Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #304 : L’Olympisme ne sauve pas tout

La lutte en France souffre de problèmes structurels, financiers et stratégiques. Malgré son statut olympique, la discipline peine à s’adapter aux besoins du MMA, tandis que les fédérations rencontrent des difficultés liées à des dettes importantes et des luttes de pouvoir internes.

Nous le savons, la lutte en France est peu pratiquée, malgré une légère augmentation cette année, et cela depuis des décennies. Les demandes se concentrent principalement sur le judo et, plus récemment, sur le MMA.

Si la lutte avait mieux anticipé sa stratégie, elle aurait mis en avant cette discipline comme une phase essentielle pour les futurs athlètes du MMA. Cependant, cela tarde à se concrétiser, et de nombreux pratiquants de MMA s’entraînent dans une forme de « cage wrestling » qui, souvent, ne nécessite pas d’entraîneurs formés par la Fédération Française de Lutte (FFL).

De plus, comme beaucoup d’autres fédérations, des problèmes financiers existent, notamment entre l’organisation des compétitions mondiales et certains investissements liés aux Jeux Olympiques.

Le manque de rigueur financière de la discipline, parfois dû à une sensation d’être « intouchable » avec seulement 30 000 licenciés, risque de coûter cher.

Le fait que la lutte soit une discipline olympique a permis à la fédération de se maintenir, malgré une dette de 400 000 euros. Cependant, cela fait parfois oublier qu’il est possible de perdre des agréments ministériels, ce qui plongerait la lutte dans une crise encore plus complexe.

Les organes fédéraux se dégradent souvent à cause des guerres de pouvoir et des politiques sans grand intérêt pour les licenciés, les véritables passionnés de la discipline.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of a Hypnofighter #304: Olympism Doesn’t Solve Everything

We know that wrestling in France is not widely practiced, despite a slight increase this year, and it has been this way for decades. The demand primarily focuses on judo and, more recently, MMA.

If wrestling had better anticipated its strategy, it could have positioned itself as an essential phase for future MMA athletes. However, this shift is slow to happen, and many MMA practitioners train in a form of « cage wrestling » that often does not require coaches certified by the French Wrestling Federation (FFL).

Moreover, like many other federations, financial problems exist, particularly between organizing world competitions and certain investments for the Olympic Games.

The lack of financial discipline, sometimes due to a sense of being « untouchable » with only 30,000 licensees, could prove costly.

While the sport’s Olympic status has allowed the federation to sustain itself despite a €400,000 debt, it often overshadows the risk of losing ministerial approvals, which could plunge wrestling into an even more complex crisis.

Federal bodies often deteriorate due to power struggles and policies that show little regard for the licensees, the true enthusiasts of the discipline.

Take only what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #303 : Les transfuges vers le MMA

Passer d’une discipline spécifique au MMA est un défi de taille, même pour les champions. Cet article explore les enjeux de l’adaptation, l’importance de l’humilité, et les stratégies pour réussir dans un monde où la transition est reine.

Dans le MMA, nous voyons de nombreux champions issus de disciplines spécifiques décider, après avoir dominé leur sport, de se tester dans la cage. Il est facile de penser que ces combattants vont écraser le monde du MMA, comme Alex « Poatan » Pereira l’a fait à l’UFC. Pourtant, si ce scénario est possible, il est loin d’être garanti.

Prenons l’exemple de Bo Nickal, l’un des lutteurs les plus talentueux à avoir foulé l’octogone. Après sept combats, il n’a pas encore bouleversé le monde du MMA. De même, les frères Bougahlem, malgré leur talent exceptionnel, restent des juniors dans cette discipline, tout comme Cédric Doumbé, qui n’a pas encore montré dans la cage la même maîtrise que dans ses précédents exploits.

Avoir un solide background est un atout, particulièrement à haut niveau. Cependant, le MMA est un univers unique : ce n’est ni de la boxe, ni de la lutte, ni du Jiu-Jitsu brésilien. C’est le domaine des transitions. La capacité à imposer son style à son adversaire est un avantage certain, mais beaucoup de combattants ne s’attendent pas à ce que certains puissent déjouer leur plan de match, parfois de façon imprévisible.

L’humilité est essentielle pour ceux qui passent au MMA en tant que champions. Apprendre à adapter son jeu et à progresser palier après palier est probablement la clé pour décrocher un titre dans cette nouvelle discipline. Cela nécessite de laisser de côté les attitudes de champion du passé et de s’ouvrir à une nouvelle manière de combattre.
Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
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Martial Reflections of a Hypnofighter #303: The Switch to MMA

In MMA, we see many champions from specific disciplines decide, after dominating their respective sports, to test themselves in the cage. It’s easy to assume these fighters will dominate the MMA world, as Alex « Poatan » Pereira has done in the UFC. However, while this is possible, it is far from guaranteed.

Take Bo Nickal, for instance, one of the most talented wrestlers to enter the octagon. Despite seven fights, he has yet to revolutionize the MMA world. Similarly, the Bougahlem brothers, despite their incredible talent, are still juniors in this discipline, just like Cédric Doumbé, who has yet to demonstrate the same mastery in the cage as in his previous accomplishments.

Having a solid background is an asset, particularly at a high level. However, MMA is a unique world—it’s not boxing, wrestling, or Brazilian Jiu-Jitsu. It’s the art of transitions. The ability to impose one’s style on an opponent is a definite advantage, but many fighters are unprepared for those who, for one reason or another, succeed in dismantling their game plans.

Humility is essential for champions transitioning to MMA. Learning to adapt one’s game and progressing step by step is likely the key to securing a title in this new discipline. This requires letting go of past champion attitudes and embracing a new way of fighting.

Take only what is right and beneficial for you.

Be One,
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #302 : Le Jiujitsu a-t-il changé d’objectif ?

Le Gracie Jiujitsu, conçu à l'origine pour la défense personnelle, s'est progressivement orienté vers une pratique sportive visant à surpasser d'autres styles. Cette transition, marquée par des défis entre écoles et l’essor du MMA, questionne son adaptation aux réalités du combat.

Je regardais la vidéo Black Belt Confession – BJJ SUCKS For Self Defense et j’ai particulièrement apprécié une remarque mise en avant par le vidéaste. Le Jiujitsu, développé par les Gracie pour sa branche brésilienne, s’orientait officiellement vers la défense personnelle.

Cependant, si on examine l’histoire de ce que proposaient Carlos puis Helio Gracie, ce n’est pas cet aspect qui a marqué le style. Ce qui a été retenu, ce sont plutôt les défis que l’Académie Gracie lançait aux autres styles. Que ce soit intentionnel ou non, les combattants ont dû apprendre et adapter le Jiujitsu pour remporter ces combats.

Je ne parle même pas des entraînements “professionnels” organisés lors des défis plus tardifs contre la Luta Livre, où nous étions déjà entrés dans l’ère du Vale Tudo, proche des débuts du MMA. Le Gracie Jiujitsu s’est alors davantage orienté vers la victoire contre d’autres pratiquants de sports de combat que vers une gestion réaliste des combats de rue.

Aujourd’hui, le Jiujitsu semble avoir perdu son adaptation au MMA — il suffit de regarder Kron Gracie la semaine dernière. Pourquoi ? Parce que le Jiujitsu continue de se centrer sur le combat contre ses propres techniques (ce qui, pour ma part, ne me dérange pas particulièrement) plutôt que sur la self-defense.

D’ailleurs, il est amusant de constater à quel point nous sommes loin de l’époque où chaque école avait son style distinct : la demi-garde de la Nova União, le travail de passeur de garde chez Carlson Gracie… Aujourd’hui, toutes les académies travaillent globalement de la même manière. Je ne vois plus trop de différences entre AOJ, Unity ou Atos.

La facette plus sportive que martiale a permis une amélioration incroyable du niveau technique et a produit un système totalement optimisé pour vaincre un Jiujitsuka. Mais cela s’est fait au “détriment” de l’époque où l’objectif était de battre des pratiquants de MMA, qu’ils soient wrestlers ou strikers, eux-mêmes ayant étudié le BJJ pour l’annihiler.

C’est fascinant de voir l’évolution en cent ans de ce que le Gracie Jiujitsu a apporté au monde.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
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Martial Reflections of a Hypnofighter #302: Has Jiujitsu Changed Its Objective?

I was watching the video Black Belt Confession – BJJ SUCKS For Self Defense and particularly appreciated a point highlighted by the videographer. Jiujitsu, developed by the Gracies for its Brazilian branch, was officially oriented towards self-defense.

However, when we look at the history of what Carlos and Helio Gracie proposed, it’s clear that this aspect didn’t define the style. What stood out were the challenges the Gracie Academy posed to other styles. Whether intentional or not, fighters had to learn and adapt Jiujitsu to win those fights.

I’m not even mentioning the “professional” training sessions during later challenges against Luta Livre, as we had already entered the Vale Tudo era, close to the early stages of MMA. Gracie Jiujitsu was more focused on defeating other combat sports practitioners than on realistic street combat management.

Today, Jiujitsu seems to have lost its adaptability to MMA — just look at Kron Gracie last week. Why? Because Jiujitsu continues to focus on defeating its own techniques (which, personally, I don’t mind) rather than on self-defense.

Moreover, it’s amusing to see how far we’ve come from the days when each school had its distinct style: the half-guard from Nova União, the guard-passing skills at Carlson Gracie’s… Today, all academies work in roughly the same way. I no longer see much difference between AOJ, Unity, or Atos.

The sportier side of Jiujitsu has led to an incredible improvement in technical level and created a fully optimized system for defeating a Jiujitsuka. But this came at the “expense” of the era when the goal was to defeat MMA practitioners, whether they were wrestlers or strikers, who had studied BJJ to neutralize it.

It’s fascinating to observe the evolution over a hundred years of what Gracie Jiujitsu has offered the world.

Take only what is good and right for you.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #301 : La fréquence des compétitions

La multiplication des compétitions de grappling et de MMA a transformé le niveau des combattants, leur permettant de s'améliorer grâce à la répétition et l'expérience acquise. Même les athlètes professionnels bénéficient de combats fréquents pour peaufiner leurs faiblesses et gagner en efficacité.

Il y a un élément qui a vraiment changé ces cinq dernières années : c’est le nombre de compétitions auxquelles nous pouvons participer, que ce soit dans les systèmes de grappling ou de combat libre. Et c’est un point particulièrement important pour la génération de combattants qui est en train d’émerger.

Entre 2000 et 2015, lorsqu’on cherchait des compétitions de BJJ ou de grappling, il n’y en avait que quelques-unes par saison. Même chose pour le combat libre, où il fallait se tourner vers le Kenpo, le Pancrase, le Sambo ou le Bugei pour tenter d’accumuler des combats. Les règles étaient toujours différentes, et il était compliqué de trouver des compétitions.

Aujourd’hui, on voit que la fréquence des compétitions change considérablement la qualité des combattants, qui deviennent véritablement professionnels et maîtrisent parfaitement les rouages des événements. On l’a vu ce week-end à l’UFC : même pour un athlète du calibre de Covington, ne pas combattre assez et passer des saisons entières à attendre un title shot ne lui apporte aucun bénéfice.

Nous avons aussi vu Shavkat, qui a préféré affronter Ian Gary la semaine dernière plutôt que de viser directement un combat pour le titre. Cette expérience lui a permis de réaliser que sa domination actuelle pourrait être contestée. Contre Belal, il y a de fortes chances qu’il perde s’il ne corrige pas ce qu’il a montré durant ce match de transition.

C’est grâce à la répétition des compétitions que l’on peut vraiment améliorer notre niveau. Bien sûr, en grappling, c’est plus « simple » : on se blesse moins qu’à des tournois de MMA où les combats s’enchaînent et où les blessures sont fréquentes.

Plus on participe à des compétitions, plus on progresse. Ce n’est pas parce qu’on travaille un autre jeu, mais parce qu’on se concentre davantage sur des détails précis : nos faiblesses et les petites améliorations qui permettent de l’emporter.

La fréquence des compétitions est un élément clé à prendre en compte quand on a des objectifs importants. Participer à un combat, même s’il n’a pas d’impact stratégique sur le classement, apportera toujours quelque chose de positif, tant que cela reste dans la mesure.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #301: Competition Frequency

One major factor that has significantly changed over the past five years is the number of competitions we can participate in, whether in grappling systems or free fighting. This is particularly crucial for the emerging generation of fighters.

Between 2000 and 2015, when searching for BJJ or grappling competitions, there were only a handful per season. The same applied to free fighting, where one had to look to Kenpo, Pancrase, Sambo, or Bugei to accumulate fights. The rules were always different, and finding competitions was a struggle.

Today, the frequency of competitions greatly impacts fighter quality. Competitors are becoming true professionals who understand exactly how things work. We saw it this weekend at the UFC: even for an athlete like Covington, not fighting enough and spending entire seasons waiting for a title shot brings no benefits.

Shavkat also showed this last week by choosing to face Ian Gary instead of going straight for a title match. This experience revealed to him that his current dominance could be challenged. Against Belal, there’s a strong chance he could lose if he doesn’t address what he displayed in that transitional fight.

It’s through frequent competitions that we truly improve our level. Of course, grappling is « easier » in that injuries are less common compared to MMA tournaments, where fights are back-to-back and injuries are frequent.

The more competitions we engage in, the more progress we make—not because we change our game, but because we focus more attention on key details: our weaknesses and small improvements that make the difference.

The frequency of competitions is an essential factor when pursuing major goals. Taking a fight, even if it doesn’t strategically advance your ranking, will still provide positive outcomes as long as it’s done in moderation.

Take only what is good and right for you.

Be One,
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #300 : Arrêter l’entraînement en fin de carrière

Cet article explore les raisons qui poussent certains pratiquants d’arts martiaux, notamment de BJJ, à arrêter leur entraînement en fin de carrière. Entre perte de motivation et besoin de nouveaux défis, il met en lumière les choix personnels pour éviter l’épuisement d’une passion.

Notre sport, comme tous les autres, peut attirer grâce à la compétition. C’est d’ailleurs le gros point fort du BJJ, qui dépasse très certainement le judo sur ce sujet. Pourquoi parler de cet avantage du jiujitsu ? Simplement parce que tout le monde est prêt à payer entre 50 et 180 € pour combattre, et il peut y avoir plus de 8 000 participants.

Une autre force du BJJ réside dans sa valorisation des anciens, les Masters/Vétérans. Quand toutes les autres fédérations mettent en avant les enfants, celle du BJJ cible ceux qui ont de l’argent et une nouvelle envie de se tester.

Cependant, une fois que le corps, et peut-être la motivation, ne suivent plus, après des décennies de compétition, il est très possible que le pratiquant décide d’arrêter. Pour beaucoup, cela signifie juste libérer des week-ends, mais pour d’autres, cela devient une véritable remise en question.

J’ai souvent vu d’excellents compétiteurs arrêter les arts martiaux après avoir cessé d’obtenir des résultats ou atteint leurs objectifs. Certains rejettent même complètement les arts martiaux, les dojos et le combat, et se tournent vers d’autres activités comme la course à pied, l’escalade, le triathlon ou le crossfit.

Ils estiment que les arts martiaux n’ont plus rien à leur apporter, ne trouvant plus cette satisfaction qui les motivait à se rendre plusieurs fois par semaine au dojo. En effet, il ne faut pas chercher autre chose que du sport dans les arts martiaux : chacun a ses propres leviers motivationnels.

Concourir contre soi-même ou contre les autres est une manière de se fixer des objectifs. Cependant, pratiquer simplement pour s’améliorer, sans jamais savoir si ces efforts peuvent être éprouvés, peut lasser. Certains préfèrent éviter que leur passion ne dépérisse ou ne les dégoûte, et cherchent de nouveaux chemins pour se challenger.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
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Martial Reflections of a Hypnofighter #300: Stopping Training at the End of a Career

Our sport, like all others, can attract participants through competition. This is undoubtedly the strong point of BJJ, which probably surpasses judo in this regard. Why talk about this advantage of jiujitsu? Simply because everyone is willing to pay between €50 and €180 to compete, and there can be over 8,000 participants.

Another strength of BJJ lies in how it values older practitioners, the Masters/Veterans. While most federations focus on children, BJJ targets those who have the financial means and a new desire to test themselves.

However, once the body, and perhaps the motivation, no longer follow after decades of competition, it is very likely that practitioners will decide to stop. For many, this simply means freeing up their weekends, but for others, it leads to a deeper reflection.

I have often seen excellent competitors quit martial arts after they no longer achieved results or met their goals. Some even completely reject martial arts, dojos, and combat, turning to activities like running, climbing, triathlons, or crossfit.

They feel that martial arts no longer offer them the fulfillment that once motivated them to train several times a week at the dojo. Indeed, martial arts are essentially a sport, and each person has their own motivational triggers.

Competing against oneself or others is a way to set goals. However, practicing solely for self-improvement, without ever knowing if these efforts can be tested, can become tiresome. Some prefer to avoid seeing their passion fade or become a source of disgust and instead look for new ways to challenge themselves.

Take only what is good and right for you.

Be One,
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #299 : La matraque télescopique, la meilleure arme de défense ?

La matraque télescopique est-elle la meilleure arme pour se défendre face aux agressions ? Malgré son illégalité, elle offre une alternative efficace pour neutraliser un agresseur armé d’un couteau tout en évitant des blessures mortelles. Une réflexion sur son usage et ses limites légales.

Chaque jour, des personnes ordinaires perdent la vie à cause d’un désaccord qui dégénère. Sortir un couteau est redevenu une manière tristement courante de résoudre les conflits.

Comme la police ne peut être omniprésente (sauf peut-être lors des Jeux Olympiques), les citoyens doivent se débrouiller avec les moyens à leur disposition. Cependant, les lois compliquent sérieusement les choses pour les personnes agressées, qui peinent à se défendre légalement tout en restant en sécurité.

Dans le domaine des armes de défense personnelle, il est difficile de ne pas basculer dans l’illégalité. J’avoue avoir adhéré à la philosophie philippine selon laquelle, face à un adversaire armé d’un couteau, il vaut mieux être armé soi-même. Mais si la police vous contrôle, vous serez sanctionné. Pire, si vous utilisez cette arme pour vous défendre, on vous demandera pourquoi vous possédiez un couteau lorsque vous avez été menacé.

J’apprécie les couteaux, mais je suis conscient que devoir blesser gravement un opposant, même pour sauver ma vie, est un dilemme moral. Par exemple, une attaque ciblant la jugulaire (angle 1) pourrait me valoir plusieurs années en prison.

Avec le temps, j’ai opté pour la matraque télescopique. Bien que cette arme soit toujours illégale, si un agent me contrôle, je préfère la remettre et payer l’amende. Mais en cas de danger, cette arme offre une chance de maintenir un agresseur à distance, notamment si celui-ci tente d’utiliser un couteau.

Pour les plus entraînés, un recul rapide, le déploiement de la matraque et un coup ciblé sur la main ou le bras peuvent suffire à désarmer un adversaire en un instant. Le bâton est une arme maniable, puissante et polyvalente. Bien que certaines écoles insistent sur les contrôles et les clés avec un bâton, je considère qu’il reste avant tout une arme de frappe efficace. Il peut éviter qu’un pré-combat ne se transforme en véritable affrontement, tout en neutralisant sans forcément blesser mortellement.

Prenez uniquement ce qui vous semble juste et adapté.

Be One,
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Martial Reflections of a Hypnofighter #299: Is the Telescopic Baton the Best Self-Defense Weapon?

Every day, ordinary people lose their lives because of a disagreement that escalates. Carrying a knife has unfortunately become a common way to resolve conflicts.

Since the police cannot be everywhere (except perhaps during the Olympics), citizens must make do with what they have. However, the laws significantly complicate matters for victims who struggle to defend themselves legally while ensuring their safety.

In the field of personal defense weapons, it’s challenging to avoid crossing into illegality. I admit to subscribing to the Philippine philosophy that if your opponent has a knife, you’re better off being armed yourself. However, if the police catch you, you’ll face penalties. Worse, if you use your weapon for self-defense, questions will arise about why you were carrying a knife in the first place when you were threatened.

I like knives, but I am aware that the idea of severely injuring an attacker, even to save my life, is a moral dilemma. For instance, targeting the jugular (angle 1) could result in several years in prison.

Over time, I opted for the telescopic baton. Although it’s still illegal, if a police officer stops me, I’m prepared to hand it over and pay the fine. But in case of danger, this weapon provides an opportunity to keep an assailant at bay, especially if they attempt to use a knife.

For those trained, a quick retreat, the baton’s deployment, and a strike to the hand or arm can swiftly disarm an attacker. Batons are versatile, powerful, and easy to handle. While many schools emphasize control techniques and locks with batons, I see them primarily as striking tools. They can prevent a pre-fight from escalating into a full-blown confrontation, neutralizing without necessarily causing fatal injuries.

Take only what resonates and feels right for you.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #299 : La difficulté des styles traditionnels

Cet article explore les difficultés rencontrées par les enseignants de styles martiaux traditionnels, comme le Taekwondo, face aux attentes des nouveaux pratiquants préférant des approches plus ludiques et moins contraignantes. Comment adapter ces disciplines sans perdre leur essence?

Hier, pendant un repas avec les professeurs du Fushan Kwoon, je discutais avec Nicolas, notre professeur de Taekwondo, sur la difficulté d’enseigner et de retenir des apprenants, qu’ils soient enfants ou adultes. C’est un thème que j’ai déjà abordé, mais chaque fois que je parle avec des enseignants de styles plus traditionnels que ceux que je pratique, cela me pousse à la réflexion.

Le Taekwondo et la culture coréenne des arts martiaux sont associés à une discipline de fer et à des entraînements éprouvants. Je me souviens de stages avec Lee Kwan Young, à l’époque où je pratiquais intensément le karaté. Ces moments étaient un exemple de rigueur et de dureté. Les Jeux olympiques ont changé à la fois la population des pratiquants et la façon de pratiquer, tout comme nous l’avons vu avec le Gracie Jiujitsu et le Jiujitsu sportif.

Ce que recherchent les pratiquants aujourd’hui, c’est l’explosivité, les enchaînements aériens, etc., mais rarement les poomsae ou le kiboun. La raquette et le plastron offrent un côté plus ludique. Nicolas m’a expliqué que sa méthode, issue d’une école plus traditionnelle, avec une discipline rigoureuse, a dû être mise à jour. Il a constaté que beaucoup de nouveaux apprenants ne supportaient pas le côté martial. Ils viennent davantage pour le côté sportif et amateur.

Les sanctions pour les retards ou le bavardage peuvent faire fuir les jeunes ou les adultes qui cherchent à s’amuser et se détendre, et non à se contraindre comme on pourrait l’attendre dans les arts martiaux. De plus, les répétitions infinies de formes et de techniques dans le vide n’apportent pas de « fun » dans une société où tout tend vers la gamification.

Serge, un pratiquant de MMA formé par feu Senseï Merchet à Haute Tension, me disait que même lui, avec son style moderne, a dû adapter son approche face aux nouvelles vagues de pratiquants pour éviter qu’ils se plaignent ou quittent la salle. La mise à jour des écoles modernes peut se faire relativement facilement, mais pour des styles comme le Taekwondo, cela reste plus complexe si l’on souhaite préserver une partie de leur essence.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
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Martial Reflections of a Hypnofighter #299: The Challenges of Traditional Styles

Yesterday, during a meal with the instructors at Fushan Kwoon, I was talking with Nicolas, our Taekwondo instructor, about the challenges of teaching and retaining students, whether children or adults. This is a topic I have addressed before, but every time I speak with teachers of more traditional styles than the ones I practice, it prompts further reflection.

Taekwondo and the Korean martial arts culture are associated with iron discipline and grueling training. I remember workshops with Lee Kwan Young during my karate days. They exemplified rigor and toughness. The Olympics have changed both the demographics of practitioners and the way they practice, similar to what we have seen with Gracie Jiujitsu and sport Jiujitsu.

Today’s practitioners are looking for explosiveness, aerial sequences, etc., but rarely for poomsae or kiboun. The paddle and chest protector provide a more playful aspect. Nicolas explained to me that his method, rooted in a more traditional school with strict discipline, had to be updated. He noticed that many new students could not tolerate the martial aspect, as they came more for the sporting (amateur) side.

Sanctions for tardiness or chatting can drive away young people or adults who seek fun and relaxation rather than constraint, as is often expected in martial arts. Moreover, the endless repetitions of forms and techniques in the air do not provide « fun » in a society where everything has become gamified.

Serge, a MMA practitioner trained by the late Sensei Merchet at Haute Tension, told me that even he, with his modern style, had to adapt his approach to the new waves of practitioners to prevent complaints or attrition. Updating modern schools can be relatively “easy,” but for styles like Taekwondo, it remains more complex if one wants to preserve part of their essence.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #298 : L’attention dans les arts martiaux

Dans un monde saturé de distractions, les arts martiaux offrent une opportunité unique de cultiver l’attention. Ce texte explore l’importance de la concentration sur le tatami, les risques liés au manque d’attention, et les bénéfices du "ici et maintenant" pour développer des compétences martiales et personnelles.

Nous savons que les arts martiaux, et plus généralement toutes les activités du quotidien, demandent une attention soutenue. Aujourd’hui, je parlais de cette notion particulièrement importante dans l’hypnose. Une anecdote intéressante m’est venue d’un restaurateur, qui, avec ses 2 000 repas servis chaque midi, rencontre peut-être moins de problèmes avec les absents qu’avec les présents… sans attention.

Pour plusieurs raisons que j’ai déjà partagées dans les Instantanés, nous vivons dans un monde où il est de plus en plus difficile de maintenir une attention suffisante pour entrer pleinement dans une phase d’apprentissage. Même les jeux demandent d’être joués plusieurs fois avant de pouvoir comprendre leurs règles et dynamiques.

La plupart des professeurs d’arts martiaux interdisent les téléphones et toute distraction sur le tatami. Même lors des pauses d’hydratation, le moment n’est pas destiné à consulter ses messages.

Les sports de combat, qui mettent parfois dans des situations d’insécurité et présentent un risque de blessure, nécessitent une attention particulière, tant pour soi-même que pour ses partenaires d’entraînement. Être attentif est essentiel pour éviter de se blesser ou de blesser les autres.

Ce levier de sanction inhérent aux arts de combat a l’avantage d’offrir un espace de déconnexion pour les jeunes et les moins jeunes. Cela crée un « ici et maintenant » qui, au-delà des compétences martiales développées, ouvre de nombreuses possibilités à exploiter.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #298: Attention in Martial Arts

We know that martial arts, and more generally all daily activities, require sustained attention. Today, I discussed this particularly important notion in hypnosis. An interesting anecdote came to me from a restaurateur who serves 2,000 meals each midday. He might face fewer issues with absent staff than with those who are present… but inattentive.

For several reasons I have already shared in the Instantanés, we live in a world where it is increasingly difficult to maintain enough focus to fully enter a phase of learning. Even games require being played multiple times to understand their rules and dynamics.

Most martial arts instructors ban phones and any distractions on the tatami. Even during hydration breaks, the time is not meant to check messages.

Combat sports, which can create insecurity and carry a risk of injury, require particular attention, both for oneself and training partners. Being attentive is essential to avoid injuring oneself or others.

This natural consequence of sanctions inherent in combat arts has the advantage of offering young and older individuals alike a space to disconnect from constant distractions. It creates a « here and now » that, beyond developing martial skills, opens up numerous opportunities to explore.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #297 : Chercher la fluidité

Dans cet article, Pank explore le concept de fluidité en combat, une alternative à l’explosivité fondée sur des mouvements continus et une gestion précise du temps. Il souligne les défis pratiques liés à cette approche, notamment en MMA et en BJJ, et met en lumière ses implications pour le quotidien, où la fluidité devient une philosophie d’adaptation face aux imprévus.

Assez régulièrement, dans les randoris, je me concentre sur un thème, que ce soit en percussion ou en préhension : chercher à être fluide. Paradoxalement, je peux avoir l’impression d’être plus rapide, alors que ce n’est pas forcément le cas.

En tentant de maintenir une tension relative, je ne cherche pas l’explosivité, souvent synonyme de mouvements saccadés, d’une forte tension suivie d’une explosion, puis d’un relâchement. À l’inverse, en conservant une tension suffisante pour travailler, tout en limitant ces mouvements saccadés qu’impose l’explosivité, le mouvement se déploie de manière continue.

La notion de temps devient alors essentielle et prend de plus en plus d’importance à mesure que la fluidité s’installe. Il s’agit de savoir à quel moment précis initier le mouvement. Souvent, lors d’une explosion, un léger contretemps nous oblige à compenser avec la puissance développée à cet instant précis.

Avec l’âge, les combattants les plus explosifs (sans compléments particuliers) perdent naturellement cette compétence. Cela peut créer une faiblesse dans leur style, surtout face à une nouvelle génération qui n’a pas de problème d’énergie ni d’explosivité.

Cependant, bien que séduisante sur le papier, la fluidité pose des défis en pratique. La prise de notre opposant, sa force, et la direction qu’il impose au combat doivent idéalement « glisser » sur nous. Mais ce genre de métaphore, comme celle du saule pleureur pliant sous la neige, reste poétique et bien éloigné des réalités d’un match de MMA, de BJJ ou de Luta Livre.

Cette quête de fluidité physique peut également se transposer dans le domaine cognitif : apprendre à ne plus se figer face aux imprévus, mais à rester adaptable et à avancer.

bjj #Jiujitsu #LutaLivre #force #explosivité #fluidité

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Martial Reflections of a Hypnofighter #297: Seeking Fluidity

Quite regularly in randoris, I focus on a theme, whether it’s striking or grappling: seeking fluidity. Paradoxically, I might feel faster, even though that’s not necessarily the case.

By trying to maintain relative tension, I avoid seeking explosiveness, which is often synonymous with jerky movements, alternating between high tension, explosion, and relaxation. Instead, by maintaining just enough tension to operate while limiting the jerky movements that explosiveness imposes, the motion unfolds more smoothly and continuously.

Time becomes essential and increasingly important as fluidity takes hold. It’s about knowing the exact moment to initiate a movement. Often, during an explosion, a slight off-timing forces us to compensate with the power generated at that precise instant.

With age, even the most explosive fighters (without particular supplements) naturally lose this skill. This can create a weakness in their style, especially against a younger generation with no issues in energy or explosiveness.

However, while fluidity is appealing on paper, it presents challenges in practice. The opponent’s grip, strength, and the direction they impose in combat should ideally « slide » off us. But such metaphors, like the willow bending under the snow, remain poetic and far removed from the realities of an MMA, BJJ, or Luta Livre match.

This quest for physical fluidity can also be transposed into the cognitive domain: learning to avoid freezing in the face of the unexpected and instead staying adaptable and moving forward.

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Take only what feels right and just for you.
Be One,
Pank
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #296 : Jeux en contrôle ou jeux en mouvements

Dans le Jiujitsu, deux styles principaux s’opposent : le jeu en pression et le jeu en mouvement. Chaque combattant adapte son choix en fonction de ses préférences, capacités physiques et âge. Aucun style n’est supérieur à un autre, mais l’efficacité repose sur la capacité à imposer son univers.

Il existe différents types de combattants, et chacun exprime ses compétences pugilistiques à sa manière. Comme je l’ai déjà mentionné, il est amusant de constater que certains combattants choisissent un style qui ne correspond pas à leur nature. Cela peut se révéler contraignant pour eux à l’entraînement.

Dans le Jiujitsu, on distingue deux tendances majeures, bien que, idéalement, il soit essentiel de maîtriser les deux. Le premier est un jeu basé sur la pression, où les angles et les mouvements sont limités en rythme et en amplitude. L’objectif est de contrôler chaque étape du combat de la manière la plus optimale possible.

Le second est un jeu en mouvement, plus aérien et mobile. On pourrait croire que ce style est réservé aux combattants légers, tandis que les combattants lourds privilégient la pression. Pourtant, ce n’est pas le cas. Ce choix dépend souvent des préférences personnelles et des capacités physiques, influençant consciemment ou inconsciemment cette orientation.

La nouvelle génération de pratiquants démontre une fluidité incroyable pour passer des gardes ou renverser un adversaire. Cependant, ils choisissent parfois d’opter pour un jeu tout en pression, non seulement grâce à leur cardio et leur explosivité, mais aussi à travers des grips profonds, des hanches basses, et des avancées lentes, adaptées à un physique souple et dynamique.

Il est également crucial de réfléchir au style que l’on souhaite développer en fonction de son âge. Il est souvent plus facile, en vieillissant, de jouer sur la pression que de maintenir un style basé sur la fluidité.

En termes d’efficacité, il n’y a pas un style meilleur qu’un autre. Tout repose sur la capacité d’un combattant à imposer l’univers dans lequel il souhaite évoluer.

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Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank
Passion Combat

Martial Reflections of a Hypnofighter #296: Control Play or Movement Play

There are different types of fighters, and each expresses their pugilistic skills in their own way. As I’ve mentioned before, it’s interesting to see that some fighters choose a style that doesn’t align with their natural inclinations, which can be a challenge during training.

In Jiujitsu, we observe two major tendencies, even though mastering both aspects is ideal in the long run. The first is a pressure-based game, where angles and movements are restricted in rhythm and amplitude. The goal is to maintain optimal control over each phase of the fight.

The second is a movement-based game, more aerial and mobile. One might think lightweights prefer this game while heavyweights stick to pressure. However, this isn’t true. This choice often stems from personal preference, frequently influenced by physical abilities, and can shape this orientation, consciously or unconsciously.

The new generation of practitioners showcases incredible fluidity in passing guards or reversing opponents. Yet, they sometimes opt for a pressure-heavy game, not just relying on their cardio and explosiveness, but also employing deep grips, low hips, and slow advances, tailored to their flexible and dynamic physiques.

It’s also essential to consider the style you wish to develop as you age. Pressure-based games are often easier to maintain with age compared to those relying on fluidity.

In terms of efficiency, no style is inherently superior. It always comes down to whether a fighter can impose the environment in which they wish to evolve.

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Take only what is good and right for you.
Be One,
Pank
Passion Combat