Apprendre le Système TPA (édition 2014)

2/ Tolérer

La tolérance, nous entendons souvent ce mot, surtout de la part de nos politiques. Il y avait une période où la tolérance zéro était de mise. Nous sommes une grande partie de notre temps dans cette démarche. Nous sommes absolument intolérants vis-à-vis de nous-mêmes.
Qui parmi vous ne se critique pas dans ses actes, ses pensées, son image ? Est-ce que vous tolérez vos erreurs, vos faiblesses, vos bassesses ?
C’est difficile comme ça de prime abord. Surtout que la société nous donne à croire que la tolérance peut être une faiblesse.
La Tolérance est la première étape après le déni. En effet, nous sommes tous persuadés que tout va bien, ou que le problème ne vient pas d’ici ou de là, mais d’une cause que nous avons clairement définie.
Il est vrai que nous sommes pleins de certitudes et encore davantage dans ce qui est notre développement personnel.
Il suffit que nous ayons suivi des thérapies ou des travaux plus méditatifs et nous sommes persuadés que nous avons trouvé la bonne voie.
Il est vrai que parfois il est assez délicat de se rendre compte qu’il y a d’autres choses à découvrir. Surtout que c’est une étape qui reste assez désagréable, particulièrement pour notre ego.
Nous avançons donc pour beaucoup d’entre nous dans cette illusion que nous savons, et que nous sommes en train de trouver les bonnes solutions, alors que parfois nous n’avons pas pris en compte un élément, que notre niveau de conscience ne peut nous permettre de percevoir.
C’est là que nous avons divers chemins pour nous rendre compte que, peut-être, il y a d’autres choses. La thérapie est une voie, la religion et la spiritualité également, les travaux personnels encore une autre. Il n’y a pas de meilleure route.
De toute façon, nous pensons tous que la nôtre est meilleure, plus rapide, plus juste que les autres.
Quand nous arrivons à percevoir un mal, une problématique récurrente, que nous découvrons certaines ombres, il y a souvent un refus, un malaise.
Pour autant l’étape se fait. Cependant, comme tout ce qui avance, nous pouvons également reculer. D’une perception nouvelle nous sommes tout aussi capables de retourner dans nos ‘voiles’ de consciences et de passer à autre chose.
En séance, j’aime cet instant pendant lequel, le partenaire a comme un bug, un instant où tout ce qui était tellement logique (conscient) semble basculer vers une découverte. Cet instant qui est souvent suivi d’un ‘je ne sais pas’ profond.
C’est à ces moments-là, que l’idée commence à être tolérée. La sémantique que nous utilisons souvent est ‘acceptée’. Je pense que c’est une erreur, ce début de prise de conscience n’est absolument pas une acceptation du fait ou de l’état, mais plutôt un premier pas dans la possibilité, même saugrenue, de l’existence de cette idée.
Il y a une chose étonnante dans l’utilisation de la notion de Tolérance, dans notre perception commune.
Depuis l’adolescence, je constate la même chose, quand nous disons que nous tolérons une idée, les personnes en face, sont comme indignées. En effet, l’idée de tolérer un argument, une personne, nous place dans une position plutôt haute, voire complètement supérieure. Nous, être de bon sens, estimons que telle ou telle chose peut éventuellement avoir une existence dans ce monde, mais une plus importante dans le microcosme de notre esprit.
D’ailleurs la tolérance n’est absolument pas l’acceptation.
Allez voir un activiste aux pensées radicales, il peut tolérer éventuellement l’existence lointaine d’autres pensées, mais surtout ne pas accepter ces idées.
Dans la démarche thérapeutique, cette posture haute est excellente. Comprenez bien que du néant est née la tolérance.
Certes, ce n’est pas si positif que cela pourrait sembler, en revanche, c’est déjà ouvrir une possibilité sur un travail et réussir à faire en sorte de ne pas se perdre dedans.
En effet, il arrive que des partenaires vivent de façon très brutale les prises de conscience, comme une forme de viol de l’être, comme une attaque de ce qu’ils sont dans le plus intime. D’ailleurs il y a même des abréactions possibles, et ces dernières peuvent être destructrices.
Cette distance que permet la tolérance est plutôt salvatrice. D’ailleurs lorsque nous commençons le processus de TPA avec les mains, j’ai vu des clients, pendant leur séance, ne parvenir qu’à apaiser leurs perceptions au travers de “l’effacement” en Tolérance.
J’ai eu des retours qui indiquaient que certains restaient 45 minutes, simplement pour que l’effacement par la Tolérance se fasse et que leurs niveaux émotionnels s’apaisent sur le sujet dérangeant.
Le fait de placer le client dans une dynamique de ‘supériorité’ dans sa démarche de mieux être, il ne se soumet pas à la découverte qu’il vient de faire. Il ne détruit pas ainsi l’équilibre parfois illusoire de sa vie. Il y a certains partenaires qui vont jusqu’à en rire.
La tolérance en TPA est un peu la protection qui est mise en place par le subconscient pour que le conscient ne prenne pas de plein fouet l’information.
Je signalais précédemment que très souvent nous ne passons pas dans des phases d’acceptation ou d’intégration.
C’est le cas dans certaines méthodes en thérapies brèves et en énergétique.
En effet, un travail en magnétisme sur un corps permet un principe une meilleure tolérance des éléments et des événements.
J’aime que le second sens de ‘tolérance’ puisse être la capacité d’un élément à résister à un facteur étranger.
Le corps ou l’esprit, qui est en train de vivre un changement, peut s’exprimer par des tensions, des variations de température, des larmes…
C’est une forme de prise de conscience le plus souvent corporelle.
Le traitement qui en découle offre la possibilité de mieux tolérer ce ‘virus’ intérieur et peut donner l’impression d’une guérison. Seulement, ce n’est pas parce que nous tolérons mieux des produits ‘toxiques’ que d’autres personnes, qu’il faut continuer à les prendre.
Cela reste une étape capitale pour la mise en place d’une évolution intérieure.
Il est peu important que le partenaire puisse sembler dénigrer sa problématique. Quand je dis dénigrer, c’est regarder de loin ce mal et le voir de haut.
Des expressions comme ce n’est pas grand-chose, ce n’est que ça, pas de problème, j’ai déjà travaillé dessus, sont complètement valables.
Vous savez bien qu’il ne va pas être simple de permettre son existence en soi. Parfois, de nombreuses choses devront être bougées avant que cela ne devienne possible. Il suffit d’un premier pas.

À suivre
Be One
Pank

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