Réflexions martiales d’un hypnofighter #185 : Utiliser les sports de combat comme outils thérapeutiques, non comme thérapie.

S’il y a bien un discours auquel je n’adhère pas, c’est celui qui prétend que les arts martiaux peuvent remplacer une thérapie. Je sais que dans la culture du BJJ, de nombreux pratiquants influents affirment que le lifestyle Jiu-jitsu est préférable à une démarche thérapeutique personnelle.

C’est ce que nous observons en psychologie sous le nom d’évitement. Non, ce n’est pas un substitut adéquat pour un certain niveau de souffrance. Cela peut donner l’impression que parce que nous ne pensons plus à nos problèmes, que nous les « rangeons » sous des tonnes d’entraînement et d’effort, tout est résolu. Mais en réalité, ces comportements ne sont souvent que des compensations et rarement un traitement.

Nous le voyons avec ces personnalités du Jiu-jitsu qui se sont suicidées, ou d’autres comme Erberth Santos, qui ont complètement dérapé, malgré le fait qu’il ait été un espoir puis un champion dans sa discipline. Quand notre univers psychique est instable, il est parfois nécessaire d’être accompagné, que ce soit sur le plan humain ou même chimique.

Cela ne signifie pas que nos disciplines de combat ne jouent pas un rôle bénéfique en tant que levier ou multiplicateur dans le processus d’apaisement et de bien-être personnel. Il est intéressant de voir vers quelle approche ces personnes se tournent : un style sans contact ou à la recherche du KO ? Serait-ce plutôt basé sur la frappe ou la préhension ?

Les arts martiaux agissent comme des catalyseurs. Le travail naturel d’imagerie mentale et l’action physique offrent une voie d’expression pour ce qui parfois ne peut être dit. De plus, l’ambiance des clubs et dojos offre un espace à la fois de pression et de sécurité.

Ces lieux et disciplines offrent des clés, des outils, des moments et des parcours qui peuvent compléter et, petit à petit, une fois les problèmes clés traités, substituer les accompagnements traditionnels.

#sport #artsmartiaux #outilthérapeutique #sportdecombat #psychothérapie #frappe #ko #préhension

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be one,

Pank

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Martial Reflections from a Hypnofighter #185: Use Combat Sports as Therapeutic Tools, Not as Therapy

If there is one narrative I do not subscribe to, it is the claim that martial arts can replace therapy. I know that within the BJJ culture, many influential practitioners argue that the Jiu-jitsu lifestyle is superior to personal therapeutic efforts.

This is what we see in psychology as avoidance. No, it is not an adequate substitute for certain levels of suffering. It might seem like because we no longer think about our problems, stowing them away under tons of training and effort, everything is resolved. But in reality, these behaviors are often merely compensations and seldom a treatment.

We see this with figures in Jiu-jitsu who have committed suicide, or others like Erberth Santos, who have gone completely off the rails, despite having been a promising talent and then a champion in his discipline. When our psychic universe is unstable, sometimes human or even chemical support is necessary.

This does not mean that our combat disciplines do not play a beneficial role as a lever or amplifier in the process of soothing and personal well-being. It is interesting to see which approach these individuals turn to: a non-contact style or in pursuit of a knockout? Would it be more focused on striking or grappling?

Martial arts act as catalysts. The natural work of mental imaging and physical action offers a means of expression for what sometimes cannot be said. Moreover, the atmosphere of clubs and dojos provides a space that is both pressurized and secure.

These places and disciplines provide keys, tools, moments, and paths that can complement and, gradually, once key issues are addressed, replace traditional support mechanisms.

#sport #martialarts #therapeutictool #combatsport #psychotherapy #strike #ko #grappling

Take only what is good and right for you.

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Pank

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Réflexions martiales d’un hypnofighter #183 : Le niveau de Sosai Oyama #1

Dans mon dernier post, un lecteur a perçu ma comparaison entre Sosai et son génie marketing comme une critique du niveau de Mas Oyama. Ce retour m’a semblé intéressant car, étudiant l’histoire du Kyokushin, je me pose souvent des questions sur le véritable niveau de Oyama.

C’est un sujet presque impossible à éclaircir. Je constate que Shigeru et Shiko Oyama, piliers de la première heure du Kyokushin, adoptent parfois un ton moqueur envers Sosai.

Je vais essayer, à travers plusieurs publications, de compiler ce que nous savons. Oyama a obtenu son Shodan en Shotokan en 1944 après seulement un an et trois mois d’entraînement, un fait exceptionnel à l’époque. En 1947, il aurait remporté le premier championnat japonais, mais je ne trouve des informations que sur les écoles Kyokushin.

En 1952, il part aux États-Unis, où il aurait fait du catch et des démonstrations, mais les récits des combats contre des boxeurs restent flous. En 1954, il fonde le Dojo Daisen, pratiquant le Goju Ryu (de 1954 à 1957). Sosai continuait à s’entraîner tout en laissant Yasuda, du Shotokan, et Ishibashi, du Goju, donner la majorité des cours. Kenji Kurosaki, quant à lui, jouait le rôle de l’enforcer et du nettoyeur du dojo.

Il est important de se rappeler, comme le partage Sensei Maki, que l’après-guerre était une période de pénurie alimentaire et hydrique, affaiblissant physiquement de nombreux Budokas. Oyama, cependant, était réputé pour sa robustesse exceptionnelle.

Voici ce que disent ceux qui ont pratiqué le randori avec lui : généralement, il était très fort physiquement, son style impliquait beaucoup de saisies des jambes, de projections et de coups aux yeux et aux parties sensibles. Kurosaki était perçu par les élèves comme plus fort et plus imprévisible qu’Oyama. Ishibashi soulignait sa préférence pour les coups de paume ouverts et typiques du Goju, adoptant souvent la posture de neko ashi. Yasuda mettait en avant ses poussées et son travail de la jambe avant, une observation confirmée par Shigeru qui ajoutait que même les frappes corporelles étaient effectuées avec la paume, utilisant principalement le mae keri.

Pour revenir au mythe d’une école sans règles, cela a été le cas de 1956 (le dojo dans une salle de danse) jusqu’à 1966, période durant laquelle les pratiquants du dojo d’Oyama sont devenus des Kyokushin, et surtout, ont commencé à participer en 1969 au 1er All Japan avec des règles strictes. Cependant, pendant dix ans, le dojo fut un enfer, rempli de coups conduisant au KO.

#Oyamasosai #Kyokushin #niveau #force #physique #techniques #kumite #karateKO #karatefullcontact

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Martial Reflections of a Hypnofighter #183: The Level of Sosai Oyama #1

In my last post, a reader interpreted my comparison between Sosai and his marketing genius as a critique of Mas Oyama’s level. This feedback was intriguing because, as a student of Kyokushin history, I often wonder about the true level of Oyama.

It’s a nearly impossible subject to clarify. I find that Shigeru and Shiko Oyama, early pillars of Kyokushin, sometimes adopt a mocking tone towards Sosai.

I will try, over several posts, to compile what we know. Oyama earned his Shodan in Shotokan in 1944 after only one year and three months of training, an exceptional feat at the time. In 1947, he is said to have won the first Japanese championship, but I find information only about the Kyokushin schools.

In 1952, he went to the United States, where he supposedly wrestled and gave demonstrations, but accounts of his fights against boxers remain vague. In 1954, he founded the Dojo Daisen, practicing Goju Ryu (from 1954 to 1957). Sosai continued to train while letting Yasuda, from Shotokan, and Ishibashi, from Goju, conduct most of the classes. Kenji Kurosaki, meanwhile, acted as the enforcer and cleaner of the dojo.

It is important to remember, as Sensei Maki shares, that the post-war period was a time of food and water scarcity, physically weakening many Budokas. However, Oyama was renowned for his exceptional robustness.

Here is what those who practiced randori with him say: generally, he was very strong physically, his style involved a lot of leg grabs, throws, and strikes to the eyes and sensitive areas. Kurosaki was perceived by the students as stronger and more unpredictable than Oyama. Ishibashi highlighted his preference for open palm strikes and typical Goju poses, often adopting the neko ashi stance. Yasuda emphasized his pushing and front leg work, a observation confirmed by Shigeru who added that even body strikes were performed with the palm, primarily using the mae keri.

To return to the myth of a school without rules, this was the case from 1956 (the dojo in a dance hall) to 1966, a period during which the practitioners of Oyama’s dojo became Kyokushin, and notably, began participating in 1969 in the 1st All Japan with strict rules. However, for ten years, the dojo was a hell, filled with strikes leading to KOs.

#Oyamasosai #Kyokushin #level #strength #physical #techniques #kumite #karateKO #karatefullcontact

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Réflexions martiales d’un hypnofighter #182 : Kyokushin, The strongest Karate

Je regardais une des dernières vidéo de Shihan Seiko Oyama, qui parlait de la période où il devait aller tracter pour le premier Je visionnais récemment une vidéo de Shihan Seiko Oyama où il racontait la période de promotion du premier championnat du Japon de Kyokushinkai. L’idée de Sosai était de lancer une vaste campagne publicitaire (surtout des tracts) pour cette compétition afin de mettre en avant le karaté style Kyokushin.

Rappelez-vous, Sosai Oyama était un génie du marketing, peut-être même plus que du karaté lui-même. Il a adopté l’expression « Strongest Karate » après une suggestion de Kajiwara, l’auteur du manga et du film sur l’école Kyokushin. L’excellente idée était d’ouvrir la compétition à tous, peu importe le style : judo, karaté, kenpo, boxe… tous étaient les bienvenus.

Les règles étaient celles du karaté full contact, pour que les kyokushin gagne. À titre d’exemple, Shigeru Oyama expliquait que lors des premiers championnats du monde en 1975, les senseis à l’étranger étaient conseillés de ne pas trop insister sur le travail de low kick auprès de leurs élèves, ce qui a entraîné une série de défaites par low kick chez les non-japonais.

Sosai cherchait à garantir que le Japon conserve la couronne du karaté, sachant que les Français avaient dominé les championnats du monde de karaté non-contact en 1972. Dans sa quête pour maintenir l’image du karaté comme étant le plus fort, l’IKO a organisé de nombreux événements spectaculaires.

Par exemple, le combat entre Willie Williams et un ours (qui n’était, heureusement, ni un grizzly affamé, ni doté de longs crocs). Tout était bon pour promouvoir le karaté. Williams fut également engagé pour affronter Antonio Inoki, la légende de la catch japonais, dans une sorte de MMA de l’époque.

Oyama cherchait à maximiser la publicité pour affirmer que son école était la plus puissante. Une réalité sur le terrain du karaté qui fut remise en question avec l’avènement de l’UFC. Peu avant sa mort, Sosai souhaitait même préparer ses karatékas à entrer dans les premières phases du MMA, mais il disparut avant cela.

Cependant, au début des années 1990, le Daido Juku, une des écoles issues du Kyokushin, a envoyé son champion qui n’a pas résisté face à un Royce Gracie expert au sol.

Il est intéressant de voir comment le sérieux des Kyokushin, traditionnellement très stricts, peut se rapprocher, symboliquement et réellement, du spectacle des combats de catch pour démontrer leur supériorité. L’important était de se faire reconnaître qu’importe la façon.

#kyokushin #karate #histoire #SosaiOyama #ShigeruOyama #SeikoOyama #strongestkarate #marketing 

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Martial Reflections of a Hypnofighter #182: Kyokushin, The Strongest Karate

I was recently watching a video of Shihan Seiko Oyama, who was discussing the promotional period for the first Kyokushinkai Japan Championship. Sosai’s idea was to launch a vast advertising campaign (mainly flyers) for this competition to highlight the Kyokushin style of karate.

Remember, Sosai Oyama was a marketing genius, perhaps even more than he was a karateka. He adopted the phrase « Strongest Karate » following a suggestion from Kajiwara, the author of the manga and film about the Kyokushin school. The brilliant idea was to open the competition to all, regardless of style: judo, karate, kenpo, boxing… all were welcome.

The rules were those of full contact karate, intended to favor Kyokushin practitioners. For example, Shigeru Oyama explained that at the first World Championships in 1975, senseis abroad were advised not to focus too much on teaching their students low kicks, which led to a series of defeats by low kick among the non-Japanese competitors.

Sosai aimed to ensure that Japan retained the crown in karate, knowing that the French had dominated the non-contact karate world championships in 1972. In his quest to maintain the image of karate as the strongest, the IKO organized many spectacular events.

For example, the fight between Willie Williams and a bear (which, fortunately, was neither a starving grizzly nor equipped with long fangs). Everything was fair game to promote karate. Williams was also booked to face Antonio Inoki, the legend of Japanese wrestling, in a sort of early MMA.

Oyama sought to maximize publicity to assert that his school was the most powerful. This reality on the karate field was questioned with the advent of UFC. Just before his death, Sosai even wanted to prepare his karatekas to enter the early stages of MMA, but he died before this could happen.

However, in the early 1990s, Daido Juku, one of the schools derived from Kyokushin, sent its champion who could not withstand Royce Gracie, an expert on the ground.

It is interesting to see how the seriousness of the Kyokushins, traditionally very strict, can symbolically and actually come close to the spectacle of wrestling matches to demonstrate their superiority. The important thing was to gain recognition, no matter the means.

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Réflexions martiales d’un hypnofighter #181 : Les anciens en compétition

Nous vivons une ère extraordinaire dans les sports de combat où nous pouvons continuer à participer en compétition. Je pense que le BJJ est un excellent exemple : à partir de 30 ans, il propose des catégories Master qui, tous les 5 ans, placent les compétiteurs dans une nouvelle tranche d’âge (M1, M2, etc.).

Hier, je discutais avec un ami également compétiteur, qui m’a confié avoir arrêté les compétitions de judo en catégorie vétéran, car il risquait d’affronter des anciens médaillés internationaux, voire olympiques. Pour quelqu’un de niveau moyen, le risque de blessure face à ces véritables « machines » est élevé.

La compétition, à partir de 45-50 ans, doit rester un moment de plaisir : il n’y a plus de carrière à faire, rien à gagner, et surtout, il est crucial d’éviter les blessures graves.

Avec la FFK et la FFKMDA, il y a toujours des combats libres (de type MMA) qui permettent aux plus anciens de se challenger et de se tester. Je trouve cela fantastique de voir des combattants issus de différentes disciplines vivre une transition vers les arts martiaux mixtes. Cependant, contrairement au BJJ, qui n’est pas un système dangereux, les combats libres incluent des phases de boxe et des KO à la tête, ce qui est vraiment risqué pour les plus de 45 ans.

Certes, les quadragénaires et quinquagénaires sont maintenant robustes, et pour beaucoup, leur vie professionnelle est moins « difficile ». On pourrait penser qu’ils peuvent combattre avec ardeur. Et si c’est le cas dans le Kyokushin, où les coups au visage sont rares – il suffit de voir le Navarro Sensei –, les anciens peuvent encore faire mal. Mais dès qu’on parle de boxe avec des frappes au visage, les dangers potentiels augmentent.

Il est essentiel de protéger au maximum les combattants d’un certain âge et de faire en sorte qu’ils puissent s’exprimer pleinement. Cela doit rester un moment de plaisir, de dépassement de soi et de rencontres, après lequel chacun peut reprendre tranquillement son quotidien.

#senior #veteran #ancien #MMA #Jiujitsu #Kmix #Pankido #BJJ #LutaLivre
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Martial Reflections of a Hypnofighter #181: The Elders in Competition

We are living in an extraordinary era of combat sports where we can continue to compete. I think BJJ is a great example: starting at age 30, it offers Master categories that every five years place competitors in a new age bracket (M1, M2, etc.).

Yesterday, I was talking with a friend who also competes, who told me he had stopped competing in judo in the veteran category because he could end up facing former international and even Olympic medalists. For someone of average skill, the risk of injury against these real « machines » is high.

Competition, from the age of 45-50, should remain a moment of enjoyment: there’s no career to make, nothing material to gain, and above all, it’s crucial to avoid serious injuries.

With the FFK and FFKMDA, there are still free fights (MMA type) that allow older competitors to challenge and test themselves. I find it fantastic to see fighters from different disciplines make the transition to mixed martial arts. However, unlike BJJ, which is not a dangerous system, free fighting includes boxing phases and head KOs, which are really risky for those over 45.

Indeed, people in their forties and fifties are now robust, and for many, their professional lives are less « difficult. » One might think they can fight vigorously. And if that’s the case in Kyokushin, where face hits are rare – just look at Navarro Sensei – the veterans can still do damage. But as soon as we talk about boxing with face strikes, the potential dangers increase.

It is essential to protect older fighters as much as possible and to ensure they can express themselves fully. It should remain a time of pleasure, self-overcoming, and meetings, after which everyone can quietly resume their daily life.

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Réflexions martiales d’un hypnofighter #175 : Vivre du Jiujitsu

Il y a quelques jours, un entraîneur de boxe anglaise partageait une réflexion pertinente sur la « qualité » de certains enseignants dans certaines académies. Il a brillamment répondu aux critiques en rappelant que la majorité des professeurs dans nos clubs locaux sont des bénévoles passionnés, qui, en plus d’avoir un emploi à côté, ne peuvent pas se consacrer entièrement à la discipline.

Cela m’a fait réfléchir à l’évolution de la CFJJB sous la direction de David Giorsetti et son équipe, qui a créé une véritable opportunité de vivre du BJJ. Récemment, j’échangeais avec Kenji, un arbitre souriant que vous avez certainement déjà croisé, champion d’Europe 2023 M1 et arbitre international.

Kenji consacre son temps à enseigner, arbitrer et compétitionner, et grâce à la confédération et à son club, il peut désormais vivre de sa passion. Bien que nous ne soyons pas sur le modèle américain, où certaines académies facturent 150-200€ par mois et où, comme le mentionne un article de BJJEE (https://www.bjjee.com/articles/how-much-do-instructors-at-bjj-academies-in-the-us-get-paid/), certains instructeurs peuvent gagner entre 30 000 et 100 000€, la fréquence des compétitions organisées par la CFJJB et potentiellement l’IBJJF offre la possibilité de participer à des tournois presque tous les week-ends et de gravir les échelons fédéraux. 

Ceci représente un avantage considérable, surtout si je le compare à mon expérience en 2007, où en tant que responsable pour l’Île-de-France et formateur international d’arbitrage pour la FILA, j’étais chargé du développement du Grappling au sein de la FFL sans jamais recevoir de compensation financière. Aujourd’hui, faire partie du staff d’arbitrage offre la possibilité d’obtenir un revenu relativement stable, venant compléter l’activité professionnelle en tant que professeur de BJJ. 

Évidemment, tout le monde ne peut pas fixer le même tarif pour des leçons privées, et les distinctions de grade ainsi que le mérite en compétition ou en self-défense influencent le coût des services proposés.

Il faut également prendre en compte que, bien que ce ne soit pas un travail de bureau typique de 9h à 18h, l’emploi du temps entre les cours à l’académie, les leçons privées et les déplacements pour l’arbitrage exige une grande flexibilité et disponibilité. Contrairement à un bureau, l’académie devient votre seconde maison ; vous y passez votre temps sur les tatamis, toujours avec un sac à dos contenant un gi.

Il est encourageant de voir l’évolution de cette discipline et de réaliser que ceux qui se sont dévoués peuvent désormais espérer en vivre. Bien que cela comporte des contraintes et que tout le monde n’ait pas cette possibilité, je trouve top de pouvoir aspirer à cette profession.

Merci les gars pour votre travail et investissement. 

#BJJ #CFJJB #IBJJF #JiuJitsu #Professionnalisation #Arbitrage #Travail

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Martial Reflections of a Hypnofighter #175: Living from Jiu-Jitsu

A few days ago, a boxing coach shared a relevant reflection on the « quality » of some teachers in certain academies. He brilliantly addressed the critics by reminding that the majority of teachers in our local clubs are passionate volunteers, who, besides having a job on the side, cannot dedicate themselves entirely to the discipline.

This made me think about the evolution of the CFJJB under the leadership of David Giorsetti and his team, which has created a real opportunity to make a living from BJJ. Recently, I was chatting with Kenji, a smiling referee whom you’ve probably met, the 2023 M1 European champion and international referee.

Kenji dedicates his time to teaching, refereeing, and competing, and thanks to the federation and his club, he can now live from his passion. Although we are not on the American model, where some academies charge 150-200€ per month and where, as mentioned in an article by BJJEE (https://www.bjjee.com/articles/how-much-do-instructors-at-bjj-academies-in-the-us-get-paid/),, some instructors can earn between 30,000 and 100,000€, the frequency of competitions organized by the CFJJB and potentially the IBJJF offers the chance to participate in tournaments almost every weekend and climb the federal ranks.

This represents a considerable advantage, especially if I compare it to my experience in 2007, where as the head for Île-de-France and international referee instructor for FILA, I was tasked with developing Grappling within the FFL without ever receiving financial compensation. Today, being part of the refereeing staff offers the possibility of a relatively stable income, supplementing the professional activity as a BJJ teacher.

Obviously, not everyone can set the same rate for private lessons, and distinctions in rank as well as merit in competition or self-defense influence the cost of the services offered.

It’s also important to consider that, although it’s not a typical 9 to 5 office job, the schedule between academy classes, private lessons, and travel for refereeing requires great flexibility and availability. Unlike an office, the academy becomes your second home; you spend your time on the mats, always with a backpack containing a gi.

It’s encouraging to see the evolution of this discipline and realize that those who have dedicated themselves can now hope to make a living from it. Although it involves constraints and not everyone will have this opportunity, I find it great to be able to aspire to this profession.

Thanks, guys, for your work and investment.

#BJJ #CFJJB #IBJJF #JiuJitsu #Professionalization #Refereeing #Work

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Réflexions martiales d’un hypnofighter #174 : Dans les règles IKO, le travail des poings peut évoluer

Hier, je suis resté jouer avec les copains du Kyokushin, suite à un interclub Kata organisé par Antonio Tusseau. Après les performances en kata, il y a eu une heure de kumite léger. Tonio a proposé de travailler dans les règles avec les saisies qui sont utilisées dans les compétitions. En France, nous avons eu du mal à passer complètement aux règles de l’IKO, sachant le peu de pratiquants de cette fédération, et donc la Coupe de France qui invite aussi les ShinKyokushin (IKO2), maintient les règles initiées par Oyama Sosai.

L’avantage des règles IKO, comme je vous le partageais il y a quelques posts, c’est le travail des poussées et des saisies des jambes. Cette notion modifie dès lors les façons d’aborder ce karaté. Le Kyokushin était devenu, avec les années, un combat entre deux tanks qui ne cessent d’avancer. Alors que maintenant on peut saisir, on voit les combattants fonctionner en blitz, donc entrer et sortir.

Comme je pouvais jouer avec des Shodan ou Nidan, j’ai pu constater qu’ils bossent un peu moins en percussion de poings au corps. Il y a cette attention portée aux saisies, ce qui fait que les distances changent et comme les combinaisons pieds-poings s’initient de plus loin, il y a une façon de boxer différemment.

Pour ceux qui ne connaissent pas le style Kyokushin, les poings sont interdits à la tête, ce qui fait que nous nous éloignons des combos de Kick ou de Muay Thai. Nous devons chercher à créer des combinaisons sans se perdre comme par le passé dans des postures très proches, parce que maintenant la poussée peut changer complètement la stratégie.

J’en parlais à la fin du cours avec Quentin, un élève de Tonio, et je trouve que vraiment la forme IKO est vraiment plus sympa et permet de retrouver un karaté mobile avec des tai sabaki et des enchaînements “nouveaux” en termes de rythme. J’imagine que les Russes qui dominent le Top 16 actuel ont dû beaucoup travailler la spécificité de cette façon de combattre.

C’est bien de voir les choses évoluer. Le Kyokushin est un excellent tremplin pour aller vers du Kick ou même du MMA si les pratiquants maintiennent l’état d’esprit de “grinder” qu’ils mettent en place dans leur forme de combat.

#Kyokushinkai #IKO #Karate #Combat #Saisie #Évolution #Fun

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Martial Musings of an Hypnofighter #174: In IKO rules, the work of fists can evolve

Yesterday, I stayed to play with the Kyokushin buddies, following a Kata interclub organized by Antonio Tusseau. After the kata performances, there was an hour of light kumite. Tonio suggested working within the rules with the grips that are used in competitions. In France, we struggled to fully transition to IKO rules, knowing the few practitioners of this federation, and thus the Coupe de France, which also invites the ShinKyokushin (IKO2), maintains the rules initiated by Oyama Sosai.

The advantage of IKO rules, as I shared with you a few posts ago, is the work of pushes and leg grips. This notion therefore changes the ways of approaching this karate. Kyokushin had become, over the years, a battle between two tanks that never cease to advance. Whereas now we can grab, we see fighters operate in blitz, thus entering and exiting.

As I could play with Shodan or Nidan, I noticed that they work a little less on body punching. There is this focus on grips, which means that distances change and as combinations of kicks and punches initiate from further away, there is a different way of boxing.

For those unfamiliar with Kyokushin style, punches are not allowed to the head, which means we steer away from Kick or Muay Thai combos. We must seek to create combinations without losing ourselves as in the past in very close stances, because now the push can completely change the strategy.

I was discussing this at the end of the class with Quentin, one of Tonio’s students, and I find that the IKO form is really more enjoyable and allows for a more mobile karate with tai sabaki and « new » sequences in terms of rhythm. I imagine that the Russians who dominate the current Top 16 must have worked a lot on the specificity of this way of fighting.

It’s good to see things evolve. Kyokushin is an excellent stepping stone to move towards Kick or even MMA if practitioners maintain the « grinder » mindset they implement in their combat form.

#Kyokushinkai #IKO #Karate #Combat #Grip #Evolution #Fun

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Réflexions martiales d’un hypnofighter #173 : Est ce que la progression du Jiujitsu ira au niveau du Judo ?

Nous sommes une nation de judo. Nous possédons une culture de la lutte qui, peu à peu, a évolué vers sa version japonaise. À l’échelle mondiale, nous observons que le jiu-jitsu est en train de surpasser de nombreuses autres disciplines martiales, promu comme le furent en leur temps le karaté ou le kung-fu, par des chefs d’entreprise et des célébrités.

Je lisais un article mettant en avant le fait que le jiu-jitsu brésilien (BJJ) soit probablement plus pratiqué que le MMA, qui est actuellement en vogue. Je pense que c’est une réalité étant donné les nombreuses contraintes du MMA. Cela m’a amené à réfléchir à notre pays et à se demander si le jiu-jitsu pourrait supplanter le judo. À ce jour, je ne vois aucune chance que cela se produise.

Effectivement, le judo bénéficie d’une implantation remarquable en France, avec un club présent dans presque tous les villages. Les sensei sont souvent aussi respectés et reconnus que les prêtres l’étaient il y a quelques décennies. De plus, le judo a su développer une image et une éthique qui incitent les parents à inscrire leurs enfants à cette pratique martiale. En revanche, le jiu-jitsu, avec son approche plus latine, semble moins adapté à inculquer une discipline aussi bien aux enfants qu’aux adultes.

En effet, il existe une certaine association d’image entre le jiu-jitsu brésilien (BJJ) et les arts martiaux mixtes (MMA), ce qui peut dissuader certains parents peu informés d’inscrire leurs enfants à cette discipline. Un autre point de discussion, souvent abordé avec Dao, concerne le coût des compétitions. Bien que les championnats d’Europe, organisés à Paris par une entreprise privée (et non une fédération comme la FFJ), attirent 5000 participants à 120€ chacun, et que les championnats de France parviennent à rassembler 2000 compétiteurs à 55€, cela reste un obstacle significatif.

Effectivement, dans un pays où les associations jouent un rôle crucial, le fait de demander des frais de participation à chaque compétition, souvent plus élevés que le prix d’une licence annuelle, pourrait entraver le développement du style. De plus, de nombreux judokas, bien qu’ils ne possèdent pas nécessairement le même niveau que les pratiquants de jiu-jitsu brésilien (BJJ), intègrent des cours de jiu-jitsu pour perfectionner leur judo, notamment au sol. Par la suite, ils intègrent ces techniques dans leurs propres cours, comme on peut le voir sur les réseaux sociaux, où un judoka ceinture noire présente des techniques de jiu-jitsu brésilien pendant une séance de judo au sol (néwaza).

Il est fort probable que le judo, surtout en France où il bénéficie d’une grande popularité et où il offre la possibilité de participer aux Jeux olympiques, ne soit pas dépassé par le jiu-jitsu brésilien (BJJ). Au contraire, le judo pourrait intégrer de plus en plus le BJJ dans sa pratique, tout en laissant le jiu-jitsu brésilien comme une niche complémentaire à la discipline principale, le judo.

#Judo #Jiujitsu #CFJJB #FFJ #Disciplinecompélmentaire #BJJ

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Martial Musings of an Hypnofighter #173: Will Jiu-Jitsu Progress to the Level of Judo?

We are a nation of judo. We possess a wrestling culture that has gradually evolved into its Japanese version. Globally, we observe that Brazilian jiu-jitsu (BJJ) is surpassing many other martial arts, promoted as karate or kung fu once were, by entrepreneurs and celebrities.

I was reading an article highlighting the fact that Brazilian jiu-jitsu (BJJ) is probably more practiced than MMA, which is currently in vogue. I believe this to be a reality given the numerous constraints of MMA. This led me to reflect on our country and wonder if jiu-jitsu could supplant judo. To this day, I see no chance of that happening.

Indeed, judo enjoys remarkable presence in France, with a club in almost every village. Senseis are often as respected and recognized as priests were decades ago. Moreover, judo has developed an image and ethics that encourage parents to enroll their children in this martial practice. However, jiu-jitsu, with its more Latin approach, seems less suited to instill discipline in both children and adults.

There is indeed a certain association between Brazilian jiu-jitsu (BJJ) and mixed martial arts (MMA), which may dissuade some uninformed parents from enrolling their children in this discipline. Another point of discussion, often addressed with Dao, concerns the cost of competitions. Although European championships, organized in Paris by a private company (not a federation like FFJ), attract 5000 participants at €120 each, and French championships manage to gather 2000 competitors at €55, this remains a significant obstacle.

Indeed, in a country where associations play a crucial role, demanding participation fees for each competition, often higher than the price of an annual license, could hinder the development of the style. Moreover, many judokas, although they may not possess the same level as Brazilian jiu-jitsu practitioners (BJJ), incorporate jiu-jitsu classes to refine their judo, especially on the ground. Subsequently, they integrate these techniques into their own classes, as seen on social media, where a judoka black belt presents Brazilian jiu-jitsu techniques during a judo ground session (néwaza).

It is highly likely that judo, especially in France where it enjoys great popularity and offers the opportunity to participate in the Olympics, will not be surpassed by Brazilian jiu-jitsu (BJJ). On the contrary, judo could increasingly incorporate BJJ into its practice, while leaving Brazilian jiu-jitsu as a complementary niche to the main discipline, judo.

#Judo #Jiujitsu #CFJJB #FFJ #ComplementaryDiscipline #BJJ

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Pank

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Réflexions Martielles d’un Hypnofighter #168 : Les tournois, un vrai défi !

Dans les sports de combat, tout comme dans de nombreuses autres disciplines, il est courant d’enchaîner plusieurs matchs dans une seule journée pour décrocher la première place. Hier, j’ai eu l’occasion de visionner les moments forts du tournoi Glory chez les poids lourds : GLORY Grand Prix Tournament Recap and Highlights. Cela m’a rappelé à quel point la période des K1 était exigeante physiquement et combien ces athlètes sont impressionnants. Que ce soit en BJJ (Jiu-jitsu brésilien) ou dans d’autres formes de grappling, tenir le coup est déjà un défi. Cependant, dans les disciplines comme le kickboxing, où les combats s’étendent sur plusieurs rounds, ou encore dans le Kyokushin avec ses tournois de trois jours, sans parler du MMA amateur, l’endurance est mise à rude épreuve.

Ceux qui connaissent l’intensité des combats à percussion savent bien que l’objectif est souvent de mettre K.O. l’adversaire, ce qui implique que le corps subit de sérieux traumatismes. Les temps de pause entre les combats sont parmi les moments les plus difficiles, surtout quand le corps commence à refroidir et qu’on doit attendre 15 à 30 minutes avant le prochain affrontement.

La force des coups échangés dans des compétitions telles que le Glory montre bien l’intensité à laquelle les athlètes doivent se préparer, surtout lorsqu’ils cherchent à conclure les combats rapidement. Résister à un K.O. et continuer à se battre est particulièrement éprouvant pour le cerveau, et cela peut arriver plusieurs fois au cours du tournoi.

Ce que réalisent les professionnels qui participent à de tels événements est véritablement colossal. Dans les catégories amateurs, les organisateurs tentent d’intégrer des mesures de protection pour limiter les traumatismes, sachant que les combattants peuvent avoir à disputer entre 3 et 5 combats, que ce soit en MMA amateur ou en disciplines mixtes.

Récemment, j’ai pris connaissance des règles du Pankido qui, désormais, spécifient le nombre maximum de combats qu’un participant peut avoir dans un tournoi selon son âge.

En BJJ, les ceintures blanches et bleues doivent maintenant remporter jusqu’à 7 combats pour obtenir l’or. C’est une tâche colossale, surtout en considérant l’intensité requise pour arriver au bout de chaque combat. Bien que les blessures soient moins fréquentes en grappling, s’investir pleinement sur une aussi longue durée représente un véritable exploit.

Voir des combattants professionnels qui ne se préparent pas convenablement pour un combat tous les trimestres ou tous les six mois me fait penser que c’est un manque de respect envers les amateurs qui se dévouent corps et âme pour progresser et accumuler de l’expérience de tournoi en tournoi.

#gloryGrandPrix #Kickboxing #MuayThai #Kmix #MMA #Kyokushinkai #BJJ #Grappling

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Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #168: Tournaments are Tough!

In combat sports, as in many other disciplines, it’s common to go through several matches in a single day to clinch the top spot. Yesterday, I had the chance to watch the highlights of the Glory heavyweight tournament. It reminded me how physically demanding the heavyweight K1 period was and how impressive these athletes are. Whether it’s in BJJ (Brazilian Jiu-Jitsu) or other forms of grappling, enduring is already a challenge. However, in disciplines like kickboxing, with fights spanning multiple rounds, or Kyokushin with its three-day tournaments, not to mention amateur MMA, stamina is severely tested.

Those familiar with the intensity of striking matches know well that the goal is often to knock out the opponent, which means the body is subject to serious trauma. The breaks between fights are among the most challenging times, especially when the body starts to cool down, and you might have to wait 15 to 30 minutes before the next fight.

The strength of the strikes exchanged in competitions such as Glory demonstrates the intensity for which athletes must prepare, especially when they aim to finish fights quickly. Surviving a knockdown and continuing to fight is particularly taxing on the brain, and this can happen several times throughout the tournament.

What professionals accomplish in such events is truly monumental. In the amateur categories, organizers try to implement protective measures to limit trauma, knowing that fighters may have to compete in 3 to 5 fights, whether in amateur MMA or mixed disciplines.

Recently, I came across the rules of Pankido, which now specify the maximum number of fights a participant can have in a tournament based on their age.

In BJJ, white and blue belts now need to win up to 7 fights to win gold. This is a colossal task, especially considering the intensity required to make it through each fight. Although injuries are less common in grappling, giving your all over such a long duration is a real feat.

Seeing professional fighters who do not adequately prepare for a fight every quarter or six months makes me think it’s a sign of disrespect towards amateurs who devote themselves to progressing and accumulating tournament experience, tournament by tournament.

#gloryGrandPrix #Kickboxing #MuayThai #Kmix #MMA #Kyokushinkai #BJJ #Grappling

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #167 : Absorption en Combat

S’il y a un concept que je trouve particulièrement intéressant dans les systèmes de frappes et de lutte, c’est celui de l’absorption d’un mouvement. Habituellement, nous opérons dans un demi-temps d’avance, observable chez les nak Muay qui utilisent abondamment des mouvements du buste et des hanches.

Cependant, il existe de nombreuses manières d’absorber les coups. Ceci est évident chez les pratiquants de kyokushin, qui, en encaissant les coups, utilisent des micro-mouvements rendant l’impact final de la frappe moins efficace. Cette notion d’absorption est également présente, de manière plus prononcée, dans le Systema, qui privilégie le suivi des frappes ou des mouvements de l’adversaire.

De façon assez exagérée, cette idée d’absorption, que ce soit de poussée ou de traction, se retrouve dans l’aikido. Dans des styles de lutte comme le judo, le sambo, la lutte libre ou le BJJ, nous exploitons souvent un déséquilibre très bref obtenu par une poussée ou une traction, permettant ainsi de s’insérer, d’absorber le mouvement et les réactions potentielles de l’adversaire.

Cette notion d’absorption rejoint ce que Kano suggérait avec son principe : « si tu me tires, je te pousse ; si tu me pousses, je te tire ». Nous ne créons pas de résistance directe mais, pour les plus habiles d’entre nous, nous dévions et, idéalement, réorientons l’attaque afin de pouvoir frapper plus fort en contre-attaque, projeter ou même soumettre l’adversaire de manière inattendue.

Dans ma pratique du MMA et de la Luta BJJ, j’arrive à éviter de prendre trop de coups durs, mais il reste difficile de trouver des exercices spécifiques pour améliorer cette notion d’absorption. En jiu-jitsu, le passage de la position de tortue à la demi-garde illustre parfaitement l’absorption dans une confrontation directe.

Il est important de souligner que l’efficacité repose sur le mouvement, idéalement constant. J’y reviendrai.

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Martial Reflections of a Hypnofighter #167: Absorption in Combat

If there’s one concept I find particularly interesting in striking and grappling systems, it’s the absorption of movement. Usually, we operate a half-step ahead, as can be seen with nak Muay who extensively use movements of the torso and hips.

However, there are many ways to absorb strikes. This is evident among kyokushin practitioners who, when taking hits, utilize micro-movements that make the final impact of the strike less effective. This notion of absorption is also more pronounced in Systema, which emphasizes following the strikes or movements of the opponent.

In an exaggerated way, this idea of absorption, whether it be pushing or pulling, is found in aikido. In wrestling styles like judo, sambo, freestyle wrestling, or BJJ, we often exploit a very brief imbalance obtained through a push or pull, allowing us to insert ourselves, absorb the movement, and the potential reactions of the opponent.

This concept of absorption aligns with what Kano suggested with his principle: « if you pull me, I push; if you push me, I pull. » We do not create direct resistance but, for the more skilled among us, we divert and ideally, reorient the attack to be able to strike back harder, project, or even submit the opponent unexpectedly.

In my practice of MMA and Luta BJJ, I manage to avoid taking too many hard hits, but it remains challenging to find specific exercises to improve this notion of absorption. In jiu-jitsu, the transition from the turtle position to half-guard perfectly illustrates absorption in a direct confrontation.

It’s important to emphasize that effectiveness is based on movement, ideally constant. I’ll come back to this.

#absorption #combat #strike #grappling #wrestling #MuayThai #Boxing #Wrestling #BJJ #Systema

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #165 : Les Défis du Changement de Discipline

Dans notre ère privilégiée, l’abondance de dojos et d’académies offre une multitude d’arts martiaux différents. Cependant, embrasser le rôle de débutant dans une nouvelle discipline représente un véritable défi, surtout quand les fondements diffèrent radicalement. Un adepte de self-défense peut trouver ardu le passage à la lutte, tout comme un pratiquant de Jiu-jitsu brésilien (BJJ) pourrait avoir des difficultés à s’adapter à la boxe anglaise.

Le MMA, avec ses règles relativement libres, permet de fusionner ces diverses approches, encourageant l’interaction entre elles. Néanmoins, même pour un combattant MMA, se limiter à une seule spécialité peut s’avérer contraignant. Ce dilemme fut illustré ce week-end par Francis Ngannou, confronté aux défis d’affronter un spécialiste aguerri.

Il est admirable de voir des combattants explorer d’autres styles, comme on le remarque souvent en BJJ et en Luta Livre. Judokas, boxeurs, ou adeptes de styles plus traditionnels découvrent parfois qu’ils peuvent sembler désemparés face à des ceintures blanches ou bleues, malgré leur compétence dans leur propre discipline.

Ceci ne signifie pas qu’ils seraient inévitablement vaincus dans un combat sans règles, mais plutôt que le fossé de connaissances peut sembler immense lorsqu’ils pénètrent dans un nouvel univers martial. La volonté de participer à des stages ou séminaires dans un style méconnu démontre une remarquable ouverture d’esprit, même si nos préférences pourraient, en théorie, nous rendre réticents.

La transition vers de nouveaux styles, à l’image de Luis Diaz passant de l’Aikijitsu au Kajukenbo avec son fils Jo, souligne le courage de sortir de sa zone de confort. Explorer de nouvelles disciplines avec une mentalité de débutant peut également offrir un renouveau bienvenu lorsque l’on se sent saturé par sa pratique habituelle.

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Martial Musings of an Hypnofighter #165: The Challenges of Changing Discipline

In our privileged era, the abundance of dojos and academies offers a multitude of different martial arts. However, embracing the role of a beginner in a new discipline represents a real challenge, especially when the fundamentals differ radically. A self-defense practitioner may find transitioning to wrestling daunting, just as a Brazilian Jiu-jitsu (BJJ) practitioner might struggle to adapt to boxing.

MMA, with its relatively free rules, allows for the fusion of these various approaches, encouraging interaction among them. Nevertheless, even for an MMA fighter, confining oneself to a single specialty can prove limiting. This dilemma was illustrated this weekend by Francis Ngannou, faced with the challenges of facing a seasoned specialist.

It is admirable to see fighters explore other styles, as is often observed in BJJ and Luta Livre. Judokas, boxers, or practitioners of more traditional styles sometimes find that they may appear bewildered when facing white or blue belts, despite their proficiency in their own discipline.

This does not mean they would inevitably be defeated in a no-rules fight, but rather that the knowledge gap may seem immense when they enter a new martial universe. The willingness to participate in workshops or seminars in an unfamiliar style demonstrates remarkable open-mindedness, even if our preferences could, in theory, make us hesitant.

Transitioning to new styles, as seen in Luis Diaz’s shift from Aikijitsu to Kajukenbo with his son Jo, highlights the courage to step out of one’s comfort zone. Exploring new disciplines with a beginner’s mindset can also offer a welcome renewal when feeling saturated by one’s usual practice.

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