Réflexion Hypnosophique #5 : Le praticien dans ses propres malaises

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Un praticien d’aide à la personne est un homme ou une femme comme tout le monde. Il peut sembler assez rapidement que l’activité représente l’être. En prenant son rôle de thérapeute, le praticien n’en reste pas moins faillible et plein de problématiques.

Nous savons en travaillant sur nous mêmes que nous ne serons jamais parfaits. Nous pouvons avoir l’illusion même que parce que nous devenons le référent de personnes en souffrance, nous avons dépassé nos maux.
Maîtrisant les techniques, nous pouvons nous perdre dans cette croyance que ces petits grincements ne sont rien. Pourtant, il se peut que ses petits riens ne cachent de plus grandes choses, de plus grandes douleurs. Nous avons décidé de faire une profession de soutien aux autres.

Mais pour quelles raisons ? Qu’est ce qui nous a poussé à nous intéresser à la souffrance de nos prochains ? Qu’est ce qui nous fait voir le malheur et la souffrance, si ce n’est la propre référence à nous-mêmes ? Et si nous avons décidé d’en faire une profession, devenir des spécialistes de l’aide, c’est pour quoi ? Devenir celui que nous attendions ? Trouver des réponses à nos questions ? Proposer nos réponses à leurs questions ? Nous sommes praticiens et nous souffrons encore, de nos manques, de nos excès, de nos peurs, de nos incapacités…

Parfois nous plongeons dans des dénis de nous, de nos problèmes. Un praticien qui ne va pas bien c’est pour beaucoup impensable. Suivre des partenaires qui sont en souffrance nous demande de nous centrer. De rester le plus juste pour lui permettre de trouver sa voie, ses potentiels, ses réponses.

Nous ne proposons pas des thérapies pour nous aider nous-mêmes, pour nous comprendre au travers l’autre. Le patient ne doit pas être un outil de la thérapie du praticien. Il arrive souvent, que dans une véritable bienveillance, des amis praticiens, m’expliquent qu’ils apprennent et avancent grâce à leurs patients. Même si j’aime l’image, je ne peux adhérer à cette idée d’apport mutuel.

Nous tenons une posture qui doit être professionnelle. Nous devons éviter de tomber dans ces contre-transferts qui peuvent être tellement agréables. Ceux qui construisent une connexion ‘à part’ ou une transe commune, comme une sorte de reconnaissance de l’autre, mais rarement véritablement pour l’autre mais plutôt : en soi.

Nous, praticiens pouvons et peut être même ‘devons’ prendre du temps pour aller travailler encore et toujours sur nos histoires et nos pathos. Nous le faisons pour nous et également pour nos partenaires qui paient pour avoir une heure 100% centrée sur leur vie,leurs histoires, leur douleur. Et si un jour, vous vous sentez parfaitement bien, ce sera une superbe chose.

Cela n’empêchera pas de continuer à se faire suivre moins régulièrement, pour creuser encore, gérer les downs et toujours savoir ce que c’est que d’être celui sur le divan.

Les potentiels sont en vous.
La connaissance est Partage
Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous
Be One
Pank

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