Aujourd’hui tout une génération se sent bien avec le fait d’être surveillé. Certes avec des proches et des personnes sélectionnées, mais cela montre que nous changeons des patterns d’interaction, mais aussi que ouvrons des portes vers une substitution de la liberté pour la sécurité.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Nous pouvons constater lors des championnats d’Europe IBJJF que la majeure partie des inscriptions pour l’événement concerne les plus de 30 ans, ce que l’on nomme la catégorie « Masters ». Une chose essentielle à savoir pour les néophytes du JJB : nous pouvons nous inscrire à n’importe quelle compétition, surtout en Masters, et même aux Mondiaux, avec ou sans expérience préalable.
Il n’y a pas, comme dans les autres sports de haut niveau, de sélections, de Pôle France ou d’équipe nationale stricto sensu. Là, chacun y va pour lui-même et son académie, ne représentant pas tant son pays que son individualité.
Alors que le Judo rencontre un vrai problème pour fidéliser les jeunes une fois devenus adultes, souvent « abîmés » par la pratique compétitive intense, le Jiujitsu parvient à maintenir un format sportif attrayant jusqu’à plus de 70 ans.
La force de l’organisation, outre le fait que tout le monde peut s’inscrire, réside dans le nombre impressionnant de divisions. On peut s’y retrouver pour s’exprimer sans nécessairement tomber face à des athlètes professionnels. Cela permet à une ceinture bleue de 50 ans et 75kg de se confronter à des combattants du même acabit.
C’est en cela que le format IBJJF est excellent : tout le monde peut venir « tourner », se tester, et potentiellement revenir avec une médaille ou un titre important (Europe, Pan, Monde, Amérique du Sud ou Asie). Cela offre une stimulation supplémentaire, d’autant plus qu’à un certain âge, la situation financière est parfois plus stable. La compétition devient alors un excellent moyen de s’offrir un petit voyage, liant découverte touristique et challenge sportif.
Pour l’instant, aucun autre art martial n’arrive à ce niveau d’influence chez les vétérans. Il faut juste souhaiter que cela ne se retourne pas, à terme, contre l’évolution de la discipline.
Title: Martial Reflections of an Hypnofighter #501: Jiujitsu, the Martial Art for the Old Man?
We can observe at the IBJJF Europeans that the majority of registrations for the event are aged over 30; what is known as the « Masters » category. One essential thing for BJJ neophytes to know is that we can register for almost any competition—especially in Masters, and even the World Championships—with or without prior experience.
Unlike other high-level sports, there are no selections, national training centers (like France’s « Pôle France »), or strict national teams. Here, everyone goes for themselves and their academy, representing their individuality more than their country.
While Judo has a real problem retaining young people once they become adults, often « damaged » by intense competitive practice, Jiujitsu manages to maintain an attractive sporting format right up to the age of 70 and beyond.
The strength of the organization, besides the fact that anyone can register, lies in the sheer number of divisions available. You can find your place to express yourself without necessarily having to face professional athletes. This allows a 50-year-old, 75kg blue belt to confront fighters of the same caliber.
This is where the IBJJF format excels: everyone can come to « roll, » test themselves, and potentially come back with a medal or significant title (Europeans, Pans, Worlds, South American, or Asian). This provides extra stimulation, especially since at a certain age, the financial situation is sometimes more stable. Competition then becomes an excellent way to take a small trip, combining discovery and a sporting challenge.
For the moment, no other martial art achieves this level of influence among veterans. We just have to hope that this does not eventually backfire against the evolution of the discipline.
Pour faire suite à la vidéo d’hier sur ce sujet (https://youtu.be/RNweBWgQAZY) quelques réflexions en plus sur l’importance de poser un cadre et de réussir pour soi même déjà de le maintenir.
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Avec les conventions d’Hypnose Moderne, Brice et moi cherchons à offrir une possibilité de rencontrer des figures de référence.
Nous savons que le monde de l’hypnose brasse énormément d’hypnotistes laïques à travers le monde.
Pouvoir proposer la venue d’acteurs majeurs de notre discipline, comme c’est le cas cette année avec Spiegel, est une opportunité d’apprendre une façon d’aborder la discipline avec un intervenant qui a travaillé toute sa vie professionnelle sur le sujet, mais qui est également l’héritier du travail mis en place par son père.
Même si parfois on peut avoir l’impression que le niveau pourrait être trop élevé pour que nous puissions comprendre, la force d’un expert comme lui est justement de pouvoir faire passer une information pertinente avec le vocable commun.
Pour nous, ces quelques heures de cours sont un moyen de valider ou d’invalider certaines de nos façons de penser et de pratiquer nos sessions. Peut-être même nous offrir une nouvelle façon d’aborder les choses.
Chercher les acteurs majeurs de notre discipline est une chance. Entre le distanciel pour les plus âgés et le présentiel qui nous donne encore plus d’opportunités de proximité et de rencontres, nous vivons une ère qui nous permet de croiser plus simplement le haut niveau.
Title: Reflections from Pank / Snapshot #506: Seeking out your reference figures
With the « Hypnose Moderne » conventions, Brice and I seek to offer a possibility to meet reference figures within the field.
We know that the world of hypnosis involves a vast number of lay hypnotists across the globe.
Being able to propose the attendance of major players in our discipline, as is the case this year with Spiegel, is an opportunity to learn an approach to the discipline from a speaker who has worked his entire professional life on the subject, but who is also the heir to the work established by his father.
Even if sometimes one might have the impression that the level could be too high for us to understand, the strength of an expert like him is precisely being able to convey pertinent information using common language.
For us, these few hours of courses are a way to validate or invalidate certain ways we think about and practice our sessions. Perhaps even offer us a new way of approaching things.
Seeking out the major players in our discipline is a stroke of luck. Between remote learning for the older generations and in-person events which give us even more opportunities for proximity and meetings, we live in an era that allows us to cross paths with high-level expertise more simply.
Il n’est pas simple de bien définir ce passage de l’acceptable à l’abus. Les principes de limite tout comme les frontières sont des non seulement contextuelles mais également complexe vis à vis de sa propre perception des choses.
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Dans l’histoire du Jiu-Jitsu, nous avons souvent entendu la version Gracie, affirmant notamment que Carlos et Jorge (George) ont été élèves directs de Maeda, et qu’Hélio était malingre mais a transformé la forme du style japonais pour l’adapter à son gabarit. Pourtant, les articles de journaux d’époque et les faits historiques ne disent pas exactement cela. Le professeur principal des Gracie a été Donato Pires, qui lui-même a été « diplômé » par Maeda. Cela n’empêche pas qu’ils aient pu, comme nous aujourd’hui, suivre des séminaires avec le maître. Mais si je fais des stages avec Mica Galvao, est-ce que cela fait de moi son disciple pour autant ?
Le Kano Jiu-Jitsu (Judo) avant l’ère olympique était un style complet : il y avait du combat debout, du sol, et des projections. Dans l’arsenal technique, il semble que des Japonais comme Omori ou les frères Ono pratiquaient aussi les clés de jambes. Est-ce parce qu’il y avait des affrontements avec des règles variables que les jujitsukas utilisaient ces clés ? Je ne le sais pas encore avec certitude.
Ce que les Gracie ont maintenu, hormis ce qui était à l’époque le cœur de leur modèle commercial (la self-défense), c’était une forme de randori avec des règles issues de la Federação de Pugilismo, avant la création de la première fédération officielle des Gracie en 1964 : la Federação de Jiu-Jitsu do Estado da Guanabara. Dans son livre, Robert Drysdale précise bien que les compétitions ressemblaient encore beaucoup au Judo de l’époque et que les projections rapportaient plus de points que les passages de garde.
Même si face aux Japonais du Kodokan, les Gracie avaient du mal à rester debout (d’où les fréquents tirages de garde), ils n’étaient pas mauvais pour autant. On peut lire dans les archives que Jorge a souvent projeté ses adversaires. Et le temps « illimité » au sol pouvait aussi être relatif à la présence du ring, aux sorties de tapis, ou simplement à la fin de rounds de 10 minutes.
Si Masahiko Kimura, dans ses mémoires, ne parle pas énormément des Gracie, à part pour dire qu’Hélio ne tenait pas sur ses jambes, il ne fait malheureusement pas référence à un « style spécifique » des Gracie, comme si ce qu’ils proposaient était simplement ce qu’il connaissait déjà au Japon…
Martial Reflections of an Hypnofighter #500: Gracie Jiu-Jitsu and Pre-Olympic Kodokan (Kano) Jiu-Jitsu
In the history of Jiu-Jitsu, we have often heard the Gracie version, stating notably that Carlos and Jorge (George) were direct students of Maeda, and that Helio was frail but transformed the form of the Japanese style to adapt it to his frame. However, newspaper articles from the era and historical facts do not say exactly that. The main teacher of the Gracies was Donato Pires, who himself was « certified » by Maeda. This does not prevent the possibility that they might have, like us today, attended seminars with the master. But if I do seminars with Mica Galvao, does that make me his disciple?
Kano Jiu-Jitsu (Judo) before the Olympic era was a complete style: there was stand-up fighting, groundwork, and throws. In the technical arsenal, it seems that Japanese practitioners like Omori or the Ono brothers also practiced leg locks. Was it because there were clashes under variable rules that these jujitsukas used these locks? I do not know for sure yet.
What the Gracies maintained, apart from what was at the time the heart of their business model (self-defense), was a form of randori with rules stemming from the Federação de Pugilismo, before the creation of the first official Gracie federation in 1964: the Federação de Jiu-Jitsu do Estado da Guanabara. In his book, Robert Drysdale clarifies that competitions still resembled Judo very much and that throws awarded more points than guard passes.
Even if faced with the Japanese of the Kodokan, the Gracies struggled to stay standing (hence the frequent guard pulls), they were not bad either. We can read in archives that Jorge often threw his opponents. And the « unlimited » time on the ground could also be relative to the presence of the ring, going out of bounds, or simply the end of 10-minute rounds.
If Masahiko Kimura, in his memoirs, does not speak extensively of the Gracies, other than to say that Helio could not stay on his legs, he unfortunately does not reference a « specific style » of the Gracies, as if what they were offering was simply what he already knew in Japan…
Nous évoluons dans nos modes de communication et s’il y avait cette célèbre phrase qu’il est impossible de ne pas communiquer, le ghosting envoie un message mais le sens lui reste souvent incompréhensible.
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Nous avons parfois une difficulté à admettre nos états. Et pourtant quand on y parvient, il y a souvent un déclencheur qui ouvre des portes vers le mieux être.
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Nous sommes tous d’accord : nous aimerions que ce qui est bien le reste, et de surcroît, si nous pouvions faire en sorte que ce qui ne l’est pas le devienne, ce serait vraiment idéal. Sauf que, très souvent, les environnements ou les routines qui nous sont positifs finissent par être « vérolés ».
Et le pire, c’est que nous sommes parfois nous-mêmes les initiateurs de ce changement, de cette modification du système que nous estimions viable. On pourrait me rétorquer que ce qui est viable n’est pas forcément bon, et c’est tout à fait juste : nombre de situations destructrices pour nous sont également maintenues par notre propre personne.
Ce sur quoi nous avons du pouvoir dans des systèmes friables, c’est notre décision d’introduire ou non un nouvel élément dans un espace qui, jusqu’à ce moment-là, était un havre de paix ou de bonheur. Nous sommes des êtres routiniers et, en général, même si la stimulation nous offre de nombreuses satisfactions, la stabilité est le socle sur lequel nous souhaitons nous poser, voire nous reposer.
Lorsque nous sommes dans des équilibres qui nous conviennent, nous savons qu’il ne faut parfois pas grand-chose pour que la balance perde son harmonie. Il est entendu que la vie, c’est aussi prendre des risques, oser de nouvelles choses. La question est de savoir dans quels espaces de votre vie vous êtes prêts à faire venir un élément exogène, et dans lesquels votre bulle de bien-être doit se maintenir telle quelle le plus longtemps possible.
Car nous le savons, tout est éphémère. Ainsi, même ce que nous aimerions voir harmonieux ad vitam perdra son harmonie à un moment ou un autre. Le tout est de savoir quand cela arrivera, et si cela viendra de notre propre chef ou d’une modification plus forte du système.
Reflections by Pank / Snapshot #505: Maintaining our Homeostasis
We all agree: we would like what is good to remain good, and furthermore, if we could make what is not good become so, that would be truly ideal. Except that very often, the environments or routines that are positive for us end up becoming « corrupted. »
And the worst part is that we are sometimes the initiators of this change ourselves, of this modification to the system that we deemed viable. One could argue that what is viable is not necessarily good, and that is completely fair; countless situations that are destructive to us are also maintained by our own selves.
What we have power over in friable systems is our decision whether or not to introduce a new element into a space that, until that moment, was a haven of peace or happiness. We are creatures of habit, and in general, even though stimulation offers us many satisfactions, stability is the foundation upon which we wish to rest, or even recover.
When we are in balances that suit us, we know that sometimes it doesn’t take much for the scale to lose its harmony. It is understood that life is also about taking risks, daring new things. The question is knowing in which spaces of your life you are ready to bring in an exogenous element, and in which ones your bubble of well-being must be maintained as it is for as long as possible.
Because we know it, everything is ephemeral. Thus, even that which we would like to be harmonious ad vitam will lose its harmony sooner or later. The key is knowing when that will be, and if it will come from our own initiative or from a stronger modification of the system.
Take what is good and right for you. Be One, Pank.
Vous savez que je ne suis pas fan de la loi d’attraction, même s’il y a des éléments que nous pourrions intégrer dans notre travail d’auto hypnose. Seulement, le principe passif, attentiste et dans le lacher prise peuvent juste amener à des vies qui ne correspondent absolument pas à ce qui a été « demandé ».
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank