
Si vous pratiquez des sports de combat ou de self-défense dans lesquels il existe des étranglements, vous avez très certainement déjà été pris dans l’un d’eux, qu’il s’agisse d’un étranglement avec les jambes, tel qu’un triangle, ou d’un étranglement nerveux, voire sanguin. Vous connaissez cette sensation d’étouffement, et vous savez que le plus traître est souvent l’étranglement sanguin.
Ce dernier nous fait croire que nous maîtrisons encore la situation, alors que l’oxygène est déjà relativement absent de notre cerveau. À ce moment-là, nous avons l’impression de partir comme dans un rêve. Parfois, nous avons même le sentiment de combattre encore ; nous effectuons mécaniquement des gestes qui se sont énormément ralentis, comme si nous avions subi un KO.
Puis, nous revenons à nous sans même nous être réellement aperçus que nous étions partis, c’est-à-dire que nous nous étions endormis. La problématique de cette technique est qu’elle donne l’impression de ne pas poser réellement de problème, contrairement à un KO classique. On ne ressent pas de douleur après coup, on n’a pas spécialement la tête qui tourne ni d’envie de vomir. On peut même avoir l’illusion qu’on peut y résister.
C’est là tout le danger : au moment où l’on pense que tout va bien, la circulation sanguine diminue. Tôt ou tard, nous allons tomber. Pourtant, nous luttons jusqu’au bout, et c’est là que c’est particulier : l’arrêt ne survient que lorsqu’on a l’impression de tomber, alors que bien souvent, nous sommes déjà complètement endormis. Si le partenaire s’en aperçoit, il relâche rapidement la pression.
Le problème survient — et nous le voyons dans certains matchs amateurs lorsque l’arbitre ne voit rien et que l’étranglement dure trop longtemps. Malheureusement, il peut y avoir des séquelles. L’étranglement peut aussi, pour certains, devenir un défi à relever durant les entraînements : celui qui « tapera » le plus tard possible. Cependant, il ne faut jamais oublier que cela peut créer de graves séquelles cérébrales.
Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/
—
Martial Reflections of an Hypnofighter #554: The Dangerous Dilemma of Chokes: The Invisible Trap
If you practice combat sports or prevention sports involving chokes, you have certainly been caught in one, whether it be a leg choke like a triangle or a nerve or blood choke. You know that feeling of being suffocated, and you know that the most treacherous is often the blood choke.
It makes us believe we are still in control even when oxygen is already relatively absent from our brain. At that moment, we feel like we are drifting away as if in a dream. Sometimes we even feel like we are still fighting; we mechanically perform gestures that have slowed down significantly, as if we had taken a KO.
Then we come to without even realizing we were gone—meaning we had fallen asleep. The issue with this technique is that it feels like it doesn’t cause real problems, unlike a typical KO. There is no pain afterward, no specific dizziness, and no nausea. We might even feel like we can resist it.
That is the betrayal: while we think everything is fine, blood circulation is decreasing. Sooner or later, we will go down. Yet we struggle until the end, and this is where it gets specific: we only stop when we feel like we are falling, while very often we are already completely unconscious. If the partner notices, they release quickly.
The problem arises—and we see it in some amateur matches (in pro, it’s the referee’s job)—when the referee misses it and the choke lasts too long. Unfortunately, there can be after-effects. For some, chokes can even become a challenge during training: seeing who can tap out as late as possible. However, we must never forget that this creates serious brain damage.
Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/