Réflexions de Pank / Instantané n°605 : La fragilité des croyances : Entre illusion de simplicité et complexité psychique

J’ai été biberonné par des auteurs comme Joseph Murphy et Tony Robbins, en passant par les Hicks ou Norman Vincent Peale. Mon système de croyances s’est développé dans la lignée des héritiers de la Nouvelle Pensée (New Thought) de Phineas Quimby. Dans tous ces ouvrages et concepts, la croyance occupe une place centrale : celui qui maîtrise ses croyances (et donc, indirectement, ses pensées) peut modeler le monde à sa guise. Combien de millions de personnes sont, plus ou moins consciemment, soumises à cette conviction ? Et pourtant, l’idée est séduisante : elle confère une illusion de puissance que nous confirmons dès que les événements vont dans notre sens.

Dans de nombreux cours ou ouvrages, l’idée de modifier une croyance ou de débloquer une croyance limitante est présentée comme simple : quelques suggestions, un ajustement des submodalités ou un swish, des techniques projectives ou du dialogue intérieur suffiraient à déstabiliser, restructurer ou construire une nouvelle croyance.

Et pourtant, plus je réfléchis et travaille sur ce sujet — que ce soit au cours de mes sessions ou dans mon propre cheminement personnel —, moins je trouve ce processus fluide. Comme si prétendre que le changement de croyance est simple permettait d’éluder le véritable impact et la structure profonde de ces croyances.

Même si la modification s’avère parfois aisée pour des croyances secondaires, on observe néanmoins que la psyché reste vulnérable. Les nouvelles suggestions servent alors de socle de stabilisation à une « Version 2.0 » de l’individu, ce qui peut générer un malaise plus profond, mais paradoxalement moins perceptible immédiatement…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

Reflections by Pank / Snapshot n°605: The Fragility of Belief Systems: Between the Illusion of Simplicity and Psychological Complexity

I was raised on the works of authors such as Joseph Murphy and Tony Robbins, as well as those of Esther and Jerry Hicks or Norman Vincent Peale. My cognitive belief system developed along the lines of the offshoots of Phineas Quimby’s New Thought movement. Throughout these texts and conceptual frameworks, belief remains paramount: whoever masters their beliefs (and consequently their thoughts) can shape reality at will. Millions of individuals are, consciously or otherwise, subject to this paradigm. Yet, compelling though it may be, this idea primarily offers an illusion of agency—one that we readily validate whenever outcomes align with our expectations.

In many training programs and literature, altering a belief or releasing a limiting belief is portrayed as straightforward: a few hypnotic suggestions, submodality shifts or swish patterns, projective techniques, or internal dialogues are supposedly sufficient to destabilize, restructure, or synthesize a new belief core.

However, the more I analyze and address this phenomenon—both clinically in session and within my personal trajectory—the less fluid this process appears. It is as though framing belief change as trivial serves merely to sidestep the structural impact and systemic inertia of fundamental beliefs.

Even when modification seems accessible regarding secondary or peripheral beliefs, the psyche often remains structurally precarious. New suggestions merely serve as a temporary stabilizing scaffold for a proposed « Version 2.0, » potentially engendering a deeper, albeit paradoxically less immediately perceptible, underlying psychological discomfort…

Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog

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