
Nous avons une forte habitude de délivrer des frappes soit très lourdes — un gros overhand ou un cross chargé en poids —, soit en snap, comme nous pouvons le faire avec des jabs ou des tsuki en karaté. Dans les matchs de MMA ou de boxe, nous utilisons principalement ces types de percussions, et la pratique nous a montré que cela fonctionne plutôt bien.
Quand nous passons sur des notions de défense personnelle où les réponses doivent se faire en une ou deux frappes pour ralentir ou anesthésier son opposant, nous ne sommes plus sur des rythmes de combat, mais sur ceux de l’agression : un monde en quelques mouvements, sans sautillements ni déplacements de combat. En général, il s’agit d’un geste, un cercle, un tai sabaki ou une entrée. Dès lors, nous ne sommes plus dans les mêmes dispositions que dans un combat d’opposition.
Nous savons que nous n’allons pas vraiment enchaîner jab, cross, uppercut. Pour ceux qui le font, c’est parfait, mais cela demande d’être extrêmement réactif. Nous avons alors une alternative qui peut sembler lourde, mais dont l’onde de choc va chercher en profondeur. C’est d’ailleurs assez désagréable à voir en démonstration, car c’est potentiellement très traumatisant pour celui qui la reçoit, surtout s’il ne s’y attend pas.
Ces frappes vont à l’inverse du concept de retour rapide à la hanche ou à la tête : même après l’impact, elles cherchent encore le contact et le « poids ». Dans un low kick, comme en silat, en kali ou dans certains styles de kyokushin, on ressent cette variation allant du haut vers l’ancrage et la pénétration qui vient paralyser le temps d’une seconde frappe. D’où l’idée fréquente de frapper main ouverte, ce qui s’avère plus simple pour se détendre et impacter en profondeur.
Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/
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Martial Reflections of an Hypnofighter #640: Relaxed Strikes
We are highly accustomed to delivering strikes that are either heavy—a powerful overhand or a weight-loaded cross—or snapped, such as jabs or karate tsuki. In MMA or boxing matches, these types of percussive strikes are predominantly utilized, and practical application has demonstrated their effectiveness.
However, when transitioning to self-defense contexts where responses must occur within one or two strikes to slow down or incapacitate an opponent, we are no longer dealing with combat rhythms, but with those of an aggressive assault: a domain resolved in a few movements, devoid of bouncing or tactical combat footwork. Generally, it involves a single gesture, a circular motion, a tai sabaki, or an entry. Consequently, we are no longer operating under the same biomechanical and psychological conditions as in sport fighting.
We recognize that sequentially executing a jab, cross, and uppercut is unlikely. While effective for those capable of it, it requires extreme reactivity. An alternative exists which, although seemingly heavy, transfers energy deep into target tissues. This is notoriously uncomfortable to observe in demonstrations because it carries high traumatic potential for the recipient, particularly when unanticipated.
Unlike traditional snap strikes that rapidly retract to the hip or guard, these relaxed strikes maintain contact and drive mass through the target post-impact. In low kicks—as observed in Silat, Kali, or specific Kyokushin variations—one senses this transfer from high positioning down through anchoring and penetration, temporarily paralyzing the opponent long enough to deliver a follow-up strike. This highlights the rationale behind open-hand striking, which facilitates neuromuscular relaxation and promotes deep structural kinetic transfer.
Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/