Réflexions martiales d’un Hypnofighter #511 : Une philosophie martiale de canailles ?

Plus je partage ce que je découvre dans l’histoire du Jiujitsu Brésilien, plus je considère que les Gracie sont des « fripouilles ». Entre le storytelling volontairement exacerbé pour mettre en avant leur Jiujitsu, l’utilisation des médias pour menacer et insulter, ainsi que les actions violentes que les frères ont mises en place pour régler leurs comptes, nous avons une base qui est plus proche du gangster que du Bushido.

Pour rappel, les frères Gracie (seniors) ont menti sur leur filiation avec Conde Koma. Donato Pires, élève de ce dernier, a été le professeur des Gracie et ces derniers l’ont agressé. Manoel Ruffino a lui aussi été physiquement agressé sur un parking avec des poings américains, à trois contre un et par surprise, mettant fin à sa carrière de combattant professionnel. Ils ont développé un culte de la personnalité autour de Carlos et surtout Helio, et enfin, ils n’avaient aucun respect pour les femmes qui étaient juste des objets pour « produire » des combattants (une forme d’eugénisme, lire l’ouvrage de Rickson).

À votre avis, quel état d’esprit cela a-t-il donné aux origines du BJJ ? Et nous avons la réponse : des attaques d’académies pour blesser et humilier les personnes avec qui il y a un désaccord. En France, quand Riccio a battu Robin lors d’un Gracie Challenge, il a été menacé et même agressé en Espagne par des membres de la famille Gracie, dont Royce…

Il n’y a pas de martialité à la japonaise ou chinoise (je pourrais dire une vision orientale) mais ce n’est pas non plus l’état d’esprit de la boxe et des luttes du début du 20ème siècle. Le Gracie Jiujitsu, en termes de discipline et de philosophie, n’est pas celle des samouraïs, mais celle de « petites frappes », de « mafieux » qui, automatiquement, n’a pas donné une philosophie et une discipline comme on peut illusoirement s’y attendre.

À titre de comparaison, regardez le Kyokushin. Même si Oyama nous a fait un sacré storytelling, il y a certainement peu d’écoles qui peuvent se comparer en termes de respect et de discipline chez les pratiquants, ce qui est assez différent du côté Gracie. Ne pas enseigner « une morale » dans nos pratiques martiales peut entraîner des déviances que nous ne voyons que trop en Jiujitsu aujourd’hui…

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Martial Reflections of a Hypnofighter #511: A Rogue’s Martial Philosophy?

The more I share what I discover about the history of Brazilian Jiu-Jitsu, the more I consider the Gracies to be « scoundrels. » Between the deliberately exaggerated storytelling to promote their Jiu-Jitsu, the use of media to threaten and insult, and the violent actions the brothers implemented to settle scores, we have a foundation that is closer to that of gangsters than Bushido.

As a reminder, the Gracie brothers (seniors) lied about their lineage with Conde Koma. Donato Pires, a student of the latter, was the Gracies’ teacher, and they assaulted him. Manoel Ruffino was also physically assaulted in a parking lot with brass knuckles, three against one and by surprise, ending his professional fighting career. They developed a personality cult around Carlos and especially Helio, and finally, they had no respect for women, who were merely objects to « produce » fighters (a form of eugenics, read Rickson’s book).

In your opinion, what mindset did this create at the origins of BJJ? And we have the answer: attacks on academies to injure and humiliate people with whom there was a disagreement. In France, when Riccio defeated Robin in a Gracie Challenge, he was threatened and even assaulted in Spain by members of the Gracie family, including Royce…

There is no Japanese or Chinese martiality (I could say an Eastern vision), but it is not the mindset of early 20th-century boxing and wrestling either. Gracie Jiu-Jitsu, in terms of discipline and philosophy, is not that of the samurai, but that of « thugs, » of « mobsters » which, automatically, did not produce a philosophy and discipline one might illusionarily expect.

For comparison, look at Kyokushin. Even if Oyama also created a significant amount of storytelling, there are certainly few schools that can compare in terms of respect and discipline among practitioners, which is quite different from the Gracie side. Not teaching « morality » in our martial practices can lead to deviations that we see all too often in Jiu-Jitsu today…

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Réflexions martiales d’un Hypnofighter #489 : Retourner vers les origines de la Luta Livre

J’accorde beaucoup d’importance à l’histoire des arts martiaux et de l’hypnose. Je cherche à comprendre les origines des systèmes pour mieux saisir pourquoi nous utilisons telle ou telle technique dans le sud de la Chine et telle autre en Savate. Je suis pratiquant de Luta Livre au sein de l’école FST (Flavio Santiago Team), ce qui fait de moi un représentant de la 3e génération de la discipline.

Si vous aimez le JJB, vous avez sûrement vaguement entendu parler de la Luta Livre, généralement grâce au travail de Nicolas Renier qui œuvre pour sa reconnaissance. La forme de Luta qui m’a été transmise avait de belles influences issues du JJB, du fait du gabarit de Flavio et parce que beaucoup de ses amis pratiquaient le Jiu-Jitsu. Cependant, depuis quelques années, je cherche à connaître la forme qu’avait la Luta du temps de Tatu, le fondateur de la discipline.

Historiquement, je sais qu’elle est issue du Catch Wrestling, une discipline qui me plaît depuis des années mais que je connais surtout via des tutoriels. Cette année, je vais tenter de remonter aux origines de la Luta et d’aller à la rencontre du Catch Wrestling par différents moyens.

D’abord, la version britannique de Wigan, l’originale issue du « Snake Pit » de Billy Riley. Puis, sa version américaine avec Erik Paulson, qui a été en lien avec Billy Robinson. Et enfin, toujours grâce à Paulson, la version japonaise avec le Shooto.

Ce qui m’intéresse dans cette démarche, c’est de voir comment les contextes historiques, s’étalant sur tout le 20e siècle, ont influencé ces disciplines. Le CACC (Catch As Catch Can) du début du 20e siècle permettait de devenir combattant et de faire du Pro-Wrestling pour éviter la mine. Le Catch Wrestling américain a opéré un transfert culturel et a donné naissance au Folkstyle Wrestling (la lutte universitaire). Le Shooto de Sayama représente le retour à l’affrontement réel, utilisant des techniques de Pro Wrestling marquées par la patte de Karl Gotch, lui-même issu du Snake Pit de Wigan…

Enfin, notre Luta Livre de Maître Tatu serait née du Catch Wrestling américain, mais tout cela, nous le verrons au fur et à mesure de « l’enquête ».

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Martial Reflections of an Hypnofighter #489: Returning to the Origins of Luta Livre

I place great importance on the history of martial arts and hypnosis. I seek to understand the origins of systems to better grasp why we use certain techniques in Southern China and others in Savate. I am a Luta Livre practitioner at the FST school (Flavio Santiago Team), making me a 3rd generation representative of the discipline.

If you like BJJ, you have probably vaguely heard of Luta Livre, generally thanks to the work of Nicolas Renier who works for its recognition. The form of Luta that was transmitted to me had strong BJJ influences, due to Flavio’s build and the fact that many of his friends practiced Jiu-Jitsu. However, for the past few years, I have been trying to discover the form Luta took during the time of Tatu, the discipline’s founder.

Historically, I know it stems from Catch Wrestling, a discipline that has appealed to me for years but which I know mainly through tutorials. This year, I am going to attempt to trace back the origins of Luta and encounter Catch Wrestling through various means.

First, the British version from Wigan, the original from Billy Riley’s « Snake Pit. » Then, its US version with Erik Paulson, who was connected with Billy Robinson. And finally, still thanks to Paulson, the Japanese version with Shooto.

What interests me in this approach is seeing how historical contexts, spanning the entire 20th century, influenced these disciplines. The CACC (Catch As Catch Can) of the early 20th century allowed one to become a fighter and do Pro-Wrestling to avoid working in the mines. US Catch Wrestling underwent a cultural transfer and gave birth to Folkstyle Wrestling (university wrestling). Sayama’s Shooto represents a return to real confrontation, using Pro Wrestling techniques bearing the mark of Karl Gotch, himself from the Wigan Snake Pit…

Finally, our Luta Livre from Master Tatu was allegedly born from US Catch Wrestling, but we will see all of this as the « investigation » progresses.

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #257 : S’éduquer à l’histoire de nos styles

 Cet article explore l'importance de connaître l’histoire de nos styles martiaux pour comprendre les techniques et la culture qui les entourent, tout en questionnant la place de cet enseignement dans la formation des pratiquants.

Nous avons tous des disciplines martiales qui ont une histoire. Même si le professeur a développé sa propre forme, il y a derrière lui un style qui lui a été enseigné et partagé. On peut créer un nouveau style de karaté ou de jiu-jitsu, mais le karaté restera une discipline d’Okinawa, avec son infinité d’histoires, tout comme le jiu-jitsu restera une école japonaise.

En observant la nouvelle génération de pratiquants qui publie sans cesse sur les réseaux sociaux, je remarque leur incroyable passion, abondamment documentée par tout ce qu’ils font lors des entraînements ou des combats en compétition. Ils parlent de défis entre écoles et styles, mais… ils ignorent tout de l’histoire de styles aussi récents que le BJJ ou le MMA.

Ils confondent lutte et judo, et critiquent les commentaires de personnes qui relatent des faits historiques, car cela ne correspond pas à la propagande des réseaux sociaux. C’est à la fois amusant et regrettable pour l’avenir des styles.

Nous avons des formes de jiu-jitsu sportif ou de combat libre actuelles grâce aux époques, aux intentions et aux récits qui les ont façonnées. De même, le Krav Maga ou les arts martiaux philippins ont évolué au gré des époques et des populations qu’ils ont rencontrées. Connaître ou, plutôt, s’intéresser à l’histoire de nos écoles et styles permet de comprendre pourquoi nous appliquons telle ou telle technique.

Ou pourquoi il est parfois tabou ou mal vu de pratiquer certaines techniques. Je pense, par exemple, aux clés de jambes, longtemps considérées comme la « clé du pauvre » en jiu-jitsu. La culture dans laquelle un style s’est développé nous éclaire également sur certaines pratiques. Par exemple, un Russe ne salue pas comme un Japonais, bien que le sambo soit issu du Kodokan Judo, en plus des luttes nationales.

Est-ce que cet enseignement, qui me paraît évident, n’intéresse pas les pratiquants ? Devrait-il néanmoins être dispensé lors des cours ? Est-il nécessaire de connaître l’histoire et les raisons pour lesquelles tel ou tel système fonctionne selon des logiques théoriques et des formes pratiques afin de rendre les pratiquants plus ouverts à leur discipline ?

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Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #257: Educating Ourselves on the History of Our Styles

All martial disciplines have a history. Even if a teacher has developed their own form, there is a style behind them that was taught and shared. One can create a new style of karate or jiu-jitsu, but karate will always be a discipline from Okinawa with its countless stories, just as jiu-jitsu remains a Japanese school.

Looking at the new generation of practitioners who constantly post on social media, I notice their incredible passion, which is heavily documented by everything they do in training or competition fights. They talk about challenges between schools and styles, but… they know nothing about the history of styles as recent as BJJ or MMA.

They confuse wrestling with judo and criticize comments from people stating historical facts because they don’t align with social media propaganda. It’s both amusing and damaging to the future of the styles.

We have modern forms of sport jiu-jitsu or free fighting today because there were different times, intentions, stories, and eras. Just as we have Krav Maga or Filipino martial arts, which have evolved through the various eras and populations they encountered. Knowing, or rather, being interested in the history of our schools and styles helps us understand why we perform certain techniques.

Or why it is sometimes taboo or frowned upon to practice certain techniques. For instance, leg locks were long considered the “poor man’s submission” in jiu-jitsu. The culture in which a style developed also helps us understand why a Russian doesn’t greet like a Japanese, even though sambo comes from Kodokan Judo along with national wrestling styles.

Does this knowledge, which I easily grasp, fail to interest practitioners? Should it still be taught in classes? Is it necessary to know the history and the reasons why certain systems work based on theoretical logic and practical forms to make practitioners more open to their disciplines?

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