Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #568 : L’Évolution par la Soustraction : Comment l’Aïkido et le Judo ont sublimé le déséquilibre en abandonnant la percussion

Il est intéressant de constater que le judo, tout comme l’aïkido, possède une histoire singulière, notamment en ce qui concerne l’abandon des percussions. N’oubliez pas que le jujutsu, qui était à la base de l’aïkido et du judo, était un système qui prenait pleinement en compte les frappes.

J’ai vu dernièrement une vidéo qui affirmait que Morihei Ueshiba aurait dit — bien que je n’aie pas encore vérifié cette information pour l’instant — que dans l’aïkido, il y avait 70 % de frappes (atemis). En tout cas, on pourrait comprendre que, dans l’aïkido originel, les frappes étaient importantes, voire prédominantes. Ceci se soutient d’un point de vue stylistique : quand on regarde aujourd’hui le Daito-ryu dont est issu l’aïkido, cela semble assez cohérent. On y voit énormément de frappes, des défenses contre frappes, et des fins de combat qui ne se concluent pas par une soumission, mais par une percussion.

De même, Jigoro Kano a retiré au fur et à mesure toutes les techniques jugées trop dangereuses, mais surtout les atemis qu’il y avait, de mémoire, en lien avec certaines influences martiales anciennes.

Ce qui est intéressant, c’est qu’effectivement, d’un point de vue strictement martial ou de self-défense (voire aujourd’hui à travers une critique plus globale de l’aïkido), on pourrait se dire que ces systèmes sont devenus moins efficaces. Seulement, pour chaque élément que l’on retire — et la boxe anglaise en est l’exemple absolu —, on développe des capacités et des compétences affinées dans d’autres domaines, et l’on s’affirme avec les moyens restants.

C’est ainsi que le judo a développé un système de projection incroyable, et que l’aïkido, bien que devenu un art perçu comme plus doux, a développé un travail sur les déséquilibres que même Kano, le fondateur du judo, trouvait particulièrement pertinent et juste.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/

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Martial Reflections of a Hypnofighter #568 : Evolution by Subtraction: How Aikido and Judo Refined Off-Balancing by Abandoning Strikes

It is interesting to note that Judo, much like Aikido, possesses a unique history, particularly regarding the abandonment of percussive strikes. One must not forget that Jujutsu, which served as the foundation for both Aikido and Judo, was a system that fully incorporated striking techniques.

I recently saw a video claiming that Morihei Ueshiba allegedly stated—though I have not yet verified this information—that Aikido consists of 70% strikes (atemis). In any case, it is understandable that in early Aikido, strikes were important, if not predominant. This is supported from a stylistic standpoint: when examining Daito-ryu today, the parent art of Aikido, it seems quite consistent. One observes a vast amount of strikes, defenses against strikes, and combat resolutions that end not in submission, but with a percussive blow.

Similarly, Jigoro Kano progressively removed all techniques deemed too dangerous, but most notably the atemis that existed, which, if memory serves, were linked to ancient martial influences.

What is fascinating is that, indeed, from a strictly martial or self-defense perspective (or even today through a broader critique of Aikido), one might argue that these systems have become less effective. However, for every element that is removed—and boxing is the absolute example of this—one develops highly refined capabilities and skills in other areas, asserting dominance with the remaining tools.

Consequently, Judo has developed an incredible throwing system, and Aikido, despite becoming an art perceived as softer, has cultivated an expertise in off-balancing that even Kano, the founder of Judo, found particularly relevant and accurate.

Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/

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