Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
En compétition, le nombre de tours peut parfois atteindre six ou sept. Si cela représente déjà un défi considérable pour les disciplines de grappling, cela devient encore plus complexe et potentiellement dangereux pour les systèmes intégrant les frappes et le KO.
Il est intéressant de noter que même l’UFC à ses débuts proposait seulement trois rounds pour remporter un titre. Aujourd’hui, des compétiteurs amateurs, dont la préparation diffère de celle des professionnels, doivent s’affronter à pleine puissance contre des adversaires inconnus et variés à chaque tour. On observe même des compétitions où les participants effectuent jusqu’à cinq combats.
Ce nombre élevé de combats représente un risque potentiel pour la santé des athlètes et son utilité est discutable. Si l’on considère qu’un match professionnel se déroule sur trois rounds de cinq minutes, limiter le nombre de combats à trois pourrait apporter une amélioration significative.
Je comprends les contraintes des organisateurs, qui ne peuvent multiplier les événements trop fréquemment. D’un point de vue logique pour les participants, des périodes de repos parfois conséquentes sont nécessaires. Cependant, l’état de certains combattants après cinq affrontements illustre bien qu’ils ne pourront pas reprendre la compétition avant un certain temps, entre la récupération et une nouvelle préparation.
Le même constat s’applique au JJB (Jiu-Jitsu Brésilien), où un maximum de cinq combats serait préférable, avec l’éventualité de l’absolute pour une récompense supplémentaire. Pour cela, il serait judicieux de limiter le nombre de participants et de privilégier des compétitions sélectives plutôt que des opens. Cela offrirait un cadre et une préparation plus spécifiques. Les athlètes pourraient également anticiper le nombre de tours restants avant la fin de leur compétition.
Enchaîner autant de combats en amateur, alors que ce n’est jamais le cas chez les professionnels, est une pratique qui mériterait d’être reconsidérée afin de proposer des prestations d’une qualité encore supérieure.
Reflections on the Optimal Number of Fights in Competition
In competition, the number of rounds can sometimes reach six or seven. While this already presents a considerable challenge for grappling disciplines, it becomes even more complex and potentially dangerous for systems incorporating strikes and knockouts.
It is interesting to note that even the early UFC proposed only three rounds to win a title. Today, amateur competitors, whose preparation differs from that of professionals, must compete at full power against unknown and varied opponents in each round. We even see competitions where participants undertake up to five fights.
This high number of fights poses a potential risk to the health of athletes, and its usefulness is debatable. Considering that a professional match takes place over three five-minute rounds, limiting the number of fights to three could bring a significant improvement.
I understand the constraints of organizers, who cannot multiply events too frequently. From a logical point of view for the participants, sometimes significant rest periods are necessary. However, the state of some fighters after five encounters clearly illustrates that they will not be able to return to competition for some time, between recovery and new preparation.
The same applies to BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu), where a maximum of five fights would be preferable, with the possibility of the absolute for an additional reward. For this, it would be wise to limit the number of participants and favor selective competitions over opens. This would offer a more specific framework and preparation. Athletes could also anticipate the number of rounds remaining before the end of their competition.
Stringing together so many fights as an amateur, when this is never the case for professionals, is a practice that deserves to be reconsidered in order to offer performances of even higher quality.
Livre Anatomie d’une prédation de Alice Augustin et Cécile Ollivier / Page 157
Autrices : « C’est une méthode conversationnelle qui n’a rien à voir avec l’hypnose de music-hall », explique le chercheur. Il s’agit, dans un cadre thérapeutique, d’une coopération active entre l’hypnotiseur et le patient. Elle n’est pas du ressort de la manipulation et ne modifie pas l’état de conscience. Cette technique ne peut pas transformer quelqu’un en pantin ni déconnecter la volonté des gens.
La méthode ericksonienne, qui est prise en référence par le chercheur, est issue de l’hypnose classique. Je rappelle ce que partageait souvent Brent Geary, du Milton Erickson Institute de Phoenix, collègue du « descendant » Jeff Zeig. Erickson a pratiqué 50 ans l’hypnose directive avant de mettre en place une hypnose plus subtile et moins confrontante. Dire que l’hypnose ericksonienne ne fonctionne que dans le cadre du cabinet, c’est oublier l’hypnose conversationnelle qui s’est développée notamment au travers de la PNL dans les entreprises et le commerce pour améliorer les ventes et le management.
De plus, la coopération, que les Américains aiment nommer « compliance », peut se structurer dans des cadres autres que ceux d’un cabinet. Pour reprendre ce que je viens de dire, cela se vérifie dans un deal commercial, dans une négociation de poste et, par extension, dans tous les rapports de communication que nous mettons en place. Ce qui est souvent remarqué de la part de M. Miller, qui était un homme généreux, qui prenait l’initiative et qui savait écouter. N’avez-vous pas l’impression que le levier de la gentillesse et de l’attention ne favorise pas une coopération et une « alliance », que l’on nommera rapport en hypnose ericksonienne ?
L’hypnose ericksonienne ne modifie pas l’état de conscience. Il faudra donc oublier tous les articles de M. Erickson sur la recherche de transes profondes ou les vidéos de sessions de plusieurs heures pour qu’au travers d’une stratégie indirecte il arrive à mettre en transe une participante de son « séminaire ». En taquin elmanien que je suis, cet expert ne fait que répéter ce que nous aimons dire : les ericksoniens ne savent pas faire d’hypnose. Mais là, on n’est plus dans la taquinerie. L’hypnose ericksonienne cherche des transes, qu’ils nomment des états modifiés de conscience, avec une maîtrise sémantique et prosodique de l’échange…
Une transe profonde (somnambulique), qu’elle soit issue d’une stratégie directe, indirecte ou directive, reste un état qui, pour beaucoup, les déconnecte. Reprenons la définition de 2014 de la division 30 de l’American Psychological Association qui décrit l’hypnose comme « un état de conscience impliquant une attention focalisée et une conscience périphérique réduite, caractérisé par une capacité accrue de réponse à la suggestion ».
Cette hyperfocalisation fait déconnecter des éléments externes autres que ce que l’opérateur propose. C’est pour cette raison que nous pouvons faire de l’hypnose de rue dans un endroit bondé de monde ou dans un bar avec de la musique et des personnes qui parlent fort. Si clairement la grande majorité des personnes ne deviennent pas des pantins, les personnes les plus suggestibles, elles, peuvent le devenir. Et là encore, la scène, mais plus encore la rue, nous le prouve. Avec quelques minutes de pre-talk (donc bien loin des heures d’échanges voire de harcèlement de M. Miller), certaines personnes se déconnectent devant des dizaines de personnes dès l’induction…
On le voit dans le monde du MMA international, il y a des clubs, des équipes qui, pendant quelques années, dominent les plus grandes scènes mondiales, puis se décomposent, voire disparaissent. On peut penser à la BTT (Brazilian Top Team), la Chute Boxe, la Team Jackson-Wink MMA, ou les Lion’s Den.
Les combattants évoluent alors au sommet, ce qui signifie que les modèles d’entraînement sont efficaces et que les coachs ont une vision claire de ce qui se passe dans le circuit. Certains de leurs athlètes sont même titrés. Il n’y a pas de raison technique évidente (politiques, certainement) qui explique cet effondrement et le retour de l’académie au second plan.
Des équipes comme l’Alpha Male ont vu leur influence diminuer, tout comme la Team Quest. Pour ces deux cas, on pourrait supposer qu’avec l’arrêt de carrière de leurs figures de proue, l’attraction pour le centre d’entraînement s’est estompée. Il semble y avoir des ruptures et, pire encore, une sorte d’obsolescence programmée pour toutes les structures et philosophies de combat.
En ce moment, on met en avant les « Fighting Nerds », mais pour combien de temps ? Cinq ans ? Qu’est-ce qui explique l’émergence simultanée de cinq combattants incroyables, tout comme Chute Boxe a produit Wanderlei Silva, Mauricio Rua (« Shogun ») et Murilo Rua (« Ninja ») ?
Il est possible que les egos des champions entraînent la dispersion des athlètes, mais une salle n’est-elle pas avant tout le reflet de la compétence des coachs capables de former de jeunes talents jusqu’à des niveaux importants ? Est-ce seulement les champions qui attirent d’autres champions, et est-ce la confrontation au plus haut niveau qui est déterminante ?
Du coup, les coachs sont-ils davantage des managers d’athlètes de haut niveau que des formateurs de champions ? Cette durée de vie limitée des clubs m’étonne et me fascine, car elle est constante. On le voit aussi en France, et je me dis qu’il y a peut-être un manque dans les structures qu’il faudrait comprendre pour maintenir des « usines à grands combattants ».
Martial Reflections of an Hypnofighter #365: The Ephemeral Success of Fashionable Clubs
It’s evident in the international MMA scene that there are clubs, teams that, for a few years, dominate the biggest world stages, and then break down, even disappear. We can think of BTT (Brazilian Top Team), Chute Boxe, Team Jackson-Wink MMA, or Lion’s Den.
The fighters then evolve at the top, which means that the training models are effective and that the coaches have a clear vision of what is happening in the circuit. Some of their athletes are even titled. There is no obvious technical reason (certainly political ones) that explains this collapse and the academy’s return to the background.
Teams like Alpha Male have seen their influence diminish, just like Team Quest. For these two cases, one could assume that with the retirement of their leading figures, the attraction to the training center has faded. There seems to be ruptures and, worse, a kind of planned obsolescence for all combat structures and philosophies.
Right now, the « Fighting Nerds » are being highlighted, but for how long? Five years? What explains the simultaneous emergence of five incredible fighters, just as Chute Boxe produced Wanderlei Silva, Mauricio Rua (« Shogun »), and Murilo Rua (« Ninja »)?
It is possible that the egos of the champions lead to the dispersal of athletes, but isn’t a gym primarily a reflection of the competence of coaches capable of training young talents to significant levels? Is it only champions who attract other champions, and is it the confrontation at the highest level that is decisive?
Consequently, are coaches more managers of high-level athletes than trainers of champions? This limited lifespan of clubs surprises and fascinates me because it is constant. We see it in France as well, and I wonder if there is a lack in the structures that needs to be understood to maintain « factories of great fighters. »
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Nous parlions samedi avec les potes du kyokushin, d’un défaut qui est en train de se corriger dans le BJJ et le Grappling, grâce à l’apport des écoles comme le Judo, la préparation au « haut niveau ». Des styles qui commencent à se diffuser en France comme le BJJ ou le Kyokushin, même si cela fait 30 ou 40 ans que c’est sur le territoire, laissent souvent les pratiquants seuls pour devenir compétitifs au plus haut niveau de la discipline.
Le sport de haut niveau, c’est un métier, ce n’est pas juste un loisir et ce n’est pas au petit bonheur la chance. Si on est doué, on peut avoir l’impression que tout va bien et que nous dominons les circuits sans trop de difficulté, surtout sur les niveaux locaux. Par contre, quand il s’agit d’aller chercher les titres majeurs, il est préférable de limiter les variables et inconnues.
Quand je vois des amis préparer des championnats du monde, je me dis qu’ils font exactement ce que je faisais quand j’avais 20 ans et à peu près ce que faisaient tous les passionnés, avec des charges de travail qui blessent ou qui empêchent de récupérer, sans même parler des diètes de dernière minute.
Pour le BJJ, je trouve que plus que l’apport des Brésiliens qui ont parfois tendance à avoir une préparation basée sur les combats uniquement et des smoothies spéciaux, le Judo et le transfert d’anciens Judokas dans notre discipline a été un apport certain. Ils connaissent tout ce qu’il faut pour atteindre le sommet, ce qui peut aussi aller avec des smoothies, c’est vrai.
Nous sommes une nation dominante en Judo, nous savons que nous avons de bons athlètes en BJJ, il y a encore un petit manque pour aller rafler dans les catégories et tournois majeurs, les titres. Mais depuis quelques temps, la CFJJB a mis en place de détection, le pôle France et son équipe, ce qui commence à avoir une forme qui va automatiquement dans la décennie à venir apporter des résultats.
Être suivi dans sa progression et ses préparations de compétitions par des experts est une nécessité, le sport est devenu trop exigeant.
Martial Reflections of a Hypnofighter #358: Guidance to Reach the Highest Level We were talking with my kyokushin buddies on Saturday about a flaw that is being corrected in BJJ and Grappling, thanks to the input of schools like Judo: « high-level » preparation. Styles that are starting to spread in France, such as BJJ or Kyokushin, even though they’ve been around for 30 or 40 years, often leave practitioners to fend for themselves when it comes to being competitive at the highest level of the discipline.
High-level sports are a profession, not just a hobby, and it’s not a matter of luck. If you’re talented, you might feel like everything is going well and you’re dominating the circuits without too much difficulty, especially at the local level. However, when it comes to seeking major titles, it’s best to limit the variables and unknowns.
When I see friends preparing for world championships, I realize they’re doing exactly what I did when I was 20, and pretty much what all enthusiasts did, with workloads that cause injuries or prevent recovery, not to mention last-minute diets.
For BJJ, I find that more than the input of Brazilians, who sometimes tend to have a preparation based solely on fights and special smoothies, Judo and the transfer of former Judo athletes into our discipline has been a significant contribution. They know everything it takes to reach the top, which can also go with smoothies, it’s true.
We are a dominant nation in Judo, we know we have good athletes in BJJ, but there’s still a slight gap to fill in the major categories and tournaments, the titles. But recently, the CFJJB has implemented detection, the French pole and its team, which is starting to take shape and will automatically bring results in the coming decade.
Being followed in your progress and competition preparations by experts is a necessity, the sport has become too demanding.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Hier avec une partie des HnO, on parlait d’un élément qui parfois peut être mis de côté quand on parle de communication : celui de faire transmettre ses messages quand on est dans un groupe. Comme le faisait remarquer Christine, quand on est dans un mouvement où il y a un “leader” comme c’est le cas dans une entreprise ou dans un cadre bien défini d’entreprise, c’est relativement simple.
Le groupe peut être considéré comme une entité et donc on efface les variables personnelles. De plus, la fonction “hiérarchie” étant acceptée, on se retrouve plus dans un mode marketing ou publicitaire, avec un mémo oral. Là où ça commence à se complexifier d’autant plus pour nous les hypnotistes issus d’un modèle qui reprend des notions PNL ou ericksonniennes, tel que le rapport, le pace et le lead.
Parce que si dans un tête-à-tête cela peut facilement se faire, dans un groupe libre et dynamique comme avec des amis, en soirée, autour d’un verre, etc., l’émetteur peut être interrompu. Du coup, les transes et le rapport que nous avons pu établir peuvent en un instant vriller et les différents éléments qui viennent s’insérer dans l’échange peuvent entraîner une incapacité à recadrer, ou cela peut prendre beaucoup de temps.
C’est à ces moments où l’énergie des différents émetteurs comme récepteurs se fait happer et outre le fait que la communication orientée se transforme en palabre confus, la fatigue va faire changer au fur et à mesure la façon d’interpréter les messages, mais aussi la façon de les proposer. Si à cela vous y ajoutez des sujets un peu tendus ou provoc, il y a de fortes chances qu’émergent des injonctions plus que des discussions et des interlocuteurs qui vont créer des binômes se séparant de l’échange commun.
Communiquer en groupe est différent de ce que nous connaissons et comprendre les rouages pour à minima diffuser son idée, serait déjà une première étape importante.
Pank’s Reflections / Snapshot #356: The Difficulty of Group Communication
Yesterday with some of the HnO, we were talking about an element that can sometimes be overlooked when we talk about communication: that of getting your messages across when you’re in a group. As Christine pointed out, when you’re in a movement where there is a « leader, » as is the case in a company or in a well-defined corporate setting, it’s relatively simple.
The group can be considered as an entity, and therefore personal variables are erased. Moreover, since the « hierarchy » function is accepted, we find ourselves more in a marketing or advertising mode, with an oral memo. Where it starts to get more complex, especially for us hypnotists from a model that incorporates NLP or Ericksonian notions, such as rapport, pace, and lead.
Because if this can be easily done in a one-on-one setting, in a free and dynamic group like with friends, at a party, over a drink, etc., the sender can be interrupted. As a result, the trances and rapport that we may have established can go awry in an instant, and the various elements that are inserted into the exchange can lead to an inability to reframe, or it can take a long time.
It is at these moments that the energy of the different senders and receivers is seized, and in addition to the fact that oriented communication turns into confused chatter, fatigue will gradually change the way messages are interpreted, but also the way they are proposed. If you add to that somewhat tense or provocative subjects, there is a strong chance that injunctions rather than discussions will emerge, and interlocutors will create pairs, separating themselves from the common exchange.
Communicating in a group is different from what we know, and understanding the mechanisms to at least disseminate one’s idea would already be an important first step.