Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Il est assez surprenant de constater à quel point il peut y avoir des dérives dans le monde martial. Nous sommes tous familiers avec cette sensation de se fondre dans le groupe et de suivre des rituels de salut et de comportement dans un dojo. Dans les méthodes japonaises, mais également dans les styles brésiliens ou philippins, il existe cette « soumission » aux plus gradés et/ou anciens.
Bien que les grades soient essentiels pour moi et que les plus gradés aient des droits et des devoirs supplémentaires par rapport aux non-gradés, il existe une version excessive que nous observons souvent dans les styles où le contact est rare. Nous pouvons prendre l’exemple de Dillman et compagnie, des spécialistes du Kyusho ou du Ki.
Lorsque je mentionne le culte de la personnalité, c’est dans ce genre de situations. Nous pouvons bien sûr reconnaître qu’Ueshiba était extraordinaire ; l’homme s’entraînait depuis son plus jeune âge et pouvait peser 80 kg pour 1m57. Alors oui, lorsqu’il réalisait un kotegashi, il était fort probable que son adversaire suive la technique et se retrouve au sol, sachant que son poignet risquait de se casser.
Cependant, voir un O sensei de 80 ans sans le moindre contact est une autre affaire, tout comme un Oyama ou un Dillman. Le conditionnement à la grandeur, à la puissance et à la mythologie entourant une personne dans un dojo ou lors d’un stage crée des phénomènes étonnants, comme dans une session d’hypnose de scène.
Lorsqu’un adversaire se sent bloqué, lorsqu’il s’effondre avant même qu’une clé ou une projection ne soit effectuée, cela ne relève pas de la technique martiale, mais plutôt de la technique hypnotique, de l’influence ou des suggestions.
Cette adhésion à ces idées, cultivée pendant des années pour certains, avec une attente naturelle de perfectionnement technique et de renforcement, multiplie les arnaques martiales pour nous plonger dans un monde réel et étudié de l’hypnose de scène.
Respectons les anciens et les professionnels des méthodes pour ce qu’ils ont effectivement apporté, mais restons vigilants face aux leviers de manipulation des « maîtres » qui cherchent à se valoriser voire à susciter un culte.
Martial Musings of an Hypnofighter #166: Respect, but not the cult of personality
It is quite surprising to see how much drift there can be in the martial world. We are all familiar with the sensation of blending into the group and following rituals of greeting and behavior in a dojo. In Japanese methods, but also in Brazilian or Filipino styles, there is this « submission » to the higher-ranked and/or older practitioners.
While grades are essential to me and higher-ranked practitioners have additional rights and duties compared to the non-graded, there is an excessive version that we often observe in styles where contact is rare. We can take the example of Dillman and others, specialists in Kyusho or Ki.
When I mention the cult of personality, it’s in situations like these. We can certainly acknowledge that Ueshiba was extraordinary; the man trained from a young age and could weigh 80 kg at 1.57m. So yes, when he executed a kotegashi, it was highly likely that his opponent would follow the technique and end up on the ground, knowing that their wrist risked breaking.
However, seeing an O sensei at 80 years old without any contact is another matter, just like an Oyama or a Dillman. The conditioning to greatness, power, and the mythology surrounding a person in a dojo or during a seminar creates astonishing phenomena, akin to a stage hypnosis session.
When an opponent feels blocked, when they collapse before a lock or a throw is even executed, it’s not about martial technique but rather about hypnotic technique, influence, or suggestions.
This adherence to these ideas, cultivated for years by some, with a natural expectation of technical improvement and strengthening, amplifies martial scams to plunge us into a real and studied world of stage hypnosis.
Let’s respect the elders and professionals of the methods for what they have actually brought, but let’s remain vigilant against the manipulation tactics of « masters » seeking validation or even cult status.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Pour les passionnés de MMA, nous avons eu ce matin un combat intense à l’UFC avec un combattant français, BSD, qui combattait un Américain, Poirier. Une des choses assez spécifiques aux combattants, c’est cette capacité pour certains d’entre eux d’aller de l’avant même quand les choses ne se passent pas bien et avec le risque de finir KO ou soumis.
BSD est en l’occurrence un ancien des forces spéciales et a donc certainement vécu sur le terrain des opérations des événements qui lui imposaient d’avancer et d’aller au-delà de ses réserves pour survivre. Dans la cage, on retrouve cette façon de fonctionner, seulement, cela peut aussi porter préjudice.
Que ça soit pour un show comme l’UFC, l’important est parfois plus le spectacle et l’effet que le combattant fera pendant le combat que certains résultats qui comptent. Cela nous fait quand même nous interroger sur la pertinence d’avoir sans cesse ce mental solide qui ne reconnaît pas l’échec ou la défaite d’une action.
En l’occurrence, quand on doit parfois battre en retraite pour récupérer un peu et préparer une autre offensive. Si la détermination est souvent un facteur de réussite, il ne faut pas que cela devienne de l’aveuglement. Les replis sont des options en combat qui permettent de reprendre un souffle, de gérer si, bien sûr, le temps du combat le permet.
Nous retrouvons ce besoin d’équilibrer les forces dans la vie : être solide et même oser se briser, mais également savoir se relâcher et se protéger pour retourner vers le dur. Une association entre le souple et le dur, qui offre autant au mental qu’au corps du guerrier une opportunité de ne peut-être pas tomber sur le champ de bataille.
For MMA enthusiasts, we had an intense fight this morning at the UFC with a French fighter, BSD, who fought an American, Poirier. One of the things that is quite specific to fighters is this ability for some of them to keep going even when things are not going well and with the risk of being knocked out or submitted.
BSD is a former special forces soldier and has therefore certainly experienced events on the ground that required him to move forward and go beyond his reserves to survive. In the cage, we find this way of functioning, however, it can also be detrimental.
Whether it’s for a show like the UFC, sometimes the important thing is more the spectacle and the effect that the fighter will have during the fight than certain results that matter. This still makes us wonder about the relevance of having this constantly solid mind that does not recognize failure or defeat in an action.
In this case, when you sometimes have to retreat to recover a bit and prepare another offensive. If determination is often a factor of success, it should not become blindness. Retreats are options in combat that allow you to catch your breath, to manage if, of course, the time of the fight allows it.
We find this need to balance forces in life: to be strong and even dare to break, but also to know how to relax and protect yourself to return to the hard. An association between the soft and the hard, which offers both the mind and the body of the warrior an opportunity to perhaps not fall on the battlefield.
Nous apprécions les histoires captivantes suivant les parcours de combattants qui nous marquent, positivement ou négativement. Le côté show de la boxe anglaise, introduit dans le MMA par Conor McGregor, a gagné la France depuis la légalisation de ce sport.
Face à l’ampleur des attentes placées sur des éléments extérieurs au combat lui-même, il est essentiel de remettre les choses en perspective. En France, au PFL, le combat de jeudi peut sembler sportivement banal. En ôtant le trashtalk et l’attention des médias sociaux, cela ressemble à un match de Coupe de France de football, opposant des équipes de D1 à des D2 ou des régionales. Pour les Jiujitsuka, c’est un match de ceintures violettes prometteuses mais pas un match de black belt au Pan ou aux
Les deux combattants n’appartiennent pas encore à l’élite et n’ont concouru que dans des organisations mineures. Le PFL Europe n’est pas le PFL US, et le PFL n’est pas l’UFC.
Nous avons donc un combat avec des “jeunes” pousses affrontant des adversaires de leur calibre : Doumbe est classé 457ème chez les welterweights et Baki est 166ème. Ce n’est pas un duel d’élite.
L’attention se porte sur un match opposant un débutant en MMA, champion de Glory, Cédric Doumbé avec cinq combats (combattants non classés) en MMA, et Baissangour Chamsoudinov, avec huit combats contre des adversaires classés entre les 648ème et 132ème places, ce dernier étant en fin de carrière. (Cf FightMatrix)
Ce match pourrait à la limite figurer dans les combats préliminaires d’un UFN. Certes, Cédric est impressionnant en frappe, et Baki est un combattant complet de MMA et stratège. Cependant, ce combat est davantage vendu par les histoires des participants que par le niveau de compétition.
Pour l’instant, aucun des deux n’est champion de MMA, et même si un combat pour le titre avait été prévu, il s’agit d’une organisation mineure, l’Ares.
Jeudi nous allons avoir plaisir à regarder des matchs de D2, ce qui n’enlève rien à la valeur des combattants, mais qui nous ramène à une réalité de la “gamme” de combat. Par contre samedi….
Martial Reflections of a Hypnofighter #161: Focusing on the Sporting Aspect of the Baki vs. Doumbé Fight
We treasure the compelling stories that follow the journeys of fighters who have made an impact on us, for better or worse. The showmanship of boxing, introduced into MMA by Conor McGregor, has taken hold in France since the legalization of the sport.
Given the high expectations placed on elements outside the fight itself, it’s crucial to put things into perspective. In France, at the PFL, Thursday’s fight might seem ordinary in sporting terms. Stripping away the trashtalk and social media buzz, it’s akin to a French Cup football match, pitting D1 teams against D2 or regional teams. For Jiujitsu practitioners, it’s a match of promising purple belts but not a black belt match at the Pan Ams or Worlds.
The two fighters are not yet part of the elite and have only competed in minor organizations. PFL Europe is not PFL US, and PFL is not UFC.
Thus, we have a match featuring « young » up-and-comers facing opponents of their caliber: Doumbé is ranked 457th in the welterweights, and Baki is 166th. It’s not an elite duel.
The focus is on a match between a MMA newcomer, Glory champion Cédric Doumbé with five fights (unranked) in MMA, and Baissangour Chamsoudinov, with eight fights against opponents ranked between 648th and 132nd places, the latter being at the end of his career. (See FightMatrix)
This match could, at best, feature in the preliminary fights of a UFN. Indeed, Cédric is impressive in striking, and Baki is a complete MMA fighter and strategist. However, this fight is sold more on the participants’ stories than on the level of competition.
For now, neither is an MMA champion, and even if a title fight had been planned, it would be with a minor organization, Ares.
On Thursday, we’ll enjoy watching D2 matches, which doesn’t detract from the fighters’ value but brings us back to the reality of the « tier » of combat. But then, Saturday…
Il est courant de se perdre dans des idéaux ou des fantasmes, qui offrent une échappatoire vers un futur ou une vie potentiellement différente. Bien que la créativité et la projection soient des aspects clés pour notre bien-être, il est crucial que notre vie ne se résume pas à ces projections.
Définir clairement nos aspirations et les rendre tangibles est un défi. Cela implique de les ancrer dans la réalité actuelle, plutôt que dans ce que nous souhaiterions qu’elle soit. Nous avons souvent tendance à nous lancer dans des projections et à viser des objectifs qui semblent dépassés avant même d’avoir commencé à agir.
Cela est dû au fait que nous ne prenons pas toujours en compte de manière objective nos forces et faiblesses. Nous nous fions à des perceptions sensorielles et subjectives pour nous convaincre que nous pouvons accomplir ceci ou cela, simplement en nous forçant sur certains points.
Toutefois, si en atteignant la trentaine ou la cinquantaine, nous n’avons pas de références ou d’expériences qui valident cette approche du « il suffit de », il n’y a aucune raison de croire que cela changera, même avec une forte motivation extrinsèque. Bien sûr, il y a des exceptions, mais nous ne devrions pas nous considérer autrement que comme la norme.
Se concentrer sur la réalité, sur ce que nous avons accompli et réussi, pour définir le cadre de nos actions futures et les objectifs atteignables, peut porter atteinte à l’image que nous avons de nous-mêmes dans le futur. Mais cela nous donne aussi un véritable pouvoir d’action et la capacité de réorienter notre attention.
Chaque action devient alors une donnée que nous pouvons utiliser pour progresser vers nos objectifs, évitant ainsi de nous engager dans des défis que nous abandonnerons sans y avoir trouvé de plaisir, car trop difficiles dès le départ. C’est comme envisager de participer à un triathlon sans savoir nager : même si nous nous imaginons franchir la ligne d’arrivée, passer la première épreuve sera déjà un grand défi.
La réalité nous incite peut-être à choisir plutôt une course à vélo ou un semi-marathon, ou même les deux, tout en évitant de penser que « quelques efforts dans l’eau suffiront ». Se baser sur le cadre de la réalité est une véritable opportunité pour se satisfaire de soi-même et s’orienter vers ce qui nous correspond réellement.
Reflections by Pank / Snapshot #170: Setting Realistic Frameworks for Our Aspirations
It’s common to get lost in ideals or fantasies, offering an escape to a future or a potentially different life. While creativity and projection are key aspects of our well-being, it’s crucial that our lives don’t just revolve around these projections.
Clearly defining our aspirations and making them tangible is a challenge. It involves grounding them in our current reality, rather than what we wish it would be. We often tend to dive into projections and aim for goals that seem outdated even before we start acting.
This is because we don’t always take our strengths and weaknesses into account in an objective manner. We rely on sensory and subjective perceptions to convince ourselves that we can accomplish this or that, simply by pushing ourselves in certain areas.
However, if by the time we reach our thirties or fifties, we don’t have references or experiences that validate this « just do it » approach, there’s no reason to believe it will change, even with strong extrinsic motivation. Of course, there are exceptions, but we should not consider ourselves as anything other than the norm.
Focusing on reality, on what we have achieved and succeeded in, to define the framework of our future actions and achievable goals, might hurt the image we have of ourselves in the future. But it also gives us real power to act and the ability to redirect our attention.
Each action then becomes data we can use to progress towards our goals, avoiding engaging in challenges that we will abandon without finding any pleasure, because they were too difficult from the start. It’s like considering participating in a triathlon without knowing how to swim: even if we imagine crossing the finish line, getting past the first challenge will already be a significant hurdle.
Reality may encourage us to choose a bike race or a half-marathon, or even both, while avoiding the thought that « just a little effort in the water will suffice. » Basing our actions on the framework of reality is a true opportunity to satisfy ourselves and direct ourselves towards what truly suits us.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Nous sommes des êtres complètement subjectifs. Le problème est que nous pensons souvent être objectif, ce qui fait que nous pouvons tourner en rond sans trouver de solution aux malaises.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank