Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #356 : Senzu ou Salle du Temps

L'auteur explore le dilemme de l'entraînement martial en utilisant l'analogie de Dragon Ball : choisir entre la Salle du Temps (entraînement accéléré) et le Senzu (guérison instantanée). Il argumente que, malgré l'attrait du temps d'entraînement accru, la récupération complète offerte par le Senzu permettrait un entraînement plus intense et constant, maximisant ainsi le potentiel de progression.

Pour les fans de Dragon Ball, outre que je vous rappelle que vous avez un programme audio Dragon Ball : https://hno-mp3-hypnose.com/programme-dragon-ball/, il y a une question que nous devons remettre au centre des arts martiaux.

Est-il préférable d’avoir une salle du temps où une journée d’entraînement équivaut à un an d’entraînement, ou de prendre un haricot magique qui retire automatiquement les maux, blessures et fatigue ? Reprenons ce questionnement important : progressons-nous plus en cumulant le temps d’entraînement ? Logiquement, oui.

Vous vous êtes déjà entraîné comme des fous avant une échéance, et vous pouvez avoir l’impression d’être plus précis et affûté. Mais, et c’est en cela qu’il y a un point clé à prendre en compte, nous connaissons le surentraînement, les maux et les blessures que nous pouvons cumuler avec une intensité plus importante au quotidien.

La salle du temps est une arnaque si, au bout de quelques heures, nous ressentions notre corps en charpie à cause d’une intensité et d’une quantité trop importantes.

D’un autre côté, le senzu nous permet de récupérer de tout. Du coup, je peux certes ne faire qu’une journée de 24h d’entraînement, mais je n’ai pas besoin de dormir, je répare instantanément mes blessures. Du coup, je peux m’entraîner à pleine intensité dans toutes les facettes de mes disciplines, me prendre des knockdowns ou des KO, voire me prendre des clés, pour comprendre mes limites et trouver des sorties, sans que cela ne m’handicape jamais.

Un entraînement plein, puissant et constant offre une possibilité de progression sans limite. Je vous vois venir : le cumul des deux, la salle en prenant des senzu. Mais si vous n’aviez qu’un choix à faire, que prendriez-vous et pourquoi ?

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #356: Senzu or Time Chamber

For Dragon Ball fans, besides reminding you that you have a Dragon Ball audio program: https://hno-mp3-hypnose.com/programme-dragon-ball/, there’s a question we need to bring back to the center of martial arts.

Is it preferable to have a Time Chamber where one day of training is equivalent to one year of training, or to take a magic bean that automatically removes aches, injuries, and fatigue? Let’s revisit this important question: do we progress more by accumulating training time? Logically, yes.

You’ve already trained like crazy before a deadline, and you may feel sharper and more precise. But, and this is a key point to consider, we know about overtraining, the aches, and injuries we can accumulate with greater daily intensity.

The Time Chamber is a scam if, after a few hours, we feel our body in tatters because of too much intensity and quantity.

On the other hand, the senzu allows us to recover from everything. So, I can certainly only do one 24-hour day of training, but I don’t need to sleep, I instantly repair my injuries. So, I can train at full intensity in all facets of my disciplines, take knockdowns or KOs, or even take submissions, to understand my limits and find escapes, without it ever hindering me.

Full, powerful, and constant training offers a possibility of unlimited progress. I see you coming: the combination of both, the chamber while taking senzu. But if you only had one choice to make, what would you take and why?

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #355 : La Quête de Souplesse Après la Force Brute

 L'auteur explore la transition dans les arts martiaux de la force brute à la souplesse, soulignant l'importance d'une base physique solide avant de rechercher la fluidité. Il remet en question l'idée que la technique seule suffit et insiste sur le rôle de l'expérience et de l'âge dans le développement de la souplesse.

J’aime profondément les anciens dans les arts martiaux, et plus particulièrement quand ils démontrent des techniques avec une idée de souplesse, de non-opposition voire d’ichigeki.

Je vois des jeunes aïkidokas ou jiujitsukas “traditionnels” faire des mouvements avec fluidité dans une volonté aïki ou dans une souplesse de kuzushi qui semble répondre à l’imagerie populaire des arts martiaux, une sorte de beauté où celui qui subit la technique “utilise la force” de l’autre.

Mais tout cela, c’est à mon avis une erreur. Même un Ueshiba était une brute physique, avec une musculature développée et quand on lit les vieux sifu ou sensei, la plupart avaient des entraînements d’une violence et dureté incroyables. En Judo, un entraînement de Kimura ne ressemble pas à ce que nous voyons de Mifune âgé.

Il y a la réalité qui entre dans l’équation, l’opposition, la résistance de l’autre que la technique ne peut pas pleinement vaincre, parce qu’il y a besoin d’un physique, d’une explosivité etc. Si le conditionnement physique est tellement intense que ça soit dans les Wushu, les Budo, les Boxes et les Luttes, c’est qu’il y a ce besoin de force brute.

De ces milliers d’oppositions, de ce temps qui passe, de ces réponses dans le conflit physique, en ressortent des automatismes, des patterns qui avec les décennies vont donner une sorte de capacité d’anticipation, ce fameux “pressenti” et donc si le corps est moins physique, l’expérience, les sensations elles entraînent une souplesse, un timing et dès lors une petite compensation de cette perte d’agressivité, et de force.

Vendons le souple en temps et en heure, sans mentir aux néophytes, en leur rappelant que la technique est un levier qui décuple les aptitudes physiques…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of an Hypnofighter #355: The Quest for Suppleness After Brute Force

I deeply love the elders in martial arts, and especially when they demonstrate techniques with an idea of suppleness, non-opposition, or even ichigeki.

I see young aikidokas or “traditional” jiujitsukas making movements with fluidity in an aiki intention or in a suppleness of kuzushi that seems to respond to the popular imagery of martial arts, a kind of beauty where the one who undergoes the technique “uses the force” of the other.

But all this, in my opinion, is a mistake. Even Ueshiba was a physical brute, with developed musculature, and when we read the old sifu or sensei, most had incredibly violent and harsh training. In Judo, a Kimura training does not resemble what we see of the aged Mifune.

There is the reality that comes into play, the opposition, the resistance of the other that the technique cannot fully overcome, because there is a need for physique, explosiveness, etc. If physical conditioning is so intense, whether in Wushu, Budo, Boxing, and Wrestling, it is because there is this need for brute force.

From these thousands of oppositions, from the passage of time, from these responses in physical conflict, automatisms, patterns emerge that with the decades will give a kind of anticipation ability, this famous “premonition,” and therefore if the body is less physical, experience, sensations, they train suppleness, timing, and therefore a small compensation for this loss of aggressiveness and strength.

Let’s sell suppleness in due time, without lying to neophytes, reminding them that technique is a lever that multiplies physical abilities…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #354 : Ce que le Karaté Traditionnel Pourrait Apprendre de l’American Kenpo

L'auteur explore les similitudes et les différences entre le karaté traditionnel et l'American Kenpo, soulignant comment ce dernier peut être perçu comme une évolution du premier. Il suggère que le karaté traditionnel pourrait bénéficier d'une ouverture vers le Kenpo américain pour enrichir sa pratique du Goshin jutsu et l'utilisation des frappes.

En ce moment, je fais pas mal de stages ou de rencontres avec le karaté. Ce qui est intéressant, c’est de voir la façon d’aborder les choses en fonction des styles et des professeurs. En parallèle, j’étudie à mon petit niveau le Kenpo américain. Je trouve ces styles fascinants parce qu’à mes yeux, c’est une évolution du karaté.

Un style qui reprend les mêmes techniques, les mêmes frappes et blocages ou les postures et déplacements, sauf qu’ils les ont configurés dans un autre rythme. Si en France nous ne sommes pas particulièrement connaisseurs de ce milieu qu’a initié Ed Parker dans les années 50, nous avons des représentants comme les Diaz avec le Kajukenbo ou Mbongo avec le Kenpo 5.0 de Jeff Speakman.

Il est surprenant que notre nation de karaté traditionnel n’invite pas davantage les Kenpoka, qui pourraient leur donner une vision du Goshin jutsu et de l’utilisation des frappes qu’ils maîtrisent dans une nouvelle dimension.

Quand on voit un enchaînement de base de karaté du style Jodan Uke, Oi Tsuki, Gyaku Tsuki et Gedan Barai, c’est globalement les mêmes formes de main dans toutes les écoles. Et pourtant ces quatre techniques en Kenpo, n’ont plus du tout la même dynamique et les uke deviennent des attaques qui s’enchaînent parfaitement avec les percussions de poing, donnant la sensation de quelque chose de connu mais complètement nouveau.

Nous sommes dans une ère d’échanges et de connaissances, il y a vraiment des styles qui pourraient se comprendre et échanger avec plaisir pour leurs pratiquants, c’est vraiment le karaté traditionnel et l’American Kenpo.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #354: What Traditional Karate Could Learn from American Kenpo

Currently, I’m doing quite a few workshops or meetings with karate. What’s interesting is seeing the different approaches depending on the styles and teachers. In parallel, I’m studying American Kenpo at my own modest level. I find these styles fascinating because, to me, it’s an evolution of karate.

A style that takes the same techniques, the same strikes and blocks, or the stances and movements, except they’ve configured them in a different rhythm. While in France we’re not particularly knowledgeable about this field initiated by Ed Parker in the 1950s, we have representatives like the Diaz brothers with Kajukenbo or Mbongo with Jeff Speakman’s Kenpo 5.0.

It’s surprising that our nation of traditional karate doesn’t invite Kenpo practitioners more often, who could give them a vision of Goshin jutsu and the use of strikes they’ve mastered in a new dimension.

When you see a basic karate sequence like Jodan Uke, Oi Tsuki, Gyaku Tsuki, and Gedan Barai, it’s generally the same hand forms in all schools. And yet these four techniques in Kenpo no longer have the same dynamics, and the « uke » become attacks that flow perfectly with the fist strikes, giving the sensation of something familiar but completely new.

We live in an era of exchanges and knowledge, and there are truly styles that could understand and exchange with pleasure for their practitioners, namely traditional karate and American Kenpo.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #353 : Le besoin de mysticisme dans le combat

L'article explore la présence du mysticisme dans les arts martiaux, soulignant la quête d'accomplissement spirituel au-delà de la simple efficacité combative. Il examine comment diverses disciplines, de l'Aïkido au Muay Thai, intègrent des dimensions métaphysiques et initiatiques, et comment la violence du combat peut être liée à une recherche de transcendance.

On voit dans beaucoup d’histoires et de pratiques martiales, une volonté d’union ou de développement avec des forces supérieures. Comme si le combattant, et plus généralement le guerrier, devait au travers de sa pratique atteindre une sorte d’accomplissement mystique.

Des disciplines comme l’Aïkido de O Sensei Ueshiba, dont nous connaissons sa ferveur pour l’Omoto-Kyo, comme des styles indonésiens avec des quêtes de l’Ilmu et de rentrer en lien avec ces forces de la nature. On peut même, dans un style dur comme le Muay Thai et l’influence du Bouddhisme dans la discipline, voir que l’adepte est dans un processus.

Comme si du combat abrupte et sanglant, il devait y avoir des initiations à découvrir autre chose, certainement associé au vieillissement ou, dans certaines conditions, la mort de celui qui combat. Une quête d’un coup ou d’une projection qui va au-delà de la biomécanique ou de la physique, mais qui caresse des idées plutôt métaphysiques.

Dans ce chemin initiatique, nous pouvons facilement nous perdre entre la quête pour beaucoup d’efficacité vers une voie d’accomplissement au-delà du corps ou plus généralement de la démarche sportive avec toutes ses composantes.

Il y a une envie de sublimer celui qui combat. On peut le voir dans les récits des héros ou non-héros de guerre, comme si la chose la plus triste du monde, que de tuer un autre, amenait une glorification voire un salut spirituel ou religieux pour certains. Mettant ainsi aisément en avant que ces pratiques, qu’elles soient militaires ou plus combattantes, ont une idée initiale : vaincre l’autre sans artifice pour un besoin très primitif, la survie…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of an Hypnofighter #353: The Need for Mysticism in Combat

In many martial arts stories and practices, we see a desire for union or development with higher powers. As if the fighter, and more generally the warrior, must achieve a kind of mystical fulfillment through their practice.

Disciplines like Aikido from O Sensei Ueshiba, whose fervor for Omoto-Kyo is well-known, as well as Indonesian styles with quests for Ilmu and connecting with these forces of nature. Even in a hard style like Muay Thai and the influence of Buddhism in the discipline, we can see that the practitioner is in a process.

As if from the abrupt and bloody combat, there must be initiations to discover something else, certainly associated with aging or, in certain conditions, the death of the one who fights. A quest for a strike or a throw that goes beyond biomechanics or physics, but that touches upon rather metaphysical ideas.

In this initiatory path, we can easily get lost between the quest for efficiency for many, towards a path of fulfillment beyond the body or more generally the sporting approach with all its components.

There is a desire to sublimate the one who fights. We can see this in the stories of heroes or non-heroes of war, as if the saddest thing in the world, killing another, brought about a glorification or even spiritual or religious salvation for some. Thus easily highlighting that these practices, whether military or more combative, have an initial idea: to defeat the other without artifice for a very primitive need, survival…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #352 : À chaque âge, sa période

Cet article explore les différentes phases de la vie d'un athlète de sports de combat, en mettant l'accent sur la transition entre les compétitions adultes et les catégories Master/Vétéran. Il souligne que si la période adulte est dédiée à la recherche de la performance et des titres prestigieux, les compétitions Master/Vétéran offrent une expérience différente, souvent plus axée sur le plaisir et la camaraderie, même si certaines organisations tentent de valoriser ces titres.

Nous avons la chance, dans beaucoup de disciplines de préhension et également dans de rares styles de percussion, d’avoir des compétitions pour les vétérans, les masters.

J’en discutais dernièrement avec des jeunes à l’académie et nous partagions nos réflexions sur les périodes de la vie pour les sportifs, et plus spécifiquement pour les pratiquants de sports de combat. Pour un athlète, sa phase compétitive commence lorsqu’il entre dans la phase adulte, même si bien sûr, en amont, en Junior et autres, il y a du niveau.

Si on prend le BJJ, le 18-30 ans, ou pour d’autres fédérations 35, voire au maximum 40 ans, cette période est celle où, si on veut gagner, c’est là où il faut se lâcher et chercher la performance. Pour ce qui est des tranches d’âge post-adulte, même si en Jiu-Jitsu maintenant on a de multiples anciens champions du monde Adulte, les titres Master n’ont pas la même importance.

Dans les sports de combat, une fois que nous ne sommes plus sur le circuit adulte, nous sommes comme ces passionnés de foot qui jouent en club le dimanche matin, des sportifs du dimanche. J’entends déjà les quarantenaires et plus dire qu’ils sont sérieux, qu’ils s’entraînent comme des fous, et je ne peux pas le nier.

Simplement, à l’inverse des compétitions adultes où tout le monde y va pour des titres reconnus avec beaucoup de sérieux, en Master/Vet, nombreux sont ceux qui y vont en touristes, parce qu’ils aiment la compétition, les amis, les week-ends sportifs. Même si faire une bonne prestation, voire une performance, peut faire plaisir, ça n’a aucune valeur.

Le temps est passé, si tu avais envie de briller sportivement, c’était dans une autre période. Qu’importe ce que tu remportes, ça reste un titre de “vieux”, “d’anciens”, bref, de personnes avec qui on peut avoir de l’affection, mais qu’on ne considère que relativement, vis-à-vis de leur catégorie d’âge.

Certaines fédérations et entreprises ont bien compris que les plus anciens veulent se faire des récits sportifs qu’ils n’ont pas eus plus jeunes et valorisent les titres des catégories des vieux comme World Master, mais ça reste ces footeux qui, le dimanche, en gagnant un championnat, s’imaginent avoir joué une compétition pro…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank
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Martial Reflections of an Hypnofighter #352: To Each Age, Its Time

We are fortunate in many grappling disciplines and also in rare striking styles to have competitions for veterans, masters.

I was discussing this recently with young people at the academy, and we shared our thoughts on the periods of life for athletes, and more specifically for combat sports practitioners. For an athlete, their competitive phase begins when they enter the adult phase, even if, of course, there is a level of competition in Junior and other categories beforehand.

If we take BJJ, the 18-30 age range, or for other federations 35, or even a maximum of 40 years, this period is when, if you want to win, you have to let go and seek performance. Regarding the post-adult age groups, even if in Jiu-Jitsu we now have multiple former adult world champions, the Master titles do not have the same importance.

In combat sports, once we are no longer on the adult circuit, we are like those football enthusiasts who play in a club on Sunday morning, Sunday athletes. I can already hear the forty-somethings and older saying that they are serious, that they train like crazy, and I cannot deny that.

However, unlike adult competitions where everyone goes for recognized titles with great seriousness, in Master/Vet, many go as tourists, because they like the competition, the friends, the sports weekends. Even if giving a good performance, or even a great one, can be pleasing, it has no value.

Time has passed, if you wanted to shine athletically, it was in another period. Whatever you win, it remains a title of « old, » « former, » in short, of people with whom we can have affection, but whom we only consider relatively, in relation to their age category.

Some federations and companies have understood that older people want to create sports stories they didn’t have when they were younger and value the titles of the old categories like World Master, but it remains those football players who, on Sunday, by winning a championship, imagine they have played a professional competition…

Take what is good and right for you.
Be One,
Pank
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #351 : L’impact des Percussions Pendant l’Entraînement

Lorsqu’on est dans un système de frappe, il arrive souvent que les combats d’entraînement commencent et peuvent assez rapidement devenir un véritable pugilat. Un des points essentiels dans l’entraînement est de démultiplier notre capacité à performer, tout en restant le plus apte possible à enchaîner d’autres combats.

S’il est sain d’avoir l’intention de bien impacter ses coups pour réussir à montrer que nos combinaisons et la puissance que nous dégageons sont justes, notre partenaire en face peut ne pas être prêt du tout à recevoir ce type d’action.

Ce qui crée réellement problème reste l’impact au niveau du visage. Si des styles comme le karaté Kyokushinkai ont l’habitude de ne pas travailler avec les frappes de poings au visage, la plupart des boxes ne se limitent pas à percuter au corps.

Il peut donc facilement y avoir des impacts qui vont, à court, moyen ou long terme, mettre notre partenaire dans un état qui va lui donner des conséquences potentiellement dangereuses pour l’avenir. Néanmoins, il reste important de pouvoir faire quelques combats où nous mettons de l’intensité ; c’est là où le rôle des protections est particulièrement important.

Réfléchir et mettre en place des entraînements où il y a une forte intensité tout en permettant d’avoir des conséquences aussi minimes que possible, surtout pour le cerveau, est une chose que les instructeurs doivent continuellement rappeler. Il n’y a rien de honteux à mettre beaucoup de protections, et encore moins à mettre des casques pour éviter que le cerveau ne soit touché.

Si réellement on veut frapper fort, il y a quand même beaucoup de parties du corps qui ne se blessent pas, notamment les cuisses, où il est possible de montrer l’impact de sa frappe.

Et vous, comment gérez-vous les combats durs que vous mettez en place dans votre salle ?
Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank
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Martial Reflections of an Hypnofighter #351: The Impact of Strikes During Training

When we are in a striking system, it often happens that training fights start and can quickly become a real boxing match. One of the essential points in training helps to multiply our ability to perform, while remaining as able as possible to chain other fights.

While it is healthy to have the intention to impact your blows well to succeed in showing that our combinations and the power we generate are correct, our partner in front may not be at all ready to receive this type of action.

What really creates a problem remains the impact on the face. If styles like Kyokushinkai karate are used to not working with punches to the face, most boxing styles are not limited to striking the body.

There can therefore easily be impacts that, in the short, medium or long term, put our partner in a state that will give them potentially dangerous consequences for the future. Nevertheless, it remains important to be able to do some fights where we put intensity; this is where the role of protections is particularly important.

Thinking and setting up training where there is high intensity while allowing for the least possible consequences, especially for the brain, is something that instructors must continually remind. There is nothing shameful in putting on a lot of protection, and even less in wearing helmets to prevent the brain from being affected.

If we really want to hit hard, there are still many parts of the body that do not get injured, especially the thighs, where it is possible to show the impact of your strike.

And you, how do you manage the hard fights that you set up in your gym?
Take what is good and right for you.
Be One,
Pank
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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #350 : Le Professionnalisme

L'article souligne l'importance cruciale du professionnalisme pour les athlètes de MMA. Il met en lumière la nécessité de s'extraire d'une mentalité d'attente liée au système fédéral, en adoptant une approche entrepreneuriale. Les combattants professionnels doivent développer des compétences en communication, se présenter comme des marques et considérer leur carrière comme un travail à part entière pour réussir dans l'industrie du MMA.

Dans le dernier épisode de LFE, Enoch Effah a bien souligné l’importance du professionnalisme pour les athlètes, surtout en MMA. Il a fait une remarque pertinente qui est à prendre en compte dans notre culture associative et fédérale : celle de s’extraire, dans le MMA particulièrement, du fédéralisme, de l’attente.

En effet, nous avons l’habitude de gagner un tournoi sélectif pour après être envoyé aux stades supérieurs comme les Europe et les Monde. Mais dans le MMA pro, si on ne fait qu’attendre que la fédération ou une organisation gère la carrière, il y a un risque d’être perdu et oublié.

Comme le faisait remarquer Enoch, il est important que les futurs pros du MMA pensent comme des business men, en apprenant à être bon en anglais, à bien se présenter, maintenant avec le MMA spectacle avec une communauté, avoir une sorte de « gimmick » comme au catch.

En somme, permettre de voir son entraînement et ses combats, non comme un sport mais un travail. Et la nuance est importante. Je peux d’ailleurs rebondir sur un discours qu’a le propriétaire de Marseille Boxing Club qui régulièrement montre ce que c’est un travail qui a pour but de te nourrir de ta passion, mais aussi ton assiette et tes projets de vie.

C’est plus onéreux, mais c’est plus carré, il y a tout ce qu’il faut pour les athlètes, etc. Dans le cadre du MMA, nous nous trouvons dans la même dynamique. Vous devenez un futur salarié d’une organisation, il vous faut un CV de qualité, autant sur l’aspect carte de combat, mais aussi engouement que professionnalisme pour l’organisation sur tous les plans, afin de faciliter votre visibilité et donner l’envie de vous mettre en avant.

Les amateurs ont un univers, un peu le stagiaire de la boîte, et les pros sont les salariés.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #350: Professionalism

In the latest episode of LFE, Enoch Effah rightly emphasized the importance of professionalism for athletes, especially in MMA. He made a relevant point that should be taken into account in our associative and federal culture: that of extracting oneself, particularly in MMA, from federalism, from waiting.

Indeed, we are used to winning a selective tournament and then being sent to higher levels such as Europe and the World. But in pro MMA, if you only wait for the federation or an organization to manage your career, there is a risk of being lost and forgotten.

As Enoch pointed out, it is important that future MMA pros think like businessmen, learning to be good at English, to present themselves well, now with the MMA spectacle with a community, to have a kind of « gimmick » like in wrestling.

In short, allow your training and fights to be seen, not as a sport but as a job. And the nuance is important. I can also build on a speech that the owner of Marseille Boxing Club has, who regularly shows what a job is that aims to feed you from your passion, but also your plate and your life projects.

It’s more expensive, but it’s more structured, there is everything you need for athletes, etc. In the context of MMA, we find ourselves in the same dynamic. You become a future employee of an organization, you need a quality CV, both in terms of fight card, but also enthusiasm and professionalism for the organization on all levels, in order to facilitate your visibility and make them want to promote you.

Amateurs have a universe, a bit like the intern of the company, and pros are the employees.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #348 : Plus de randori ou un meilleur randori

L'article remet en question l'approche traditionnelle du randori en BJJ et Luta, qui privilégie souvent la quantité à la qualité. L'auteur soutient que la simple répétition de combats sans analyse ni correction des erreurs peut conduire à l'automatisation de mauvais patterns. Il préconise un randori plus réfléchi, où les partenaires s'arrêtent pour analyser les phases de combat, favorisant ainsi une progression plus efficace.

On sait que dans le BJJ et la Luta, nous voulons passer du temps à faire des combats. Et ce qui est génial, c’est que nous pouvons en faire des centaines sans se blesser. Du moins, on les cumule et on a un peu l’idée que plus on combat, plus on deviendra performant, parce que nous pourrions le traduire comme une expérience sur le tatami.

Pourtant, si nous répétons encore et encore les mêmes patterns qui ne se corrigent pas, nous les intégrons, nous les automatisons. Il est assez rare de voir des randoris qui sont là pour permettre de réellement progresser, des combats où il faut s’arrêter dans certaines phases pour savoir pourquoi ça passe ou, au contraire, qu’est-ce qui fait que c’est complexe à mettre en place.

Penser à son jeu et reprendre pendant les combats les phases qui ne correspondent pas. Du coup, le partenaire doit aussi être dans cette envie d’analyser, de se stopper parfois quand il est dans une phase de domination. Le nombre de randoris a été tellement mis en avant, tout comme les drills à l’excès, et petit à petit, on se rend compte que ce n’est qu’un exercice qu’il faut mettre dans une dynamique plus complexe et surtout qui impose de rendre les randoris, comme ils étaient initialement, des exercices de combats et paradoxalement pas pleinement des combats.

La qualité de la démarche dans le combat, avec une réflexion, peut déranger une partie d’entre nous qui vont voir dans cette façon de faire une frustration de ne pas pouvoir terminer des combats et égotiquement se satisfaire de son effort.

Mais là encore, si le randori est un exercice, il reste la compétition pour être l’examen.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of an Hypnofighter #348: More Randori or Better Randori

We know that in BJJ and Luta, we want to spend time doing fights. And what’s great is that we can do hundreds of them without getting hurt. At least, we accumulate them and we have a bit of an idea that the more we fight, the more proficient we will become, because we could translate it as experience on the mat.

However, if we repeat the same patterns over and over again that don’t get corrected, we integrate them, we automate them. It is quite rare to see randoris that are there to allow real progress, fights where you have to stop in certain phases to know why it works or, on the contrary, what makes it complex to implement.

Thinking about your game and revisiting during fights the phases that don’t work. Consequently, the partner must also have this desire to analyze, to stop sometimes when they are in a phase of domination. The number of randoris has been so emphasized, just like excessive drills, and little by little, we realize that it is only an exercise that must be put into a more complex dynamic and above all that requires making randoris, as they were initially, combat exercises and paradoxically not fully fights.

The quality of the approach in combat, with reflection, may disturb some of us who will see in this way of doing things a frustration of not being able to finish fights and egotistically be satisfied with their effort.

But then again, if randori is an exercise, competition remains to be the exam.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #347 : Les arts martiaux et nos anciens

L'article explore comment les arts martiaux offrent un espace valorisant pour les seniors, contrastant avec le délaissement observé dans les sociétés occidentales. Ils permettent aux aînés de rester actifs, de partager leur expérience et de se sentir utiles au sein d'une communauté.

Si nous nous posons politiquement beaucoup de questions sur les seniors qui sont délaissés par nos sociétés occidentales actuelles, nous pouvons facilement constater que dans les arts martiaux, les anciens sont bien accueillis, autant comme débutants que pour ceux qui sont devenus des experts.

Les AM (arts martiaux) offrent cette perception unique qu’une entreprise ou que des médias ne permettent que rarement : être considéré, même octogénaire, dans un groupe social qui se déplace pour apprendre et écouter les partages qui sont faits par ces anciens des différentes disciplines.

Cela répond à beaucoup de choses dont l’humain a besoin : la communauté, l’échange et se sentir utile. Quand nous avons un de nos anciens qui partage son savoir, et plus encore si c’est un haut gradé, il y a une vraie attention, une vraie envie des plus jeunes de pouvoir créer du contact avec.

Les AM offrent alors autant un moyen pour continuer de vivre dans le mouvement, même quand le corps est abîmé par les années d’entraînement et de labeur, mais aussi un moyen de sociabilisation. J’avais vu la même chose dans le monde de l’hypnose et de la psychothérapie, où certains experts font salle pleine à chacun de leurs séminaires, donnant des congrès avec plein de déambulateurs certes, mais des décennies d’expérience, toujours diffusées avec passion.

Nous en sommes là avec les AM, cette possibilité d’exister et plus encore d’être demandé à des périodes de vie où trop souvent nous avons mis de côté nos seniors, voire nous les avons cachés, plutôt que, comme le font les pratiquants, les mettre au centre du dojo, sur un tatami, prêts à mettre à disposition l’expérience longuement acquise.

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of an Hypnofighter #347: Martial Arts and Our Elders

If we politically ask ourselves many questions about the seniors who are neglected by our current Western societies, we can easily see that in martial arts, the elders are well received, both as beginners and for those who have become experts.

Martial Arts (MA) offer this unique perception that a company or the media rarely allow: to be considered, even as an octogenarian, in a social group that travels to learn and listen to the sharing made by these elders of different disciplines.

This responds to many things that humans need: community, exchange, and feeling useful. When we have one of our elders who shares their knowledge, and even more so if they are a high-ranking individual, there is real attention, a real desire from the younger ones to be able to create contact with them.

MA then offer both a way to continue living in movement, even when the body is damaged by years of training and labor, but also a means of socialization. I had seen the same thing in the world of hypnosis and psychotherapy, where some experts fill the room at each of their seminars, giving conferences with plenty of walkers, certainly, but decades of experience, still shared with passion.

We are there with MA, this possibility of existing and even more of being in demand at periods of life where too often we have put aside our seniors, or even hidden them, rather than, as practitioners do, putting them at the center of the dojo, on a tatami, ready to make available the long-acquired experience.

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #346 : Pas si différents

Cet article remet en question l'idée que les pratiquants d'arts martiaux occidentaux et orientaux sont fondamentalement différents. Il utilise des exemples historiques, comme l'introduction des grades intermédiaires au judo et au karaté, pour montrer que le besoin de reconnaissance et de progression est un facteur de motivation universel, transcendant les cultures.

J’imagine que vous avez comme moi accepté que nous qui étudions des styles non français, voire non européens, n’avons pas du tout les mêmes façons d’aborder les choses que les Chinois, Japonais ou Philippins.

Depuis des années, j’entends des sensei japonais qui nous disent qu’ils doivent s’adapter à notre culture française, parce que nous ne sommes vraiment pas comme les pratiquants du pays du Soleil-Levant. Et pourtant.

Si nous avons aujourd’hui en judo des grades intermédiaires dans le judo et le karaté traditionnel, c’est par la reprise du système mis en place au Royaume-Uni sous Koizumi Sensei par Kawaishi vers 1935. Et vous l’avez tous entendu, c’est parce que nous ne sommes pas japonais que nous n’acceptons pas l’idée de grade blanc et noir…

Pourtant, ce n’est pas si vrai que cela. Nakamura Shihan, élève du fondateur du Kyokushin, Oyama Sosai, a lui-même dû imposer vers 1959-1960 le système de grades de couleur intermédiaires (les Kyu) pour les pratiquants du Oyama Karate.

Et à votre avis, quelle était la raison ? Simple : comme pour les Européens, les pratiquants du Daisen Dojo quittaient le dojo parce qu’ils n’avaient pas l’impression de progresser et qu’attendre 4-5 ans pour avoir une ceinture noire ne motivait pas assez. Du coup, il y a eu une organisation de passage de Kyu tous les 6 mois pour avoir une opportunité de changer de grade et de se voir progresser vers le Shodan.

Il est important de comprendre les différences culturelles, mais aussi de reconnaître que nous avons des patterns communs à notre humanité et le besoin de reconnaissance est présent dans toutes les cultures…

Prenez ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

Martial Reflections of an Hypnofighter #346: Not So Different

I imagine that you, like me, have accepted that those of us who study non-French, or even non-European, styles don’t approach things in the same way as the Chinese, Japanese, or Filipinos.

For years, I’ve heard Japanese sensei tell us that they have to adapt to our French culture because we are not really like the practitioners of the Land of the Rising Sun. And yet.

If we have intermediate ranks in judo and traditional karate today, it’s because of the adoption of the system implemented in the United Kingdom under Koizumi Sensei by Kawaishi around 1935. And you’ve all heard it, it’s because we are not Japanese that we don’t accept the idea of white and black belts only…

However, that’s not entirely true. Nakamura Shihan, a student of the founder of Kyokushin, Oyama Sosai, himself had to impose the system of intermediate color ranks (Kyu) for Oyama Karate practitioners around 1959-1960.

And in your opinion, what was the reason? Simple: just like for Europeans, the practitioners of the Daisen Dojo were leaving the dojo because they didn’t feel like they were progressing and waiting 4-5 years for a black belt wasn’t motivating enough. As a result, there was an organization of Kyu grading every 6 months to have an opportunity to change rank and see themselves progress towards Shodan.

It is important to understand cultural differences, but also to recognize that we have common patterns in our humanity and the need for recognition is present in all cultures…

Take what is good and right for you.

Be One,

Pank