Réflexions de Pank / Instantané #336 : L’illusion du « Se sentir concerné »

Pank explore la notion de "se sentir concerné" et la questionne comme un processus d'induction pouvant entraîner une adhésion non critique à des causes ou idéologies. Il met en lumière l'influence de l'idée de responsabilité collective et de l'empathie dans ce phénomène, et invite à une réflexion sur l'authenticité de nos engagements.

Comme je le partageais dans ma capsule de ce matin (https://youtu.be/Ooy7WvajwHA), la notion de « se sentir concerné » me semble être une sorte de processus inductif qui nous entraîne dans une transe. Dès lors, l’ensemble des systèmes dans lesquels nous évoluons, internes et externes, deviennent des suggestions que nous suivons en limitant notre esprit critique.

En extrapolant, je me demande si nous pouvons nous sentir concernés par ce qui ne nous concerne pas réellement.  Comme une induction indirecte, nous plongeons dans des causes, des idéologies ou des pensées politiques diverses, comme aspirés par une dynamique obscure.

Je vous faisais part de l’idée qu’une technique d’influence consiste à nous faire croire que nous sommes tous responsables.  L’écologie, la sécurité…  « Il faut être tous ensemble ! ». Petit à petit, l’individu, déjà nourri par notre société individualiste, peut se sentir appartenir à un groupe.  Dans cette notion de rassemblement, volontaire ou non, il devient un élément qui peut, sans s’en rendre compte, se sentir concerné, même si le sujet n’est pas lié à son vécu, à son « réel ».

L’empathie, cette facette naturelle de l’humain, souvent mise en avant comme une qualité sociale, peut également être un vecteur d’induction.  Elle offre une clé pour entrer en « substitution » avec l’autre ou le groupe.  Dès lors, on a la sensation que le discours ou les actions nous appartiennent, alors qu’ils sont probablement mus par d’autres leviers.

Par quoi vous sentez-vous concerné ?  Avez-vous rationnellement plongé dans ces sujets en lien avec votre « réel » ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Reflections of Pank / Snapshot #336: The Illusion of « Feeling Concerned »

As I shared in my capsule this morning (https://youtu.be/Ooy7WvajwHA), the notion of « feeling concerned » seems to me to be a kind of inductive process that draws us into a trance. From then on, all the systems in which we evolve, internal and external, become suggestions that we follow by limiting our critical thinking.

Extrapolating, I wonder if we can feel concerned about things that don’t really concern us. Like an indirect induction, we immerse ourselves in various causes, ideologies or political thoughts, as if sucked in by an obscure dynamic.

I was sharing with you the idea that one technique of influence is to make us believe that we are all responsible. Ecology, security… « We must all be together! ». Little by little, the individual, already nourished by our individualistic society, can feel that they belong to a group. In this notion of gathering, voluntary or not, they become an element that can, without realizing it, feel concerned, even if the subject is not related to their experience, to their « reality ».

Empathy, this natural facet of human beings, often put forward as a social quality, can also be a vector of induction. It offers a key to enter into « substitution » with the other or the group.  From then on, we have the feeling that the discourse or the actions belong to us, whereas they are probably driven by other levers.

What do you feel concerned about? Have you rationally immersed yourself in these subjects in connection with your « reality »?

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #313 : La complexité du Moi et du Nous

Cette réflexion explore la complexité de trouver un équilibre entre le développement personnel et les responsabilités envers le groupe. Comment s’exprimer pleinement sans perturber le collectif tout en respectant le bien commun ? Une approche nuancée du rapport entre individualité et société.

Il est complexe de répondre à cette injonction contradictoire, très occidentale et contemporaine : il faut se centrer sur soi-même et réussir, tout en prenant en compte les autres, la société et le groupe.

Nous ne sommes pas plus importants que le groupe, et pourtant, le développement de l’individualisme et l’illusion de notre autonomie, renforcés par les outils modernes, nous font parfois agir comme si nous étions les seuls acteurs dans toutes les situations. Cependant, ce n’est pas aussi simple.

La société fonctionne parce que nous acceptons des droits et des obligations avec des codes communs qui visent à fluidifier les interactions. Ces codes définissent des possibles et des limites, offrant un éventail de réponses individuelles dans nos relations avec les autres. Sur le plan juridique, le bien commun prime souvent sur les droits individuels. Par exemple, si ta maison se trouve sur un futur axe routier, elle pourra être détruite dans l’intérêt collectif.

Individuellement, nous avons tous le devoir de prêter attention aux autres, d’éviter les accidents et de contribuer à une vie quotidienne plus fluide. Paradoxalement, nous ne devons pas nous oublier complètement : il est essentiel d’oser exprimer qui nous sommes dans les différents domaines de notre vie.

Nous avons le droit d’être nous-mêmes et de ne pas ressentir de stress à exister, même si cela dérange un autre Moi. La limite se situe peut-être là où notre propre Moi perturbe un groupe suffisamment large pour bloquer un système qui, dans l’intérêt collectif, se doit de rester fluide. Alors, combien de Moi pouvons-nous déranger sans nous nuire, ni nuire au groupe ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,
Pank
https://www.pank.one/blog

Reflections of Pank / Snapshot #313: The Complexity of the Self and the Group

It is complex to address this contradictory, highly Western, and modern injunction: focus on yourself and succeed, while also considering others, society, and the group.

We are not more important than the group, and yet, the rise of individualism and the illusion of our autonomy, reinforced by modern tools, sometimes makes us act as if we are the only ones in every situation. However, it’s not that simple.

Society functions because we accept rights and obligations governed by shared codes designed to facilitate interactions. These codes define possibilities and limits, offering a range of individual responses in relation to others. Legally, the common good often outweighs individual rights. For example, if your house is on a planned road development, it may be demolished in the interest of the collective.

Individually, we all have a duty to pay attention to others, prevent accidents, and foster ease in daily life. Paradoxically, we must not completely forget ourselves: it is essential to dare to express who we are in various areas of life.

We have the right to be ourselves and not stress about existing, even if it disturbs another Self. The boundary likely lies where our Self disrupts a group large enough to block a system that, in the collective interest, should remain fluid. So, how many Selves can we disrupt without harming ourselves or the group?

Take what is good and right for you.

Be one,
Pank
https://www.pank.one/blog