Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #334 : Privilégier le Mouvement Constant

Cet article met en lumière l'importance du mouvement constant en combat, que ce soit en boxe, en lutte ou en arts martiaux mixtes. L'auteur, Pank, insiste sur la différence entre mouvement et explosivité ou rapidité, et explique comment le mouvement, même subtil, peut perturber l'adversaire, l'empêcher de "poser son jeu" et créer des opportunités d'attaque. Il encourage les pratiquants à intégrer cette notion de mouvement perpétuel dans leur entraînement et leurs combats.

Quand je parle de mouvement, je parle d’intensité variable, qu’elle soit faible ou forte, et d’amplitude, petite ou grande. Il ne faut pas confondre mouvement avec explosivité ou rapidité. Souvent, nous mélangeons tout, et quand on souhaite produire, que ce soit en boxe ou en lutte, nous accélérons.

Or, les mouvements peuvent être courts, subtils, voire saturants pour l’adversaire. C’est d’ailleurs un de leurs bénéfices : laisser l’autre dans l’incertitude, le questionnement, une sensation d’instabilité. En position de tortue en BJJ ou en Judo, si nous restons fermés et immobiles, l’adversaire peut tranquillement tester ses options.
De même en boxe, si nous restons figés, l’adversaire peut analyser la situation, trouver nos angles ouverts et attaquer efficacement. Cherchez à ne jamais cesser le mouvement. C’est difficile et parfois contre-intuitif. Beaucoup diront que cela demande plus de cardio, ce à quoi je répondrai que si parfois l’intensité est élevée avec de grands mouvements, cela peut aussi se traduire par de petits déplacements, des tentatives de prises, etc., qui ne sont pas épuisants.

Rappelez-vous qu’en préhension comme en frappe, nous cherchons à contrôler et à empêcher l’adversaire de bouger pour pouvoir attaquer, soumettre ou percuter. S’imposer de bouger dans chaque randori permet de s’orienter vers cette idée de mouvement constant, d’être un danger permanent, une difficulté pour l’adversaire qui ne peut pas « poser son jeu ».

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,
Pank
https://www.passioncombat.net

Martial Reflections of a Hypnofighter #334: Prioritizing Constant Movement

When I talk about movement, I’m referring to varying intensity, whether weak or strong, and amplitude, small or large. We should not confuse movement with explosiveness or speed. Often, we mix everything up, and when we want to be productive, whether in boxing or wrestling, we accelerate.

However, movements can be short, subtle, even overwhelming for the opponent. This is one of their benefits: leaving the other person in uncertainty, questioning, a feeling of instability. In a turtle position in BJJ or Judo, if we remain closed and immobile, the opponent can calmly test their options.

Similarly, in boxing, if we remain static, the opponent can analyze the situation, find our open angles, and attack effectively. Strive to never stop moving. It’s difficult and sometimes counterintuitive. Many will say that it requires more cardio, to which I would reply that while sometimes the intensity is high with large movements, it can also translate into small shifts, grip attempts, etc., which are not exhausting.

Remember that in grappling as in striking, we seek to control and prevent the opponent from moving in order to attack, submit, or strike. Forcing yourself to move in each randori allows you to orient yourself towards this idea of constant movement, to be a permanent danger, a difficulty for the opponent who cannot « establish their game ».
Take what is good and right for you.

Be One, Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #100 : Les conflits, une problématique mentale #1

Il arrive que nous nous retrouvions en conflit avec des inconnus ou des proches. Une véritable dynamique de combat s’installe, avec des stratégies passives-agressives, des coups bas, des insinuations ou des non-dits. Les « armes » employées, même si elles ne proviennent pas directement de la boxe ou du BJJ, peuvent être tout aussi tranchantes et blessantes.

Dans les sports de combat, nous visons à fournir des outils permettant de gérer les conflits, voire les oppositions, dans un cadre défini, afin que les apprenants puissent s’en sortir au mieux. Pour les enseignants de self-défense, la gestion se base sur une gamme de problématiques et de conséquences plus large.

Face aux tensions verbales et psychologiques, nous devons adopter l’esprit de la self-défense, qui prend en compte davantage de pièges et de coups bas que dans une salle d’entraînement ou sur un tatami. Si nous tentons d’éviter le conflit, certains comprennent cette démarche et déploient de nombreuses stratégies pour nous mettre en position de vulnérabilité, nous plaçant souvent sur la défensive, afin de prendre de l’avance dans leurs attaques et d’affaiblir, voire anéantir, notre capacité de réaction.

En tant que pratiquant, je conseille à ceux qui cherchent absolument à éviter les tensions de rapidement reprendre l’initiative et de passer à l’offensive. Il ne s’agit pas forcément de blesser, mais de désarçonner l’adversaire, limitant sa liberté d’expression et ses critiques, et paralysant ses actions les plus incisives.

Tout comme en combat, celui qui maîtrise le « kumikata » peut plus aisément anticiper et contrôler la situation. La plupart des agresseurs psychologiques ont tendance à garder le contrôle face à des individus qui mettent du temps à réagir. C’est comme être un boxeur de type « diesel », mais subir des coups avant même d’avoir trouvé son rythme peut être préjudiciable.

Conservez l’esprit martial : ne laissez pas votre adversaire vous guider, imposez votre propre jeu. Ainsi, vous pourrez mieux gérer et canaliser l’intensité de l’agressivité de l’autre.

#agression #harcèlement #tension #dommagepsychologique #kumikata #lead #contre #Bushido

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous, 

Be One 

Pank