Réflexions martiales d’un Hypnofighter #637 :Légitimité et pragmatisme : Pourquoi le Pro Wrestling a supplanté les arts traditionnels aux débuts du MMA japonais

Comme je vous le partageais dans mon dernier article, il est étonnant de voir au Japon — une nation considérée comme le berceau de nombreux styles puissants de sports de combat tels que le karaté au KO, le Kudo, le judo, le kickboxing et ses variantes du catch wrestling avec le SAW et le Combat Wrestling, ou encore du MMA avec le Shooto, le Wajyutsu ou le Pancrase — que l’on n’ait pas valorisé ces combattants cherchant le KO pour représenter le pays, mais qu’on ait plutôt choisi des athlètes plus ou moins formés au combat pour le faire.

Ce n’est pas une notion propre au XXIᵉ siècle : Rikidōzan avait fait dégénérer un combat contre Kimura, et Inoki avait affronté Ali dans un style mixte. À chaque fois, il s’agissait de pro wrestlers. Pour les fans du Pride, des combattants incroyables comme Alexander Otsuka ou Kiyoshi Tamura ont été envoyés pour représenter la discipline et ont subi de nombreux revers.

Mais celui que l’on connaît le mieux reste Sakuraba, qui représentait la quintessence du pro wrestling. Pourquoi n’avoir pas plutôt considéré un karatéka, un kickboxeur, voire un judoka (nous avons eu à cette période Akira Shoji, Yoshihiro Akiyama ou le grand Hidehiko Yoshida) pour représenter les arts martiaux japonais ?

Est-ce parce que, comme nous le voyons aujourd’hui bien trop souvent, les styles dits « traditionnels » ont eu peur de faire pâle figure et de se faire battre selon des règles qui ne sont pas les leurs ? Quand on voit que des champions Kyokushin de l’IKO ne peuvent pas participer à d’autres organisations sans subir de blâme, ou que la Fédération japonaise de judo a banni Ishii, champion olympique, pour s’être lancé dans le MMA ?

Est-ce que les styles reconnus préfèrent laisser les gens du spectacle prendre la place en tant que « meilleurs » avec un regard de mépris, en se disant : « Eux, ce sont des showmen, ils sont faibles et il est normal qu’ils perdent en MMA. Si nous, nous en avions le droit… » ?

En tout cas, les pro wrestlers des années 1990-2000 ont créé de grandes écoles de MMA et des organisations qui ont permis à des champions d’éclore et à des milliers de pratiquants d’exercer des styles complets.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/

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Martial Reflections of a Hypnofighter #637: Why Pro Wrestlers Were Considered Stronger Than Knockout-Oriented Combat Athletes

As I shared with you in my previous article, it is striking that Japan—a nation widely regarded as the cradle of numerous formidable combat styles such as full-contact Karate, Kudo, Judo, Kickboxing, along with catch wrestling derivatives like SAW and Combat Wrestling, as well as MMA precursors like Shooto, Wajyutsu, or Pancrase—did not prioritize its knockout-seeking fighters to represent the country, choosing instead more or less cross-trained athletes for this role.

This phenomenon is by no means unique to the 21st century: Rikidōzan famously engaged in a legitimate shoot-style bout against Kimura, and Antonio Inoki fought Muhammad Ali in a hybrid rules match. In each instance, pro wrestlers took center stage. For fans of the Pride Fighting Championships, exceptional competitors like Alexander Otsuka or Kiyoshi Tamura were sent to represent the discipline, only to suffer numerous setbacks.

However, the most renowned among them remains Kazushi Sakuraba, who embodied the absolute pinnacle of pro wrestling. Why was there no equivalent push to have a karateka, a kickboxer, or even a judoka (despite having figures like Akira Shoji, Yoshihiro Akiyama, or the legendary Hidehiko Yoshida during that era) represent Japanese martial arts?

Could it be that, as we observe all too frequently today, « traditional » disciplines feared losing face and being defeated under rulesets outside their own? Consider how Kyokushin IKO champions face reprimands for competing in outside promotions, or how the All Japan Judo Federation effectively ousted Olympic champion Satoshi Ishii when he transitioned to MMA.

Do established traditional styles prefer to let entertainers take the spotlight as the « top fighters » while looking down on them, rationalizing: « They are merely showmen, so it is natural they lose in MMA; if only we were allowed to compete… »?

Regardless of the motive, the pro wrestlers of the 1990s and 2000s established major MMA academies and promotions that cultivated world-class champions and enabled thousands of practitioners to train in complete, integrated fighting styles.

Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/

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