Réflexions martiales d’un Hypnofighter #499 : Durer dans nos disciplines

Il est difficile de savoir ce qu’il y a à mettre en place quand on souhaite faire des arts martiaux à long terme. Même pour ceux qui ne sont pas allés dans la facette sportive de la discipline, il y a un moment où l’on voit de nombreux pratiquants arrêter à cause de leurs douleurs et de problèmes physiques, souvent issus de l’entraînement.

Quand on voit des boxeurs qui cessent complètement les sparrings (et c’est une bonne chose pour éviter les impacts forts), on peut se demander pour les karatékas, les judokas ou autres lutteurs jusqu’à quand ils peuvent encore pratiquer des randoris et prendre plaisir à des sparrings sans se mettre en danger.

Mais si on ne combat plus, est-ce que nous allons avoir la même passion pour la discipline ? Combien de pratiquants cessent post-compétition ? Combien cessent également quand leur corps n’apporte plus les mêmes sensations et capacités ?

Est-ce que pour durer nous devrions diminuer, voire abandonner le combat ? Mais s’il y a des disciplines qui ont des formes comme des Katas ou Taos, qu’en est-il des systèmes où l’on ne travaille pas seul ? Est-ce que les arts martiaux doivent juste devenir du fitness ou un simple entretien corporel ?

Si c’est le cas, à part l’histoire que nous avons vécue dans les dojos, est-ce que nous venons pour la répétition technique, cette quête du geste juste ? Ou est-ce que nous y allons pour partager, enseigner ?

Le combat est pour la plupart d’entre nous la raison pour laquelle nous passons des heures à l’entraînement. Pourtant, ces mêmes combats sont ce qui fait que nous pourrions diminuer ou cesser notre présence dans la salle. En prenant soin de son corps et en cherchant « moins mais mieux » en termes de randoris – avec des partenaires qui font progresser plutôt que ceux qui veulent challenger – peut-être pourrions-nous alors faire comme ces anciens qui viennent encore si souvent.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/

Martial Reflections of an Hypnofighter #499: Lasting in our disciplines

It is difficult to know what needs to be put in place when wishing to practice martial arts long-term. Even for those who haven’t gone into the competitive sports facet of the discipline, there comes a moment where we see many practitioners stop due to their pains and physical issues, often stemming from training.

When we see boxers completely ceasing sparring (and this is a good thing to avoid strong impacts), one might wonder about karatekas, judokas, or other grapplers: until when can they still practice randoris and enjoy sparring without putting themselves in danger?

But if we no longer fight, will we have the same passion for the discipline? How many practitioners quit post-competition? How many also quit when their body no longer provides the same sensations and capabilities?

To last, should we diminish or even abandon combat? But while there are disciplines that have forms like Katas or Taos, what about systems where one does not work alone? Should martial arts just become fitness or simple bodily maintenance?

If that is the case, apart from the history we have lived in the dojos, do we come for technical repetition, this quest for the precise gesture? Or do we go there to share, to teach?

For most of us, combat is the reason we spend hours training. Yet, these very fights are what might cause us to diminish or cease our presence in the gym. By taking care of one’s body and seeking « less but better » in terms of randoris – with partners who help you progress rather than those who just want to challenge – perhaps then we could do like those old-timers who still come so often.

Take what is good and right for you. Be One, Pank.

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