et les situations rencontrées.

À nous de sortir de nos visions limitées, que l’on pourrait croire comme « justes », pour explorer d’autres approches, même si elles peuvent sembler « fausses », car elles appartiennent simplement à des plans différents.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

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#adaptation #souplesse #posture #apprentissage #pattern 

Martial Reflections of a Hypnofighter #278: Adapting to Styles

What’s fascinating about studying and sharing with styles different from our own is understanding the patterns and underlying logics of the disciplines—or even the schools—that we encounter.

In the realm of combat, we generally think of confrontation. However, as I mentioned in a previous article, in MMA, a boxer won’t aim to stay in a grappling phase, just as a jiujitsu practitioner will try to impose the clinch.

In this learning journey and exploration of martial models, while a punch or kick may look the same, the philosophy and strategy behind it can give it a completely different form. Closer or further, more mobile or more fixed, all these aspects mean that we, as practitioners with our own pugilistic logic, must consider how to approach combat from another style.

This is where simply saying “just fight” misses the mark. We’re entering a model that, though built on the body and repetition, produces different attitudes and reflexes based on the system’s orientations and the situations encountered.

It’s up to us to move beyond our own visions, which we might believe are “right,” to explore other approaches that might initially seem “wrong” but are simply on different levels.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #277 : Imposer son gameplan

Découvrez comment les combattants imposent leur stratégie pour rester dans leur zone de confort à l’UFC, notamment lors de l’UFC 308. Analyse des game plans de Chimaev et Usman et leur impact sur la confiance en combat.

Hier à l’UFC 308, nous avons observé des combattants déterminés, capables d’imposer leur pression pour orienter le combat dans leurs zones de confort. Cela contraste d’ailleurs avec les discours de développement personnel qui insistent souvent sur la nécessité de sortir de sa zone de confort. En combat, c’est souvent l’inverse : on cherche à se maintenir dans une zone de confort.

À ce titre, Chimaev a imposé une lutte de pression dès le début, évitant les échanges prolongés debout, alors que Kamaru Usman, pourtant excellent lutteur, a choisi de privilégier la boxe. Ce qui rend les sports de combat fascinants, c’est lorsque tout le monde sait ce qui va être fait, et que cela est exécuté.

Peu importe ce qui est mis en place pour contrer un plan de jeu, on le voit avec Pereira ou, hier soir, avec Topuria : l’idée est de capitaliser sur une stratégie de coup de poing décisif qui peut mettre fin au combat. Imaginez à quel point la pression inconsciente diminue quand on sait qu’un impact pourrait clore le match avec 95 % de chance de succès. Cela renforce considérablement la confiance dans la stratégie établie.

C’est pourquoi les séquences restent souvent prévisibles : il suffit d’une opportunité pour que tout bascule. Pour les jeunes combattants, il peut être difficile de s’en tenir à un plan de combat prédéterminé. Pourtant, il est crucial d’avoir une stratégie de domination qui, à terme, mène à la finalisation du combat, même si elle ne montre pas immédiatement toute la polyvalence du combattant.

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#UFC308 #MMA #stratégie #gameplan #impose

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Martial Reflections of a Hypnofighter #277: Imposing Your Game Plan

Yesterday at UFC 308, we saw fighters who knew where they wanted to go, imposing their pressure to keep the fight in their comfort zones. This contrasts with the typical personal development advice to leave one’s comfort zone; in combat, it’s often the opposite – seeking to remain in a comfort zone.

For instance, Chimaev immediately imposed a pressure-heavy grappling game, avoiding prolonged exchanges on his feet, while Kamaru Usman, a skilled wrestler, chose to emphasize his striking instead. Combat sports are fascinating because everyone knows what will happen, and yet it happens as planned.

No matter what strategies are devised to counter them, as seen with Pereira and also last night with Topuria, the idea is to rely on a powerful knockout punch that could decisively end the fight. Imagine how much unconscious pressure decreases when you know that a single impact could finish the match with a 95% success rate. This provides enormous confidence in the planned strategy.

This is why combat sequences are often predictable – a single opportunity is all it takes for everything to shift. For young fighters, it can be challenging to stick to a predetermined game plan. Still, it’s essential to have a strategy of dominance that ultimately leads to a finishing move, even if it doesn’t immediately showcase the fighter’s versatility.

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#UFC308 #MMA #strategy #gameplan #impose

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #276 : Cardio et Self-Défense

Cet article explore l'endurance nécessaire en situation d'agression et le mythe des combats longs en self-défense. Découvrez comment le cardio et la capacité de continuer malgré la difficulté peuvent jouer un rôle déterminant face à un agresseur.

Il y a quelque temps, j’ai reçu un commentaire sur une de mes vidéos, où l’on me voit transpirant, en train de récupérer mon souffle. Le commentaire disait que je ne tiendrais pas 30 secondes dans un combat de rue. J’ai trouvé cette réflexion intéressante : 30 secondes dans la rue, c’est en effet très long.

Comme je l’ai déjà partagé, dans ma vision de la réponse violente face à une agression de rue, après les éventuels rituels, au premier contact, une réponse doit être rapide et efficace pour neutraliser l’agresseur. Si on dépasse le temps du premier assaut (généralement moins de 30 secondes), on entre alors dans un combat et non plus dans de la self-défense.

Paradoxalement, c’est lorsque l’on bascule en combat que les choses peuvent se simplifier. Pourquoi ? Parce que c’est un domaine que nous connaissons : nous sommes habitués à des rounds de 5 à 10 minutes. Certes, le stress de la rue épuise notre énergie, mais on peut « gérer ».

Je pense donc que le commentaire est erroné. Si vous êtes essoufflé en 30 secondes mais que vous êtes entraîné à la self-défense, la situation devrait déjà être terminée. La rue n’est pas un film avec des séquences longues. Et si, malgré tout, ces 30 secondes ne suffisent pas – ce qui signifie que la première réponse n’a pas neutralisé l’opposant – alors on passe à une qualité essentielle chez de nombreux pratiquants de sports de combat et d’arts martiaux : continuer malgré la difficulté.

Qui n’a jamais été épuisé à l’entraînement avec des exercices à finir ? Plus réaliste encore : qui, après une heure de sparring, n’est pas épuisé mais doit tout de même terminer son round ? Aller au bout de soi-même, c’est le quotidien des boxeurs et des lutteurs, quelle que soit leur discipline. Dans ce contexte, même face à un agresseur jeune et athlétique, il y a de fortes chances que ce soit lui qui finisse par atteindre ses limites, incapables de soutenir l’intensité de l’opposition. Le temps de combat (s’il n’y a pas d’arme en jeu) devient alors un facteur qui peut jouer en notre faveur pour remporter cet affrontement.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #276: Cardio and Self-Defense

Some time ago, I received a comment on one of my videos where I was sweating and catching my breath. The comment stated that I wouldn’t last 30 seconds in a street fight. I found this reflection interesting: 30 seconds in the street can indeed feel very long.

As I’ve shared before, in my view of a violent response to street aggression, after any rituals we might have, from the first contact, there must be a quick, decisive response to neutralize the aggression. If we go beyond the first assault (typically under 30 seconds), we then move into a fight, no longer self-defense.

Paradoxically, things can become simpler when it turns into a fight. Why? Because it’s familiar territory for us – we’re used to rounds of 5-10 minutes. Certainly, the street and stress can drain our energy, but we can “manage.”

Reflecting on this, I think the comment misses the mark. If you’re out of breath in 30 seconds, but trained in self-defense, the situation should have been resolved by then. The street is not like a movie with long sequences. And if, despite that, those 30 seconds are not enough – meaning the initial response did not stop the opponent – we then rely on a quality shared by many combat sports and martial arts practitioners: advancing despite difficulty.

Who hasn’t been exhausted in training yet had exercises to finish? More realistically, who isn’t wiped out after an hour of sparring but still has to finish their round? Being pushed to one’s limits is the reality for boxers and wrestlers, regardless of their discipline. In this context, even against a young, fit aggressor, there’s a high chance that they’ll be the one unable to handle the intensity of the opposition. Combat time (assuming no weapons are involved) could then play in our favor to win the confrontation.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #275 : Les manipulations de cervicales

Les manipulations cervicales, souvent perçues comme brutales en Luta Livre et Catch Wrestling, offrent une dynamique unique dans le grappling. Avec la bonne technique, même un combattant de moindre gabarit peut exploiter ces mouvements pour contrôler et stresser son adversaire.

En Luta Livre et Catch Wrestling (son origine), il y a un élément qui n’est pas des plus fins mais qui offre des contraintes et une dynamique en combat : les manipulations de cervicales, comme le Nelson et autres techniques similaires.

En ce moment, nous les travaillons à l’académie, et il est intéressant de constater à quel point ces techniques sont souvent considérées comme « brutes. » Contrairement à de nombreuses techniques issues du Jiujitsu, qui pivotent autour de points de force pour attaquer ou balayer, le Lutador exploite ici un point fixe, généralement la main ou l’avant-bras, pour faire pivoter l’opposant.

La première réaction est souvent de penser que la force devient la base du mouvement. Et même si je crois que les sports de combat sont des sports de force combinés à des techniques qui apportent un levier supplémentaire, l’avantage des manipulations cervicales est que, même pour un combattant de gabarit plus léger, avec la bonne pression et les bons angles, il n’est pas nécessaire de forcer excessivement.

Les manipulations de cervicales peuvent rapidement être punitives, un peu comme les heel hooks, qui sont une sorte de « lucky punch » du grappling : un mouvement court, et où la blessure peut être rapide. Cette particularité, qu’il s’agisse des heel hooks ou des manipulations cervicales, est que si l’on se blesse, la convalescence peut durer plusieurs mois, voire laisser des séquelles. Cela engendre une réaction différente par rapport à d’autres contraintes imposées au corps.

Ce travail, assez rude au niveau de la tête, n’est certes pas un outillage prédominant en BJJ. Toutefois, dans une optique de Luta Livre ou de No-Gi, la tête est souvent visée comme un point de contrôle potentiel. Créer un stress, voire une action complète sur cette partie du corps, peut changer toute la dynamique d’un combat.

LutaLivre #CatchWrestling #Grappling #BJJ #NoGi #Danger

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Martial Reflections of a Hypnofighter #275: Cervical Manipulations

In Luta Livre and Catch Wrestling (its origin), there is an element that is not the most refined but adds constraints and dynamics to the fight: cervical manipulations, like the Nelson and similar techniques.

At the academy, we are currently working on these, and it’s interesting to see how often these techniques are considered brutal. Unlike many techniques from Jiujitsu, which pivot around points of force to attack or sweep, the lutador exploits a fixed point, usually the hand or forearm, to make the opponent pivot.

The initial reaction is often to think that strength is the basis of the movement. And while I believe that combat sports are strength sports combined with techniques that provide additional leverage, the advantage of cervical manipulations is that even a smaller fighter, with the right pressure and angles, won’t have to exert excessive force.

Cervical manipulations can quickly be punishing, much like heel hooks, which are a kind of « lucky punch » in grappling: a short movement where injury can happen rapidly. This specificity, whether it’s heel hooks or cervical manipulations, is that if you get injured, recovery can take several months, and there may even be lasting damage. This leads to a different reaction compared to other constraints placed on the body.

This work, quite harsh on the head, is certainly not a predominant tool in BJJ. However, in the context of Luta Livre or No-Gi, the head is often targeted as a potential control point. Creating stress, or even a full action on this part of the body, can change the entire dynamic of a fight.

LutaLivre #CatchWrestling #Grappling #BJJ #NoGi #Danger

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #274 : Les dopages des masters

Les compétitions de BJJ et MMA sont de plus en plus marquées par le dopage, y compris chez les Masters de plus de 40 ans. Ce phénomène pose des questions sur l’intégrité et le besoin de se prouver à un âge où l’ego devrait s’apaiser.

Nous savons que des disciplines comme le MMA ou le BJJ sont remplies de dopages multiples. Ce n’est pas un secret, même si, bien sûr, tout le monde aime se présenter comme « naturel » parce que cela permet de vendre du rêve et encourage les nouvelles générations à rêver.

Ce qui devient de plus en plus visible, c’est de voir des Masters de BJJ, officiellement à partir de 30 ans et jusqu’à 70 ans, arriver avec des physiques manifestement dopés. C’est comme si vous, qui jouez au foot ou au basket entre amis dans votre club municipal, rencontriez des gars avec des physiques de vingtenaires et un état d’esprit de « gagner à tout prix. »

Quand des personnes qui ne sont ni élites ni même professionnelles se dopent, cela montre que nous sommes passés dans un monde où la compétition devient malsaine. Qui, à 40 ou 50 ans, a encore besoin de prouver quelque chose en se dopant pour gagner des compétitions IBJJF ou autres ? Même si vous remportez un titre majeur, cela n’apporte rien de substantiel.

On pourrait me dire que c’est pour le prestige personnel, mais alors, pourquoi se doper, c’est-à-dire ne pas se présenter avec ses compétences réelles en compétition ? J’ai parfois l’impression de voir des « vieux dopés » de 45-50 ans, qui publient des stories sur leurs réseaux sociaux pour exhiber leurs médailles, comme s’ils étaient des jeunes en ligue majeure.

Être fier de soi à tout âge est très positif, et vouloir partager cette joie aussi, mais quand tu es « chargé » et que tu gagnes une compétition avec 50% de participants en mode loisir et non dopés, ce n’est pas la même chose que de gagner l’ADCC ou les mondiaux en adultes ceinture noire, où l’on sait que tout le monde est dopé et à son paroxysme.

L’ego devrait s’apaiser avec l’âge, mais nos compétitions semblent ne pas offrir d’opportunité pour cela…

BJJ #Jiujitsu #MMA #Dopage #LutaLivre #Grappling

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,
Pank
https://www.passioncombat.net

Martial Reflections of a Hypnofighter #274: Masters’ Doping

We know that disciplines like MMA or BJJ are filled with various forms of doping. It’s not a secret, even though everyone likes to market themselves as « natural » because it sells dreams and encourages new generations to aspire.

What’s becoming increasingly apparent is seeing BJJ Masters, officially from 30 years old to 70, showing up with visibly enhanced physiques. It’s like if you, playing soccer or basketball with your local club, encountered guys with twenty-something bodies and a mindset of « win at all costs. »

When people who are neither elite nor professionals resort to doping, it shows we’ve entered a world where competition has become toxic. Who, at 40 or 50 years old, still needs to prove themselves by doping to win IBJJF or other competitions? Even if you win a major title, it brings little reward.

You might say it’s for personal prestige, but then why dope? Why not compete with your real abilities? Sometimes, I feel like I’m watching « old doped-up guys, » 45-50 years old, posting stories on social media to show off their medals, as if they were young athletes in a major league.

It’s very positive to be proud of oneself at any age and to want to share your joy. But when you’re « juiced » and win a competition where 50% of the participants are in it for leisure and not doped, it’s not the same as winning ADCC or the adult black belt Worlds, where we know everyone is loaded and at their peak level.

Ego should calm with age, but our competitions don’t seem to provide a lever for that…

BJJ #Jiujitsu #MMA #Doping #LutaLivre #Grappling

Take what’s good and right for you.

Be one,
Pank
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