
Vous avez lu que des organisations comme Atos et Checkmat font l’objet de plaintes pour violences sexistes et sexuelles à l’encontre de jeunes athlètes. Bien que cela ne soit guère surprenant connaissant le milieu et sa culture, un élément est rarement mis en avant car il touche un autre tabou de nos sports : le dopage.
Personne n’est dupe quant au dopage (il suffit de regarder Galvao) ; nous savons qu’ils prennent, entre autres, de la testostérone. Je dirais même que beaucoup aux USA, dans les catégories Masters, utilisent la TRT (Testosterone Replacement Therapy) pour retrouver leur « pic » de testostérone.
Or, une chose est certaine : la testostérone rend agressif et très orienté sexuellement. Nous savons d’autant plus que les toxicomanes (parlons simplement des dopés comme des toxicomanes ordinaires) ont une grande difficulté à se contrôler. Que ce soit lors des « up » ou des « down », leurs comportements peuvent facilement devenir problématiques.
Quand, de surcroît, de nombreux pratiquants habitués à nos disciplines voient des positions sexuelles dans nos combats et qu’il y a de jeunes femmes séduisantes qui viennent s’entraîner et développer leurs compétences, il y a facilement un « décalage », mais aussi une influence hormonale qui risque de modifier le regard du partenaire d’entraînement.
De plus, il est possible (selon des témoignages de femmes ayant fréquenté des hommes fortement dopés) qu’il existe une sensibilité à la testostérone chez la gente féminine (et pas seulement) qui pourrait inconsciemment donner l’idée d’un désir, même si ce n’est en rien une intention. Ce qui, en plus du regard respectueux et parfois fasciné d’une athlète envers le champion du dojo (et du monde dans ces cas), pourrait laisser croire aux hommes qu’il y a possibilité d’obtenir des faveurs…
Ceci reste des suppositions, ce qui n’enlève pas que le statut peut simplement modifier les interactions et que certains utilisent sans problème la posture d’autorité. Comme nous sommes faits de nature et de culture, de biologie et de psyché, il est utile de réfléchir aux différents éléments qui conduisent à des comportements inadaptés voire dangereux.
Références :
Evidence that androstadienone, a putative human chemosignal, modulates women’s attributions of men’s attractiveness https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18601928/
The role of testosterone in odor-based perceptions of social status / https://pure.eur.nl/en/publications/the-role-of-testosterone-in-odor-based-perceptions-of-social-stat/
Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/
—
Martial Reflections of a Hypnofighter #508: Doping, Testosterone, and Problematic Behaviors in Current BJJ
You’ve read that organizations like Atos and Checkmat have faced complaints regarding gender-based and sexual violence against young athletes. While this is absolutely not surprising given the environment and its culture, one element is very rarely highlighted because it touches upon another taboo in our sports: doping.
Regarding doping, no one is fooled (one only needs to look at Galvao); we know that, among other things, they take testosterone. I would go further: many in the USA, in the Masters categories, use TRT (Testosterone Replacement Therapy) to regain their testosterone « peak. »
And if there’s one thing we know, it’s that testosterone makes one aggressive and very sexually oriented. We also know that drug users (let’s simply talk about those who dope as ordinary drug addicts) have great difficulty controlling themselves. Their behavior can easily become problematic during both their « ups » and « downs. »
Moreover, when many practitioners accustomed to our discipline see sexual positions in our fights, and attractive young women come to train and develop their skills, there is easily a « mismatch » but also a hormonal influence that risks changing the training partner’s perception.
Furthermore, it is possible (based on feedback from women who frequented heavily doped men) that there is a sensitivity to testosterone in women (and not only) which could unconsciously give the idea of desire, even if it is not at all an intention. This, in addition to the respectful and sometimes fascinated gaze of an athlete towards the dojo champion (and world champion in these cases), could lead men to believe that there is a possibility of receiving favors…
These remain suppositions, which does not negate that status can simply modify interactions and that some easily use a position of authority. As we are nature and culture, biology and psyche, it is useful to reflect on the different elements that lead to inappropriate, even dangerous, behaviors.
References:
Evidence that androstadienone, a putative human chemosignal, modulates women’s attributions of men’s attractiveness https://pubmed.ncbi.nlm.nih.gov/18601928/
The role of testosterone in odor-based perceptions of social status / https://pure.eur.nl/en/publications/the-role-of-testosterone-in-odor-based-perceptions-of-social-stat/
Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/