Réflexions martiales d’un Hypnofighter #494 : Pourquoi des catcheurs au Pride et au Rizin ?

Vous le savez, le MMA au Japon est assez différent de ce que nous connaissons aux USA ou en Europe. Ils ont une culture des shows associés au Pro Wrestling. Si les compétitions de K1 et même de Kyokushin arrivaient à remplir des stades, c’est souvent grâce à l’influence que le Puroresu a eue sur la culture nippone.

Les trois grands styles de MMA qui se sont diffusés — le Pancrase, le Shooto et la Rings — ont été créés par des Pro Wrestlers comme Funaki, Sayama et Maeda. C’est pour cette raison qu’au départ, les combats étaient parfois truqués. L’idée de ces « showmen » était de rendre le spectacle de plus en plus réaliste avec des formes dites « shoot », utilisant des techniques portées pleinement, surtout sur les frappes au corps.

Mais pourquoi cette recherche de réalisme alors que la WWE nous a rarement sorti des combattants aptes pour l’UFC, mis à part Lesnar et Batista dans une moindre mesure ? Grâce à l’influence du Catch britannique de Karl Gotch et de Billy Robinson. Comme je vous le partageais dans ma dernière réflexion, ils ont dû passer d’une lutte à soumission amateur à une forme professionnelle : le Pro Wrestling.

Mais comme les combattants étaient avant tout de vrais pratiquants qui cherchaient à projeter et soumettre, la transition vers le show a été difficile, et surtout douloureuse pour les seuls showmen issus de la musculation. L’apport du Catch Wrestling de Wigan a poussé les Pro Wrestlers japonais à s’entraîner partiellement à ce style fort et réaliste.

Donner plus de réalisme aux combats posait la question de savoir s’ils étaient aussi capables d’être compétents sans la facette « show ». D’où les Minowaman (Minawa), Sakuraba ou Takada. Tous issus de dojos de Pro Wrestling coachés par les Britanniques qui les entraînaient en mode réaliste.

Je reviendrai dessus, mais un Saku est élève de Robinson qui avait sa spécialité en Catch-As-Catch-Can sur le « double wristlock »… la Kimura…

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Martial Reflections of an Hypnofighter #494: Why Pro Wrestlers in Pride and Rizin?

As you know, MMA in Japan is quite different from what we know in the US or Europe. They have a culture of shows associated with Pro Wrestling. If K1 and even Kyokushin competitions managed to fill stadiums, it is often thanks to the influence that Puroresu had on Japanese culture.

The three great styles of MMA that spread — Pancrase, Shooto, and Rings — were created by Pro Wrestlers like Funaki, Sayama, and Maeda. This is why, initially, the fights were sometimes fixed (worked). The idea of these « showmen » was to make the spectacle increasingly realistic with so-called « shoot » forms, using techniques executed fully, especially body strikes.

But why this search for realism when the WWE has rarely produced fighters suitable for the UFC, apart from Lesnar and Batista to a lesser extent? Thanks to the influence of British Catch Wrestling from Karl Gotch and Billy Robinson. As I shared with you in my last reflection, they had to transition from amateur submission wrestling to a professional form: Pro Wrestling.

But since the fighters were first and foremost true practitioners seeking to throw and submit, the transition to « show » was difficult, and above all painful for showmen who only came from bodybuilding backgrounds. The contribution of Wigan’s Catch Wrestling pushed Japanese Pro Wrestlers to partially train in this strong and realistic style.

Giving more realism to the fights raised the question of whether they were also capable of being competent without the « show » facet. Hence the likes of Minowaman, Sakuraba, or Takada. All came from Pro Wrestling dojos coached by the British who trained them in a realistic mode.

I will return to this, but « Saku » (Sakuraba) is a student of Robinson, whose specialty in Catch-As-Catch-Can was the « double wristlock »… the Kimura…

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #309 : Le MMA Japonais

Il existe un MMA majoritaire que nous connaissons bien en Occident, notamment avec l’UFC et ses rares concurrents. C’est une forme qui a évolué au fil des années, privilégiant une recherche de victoire round par round, avec un travail en percussion conçu pour plaire aux spectateurs et, par extension, aux matchmakers. On y retrouve une lutte en cage très solide et un jeu au sol qui, au fil des années, ressemble davantage à de la lutte basse qu’à du Jiu-Jitsu Brésilien.

Et puis, il y a le Japon. Les combattants spécialisés en percussion y sont souvent plus engagés, probablement davantage que leurs homologues occidentaux. Beaucoup ne cherchent pas à prolonger les combats : l’engagement est rapide, influencé notamment par la taille de la surface de combat, souvent un ring, bien que Deep et certains événements du Rizin se déroulent en cage. Concernant la lutte, le Japon offre une perspective différente, car la cage y est rare.

On retrouve donc une forme de MMA qui ne prend pas en compte les spécificités de la surface de combat, avec une lutte plus proche du « takedown » pur et dur. Quant au travail au sol, il diffère également : moins de scrambles et davantage de phases en garde ou demi-garde, avec des combattants cherchant activement à contrôler ou soumettre leur adversaire.

Par ailleurs, l’arbitre est bien plus interventionniste qu’aux États-Unis. Si une phase de lutte devient stagnante, il n’hésite pas à ramener les combattants au centre du ring, de même en cas de blocage au sol, bien que cela soit plus rare.

Il y a une recherche marquée de soumission, rappelant ce que l’on observe dans le grappling moderne, notamment dans des événements comme WNO : des combattants qui prennent des initiatives pour soumettre, quitte à improviser des positions afin de maximiser leurs chances.

Le MMA japonais est globalement moins fort que celui des États-Unis, mais il se distingue par son intensité et sa dimension multi-facette. Il rappelle, dans son essence, la période 2000-2005 du Shooto, comme si ce format restait idéal tant pour les spectateurs que pour les combattants.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #309: Japanese MMA

There is a dominant form of MMA that we know well in the West, particularly through the UFC and its limited competitors. This version has evolved over the years, emphasizing round-by-round victory strategies, with striking designed to entertain spectators and, by extension, please matchmakers. It features solid cage wrestling and groundwork that increasingly resembles low-level wrestling rather than Brazilian Jiu-Jitsu.

And then, there’s Japan. Strikers in Japanese MMA are often more committed, perhaps more so than their Western counterparts. Many do not aim for long matches: the engagement is quick, influenced by the size of the fighting surface—often a ring, although Deep and some Rizin events do use a cage. In terms of wrestling, Japan offers a different approach due to the rarity of cages.

This creates a form of MMA that doesn’t account for the fighting surface, with wrestling closer to pure takedowns. Groundwork also differs: fewer scrambles and more phases in guard or half-guard, with fighters actively seeking control or submission.

Moreover, referees are far more interventionist than in the U.S. If a wrestling phase becomes stagnant, they restart the fight in the center, and the same applies to blocked ground phases, which are less common.

There is a strong focus on submissions, reminiscent of what we see in modern grappling, such as in WNO events, where fighters take submission attempts and improvise positions to enhance their chances.

Japanese MMA is generally weaker than its U.S. counterpart but stands out for its intensity and multi-dimensionality. It recalls the 2000–2005 Shooto era, as if this format remains ideal for both spectators and fighters.

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