Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #295 : Faire comprendre les erreurs des anciens

Cet article déconstruit les valeurs prétendues des générations précédentes dans les arts martiaux, montrant que les mythes du "guerrier" ont souvent conduit à des pratiques nuisibles. Aujourd’hui, il est essentiel de privilégier la santé et la durabilité pour les pratiquants modernes.

Nous sommes une génération qui a vu naître les arts martiaux modernes avec le MMA et le BJJ. Beaucoup d’entre nous viennent de styles traditionnels, nourris par les fantasmes relayés par les générations précédentes à travers des films et récits souvent embellis.

Ces récits ont façonné une illusion du « guerrier », un combattant idéalisé, qui ne connaîtra, espérons-le, jamais la guerre. En réalité, ce « guerrier » était souvent un compétiteur participant à des affrontements plus ou moins violents. Avec le temps, ces récits se sont amplifiés : on entend dire qu’en karaté « ça frappait dur à l’époque », que le Muay Thaï des années 90 est « la vraie génération », ou que les premiers combats de MMA étaient « sans aucune règle et clandestins ».

Mais que reste-t-il de tout cela ? Beaucoup de mythes et peu de réalités. Ce que les anciens ont transmis comme « valeurs » – aller au-delà de la douleur, ignorer les signaux du corps, revenir s’entraîner malgré des blessures ou encore passer des examens dans un état physique inadéquat – ne relève pas de la force ou de la sagesse, mais bien de l’ignorance et parfois de la bêtise. Ces comportements ont causé des blessures graves, des séquelles durables, et même des abandons.

Aujourd’hui, nous savons mieux. En tant qu’enseignants, nous avons vu les dégâts de ces pratiques : des blessures mal soignées, des rééducations bâclées, des entraînements absurdes et inefficaces. Ces pratiques ne servent ni l’athlète ni la discipline. Pourtant, malgré les retours d’expérience et les avertissements, les jeunes générations continuent de céder aux illusions véhiculées par les films, les séries ou les mythes d’un passé glorifié.

Nous devons leur rappeler que la voie martiale ne consiste pas à sacrifier son corps ou sa santé pour un idéal déformé. Les vraies valeurs sont celles qui permettent de progresser durablement, d’écouter son corps et de préserver son avenir.

blessure #récupération #attention #génération #expérience

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Martial Reflections of a Hypnofighter #295: Understanding the Mistakes of Our Predecessors

We are a generation that witnessed the rise of modern martial arts with MMA and BJJ. Many of us come from traditional styles, shaped by fantasies passed down through older generations via films and often exaggerated stories.

These narratives built the illusion of the « warrior, » an idealized fighter who, we hope, will never face war. In reality, this « warrior » was often just a competitor in more or less violent matches. Over time, these stories grew into myths: in karate, « they hit hard back then »; in Muay Thai, « the 90s were the real golden era »; or in MMA, « early fights were no-rules and underground. »

But what remains of these tales? Mostly myths, far removed from reality. What older generations passed off as « values »—pushing beyond pain, ignoring bodily warnings, training despite injuries, or taking exams in poor physical condition—stemmed not from strength or wisdom but from ignorance and, at times, foolishness. These practices led to serious injuries, lasting consequences, and even abandonment of the sport.

Today, we know better. As instructors, we’ve seen the damage caused by these behaviors: untreated injuries, rushed rehabilitations, and absurd training methods that benefit neither the athlete nor the discipline. Yet, despite these lessons, younger generations still fall for the illusions portrayed in movies, series, and glorified myths of a bygone era.

We must remind them that the martial path is not about sacrificing one’s body or health for a distorted ideal. True values lie in sustainable progress, listening to one’s body, and preserving one’s future.

injury #recovery #awareness #generation #experience

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #294 : Les exemples du quotidien

anciens, arts martiaux, budoka, dojo, persévérance, sagesse, motivation, partage, générations, apprentissage

Pour beaucoup de pratiquants, et plus particulièrement ceux qui aiment les sports de combat, les exemples à suivre sont souvent les champions. De plus, l’hyper-proximité numérique peut donner l’impression que nous ne sommes pas si éloignés de ce modèle.

Pourtant, à mes yeux, il existe des pratiquants qui leur sont supérieurs. Certes, pas physiquement ni même techniquement. En combat, ils ne sont plus les dangers qu’ils ont pu être, mais ils sont encore là, présents régulièrement, voire quotidiennement, dans nos salles et dojos.

Les anciens. À mes yeux, ils représentent ce qu’est un budoka : un chercheur sur la voie du combat. Lorsque la lutte n’est plus uniquement égotique face aux autres, mais qu’elle devient un combat vis-à-vis de soi-même, de son corps et de son énergie. Beaucoup de pratiquants partagent cette idée que les arts martiaux ne se résument pas au combat.

Je pense qu’avec le temps, un retour à l’essentiel s’impose : quand le niveau physique diminue, la motivation, la rigueur et la régularité prennent toute leur importance. Nous ignorons souvent les blessures physiques et morales qu’ils ont cumulées au fil de leurs décennies de vie et de pratique.

Pourtant, ils sont là, avec une humilité sincère. Les grades et autres reconnaissances deviennent secondaires. Leur plus grande réussite est d’être encore présents sur ces tatamis, à avancer, échanger et partager avec les nouvelles générations, mais aussi avec les plus anciens. Ces derniers, conscients que leur apogée est derrière eux, se préparent à un après martial.

#temps #âge #ancien #exemple #dojo

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Martial Reflections of a Hypnofighter #294: Everyday Examples

For many practitioners, especially those who love combat sports, champions are often the examples to follow. Moreover, the hyper-digital proximity can give the impression that we are not so far from this model.

However, in my view, there are practitioners who surpass them. Certainly not physically nor technically. In combat, they are no longer the threats they once were, but they are still there, regularly or even daily, in our halls and dojos.

The elders. To me, they embody what it means to be a budoka: a seeker on the path of combat. When the struggle is no longer solely egotistical against others but becomes a battle against oneself, one’s body, and one’s energy. Many practitioners share this belief that martial arts go beyond combat.

I believe that as time passes, a return to the fundamentals becomes essential: when physical abilities diminish, motivation, discipline, and consistency remain paramount. We often overlook the physical and emotional scars they have accumulated over decades of life and practice.

Yet, they are still there, with sincere humility. Titles and other forms of recognition become secondary. Their greatest achievement is simply being present on the tatami, progressing, exchanging, and sharing with younger generations, as well as with fellow elders. The latter, knowing their peak is behind them, also prepare for life after martial arts.

#time #age #elders #examples #dojo

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #293 : Sur les tatamis, il y a aussi des déséquilibrés

Les arts martiaux ne sont pas une thérapie, mais un outil complémentaire au développement personnel. Pourtant, certains pratiquants déséquilibrés peuvent utiliser leur pratique pour nuire aux autres. Cet article explore les dangers de tels comportements et la responsabilité des formateurs pour éviter de glorifier ces dérives.

Vous savez que je déteste lire que le jiujitsu ou n’importe quel art martial est une thérapie. Ce peut être un support, un complément à un travail sur soi, mais la notion de thérapie est clairement abusée. Souvenez-vous de Bourdain, passionné de BJJ, qui a pourtant fait le choix de mettre fin à ses jours.

Hier, je lisais un article d’un pratiquant de chez Legion qui s’est fait détruire la colonne vertébrale par un ceinture marron. Ce dernier aime utiliser une technique blessante et se vante d’avoir fait du mal à de nombreux combattants avec elle.

On voit bien que l’intention de ce pratiquant n’est pas de partager et de protéger ses partenaires. Son but est de prendre le pouvoir, de blesser et, pour certains, de pousser à abandonner les tatamis. Il n’est certainement pas le seul dans les dojos : des individus déséquilibrés avec des intentions malsaines y sont fréquents.

Je trouve toujours stupide que les médias associent une agression ou un fait divers à la pratique sportive, comme la boxe ou les luttes du protagoniste. Tous les pratiquants ne deviennent pas délinquants. Cependant, une fois le profil psychologique déterminé, il est intéressant d’examiner les motivations qui l’ont poussé à pratiquer.

Si certains jeunes ou anciens trouvent un salut dans le monde du combat en apprenant à maîtriser leurs pulsions, cela nécessite une vigilance accrue de la part des formateurs. Il faut éviter, comme c’est parfois le cas dans les salles, de valoriser celui qui casse les autres et qui est dangereux. Sinon, le récit collectif risque de nourrir les failles psychologiques et d’encourager les comportements pathologiques.

agression #pathologie #thérapie #bjj #jiujitsu #artsmartiaux

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Martial Reflections of a Hypnofighter #293: On the Mats, There Are Also Unbalanced Individuals

You know I hate reading that jiujitsu or any martial art is a form of therapy. It can be a support, a complement to personal development, but the notion of therapy is clearly overstated. Remember Bourdain, a passionate BJJ practitioner, who still chose to end his life.

Yesterday, I read an article about a practitioner from Legion who had his spine destroyed by a brown belt. The latter enjoys using a harmful technique and boasts about having injured numerous fighters with it.

It is evident that this practitioner’s intention is neither to share nor to protect his partners. His goal is to exert power, to injure, and, for some, to drive others off the mats. He is certainly not alone in the dojos: individuals with imbalances and malicious intentions are frequent.

I always find it foolish when the media links an aggression or a news story to a sport like boxing or wrestling. Not all practitioners become criminals. However, once the psychological profile is established, it is interesting to examine the motivations behind their practice.

If some young or older individuals find salvation in combat sports by learning to master their impulses, this requires increased vigilance from trainers. They must avoid, as is sometimes the case, glorifying those who harm others and pose a danger. Otherwise, the collective narrative risks feeding psychological weaknesses and encouraging pathological behavior.

aggression #pathology #therapy #bjj #jiujitsu #martialarts

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #292 : Quand un budoka s’envole…

Un hommage à un budoka passionné qui a dédié sa vie aux arts martiaux, du Judo au Sambo en passant par le MMA. À travers son parcours, il a fédéré amis et élèves, laissant une trace indélébile dans la communauté martiale. Une célébration de ses défis, rires et enseignements.

Nous sommes des pratiquants d’arts martiaux et de sports de combat. Nous partageons avec les autres sur un ring, un tatami, dans un dojo ou une salle de sport. Nous sommes liés par la souffrance physique, partageant nos bons comme nos mauvais jours. Nous savons qu’en entrant dans notre salle d’entraînement, les choses changent.

Et puis, il y a ces jours, ces départs, ces absences. Ceux qui partent pour un moment ou s’éloignent, et ceux que l’on ne recroisera plus jamais. La vie du budoka s’éteint un jour, une soirée, une nuit. Aussi forts que nous puissions développer nos corps et nos esprits, aussi passionnés et acharnés dans nos disciplines, il y a un combat que nous ne gagnerons jamais.

Ce moment où la mort décide que ces instants de rencontres, d’affrontements et de partage doivent cesser. Un budoka s’en est allé. Un judoka qui, un jour, a découvert que les Russes avaient une façon de lutter qui correspondait davantage à sa recherche, à sa voie. Le Sambo est devenu central dans son entraînement, avec ses voyages, ses défis, et cette facette où, une fois la glace brisée, le cœur des hommes diffuse une chaleur bienveillante.

Un géant, amateur de défis dans les luttes et même en karaté, qui voulait conclure sa carrière sportive avec ce qui nous a accompagné dans notre génération de budoka : le MMA. Une idée pour boucler la boucle, de celui qui fut enfermé dans son Judo avant de découvrir la multiplicité dans le Sambo.

Cependant, il restera cette ouverture, ce cercle incomplet. Mais au fond, n’est-ce pas une façon de laisser l’espace à ce que David cherchait à accomplir ? Une porte, une ouverture pour ceux qui sont venus découvrir le Sambo, une voie où il aimait fédérer, rire et prendre du plaisir. Dans cette incomplétude, les conseils, les techniques, les moments, les sourires et les blagues prennent leur place.

C’est cette fusion et ce lien avec ses amis, sa famille et ses élèves qui donne sens à ce cycle martial et à celui de sa vie. Un cycle qui se referme en laissant beaucoup de lui, dans un peu de tout ce qu’il a pu croiser.

Si vous souhaitez soutenir sa famille, j’ai mis en place une cagnotte Leetchi, que je fermerai la semaine prochaine pour remettre les fonds à sa famille :
https://www.leetchi.com/fr/c/cagnotte-pour-la-famille-de-david-heran-1479589
Oshi Shinobu (Osu) à la famille privée et martiale de David.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #292: When a Budoka Takes Flight…

We are martial artists and combat sports practitioners. We share moments with others in a ring, on a tatami, in a dojo, or a gym. We are bound by physical pain, sharing both our good and bad days. We know that as we step into our training space, things change.

And then there are those days, those departures, those absences. Those who leave for a while or drift away, and those we will never meet again. The life of a budoka extinguishes one day, one evening, one night. No matter how strong we build our bodies and minds, no matter how passionate and relentless we are in our disciplines, there is one battle we never win.

That moment when death decides that those encounters, confrontations, and shared experiences must end. A budoka has left us. A judoka who, one day, discovered that the Russians had a way of wrestling that aligned more closely with his search, his path. Sambo became central to his training, with its journeys, challenges, and that unique facet where, once the ice is broken, the warmth of men’s hearts shines through.

A giant, fond of challenges in wrestling and even karate, who wanted to conclude his athletic journey with what has followed us through our lives as budoka: MMA. An idea to close the loop, to complete the cycle of a judoka devoted to his discipline’s doctrine, but also a sambist open to the differences and intricacies of the combat world.

However, there will remain that opening, that incomplete circle. But isn’t it, at its core, a way to leave space for what David sought to achieve? A door, an opening for those who came to discover Sambo, a path where he loved to bring people together, laugh, and enjoy himself. In this incompleteness, his advice, techniques, moments, smiles, and jokes find their place.

It is this fusion and connection with his friends, family, and students that gives meaning to this martial cycle and to the cycle of his life. A cycle that closes while leaving much of him in all he touched.

Oshi Shinobu (Osu) to David’s private and martial family.

If you wish to support his family, I have set up a Leetchi fund, which I will close next week to hand over the funds to his family:
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #291 : Décider d’être pro ou rester un amateur

La professionnalisation des sports de combat, comme le MMA ou le BJJ, est souvent illusoire. Beaucoup de "professionnels" doivent jongler entre entraînements, cours, et emplois complémentaires. Cet article explore la difficile réalité économique des combattants et l’importance pour les coachs d’accompagner leurs élèves dans une vision réaliste de leur avenir.

Cette question, je pense que beaucoup de jeunes se la posent aujourd’hui. Elle est plus que légitime, sachant qu’il est désormais possible de combattre en tant que professionnel. Pourtant, le terme « professionnel » est souvent une illusion, particulièrement dans le cas des pratiquants de BJJ ou de MMA, qui ont de grandes chances de devoir mendier des euros pour survivre.

La réalité est que la plupart des sports de combat ne permettent pas à leurs pratiquants de vivre de leur passion. Ces derniers doivent souvent donner des stages, des cours ou, au mieux, avoir un emploi complémentaire. Ils ne déméritent pas pour autant, mais ils ne jouent pas au football. Imaginez si vos stars du football devaient travailler chez Décathlon pour boucler leurs fins de mois, cela vous choquerait ?

C’est pourtant ce qui arrive à bon nombre de combattants, même parmi les « professionnels ». À l’UFC, certains rencontrent d’importantes difficultés financières. C’est l’une des raisons pour lesquelles beaucoup tentent de gagner de l’argent via les réseaux sociaux et les sponsors. Ils utilisent à juste titre leurs passages dans les médias pour attirer l’attention d’une marque ou d’un réalisateur. La carrière d’un combattant est courte, et en plus, la retraite n’existe pas.

Alors, on peut se demander si être « pro » à la française, c’est-à-dire combattre à très haut niveau tout en restant un salarié ou un travailleur lambda, est réellement une ambition de vie. Bien que l’idée de défier les meilleurs fasse rêver, la réalité économique s’impose souvent : l’argent disponible dans les matchs finit par prévaloir sur les rêves de toute-puissance.

Les coachs, en plus de prodiguer des conseils techniques, doivent aussi accompagner les jeunes passionnés en leur offrant une vision réaliste de l’avenir. Ces derniers, souvent absorbés par leur passion, ne pensent pas à long terme. Pourtant, le futur arrive plus vite qu’ils ne le croient.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #291: Choosing to Go Pro or Staying an Amateur

This question is one I believe many young people ask themselves today. It’s more than legitimate, especially now that becoming a professional fighter is a possibility. However, the term « professional » is often an illusion, particularly for BJJ or MMA practitioners, who are likely to struggle financially despite their efforts.

The reality is that most combat sports don’t provide practitioners with a sustainable living. Fighters often have to give seminars, teach classes, or hold down a second job to make ends meet. They certainly don’t lack talent or dedication, but they aren’t playing football. Imagine if your favorite football stars had to work at a sporting goods store to make ends meet—wouldn’t that shock you?

Unfortunately, this is the reality for many fighters, even « professionals. » Even at the UFC level, some struggle with serious financial issues. This is why many turn to social media and sponsorships to earn money. They wisely use their media appearances to catch the attention of a brand or a filmmaker, as a fighter’s career is short, and retirement simply doesn’t exist.

So, we must ask: is being « pro » in the French sense—competing at the highest level while holding a regular job—really a viable life goal? While the idea of competing against the best is appealing, economic realities often take over. At some point, the money available in matches will outweigh dreams of dominance.

Coaches, beyond offering technical advice, must also provide young fighters with a realistic vision of the future. These young athletes, naturally engrossed in their passion, rarely think ahead. But the future arrives faster than they expect.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #290 : Une ceinture bleue en compétition de 2024 est-elle supérieure à une ceinture noire des années 90 ?

Ce matin, j’ai entendu dans un podcast une affirmation à laquelle j’adhère totalement : une ceinture bleue de haut niveau en compétition, disons parmi le top 20 mondial, pourrait hypothétiquement battre une ceinture noire du top 10 des années 90, voire des premiers championnats du monde de BJJ.

Aujourd’hui, la nouvelle génération, comme je l’ai mentionné dans un post précédent, peut atteindre un niveau élite en 3 à 5 ans, et encore plus pour ceux qui ont commencé le jiujitsu dès leur enfance, à l’instar des jeunes judokas en France. Cette progression est rendue possible grâce aux nombreuses académies et professeurs d’excellence présents à travers le monde.

C’est un constat valable en boxe, en lutte ou en judo : il ne faut pas se leurrer, les générations actuelles, même avec moins de temps d’entraînement ou dans des grades inférieurs, surpassent souvent leurs prédécesseurs. Il n’est pas rare aujourd’hui de voir des ceintures bleues ou violettes battre des ceintures noires qui ne sont pas de niveau élite.

C’est un tournant important pour le jiujitsu, car les grades perdent peu à peu leur signification, comme c’est déjà le cas dans le karaté Kyokushin, où des ceintures vertes battent parfois des ceintures noires lors de compétitions. Un grade devient alors davantage un symbole qu’un indicateur de niveau. À ceux qui affirment que « la ceinture ne sert qu’à tenir le Gi », je réponds que jusqu’à présent, elle avait une réelle signification, mais cette dernière tend à disparaître.

Si cela n’intéresse pas les organisateurs, qui tirent profit des multiples catégories de ceintures, de poids et d’âge, on pourrait envisager dans quelques années des tournois sans distinction de grades. À haut niveau, cela existe déjà en amateur, et il n’est pas certain que les podiums soient occupés par les pratiquants les plus gradés.

Bjj #Jiujitsu #IBJJF #graduation #niveau #champion #compétition #Jiujitsusportif

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Martial Reflections of a Hypnofighter #290: Is a 2024 Blue Belt Competitor Superior to a 1990s Black Belt?

This morning, I heard a statement on a podcast that I fully agree with: a high-level competition blue belt, say within the world’s top 20, could hypothetically defeat a black belt ranked in the top 10 of the 1990s, or even from the early BJJ world championships.

Today’s new generation, as I mentioned in a previous post, can reach an elite level in 3 to 5 years, even more so for those who started practicing jiujitsu as children, similar to young judokas in France. This rapid progression is possible thanks to numerous academies and excellent teachers worldwide.

This phenomenon is also observed in boxing, wrestling, or judo: current generations, even with less training time or at lower ranks, often surpass their predecessors. Nowadays, it’s not uncommon to see blue or purple belts defeating black belts who are not elite-level competitors.

This shift is crucial for jiujitsu because ranks are losing their traditional meaning, as already seen in Kyokushin karate, where green belts sometimes defeat black belts in competitions. A rank is becoming more of a symbol than a true indicator of skill level. To those who say, “a belt only holds the Gi,” I’d argue that until now, belts had real meaning, but that significance is fading.

If tournament organizers—who profit from the various belt, weight, and age categories—don’t interfere, we could see open-rank tournaments emerge in the coming years. At the amateur level, such events already exist, and it’s uncertain whether the most decorated practitioners would stand on the podium.

Bjj #Jiujitsu #IBJJF #graduation #level #champion #competition #sportjiujitsu

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #289 : Avoir un objectif élevé demande un engagement fort

Hier, en discutant avec des amis karatékas, nous avons abordé une problématique que l’on rencontre peut-être davantage dans les styles de karaté au KO que dans le karaté sans contact : le manque de professionnalisation des athlètes visant les titres les plus prestigieux de la discipline.

En observant le développement du BJJ (Jiu-Jitsu Brésilien) ces dernières années, on constate une évolution marquée. Les jeunes ceintures bleues et violettes s’entraînent comme des professionnels, avec plusieurs sessions quotidiennes et un suivi rigoureux. Grâce à la CFJJB, un pôle France a même été créé pour améliorer la qualité de l’enseignement et développer une préparation optimale pour la compétition.

Dans des disciplines comme le Kyokushin ou le Shidokan, on trouve des passionnés dotés d’un mental incroyable. Ces styles, parmi les plus douloureux aux côtés de la lutte, impliquent un apprentissage exigeant et souvent marqué par les blessures.

Le Kyokushin, en particulier, cultive un état d’esprit proche des mangas Shōnen : un dépassement de soi constant, où l’adversité devient une source de progression. Cette mentalité est sans doute influencée par le manga Karate Baka Ichidai, qui a contribué à la popularité du Kyokushin dans les années 1970.

Cependant, lorsqu’un pratiquant ambitionne de devenir le meilleur, il ne peut se contenter d’une vision romantique ou idéalisée. Il doit adopter une approche professionnelle. Aujourd’hui, tout compte. Nous ne sommes plus à l’ère de l’approximation. Un engagement total est requis, où l’on s’oublie presque au service de sa « cause ».

Pour atteindre cet objectif, il est crucial d’être entouré des bonnes personnes, capables de partager leurs expertises spécifiques. Il faut également dépasser l’imaginaire de Mas Oyama, selon lequel s’isoler des mois en montagne rendra forcément plus fort. Ce type de préparation n’est plus adapté à l’exigence des compétitions modernes.

karate #Shidokan #Kyokushin #objectif #engagement

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Martial Reflections of a Hypnofighter #289: Setting High Goals Demands Strong Commitment

Yesterday, while talking with karate friends, we discussed an issue that seems more prevalent in knockout karate styles compared to non-contact karate: the lack of professionalization among athletes aiming for the highest titles in the discipline.

In Brazilian Jiu-Jitsu (BJJ), things have evolved significantly in recent years. Young blue and purple belts train like professionals, with multiple daily sessions and quality coaching. Thanks to the CFJJB, there is even a national training center in France to further enhance teaching quality and competition preparation.

In karate styles like Kyokushin or Shidokan, passionate practitioners exhibit incredible mental toughness. These styles, alongside wrestling, are among the most painful and challenging to learn, often leading to injuries along the way.

Kyokushin, in particular, fosters a mindset akin to Shōnen manga: constant self-improvement, where adversity becomes a tool for growth. This mentality is likely influenced by the manga Karate Baka Ichidai, which propelled Kyokushin’s popularity in the 1970s.

However, when a practitioner decides to become the best, they cannot view themselves through the lens of a manga hero but as a professional. Today, every detail matters. We are no longer in the era of « good enough. » Total commitment to the goal is essential, requiring one to almost forget oneself in service of their « cause. »

Nonetheless, achieving this requires surrounding oneself with the right people who can share their specialized knowledge. It’s also important to move beyond the Mas Oyama narrative, where isolating oneself in the mountains for months is seen as the ultimate preparation. This approach is no longer suited to the demands of modern competition.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #288 : Quand t’es vieux… T’es vieux

C’est idiot comme titre, n’est-ce pas ? On sait que la vieillesse est une fatalité, et dans les sports de combat, c’est tout aussi vrai. Cela reste vrai malgré les mythes des senseï, sifu, et autres grands maîtres de styles dits « imbattables ».

On l’a vu vendredi dernier avec Mike Tyson, qui affrontait un jeune combattant de 30 ans son cadet, loin d’être un prodige de la boxe comme le fut Iron Mike. Jake Paul, un combattant en pleine ascension mais pas un grand champion, a surpassé l’ancien monstre sacré. J’ai apprécié cette loi de la nature : la jeunesse entraînée finit par surpasser ceux qui étaient au sommet quelques décennies auparavant.

On aimerait croire aux récits de ces maîtres imbattables qui comprennent les arcanes ultimes d’un style, l’essence des écoles. Pourtant, Rickson Gracie lui-même a osé évoquer l’idée d’un combat contre Jon Jones, malgré son âge et son état physique actuel. Il est même allé jusqu’à imaginer une voie vers la victoire…

Mais la réalité est bien différente. Même les anciens croient parfois à ces mensonges. Un jeune pratiquant assidu battra presque toujours un ancien, quel que soit son niveau et ses décennies d’expérience. Aux jiujitsukas qui affirment que « chez nous ça arrive », mettez un vieux ceinture noire face à un jeune ceinture bleue de compétition, et vous verrez : ça va piquer.

L’âge et le temps nous soumettent tous, et nous finissons toujours par tomber. On peut ralentir ou tenter de compenser cette pression avec des méthodes comme la TRT ou d’autres aides. Mais le corps, lui, se souvient des efforts, des blessures, et finit par perdre ses compétences. Le combat de Tyson confirme ce que je vous avais partagé après mon stage avec de vieux senseï de karaté : personne n’échappe au temps.

#age #temps #mort #tyson #boxe #bjj #mma

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Traduction en anglais :

Martial Reflections of a Hypnofighter #288: When You’re Old… You’re Old

It’s a silly title, isn’t it? We all know aging is inevitable, and in combat sports, it’s just as true. This remains true despite the myths of sensei, sifu, and other so-called « unbeatable » grandmasters of legendary styles.

We saw it last Friday with Mike Tyson, who faced a young fighter 30 years his junior—not a boxing prodigy like Iron Mike once was, but still. Jake Paul, an up-and-coming fighter but far from a great champion, completely outclassed the former beast. I appreciated this natural law: trained youth will always surpass the once-great champions from decades ago.

We’d like to believe in the tales of unbeatable masters who understand the ultimate secrets of a style, the essence of their schools. Even Rickson Gracie dared to imagine a fight against Jon Jones, despite his current age and condition. He even proposed a path to victory…

But reality tells a different story. Even seasoned veterans buy into these lies. A young, disciplined practitioner will almost always defeat an older one, regardless of decades of training. To jiujitsukas who say, “In our art, it’s different,” just pit an older black belt against a young competition-ready blue belt—it won’t be pretty.

Age and time humble us all, and we always end up defeated. Slowing down or compensating for the weight of time is possible, with methods like TRT or other aids. But the body remembers the effort, the injuries, and eventually loses its skills. Tyson’s fight confirmed what I shared after my workshop with older karate sensei: no one escapes time.

#age #time #mortality #tyson #boxing #bjj #mma

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #287 : La politique et l’influence dans le monde associatif

Cet article examine les conflits politiques et financiers au sein des fédérations sportives, en particulier entre le Judo et le Jiu-Jitsu brésilien. Il met également en lumière le rôle historique de la Lutte dans le blocage de l’ascension du Judo, un schéma qui se répète aujourd’hui pour les disciplines émergentes.

Les grandes fédérations sportives exercent une influence considérable, parfois jusqu’au niveau ministériel. Le budget consacré au sport est souvent le deuxième ou le troisième poste de dépense dans les municipalités. Il n’est donc pas surprenant que, derrière l’apparence bienveillante des associations et des dojos, se cache un monde marqué par des luttes de pouvoir et des enjeux financiers.

Actuellement, l’académie GFT de Bourg-la-Reine (92), dirigée par Kenji Matsushima et Reda Hamzaoui, est au cœur d’un conflit associatif. Comme souvent, les valeurs mises en avant servent davantage d’image de façade que de véritable fondement. Le Judo et sa fédération, cinquième de France en termes de licenciés, en est un exemple frappant. Les rapports de la Cour des comptes de 2021 ont révélé des détournements de subventions, auxquels s’ajoutent des scandales tels que des affaires d’agressions.

Dans une démarche visant à autonomiser leur section de Jiu-Jitsu brésilien (BJJ), les dirigeants de la GFT ont tenté de se séparer du Judo. Sans surprise, la perte de 150 cotisations annuelles, représentant plusieurs centaines d’euros chacune, a suscité des réactions.

Au lieu de régler la situation dans l’esprit de Jigoro Kano, basé sur la pédagogie et la négociation, des méthodes plus obscures ont été employées : influence locale et fédérale visant à interdire la pratique de l’équipe dissidente, devenue la « némésis » de la section Judo.

Les arts martiaux modernes, comme le BJJ (sous la FFJudo) ou le MMA (sous la FFBoxe), attirent les fédérations dominantes pour les bénéfices qu’ils rapportent. Cependant, à une autre époque, c’est la Lutte qui avait bloqué l’ascension du Judo, freinant son autonomie et sa reconnaissance. Aujourd’hui, ces mêmes blocages se reproduisent avec les nouveaux entrants dans les milieux municipaux et ministériels. Les sections influentes protègent leur part de marché en bloquant souvent l’ascension de sports émergents.

Force et courage à tous les passionnés qui risquent de se retrouver sans dojo face à ces enjeux financiers et politiques.

Bjj #Judo #Jiujitsu #fédération #politique

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
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Martial Reflections of a Hypnofighter #287: Politics and Influence in the Associative World

Major sports federations wield significant influence, sometimes extending to ministerial levels. Sports budgets are often the second or third largest municipal expense. It is therefore unsurprising that, behind the benevolent appearance of associations and dojos, lies a world marked by power struggles and financial stakes.

Currently, the GFT academy in Bourg-la-Reine (92), led by Kenji Matsushima and Reda Hamzaoui, is at the center of an associative conflict. As often happens, values highlighted are more a façade than a true foundation. Judo and its federation, the fifth largest in France by membership, exemplify this. The 2021 report from the French Court of Auditors revealed subsidy embezzlement, alongside scandals like assault cases.

In a bid to gain autonomy for their Brazilian Jiu-Jitsu (BJJ) section, GFT leaders attempted to break away from Judo. Predictably, the loss of 150 annual memberships, each worth several hundred euros, sparked reactions.

Rather than resolving the situation in the spirit of Jigoro Kano—with pedagogy and negotiation—darker methods were employed: local and federal influence to ban the dissident team from practicing, now seen as the nemesis of the Judo section.

Modern martial arts like BJJ (under FFJudo) or MMA (under FFBoxe) attract dominant federations for the financial benefits they bring. However, in the past, it was Wrestling that blocked Judo’s rise, hindering its autonomy and recognition. Today, similar barriers are being imposed on newcomers within municipal and ministerial circles. Influential sections protect their market share by blocking the rise of emerging sports.

Strength and courage to all enthusiasts who may find themselves without a dojo due to these financial and political stakes.

Bjj #Judo #Jiujitsu #federation #politics

Take what is good and right for you.

Be One,
Pank
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #286 : L’argent au cœur des combats

La différence entre l’amateurisme et le professionnalisme réside souvent dans un facteur financier. Pourtant, il faut le dire, certains amateurs s’entraînent et se préparent comme des professionnels.

Quand on regarde des combats, qu’il s’agisse de matchs de boxe entre Tyson et Paul, des titres BMF de l’UFC ou des combats spectaculaires souvent organisés en Asie, on peut se demander quel est leur véritable objectif.

La réponse est simple : générer des revenus et récompenser généreusement les combattants. Combattre pour l’argent. Si, au premier abord, dans notre vision idéalisée des sports et arts martiaux, cela peut sembler en contradiction avec leurs valeurs, la réalité est bien différente : c’est un métier comme un autre.

Les efforts et les risques pris par les combattants ne sont pas compensés par une prime ou un treizième mois. Ils doivent vivre, et les salaires, à l’exception des meilleurs, sont souvent faibles. Contrairement à une entreprise, un combattant ne combat qu’une fois par trimestre ou par semestre…

L’argent, ainsi que tout ce qui peut créer un buzz autour d’un combat, est positif. En tant que spectateurs, que ce soit dans l’arène ou devant notre téléviseur, nous pouvons penser que l’argent corrompt tout. Pourtant, un champion ne se bat pas uniquement pour la reconnaissance de ses compétences, mais surtout pour assurer sa sécurité financière et vivre dignement après sa carrière.

Même si le côté « divertissement » peut me lasser, car je préfère voir des matchs organisés en fonction des classements, je comprends que le business et l’argent sont essentiels pour éviter que les combattants n’aient à travailler en parallèle de leurs compétitions. En fin de compte, combattre pour gagner sa vie avec de l’argent n’est pas moins légitime que de le faire pour nourrir son ego et se croire « le plus fort ».

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Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
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Martial Reflections of a Hypnofighter #286: Money at the Heart of Fighting

The difference between amateurism and professionalism often comes down to financial factors. Yet, it must be said, some amateurs train and prepare like professionals.

When we watch fights, whether it’s boxing matches between Tyson and Paul, the UFC’s BMF titles, or the freak matches often seen in Asia, one might wonder about their real purpose.

The answer is simple: to generate revenue and handsomely reward the fighters. Fighting for money. At first glance, in our romanticized view of sports and martial arts, this might seem at odds with their core values. However, the reality is clear: it’s just another job.

The effort and risks taken by fighters aren’t compensated by bonuses or thirteenth-month salaries. Fighters need to make a living, and professional pay—apart from the top earners—is often low. Unlike a regular job, fighters may only compete once every quarter or even less frequently.

Money, and anything that can create a buzz around a fight, is positive. As spectators, whether in the arena or in front of our TVs, we may think that money corrupts everything. But a champion doesn’t fight just for the recognition of their skills; they fight to ensure financial security and to live decently after their career ends.

While the entertainment aspect might bore me—I prefer fights based on rankings—I understand that business and money are essential to prevent fighters from having to work a regular job alongside their competitions. In the end, fighting to make a living with money is no less acceptable than doing it to feed one’s ego and believe they’re “the strongest.”

money #fight #mma #boxing #business

Take only what is good and right for you.

Be One,
Pank
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