Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #528 : La Tradition Fige-t-elle le Mouvement ? Réflexion sur les Formes et les Kata

Les formes et les Kata. S’il y a une chose qui m’a particulièrement agacé au fur et à mesure de ma pratique du karaté quand j’étais plus jeune, ce sont les kata. Non pas que l’idée de répéter seul des techniques dans un format prédéterminé me dérange. Ce qui me dérangeait le plus, c’était le discours environnant.

Même si nous sommes bien d’accord que ce qui importe, c’est la pratique que l’on met en place et l’esprit de combat qu’on inclut dans notre kata, je ne cessais d’entendre qu’il fallait que je mette la main de cette façon-là, à cette hauteur-là, dans cette forme-là.

On me disait que c’était traditionnel, qu’il ne fallait pas faire autrement. Je n’aimais pas particulièrement le kata, mais je travaillais dessus et, par moments, notamment quand je n’avais personne avec qui m’entraîner, cela me permettait de passer de bons moments. Un jour, je me suis dit que j’allais faire une compétition de karaté. Étant donné que je pratiquais un style mineur, quand je m’y suis rendu, je ne savais absolument pas à quoi m’attendre.

Une fois que j’ai vu les autres participants faire des katas officiellement identiques à ceux de mon style, je me suis aperçu que cela n’avait rien à voir. Bien sûr, je savais que les styles sont différents, qu’il y a des interprétations des postures, mais là, c’étaient carrément les formes qui changeaient. Alors, j’en parlais régulièrement à mes professeurs qui me disaient : « Oui, mais nous, dans notre école à nous, c’est comme ça. »

Et puis, j’ai rencontré un grand maître de notre école. Lui-même, dans la forme qu’il nous proposait pendant un stage, n’utilisait pas la même forme que celle que mon école — donc la sienne — m’avait enseignée. Et quand j’ai posé la question à l’un de ses assistants, il a répondu qu’il avait repris une forme plus ancienne.

Du coup, quand j’entends « Oui, mais c’est traditionnel », il faudrait peut-être expliquer ou dire à quel moment la tradition a commencé. Il y a 5 ans, 10 ans, 20 ans, 50 ans, 100 ans ? Et si on nous embête sur un doigt ou un angle de jambe, est-ce que cela a réellement de l’importance, sachant que c’est une encyclopédie qui doit nous permettre de nous préparer éventuellement à des phases de combat et de créer des automatismes ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank.https://www.passioncombat.net/

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Martial Reflections of an Hypnofighter #528:  Does Tradition Freeze Movement? A Reflection on Forms and Kata

Forms and Kata. If there is one thing that particularly annoyed me during my karate practice when I was younger, it was kata. It’s not that the idea of repeating techniques alone in a predetermined format bothers me. What bothered me the most was the discourse surrounding it.

While we agree that what matters is the practice we put in place and the fighting spirit we include in our kata, I kept hearing that I had to place my hand this way, at this height, in this form. I was told it was traditional, and that it should not be done otherwise.

I didn’t particularly like kata, but I worked on it, and at times, especially when I had no one to train with, it allowed me to have some good moments. One day, I decided to enter a karate competition. Given that I practiced a minor style, when I arrived, I had absolutely no idea what to expect.

Once I saw the other participants performing katas that were officially the same as those in my style, I realized they had nothing in common. Of course, I knew styles are different, that there are interpretations of stances, but here, the forms themselves were changing. So, I regularly spoke to my teachers, who said, « Yes, but in our school, this is how it is. »

And then, I met a grandmaster from our school. He himself, in the form he proposed during a seminar, did not use the same form that my school—and therefore his—had taught me. And when I asked one of his assistants, he said that he had taken up an older form.

Consequently, when I hear « Yes, but it’s traditional, » perhaps we should explain or say when the tradition began. 5 years ago, 10 years, 20 years, 50 years, 100 years? And if we are nagged about a finger or a leg angle, does it really matter, knowing that it’s an encyclopedia meant to eventually prepare us for combat phases and create automatisms?

Take what is good and right for you. Be One, Pank.

Réflexions de Pank / Instantané #412 : Se placer en Méta

L'auteur explore le concept de "méta-cognition", inspiré par les approches de la PNL de Grinder et Bandler. Il explique l'importance de prendre de la distance avec ses propres processus internes (pensées, émotions, sensations) pour observer ses automatismes. Cette observation permet de tirer des informations précieuses sur soi-même, même des schémas autodestructeurs, et d'ouvrir la voie à des modifications comportementales créatives, à l'image des stratégies utilisées en thérapie cognitivo-comportementale (TCC).

Dans le New Code de Grinder, je vous avais partagé la façon d’aborder la PNL de ce cofondateur. Il était sans cesse dans des positions méta pour gérer les problématiques et laisser aller la créativité de l’élan solutionniste que nous traquons en nous.

Depuis quelques années, la sémantique de « méta-cognition » est devenue commune dans nos domaines de réflexion et d’application. Nous pouvons donc assez facilement aborder cette idée de se mettre en méta, en écoute, à distance avec ce qui se passe en nous et ce qui est en train de se développer dans notre cognition, tout autant que dans nos sensations et émotions.

Nous pouvons avoir ce sourire vis-à-vis de nous-mêmes quand nous sommes dans cet « état », comme le partageait Grinder. Nous sommes avec plus de distance et même si nous continuons d’appliquer notre pattern automatisé, il devient comme une observation de ce qui est et de ce qui n’adviendra pas, à minima lors de cette observation.

Ce qui fait que nos automatismes, même absurdes et parfois destructeurs, peuvent nous donner des informations sur nous-mêmes, des indices sur ce qui pourrait peut-être nous donner une voie pour modifier le pattern, voire une créativité de solution pour le réorienter de façon complètement différente.

C’est un peu comme vous mettre dans l’étude de vos stratégies, comme les PNListes aiment à le faire (surtout dans le courant de Bandler). En analysant ce qui se passe quand cela arrive, avec distance, c’est un peu comme revoir une action sportive après l’événement. Nous commençons à mieux appréhender les choses et nous pouvons, comme en TCC ou en thérapie Cognitivo-Comportementale, utiliser notre cognition mais aussi nos émotions et sensations, pour aller dans l’action dissociée d’être en méta et en correction de ce qui se passe dans l’action observée…

Une transe passionnante qui nous ramène à l’humilité de la maîtrise par rapport à la puissance dans nos modèles automatisés.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.

Be One

Pank

Pank’s Reflections / Snapshot #412: Placing Oneself in Meta

In Grinder’s New Code, I shared with you how this co-founder approached NLP. He was constantly in meta-positions to manage problems and allow the creative surge of solution-oriented impulses that we track within ourselves.

For several years now, the semantics of « meta-cognition » have become common in our fields of reflection and application. We can therefore quite easily approach this idea of putting ourselves in meta, listening, at a distance from what is happening within us and what is developing in our cognition, as well as in our sensations and emotions.

We can have that smile towards ourselves when we are in this « state, » as Grinder shared. We are at a greater distance, and even if we continue to apply our automated pattern, it becomes like an observation of what is and what will not happen, at least during this observation.

This means that our automatisms, even absurd and sometimes destructive, can give us information about ourselves, clues as to what might perhaps give us a way to modify the pattern, or even a creative solution to redirect it in a completely different way.

It’s a bit like putting yourself into the study of your strategies, as NLP practitioners like to do (especially in Bandler’s school). By analyzing what happens when it occurs, with distance, it’s a bit like reviewing a sports action after the event. We begin to better understand things and we can, as in CBT or Cognitive-Behavioral therapy, use our cognition but also our emotions and sensations, to move into dissociated action, being in meta and correcting what is happening in the observed action…

A fascinating trance that brings us back to the humility of mastery compared to the power within our automated models.

Take what is right and good for you.

Be One

Pank

Réflexions de Pank / Instantané #395 :Captivité dans les transes problématiques

Le texte explore la manière dont nous sommes constamment influencés par des transes, en particulier celles qui sont problématiques et nous enferment dans des états négatifs. Il souligne l'importance de prendre conscience de ces transes pour limiter leur impact destructeur.

Nous ne cessons de passer d’une transe à une autre. Il est rare d’être hors communication entre le conscient et le subconscient en ayant un facteur de jugement bas, plutôt que d’être dirigé par ses transes (souvent déséquilibrées).

Il y a malheureusement dans notre quotidien, en plus des transes neutres que nous vivons sans que cela nous dérange, celles qui sont problématiques, celles qui nous enferment dans des émotions négatives, ou des états d’esprit voire des comportements destructeurs pour soi ou les autres.

Nous pourrions nous dire qu’il suffit de sortir de sa transe avec une petite rupture de patterns et le tour est joué. Seulement, ce ne sont pas des transes hypnotiques, c’est-à-dire dans le cadre hypnotique avec un opérateur qui dirige la session avec un commencement et une fin. Nous sommes dans ces transes du quotidien et plus encore ces transes personnelles de notre quotidien.

Des heures de perfectionnement dans nos transes personnelles qui ne sont malheureusement pas toujours sympathiques et positives. Être dans une transe problématique nous fait tourner en rond avec des autosuggestions qui n’ont aucune notion rationnelle mais qui impactent notre corps et nos émotions.

Certaines vont jusqu’à la dépression, mais la plupart d’entre nous parviennent, en changeant de cadre et de contexte, à entrer dans une autre transe, comme la transe familiale, la transe de cuisine ou de sport. Cela permet de décrocher sans se laisser trop abimer par ces patterns automatisés.

Prendre conscience de ses transes bloquantes ne sert pas à résoudre le problème, mais nous offre déjà un ensemble d’informations sur lesquelles nous allons pouvoir travailler petit à petit pour limiter voire empêcher la mise en place de ces transes automatiques. Cela peut demander du temps parce que ces habitudes de transes sont souvent bien ancrées.

Prenez ce qui est juste et bon pour vous.
Be One
Pank
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Pank’s Reflections / Snapshot #395: Captivity in problematic trances

We constantly shift from one trance to another. It is rarer to be out of communication between the conscious and subconscious with a low judgment factor than to be directed by one’s trances (often unbalanced).

Unfortunately, in our daily lives, in addition to the neutral trances we experience without it bothering us, there are those that are problematic, those that lock us into negative emotions, or states of mind, even destructive behaviors for oneself or others.

We might tell ourselves that all it takes is to get out of our trance with a little pattern interruption and that’s it. However, these are not hypnotic trances, that is, in the hypnotic setting with an operator who directs the session with a beginning and an end. We are in these everyday trances and even more so these personal trances of our daily lives.

Hours of perfecting our personal trances which are unfortunately not always pleasant and positive. Being in a problematic trance makes us go around in circles with self-suggestions that have no rational notion but which impact our body and our emotions.

Some go as far as depression, but most of us manage, by changing the setting and context, to enter another trance, such as the family trance, the cooking or sports trance. This allows us to disconnect without letting ourselves be too damaged by these automated patterns.

Becoming aware of one’s blocking trances does not solve the problem, but already offers us a set of information on which we will be able to work little by little to limit or even prevent the establishment of these automatic trances. This may take time because these trance habits are often well established.

Take what is right and good for you.
Be One
Pank
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