
Hier, une amie m’a parlé de l’agression de son enfant de 5 ans par un autre enfant du même âge. Nous savons que nous sommes des êtres sociaux et que les enfants absorbent ce que les adultes qui les éduquent leur transmettent. Si les parents ou les « care takers », comme les appellent les anglo-saxons, ne prêtent pas attention à l’éducation, aux cadres et à l’enseignement des codes pour que ces petits humains coexistent pacifiquement, des dérapages surviennent.
Le problème, issu des adultes, se répercute chez les enfants qui compensent ces lacunes dans leurs groupes sociaux, comme à l’école. L’utilisation de la force et de la violence a toujours existé ; j’ai un livre de 1928 (« L’instinct combatif ») qui étudie la violence entre enfants à l’école. Il ne faut donc pas se leurrer ou vivre dans un monde de bisounours : les enfants ont des comportements dissonants, tout comme les adultes.
Alors, à nous, professeurs ou passionnés des arts martiaux, de répondre à cette problématique. Nous ne sommes pas dans un cas de self-defense classique, puisqu’il s’agit d’enfants à partir de 4 ans. Aux États-Unis, on développe des systèmes « anti-bully », des techniques anti-harcèlement.
En France, nous enseignons plutôt les bases du judo avant 6 ans, du karaté ou de la boxe éducative entre 6 et 7 ans. Mais ce ne sont pas des styles de gestion d’agression. De plus, si on enseigne à un enfant à réagir à une agression par un coup de pied aux parties (kingeri) ou un crochet uppercut, les parents peuvent ne pas accepter et cela pourrait poser problème à l’école. Pourtant, l’enfant se serait simplement protégé. Néanmoins, les professeurs pourraient critiquer cette réaction avec des discours du type : « si tu as un problème, demande à un adulte… »
Dans cette démarche, si nous voulons aider les parents inquiets pour leurs enfants, nous devons développer des systèmes de combat anti-harcèlement. Il peut être difficile pour un enfant victime de harcèlement de parler de ses expériences, parfois bien longtemps après l’agression, et il peut perdre la capacité de s’exprimer. Souvent, ils entrent dans des phases de paralysie, ce qui permet à l’agresseur de répéter ses actes, faute de sanction ou par vengeance d’une sanction.
Un aspect psychologique doit être mis en place, ainsi que des techniques que les enfants peuvent utiliser pour se défendre et pour changer la perception qu’a l’agresseur d’eux comme victimes passives.
Je reviendrai sur cette question.
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Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.
Be one,
Pank