Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Il n’est pas simple de prendre son temps dans un monde où nous sommes constamment surstimulés. Nous possédons des smartphones qui nous bombardent de notifications et des supérieurs qui demandent toujours plus d’activité. Autrefois, commander un livre impliquait parfois une semaine d’attente ; aujourd’hui, certains se plaignent du délai de 24 heures d’Amazon, alors que l’on peut même recevoir certains produits le soir même.
Nous avons perdu la capacité d’attendre. Cette attitude, perçue comme passive, semble nous faire perdre du temps. Sur la route, l’impatience est palpable : à Paris, par exemple, rares sont ceux qui attendent que la voiture devant avance sans klaxonner. Dès qu’il y a un moment de pause, les gens se tournent vers leur téléphone ou un livre.
Il serait dommage de perdre notre temps, précieux comme il est. Les 10 km/h supplémentaires que nous gagnons en ville pour rentrer « plus vite » à la maison, au risque de mettre en danger les autres, ne sont généralement exploités que pour rester sur nos téléphones, ordinateurs ou devant la télévision.
Nous ne sommes plus conditionnés à attendre. Nous multiplions les actions et faisons plusieurs choses à la fois pour ne pas perdre de temps, et pourtant, notre temps d’écran – synonyme d’oisiveté – n’a jamais été aussi élevé, avec en moyenne 3h30 par jour en France et 5h dans le monde. Si l’on ajoute les 7 heures de travail et les 7 heures de sommeil, cela nous laisse 5 heures pour d’autres activités.
Cela peut sembler paradoxal de penser que nous perdons du temps. Que ressentez-vous à l’idée de n’avoir que 5 heures par jour pour vous et/ou votre famille ? Lorsqu’on entend tant de personnes se plaindre de ne pas trouver le temps de cuisiner, de faire du sport, de lire ou de sortir, imaginez ce que vous pourriez faire si vous réduisiez l’utilisation de votre mobile d’une heure par jour.
Dans une société qui met l’accent sur la performance et les délais, il est possible de retrouver du temps libre. Lorsque les 35 heures hebdomadaires ont été instaurées, tout le monde pensait qu’ils auraient plus de temps pour eux, sans savoir qu’un objet, le smartphone, allait anéantir ce gain de quatre heures… en une seule journée.
Qu’attendez-vous pour simplement retrouver du temps ?
Pank’s Reflections / Snapshot #204: Finding Time Again
It’s not easy to take one’s time in a world where we are constantly overstimulated. We have smartphones bombarding us with notifications and superiors who always demand more activity. In the past, ordering a book might have meant waiting a week or more; today, some complain about Amazon’s 24-hour delay, even when we can sometimes get products the same evening.
We have lost the ability to wait. This seemingly passive stance appears to us as time wasted. On the roads, impatience is evident: in Paris, for instance, few wait for the car in front to move without honking. Whenever there is a pause, people turn to their phones or a book.
It would be a shame to waste our precious time. The extra 10 km/h we gain in the city to get home « quicker, » risking the safety of others, is mostly spent on our phones, computers, or watching TV.
We are no longer conditioned to wait. We stack up activities and multitask to avoid wasting time, yet our screen time – synonymous with idleness – has never been higher, averaging 3.5 hours a day in France and 5 hours globally. Adding the 7 hours of work and 7 hours of sleep, that leaves us with 5 hours for other activities.
It may seem paradoxical to think we are wasting time. How does it make you feel knowing you only have about 5 hours a day for yourself and/or your family? When you hear so many people complaining about not having time to cook, exercise, read, or go out, imagine what you could do if you reduced your mobile use by one hour a day.
In a society that emphasizes performance and deadlines, it is possible to find free time. When the 35-hour workweek was introduced, everyone thought they would have more time for themselves, not foreseeing that one device, the mobile phone, would obliterate that four-hour gain… in just one day.
What are you waiting for to simply find some time again?
Il est difficile pour les forces de l’ordre d’avoir des réponses adaptées pour maîtriser et contrôler les personnes en opposition. Pour tous ceux qui s’entraînent aux styles mixtes, c’est-à-dire combinant frappes et préhension, les professeurs nous enseignaient que frapper est un moyen de diminuer la résistance de la personne que nous souhaitons contrôler.
Cependant, dans le cas des forces de l’ordre, les frappes doivent être limitées autant que possible. Lorsque le judo a remporté le « marché » du style pour la police, on peut facilement comprendre pourquoi. C’est un style qui limite les frappes et permet un contrôle efficace. Cependant, on peut se dire qu’une projection sur du béton reste assez violente.
Bien sûr, pour tous ceux qui ont déjà essayé de contrôler des personnes qui résistent et tentent de fuir, c’est très difficile. Pour ceux qui pratiquent le MMA, c’est comme un striker qui scramble et se relève avec explosivité et force.
Lorsque je parle à mes amis policiers ou gendarmes, nous échangeons beaucoup sur la formation des agents. Le problème est qu’il y a trop peu de formations et aucune obligation de pratiquer un art martial, et comme je le souligne ici, le grappling. Il est donc assez normal que l’option la plus simple soit de frapper, surtout avec une matraque ou un tonfa.
Aux États-Unis, on a pu voir lors d’interpellations entraînant la mort que les agents maintiennent souvent des contrôles traumatisants. Par exemple, un genou sur la poitrine (knee on the belly en BJJ) peut déjà causer de la détresse, mais si on met tout le poids sur la nuque, il y a de fortes chances que la personne soit traumatisée, surtout sur plusieurs minutes.
Maintenir un adversaire de 100 kg (yoko shiho gatame) laisse moins de mobilité à l’agent. Je regarde ce que partagent les professeurs de jiu-jitsu pour les agents américains, le travail est bon, mais cela demande un certain temps d’apprentissage. En France, un ami, Wendy Kohili, a mis en place une alternative : la méthode GOA, qui « divise » les compétences individuelles pour favoriser le travail en équipe.
L’idée est bonne si les unités ont le temps de répéter les exercices (drills) afin qu’en situation réelle, elles puissent contrôler avec fermeté, mais sans blessures graves, les personnes qui veulent se battre ou fuir.
Il existe certainement de nombreux systèmes intéressants pour les agents, mais le problème reste le temps de formation, comme pour le tir d’ailleurs. Difficile d’attendre des réactions ajustées lorsque les agents ne peuvent pas être pleinement professionnels dans leur propre métier.
**Martial Reflections of a Hypnofighter #194: Teaching Grappling to Law Enforcement**
It’s difficult for law enforcement to have appropriate responses to master and control opposing individuals. For all those who train in mixed styles, that is to say, combining strikes and grappling, the instructors taught us that striking is a way to reduce the resistance of the person we wish to control.
However, in the case of law enforcement, strikes must be limited as much as possible. When judo won the « contract » for police training, it was easy to see why. It’s a style that limits strikes and allows effective control. However, one can say that a projection onto concrete is still quite violent.
Of course, for all those who have already tried to control people who resist and try to flee, it’s very difficult. For those who practice MMA, it’s like a striker scrambling and explosively getting back up.
When I talk to my friends who are police officers or gendarmes, we often exchange thoughts on agent training. The problem is that there is too little training and no requirement to practice a martial art, and as I highlight here, grappling. It’s therefore quite normal that the simplest option is to strike, especially with a baton or tonfa.
In the U.S., we’ve seen during fatal arrests that agents often use controls that can be traumatic. For instance, a knee on the belly (knee on the belly in BJJ) can already cause distress, but if all the weight is put on the neck, there’s a high chance the person will be traumatized, especially over several minutes.
Holding down a 100 kg opponent (yoko shiho gatame) leaves less mobility for the officer. I observe what jiu-jitsu instructors share for American agents; the work is good, but it requires a certain amount of training time. In France, a friend, Wendy Kohili, has set up an alternative: the GOA method, which « divides » individual skills to promote teamwork.
The idea is good if units have the time to drill (repeat the exercises) so that in real situations, they can control firmly but without serious injury those who want to fight or flee.
There are certainly many interesting systems for officers, but the problem remains the training time, just like with firearms training. It’s difficult to expect appropriate reactions when agents can’t be fully professional in their own profession.
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
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Le combat est quelque chose que la grande majorité d’entre nous souhaite éviter. Certes, il y a toujours des va-t-en-guerre, mais même eux n’engagent le combat que lorsqu’ils sont assurés d’une victoire, armés ou accompagnés de soutien au cas où. En général, on ne se lance pas en guerre contre des territoires que l’on pense ne pas pouvoir conquérir.
Dans le domaine de l’autodéfense, il est assez simple d’enseigner des techniques de défense à n’importe qui. Nous connaissons cependant le piège de croire que la technique suffira. Il y a bien sûr les aptitudes physiques, mais également psychologiques. Je vous rappelle que nous ne transformons pas un mouton en loup, ou du moins pas avec le conditionnement léger des dojos ou des salles de combat.
Il est positif que les personnes puissent gagner en confiance et en assurance, mais comme je vous le disais précédemment, le problème réside dans le fait que l’agresseur cherche l’affrontement parce qu’il se voit dominer le débat d’une manière ou d’une autre. Cela signifie que, même s’il voit de la confiance, il pense que ses compétences, ses armes, l’effet de surprise, le nombre ou toute autre option pourront lui donner l’avantage.
Nous savons également que dans une agression ou un combat, nous pouvons rester complètement figés, incapables de réagir, devenant ainsi des spectateurs dissociés de l’événement, avec tous les regrets que cela peut entraîner.
La meilleure victoire en combat est celle de ne pas combattre. Il faut savoir être un expert de la fuite et de l’évitement des contraintes. Développer des compétences d’échappatoire. Certes, ce n’est pas ce que nous recherchons dans un système de défense, mais rappelons-nous que l’essentiel est d’éviter de rentrer blessé, ou pire.
Le travail de poussée, de mise à distance, de coup d’arrêt en cas de début de conflit, mais surtout la prise de conscience des situations, des lieux, des ambiances, des personnes, en plus de l’écoute de soi et de son orgueil, sont autant d’aspects que nous devrions développer dans nos ateliers de self-défense.
Nous passons beaucoup de temps à apprendre à nous protéger et à frapper les parties sensibles. Si nous adoptions différents scénarios incluant la fuite en utilisant le minimum de percussion ou de techniques, nous apporterions un vrai plus à beaucoup de gens. Pas besoin de faire du Parkour ou de l’athlétisme, mais cela nous donnerait une présence à nous-mêmes et à ce qui se passe, ce qui, physiquement comme spirituellement, pourrait nous faire avancer sur un certain Do.
Martial Reflections of a Hypnofighter #193: Developing Our Ability to Flee
Combat is something that the vast majority of us want to avoid. Sure, there are always warmongers, but even they engage in combat only when they’re assured of victory, armed or accompanied by support just in case. Generally, we don’t go to war against territories we believe we can’t conquer.
In the field of self-defense, it’s fairly simple to teach defensive techniques to anyone. However, we’re aware of the trap of believing that technique alone will suffice. Of course, there are physical skills, but also psychological ones. Let me remind you that we’re not turning a sheep into a wolf, or at least not with the light conditioning of dojos or combat gyms.
It’s great that people can gain more confidence and assertiveness, but as I mentioned earlier, the problem lies in the fact that the aggressor seeks confrontation because they see themselves as dominating the situation in one way or another. This means that even if they see confidence, they believe their skills, weapons, the element of surprise, numbers, or any other advantage will give them the upper hand.
We also know that in an attack or a fight, we can be completely paralyzed, unable to react, becoming detached spectators of the event with all the regrets that can entail.
The best victory in combat is the one where you don’t fight. We must know how to be experts at fleeing and avoiding constraints. Developing escape skills is essential. Of course, this isn’t what we typically seek in a defense system, but let’s remember that the essential thing is to avoid returning home injured, or worse.
Training in pushing, distancing, and blocking techniques in case a conflict begins, but especially raising awareness of situations, locations, atmospheres, people, in addition to listening to ourselves and our pride, are certainly aspects we should develop in our self-defense workshops.
We spend a lot of time learning how to protect ourselves and strike sensitive areas. If we were to adopt different scenarios that include fleeing while using minimal strikes or techniques, we would bring a real benefit to many people. No need to do Parkour or athletics, but it would help us be more present to ourselves and to what is happening, which, physically and spiritually, could help us progress on a certain Do.
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Si aujourd’hui je pratique davantage le jiu-jitsu/luta et le MMA, j’aime toujours m’entraîner chez moi en faisant des kihon et en exécutant des katas respiratoires de différentes écoles. Depuis des années, je m’intéresse à ce que propose le karaté d’Okinawa. Ma première rencontre avec cette discipline remonte aux années 90, lorsque j’ai assisté à un stage de Shorin Ryu dirigé par un Sensei qui avait auparavant pratiqué le Goju et le Shito Ryu, écoles devenues plus « japonaises ».
Là, j’ai découvert un style que j’ai trouvé plus proche des styles souples chinois que de ce que je connaissais du karaté japonais. Je ne parle même pas de mes quelques années de Kyokushin, où la rigidité, présente sous toutes ses formes, contrastait avec la « souplesse physique » des Jodan Mawashi en combat rapproché.
Lors d’autres stages que j’ai suivis avec les maîtres du Karaté des Ryukyu, j’ai perçu une forme plus naturelle, sans zankutsu trop bas, très peu de keri hauts, et un travail progressif que je trouvais agréable.
En Uechi Ryu, les Kote Kitae, que je trouvais intéressants comme style de renforcement, ne visaient pas, contrairement à certaines écoles japonaises, à se détruire en forçant trop rapidement, mais plutôt à prendre son temps quotidiennement pour que la structure s’intègre activement puis passivement.
Il est souvent dit que le Karaté japonais a changé avec le Shotokan de Funakoshi lorsque son fils a modifié les positions hautes enseignées par Gichin. Ce qui est plus surprenant, c’est que la forme du Goju sur les îles principales, influencée par Gogen Yamaguchi, diffère de celle que l’on peut trouver sur Okinawa.
Au-delà de la technique, qui sur le papier est la même, c’est l’approche de l’enseignement sur Okinawa qui offre une vision et une manière de faire différentes du reste du pays.
Dans ma recherche sur le Kyokushin, et surtout sur les premières années, je tente de comprendre la transition philosophique et pédagogique que Sosai Oyama a opérée entre 1954 et 1957, passant d’un enseignement proche du Gojukai japonais à un karaté de plein contact avec des entraînements physiques très éloignés de ceux de l’archipel des Ryukyu.
Martial Reflections of a HypnoFighter #192: Okinawa Karate is Something Else
Even though today I practice more jiu-jitsu/luta and MMA, I still enjoy training at home by doing kihon and performing breathing katas from various schools. I have been interested in Okinawa Karate for years. My first encounter with this discipline dates back to the 1990s, when I attended a Shorin Ryu seminar led by a Sensei who had previously practiced Goju and Shito Ryu, schools that have become more « Japanese ».
There, I discovered a style that I found closer to the flexible Chinese styles than to the Japanese karate I knew. I’m not even talking about my few years in Kyokushin, where rigidity in all its forms contrasted with the « physical flexibility » of Jodan Mawashi in close combat.
In other seminars I attended with masters of Ryukyu Karate, I perceived a more natural form, without overly low stances, very few high kicks, and a progressive work that I found pleasant.
In Uechi Ryu, the Kote Kitae, which I found interesting as a strengthening style, did not aim, unlike some Japanese schools, to destroy oneself by pushing too hard too quickly, but rather to take one’s time daily so that the structure actively and then passively integrates.
It is often said that Japanese Karate changed with Funakoshi’s Shotokan when his son altered the high positions taught by Gichin. What is more surprising is that the form of Goju on the main islands, influenced by Gogen Yamaguchi, differs from what can be found on Okinawa.
Beyond the technique, which on paper is the same, it is the approach to teaching in Okinawa that offers a vision and a way of doing things that are different from the rest of the country.
In my research on Kyokushin, especially in the early years, I try to understand the philosophical and pedagogical transition that Sosai Oyama made between 1954 and 1957, moving from a teaching style close to Japanese Gojukai to full-contact karate with physical training far removed from that of the Ryukyu archipelago.
Kano, le fondateur du judo, a été un pédagogue exceptionnel qui a développé cet art et ce sport de combat, bien connus en France et dans le monde. Hier, je discutais avec David, un ami professeur de sambo et de sihan en judo, des formes particulièrement souples de jeu d’opposition existant dans le judo.
Il s’agit d’un affrontement où les partenaires ne sont plus dans une dynamique de lutte l’un contre l’autre, mais plutôt dans un accompagnement de l’opposant pour réussir sa technique grâce à un timing et une technique adéquats. Cette approche où l’uke a pour objectif de faire réussir le tori transforme l’opposition en un moment d’attention et d’harmonisation de l’exercice.
En tant que spectateur de ce type d’affrontement, il est difficile de ne pas penser à l’aïkido, souvent moqué par les pratiquants de systèmes de lutte, tels que le judo, le jiu-jitsu, le sambo, entre autres, pour être trop axé sur l’acceptation et l’exagération lors des ukemis (chutes).
Pourtant, rappelons-nous que Kano lui-même, en observant le travail de Ueshiba, exprimait que l’aïkido représentait pour lui le budo idéal. Il est très difficile pour ceux d’entre nous issus de sports d’opposition de comprendre en quoi ce style, qui semble artificiel et particulièrement souple et accepté, sans la moindre résistance, puisse être le but ultime de notre judo/jiu-jitsu.
Cependant, plus les années passent, plus nous pratiquons des randoris intenses et participons à des shiais, plus cette forme de souplesse, d’acceptation, d’union (le Ai) résonne en nous et devient même un objectif, une sorte de justesse dans les temps comme dans les formes externes et internes.
Il est difficile de réaliser qu’il y a une justesse dans ce qui, dans le combat, ressemble davantage à une danse où l’ego se disperse pour laisser place à un partage de sensations et d’échanges…
Martial Reflections of a Hypnofighter #191: Aikido, the Ideal Budo According to Jigoro Kano
Kano, the founder of judo, was an exceptional educator who developed this well-known art and combat sport in France and globally. Yesterday, I was discussing with David, a friend and instructor of sambo and sihan in judo, about the particularly fluid forms of opposition play in judo.
This involves a confrontation where partners are not in a dynamic of fighting against each other, but rather in assisting the opponent to succeed in their technique through proper timing and technique. This approach, where the uke aims to make the tori succeed, transforms the opposition into a moment of attention and harmonization of the exercise.
As a spectator of this type of confrontation, it is hard not to think of aikido, often mocked by practitioners of combat systems such as judo, jiu-jitsu, and sambo, among others, for being too focused on acceptance and exaggeration during ukemis (falls).
Yet, let us remember that Kano himself, upon observing Ueshiba’s work, stated that aikido represented the ideal budo for him. It is very difficult for those of us from opposition sports to understand how this style, which seems artificial and particularly flexible and accepted without any resistance, could be the ultimate goal of our judo/jiu-jitsu.
However, as the years pass, the more we engage in intense randoris and participate in shiais, the more this form of flexibility, acceptance, and union (the Ai) resonates with us and even becomes a goal, a sort of correctness in timing as well as in external and internal forms.
It is hard to realize that there is a correctness in what, in combat, resembles more a dance where the ego disperses to make room for a sharing of sensations and exchanges…
Il est difficile pour la plupart des gens de rester à la page face à l’évolution constante de la société. La plupart du temps, nous nous adaptons durant l’enfance et l’adolescence à des codes et des schémas qui se répètent dans nos environnements. Qu’il s’agisse des codes sociaux ou des valeurs davantage liées à nos microcosmes comme la famille et les cercles premiers.
Dans l’apprentissage de toutes ces informations et le devoir de s’y plier pour intégrer un système, nous intériorisons des croyances et des comportements que nous allons considérer comme normaux. On le voit bien en cabinet que des personnes d’une cinquantaine d’années s’étonnent parfois que leur enfance soit en fait dissonante. Ils vont répondre que pour eux, ces comportements et ces interactions avec leur environnement étaient la façon de se comporter, voire de s’aimer, de façon standard.
Nous sommes donc un mélange entre notre personnalité innée, les processus éducatifs (volontaires ou involontaires) et les acquis. Nous réussissons, bon an mal an, à nous adapter à un système, la société ou les microcosmes de cette dernière. Comme nous avons besoin de nous sécuriser, les codes les plus simples et les réponses que nous parvenons le plus facilement à appliquer deviennent nos façons de vivre, par conséquent de se comporter et de penser.
Si nous ne sortons pas de nos microcosmes, nous pouvons rester une bonne partie de notre vie avec les mêmes réponses aux mêmes stimuli, ce que nous observons aussi bien dans les petits villages que dans les quartiers sensibles. Cependant, il y a inévitablement un renouvellement des codes qui se fait au fil du temps.
Si une chose transforme tout ce qui existe, c’est le temps. Aucune civilisation, aucun modèle de pensée n’a pu rester le même, voire survivre, avec le temps qui s’écoule. Les nouvelles générations vont avoir des réponses nouvelles aux modèles proposés par les générations précédentes. Les traditions ou les valeurs du passé, et parfois même simplement de 2-3 générations avant, semblent inintéressantes, obsolètes et non adaptées à un monde qui n’est pas aussi cloisonné que le microcosme où elles ont évolué.
Par conséquent, de nouvelles règles, de nouvelles valeurs ou comportements émergent. Un exemple simple : avant et après Internet, puis avant et après les réseaux sociaux. Ce qui va impacter le mini-univers dans lequel, avec le temps, nous avons fusionné. Dès lors, tous les efforts que nous avons mis en place pour comprendre, accepter ou nous adapter aux codes deviennent obsolètes.
Devoir utiliser une énergie importante pour se réapproprier de nouveaux processus semble trop difficile, voire fatiguant (à moins que nous n’en soyons à l’origine).
En conclusion, soit nous évoluons avec le monde et restons le plus possible dans son espace, soit nous devenons des réactionnaires, luttant pour un retour à un passé révolu, mais qui de facto… a déjà disparu.
Pank’s Reflections / Snapshot #201: The Struggle to Keep Up with the Times
It’s challenging for most people to stay up-to-date with society’s ever-changing norms and expectations. During childhood and adolescence, we primarily adapt to the codes and patterns that repeat within our environments. These include both social norms and values specific to our microcosms, such as family and close circles.
As we learn and conform to this information to integrate into a system, we internalize beliefs and behaviors that we come to consider normal. We often see this in therapy sessions, where people in their fifties express surprise that their childhood was actually quite different from the norm. They’ll explain that, for them, these behaviors and interactions with their environment were the standard way to act and even love.
We are, therefore, a blend of our innate personality, our upbringing (both intentional and unintentional), and our acquired knowledge. We manage, year after year, to adapt to a system, whether it’s society as a whole or smaller social circles. Because we have a need for security, the simplest codes and the most readily applicable responses become our ways of living, and consequently, our ways of behaving and thinking.
If we don’t venture outside our microcosms, we may remain for a significant portion of our lives with the same responses to the same stimuli. This is evident in both small villages and underserved neighborhoods. However, there is inevitably a renewal of codes that occurs over time.
If anything transforms everything in existence, it’s time. No civilization, no thought model, has been able to remain the same or even survive the passage of time. New generations will have new responses to the models proposed by previous generations. The traditions or values of the past, and sometimes even just 2-3 generations before, seem uninteresting, outdated, and ill-suited to a world that is not as compartmentalized as the microcosm in which they evolved.
Consequently, new rules, values, or behaviors emerge. A simple example: before and after the internet, and then before and after social media. This impacts the mini-universe we’ve merged into over time. As a result, all the efforts we’ve put into understanding, accepting, or adapting to these codes become obsolete.
Putting in significant effort to relearn new processes can seem too difficult or tiring (unless we’re the ones initiating the change).
In conclusion, we either evolve with the world and stay as much within its space as possible, or we become reactionaries, fighting for a return to a bygone era that has, de facto, already disappeared.