Extrait de l’essai 44- Thérapie d’Évitement de la Souffrance / Chapitre 6 : La gestion de la douleur


Mars 2019
Disponible sur : https://cutt.ly/1hEQDNk

Introduction
Je ne suis pas un mec positif. Mon réflexe premier est de dire ‘non’. Je sais que c’est une stratégie de distanciation que j’ai mise en place quand j’étais petit. J’avais trop tendance à toujours accepter les choses, certainement pour avoir des strokes. Dès que j’ai pu constater que le non était une stratégie gagnante, je l’ai développée, voire sur-développée. Aujourd’hui, cette aptitude négative est une de mes forces. Je ne suis certainement pas le plus sympathique des praticiens et des hommes, seulement cette fascination avec laquelle j’ai exploré le négatif, les ombres, les zones obscures, m’a permis de plonger dans des facettes extraordinaires de l’humanité, que ce soit les miennes ou celles des autres. Dans l’accompagnement, je cherche le plus possible à soutenir mes partenaires dans des voies qui pourraient les faire émerger vers ce qu’ils sont vraiment. Je ne crois pas que nous soyons des êtres de lumière, que nous sommes amours inconditionnels et tout ce que j’ai pu apprendre pendant mon passage dans le monde ésotérique. Je pense que nous sommes des génies de l’adaptation avec des potentiels faramineux et autant d’aspects répugnants qu’attractifs. Je nous vois comme des êtres qui se dirigent vers une plus grande complétude, une plus grande acceptation de soi-même. Dans cette quête, qui n’aura certainement jamais de fin, j’ai développé de nombreuses orientations que ce soit au travers de l’hypnosophie, de la questiosophie, de l’hypnose sismique ou le PTT. Dans cet essai, je vous propose d’aller dans le sens inverse de celui que nous avons l’habitude de prendre et d’arpenter dans nos cabinets. Une direction vers de l’ombre et peut-être même des souffrances, afin de trouver des modèles et des stratégies qui pourraient libérer, ceux que nous accompagnons au quotidien, de ces maux qui parfois les empêchent de vivre. Cette direction, je la nomme pour le moment Thérapie d’évitement de la souffrance (TES).
Ce nom peut faire croire que l’objectif est de ne pas souffrir alors que paradoxalement, ce n’est pas exactement son fonctionnement. Le mot thérapie est galvaudé, je parle plus facilement d’accompagnement, pour autant, pour comprendre dans quel cadre je l’utilise, je choisis de garder cette sémantique. L’évitement est le cœur de cette discipline, prendre conscience et exploiter au mieux les capacités d’évitements que nous avons mises en place depuis que nous sommes nés, pour les exploiter comme un levier puissant qui existe en nous depuis l’origine. La souffrance est un mot que j’ai pris pour l’équivalent de ‘pain’ en anglais. On pourrait le traduire par peine, néanmoins en français, la peine peut prendre des sens multiples et je pense que la grande majorité de nos partenaires viennent en cabinet pour gérer des souffrances plus que des peines. Je vais vous proposer des réflexions et des idées que je vous invite à mûrir et à pratiquer dans vos travaux du quotidien. Le modèle n’est pas plus juste qu’un autre et va certainement évoluer dans les années à venir.
Pank

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