
Est-il réellement possible de parvenir à arrêter le cycle de la violence ? Pour une personne ayant des tendances violentes comme moi, je me rends compte à quel point il est facile de « monter dans les tours ». Cela se traduit par une intention violente, voire par un timbre de voix qui se transforme, amenant les autres à nous considérer comme violents, alors même qu’inconsciemment, nous sommes déjà en train de nous brider pour éviter de montrer une réaction disproportionnée. La violence est un mode d’expression qui vise à écraser, ou du moins à lutter pour imposer quelque chose à autrui. Pourtant, c’est fondamentalement inutile, à l’exception de quelques cas très spécifiques.
Cependant, on s’aperçoit aujourd’hui que les médias mettent de plus en plus en avant des cycles de violence, qu’ils soient urbains ou militaires, ce qui nous ramène à cette question centrale : qu’est-ce qui fait que nous n’avons pas orienté notre vision vers la gestion de ces violences ?
Pour moi, les arts martiaux ont le mérite d’amener chacun à considérer sa propre violence et sa capacité à faire mal, tout en offrant, en même temps, un cadre. Or, beaucoup de personnes ne cadrent pas cet esprit de compétition. La volonté de prouver aux autres — que ce soit physiquement ou intellectuellement, directement par soi-même ou via l’intermédiaire d’une équipe — impose ce diktat : montrer que l’on est le meilleur, supérieur, plus fort. Cette quête de pouvoir entraîne de lourdes conséquences, alimentant un cycle infernal : violence, vengeance, violence, vengeance.
Ne serait-il pas plus utile de travailler sur notre rapport à la compétition et, surtout, sur la gestion inhérente de la violence, puisqu’elle ne pourra jamais être totalement absente de notre nature ?
Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog
Pank’s Reflections / Snapshot n°573 : The Intrinsic Management of Violence: Overcoming the Cycle Through Awareness and the Martial Framework
Is it truly possible to succeed in halting the cycle of violence? For someone with violent tendencies like myself, I realize how easy it is to lose one’s temper. This manifests as a violent intent, or even a shift in vocal tone, leading others to perceive us as violent, even when, subconsciously, we are already restraining ourselves to avoid displaying a disproportionate reaction. Violence is a mode of expression aimed at crushing others, or at least struggling to impose something upon them. Yet, it is fundamentally futile, save for a few highly specific cases.
However, we observe today that the media increasingly highlights cycles of violence, whether urban or military, bringing us back to a central question: why haven’t we focused our perspective on the management of such violence?
In my view, martial arts hold the distinct advantage of leading individuals to confront their own violence and their capacity to inflict harm, while simultaneously providing a framework. Yet, many people fail to properly frame this competitive spirit. The desire to prove oneself to others—whether physically or intellectually, directly or through an intermediary like a team—imposes a specific dictate: to demonstrate that one is better, superior, stronger. This quest for power entails severe consequences, fueling a hellish cycle: violence, vengeance, violence, vengeance.
Would it not be far more productive to examine our relationship with competition and, crucially, the inherent management of violence, given that it can never truly be eradicated from our nature?
Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.pank.one/blog.