
Il est difficile de sortir de nos modèles de pensée, même pendant un court moment. On se rend facilement compte que nous retournons à nos habitudes, nos biais, nos croyances et à une multitude d’angles morts.
Pourtant, si nous voulons un peu mieux comprendre les personnes qui nous entourent, sans même parler du monde, nous devons nous imposer une ouverture, même temporaire, aux processus de réflexion comme aux comportements des autres. Se mettre à la place des autres, c’est surtout ne pas penser comme nous pensons.
Parce qu’il est facile de se mettre à la place d’autrui en gardant nos propres paradigmes de pensée, la difficulté est de comprendre que les bases de réflexion et d’expérience ne sont pas les mêmes et que, même si c’était le cas, les conclusions peuvent être très différentes les unes des autres.
Même la notion d’empathie est à prendre avec des pincettes, parce que nous filtrons avec ce que nous sommes, ce que nous ressentons et ce que nous percevons de l’autre en nous.
Penser contre nous-mêmes, nous interdire d’utiliser un mode par défaut, est-ce réellement possible ? Et si ça ne l’est pas, est-ce que l’effort est suffisant pour au moins se dire : « Ok, je ne peux pas comprendre, c’est trop loin de mes repères » ?
Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog
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Pank’s Reflections / Snapshot No. 641: Our Capacity Not to Think Like Ourselves
It is challenging to break away from our cognitive models, even for a brief moment. It becomes readily apparent that we habitually revert to our routines, biases, beliefs, and a multitude of cognitive blind spots.
However, if we wish to gain a deeper understanding of those around us—let alone the world at large—we must deliberately enforce an openness, even if temporary, to the thought processes and behavioral patterns of others. Placing oneself in another person’s shoes primarily means abstaining from thinking as we customarily do.
Because it is relatively effortless to project ourselves into another’s position while retaining our own cognitive paradigms, the true difficulty lies in recognizing that fundamental experiences and epistemological frameworks differ. Even when these foundations align, the resulting inferences and conclusions can diverge significantly.
Even the concept of empathy must be approached with caution, as we inevitably filter external reality through our intrinsic identity, emotional states, and internal projections of the other.
Is it truly feasible to think against ourselves and suppress our default cognitive processing? If not, is the conscious effort at least sufficient to acknowledge: « Okay, I cannot fully comprehend this; it lies beyond my reference frame »?
Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog