Pause Mortelle / Café Mortel #2 du 260524 2/5

Partage pendant la pause mortelle de dimanche.

La prochaine rencontre : le 30 Juin 2024.

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#pausemortelle #cafémortel #deathcafé #pausemortelle #Transe #hypnose #hypnotherapie #autohypnose #questiosophie #hypnosophie #coaching #hnohypnose #Experience #flexibilité #Psychologie

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #206 : Arts martiaux et techniques militaires

Sur une des dernières publications, j’ai eu un retour que je trouve intéressant. Les arts martiaux, notamment “traditionnels”, mais je pense que nous pouvons aussi le voir pour les systèmes plus modernes, ne sont pas vraiment utilisés sur un terrain de guerre.

Effectivement, nous ne sommes pas des militaires et nous n’avons pas d’armes à feu, ni de stratégie de déploiement et autres. Je sais, pour avoir de nombreux amis militaires, que l’idée de combat à mains nues reste une option rare.

De mémoire, je me souviens avoir lu des études sur les PTSD de la guerre du Viêt Nam (ça date) où des soldats exprimaient un vrai traumatisme de retirer la vie, certes avec les armes à feu, mais surtout le moment où il ne restait que des couteaux, où on blesse voire on retire la vie en voyant cette dernière s’évanouir.

C’est vrai que les écoles martiales, d’autant plus dans les styles japonais, sont des écoles de développement personnel. D’ailleurs, en écoutant les copains des arts martiaux français, notre Savate/BF était étudiée en salle pour ne surtout pas se blesser et permettre aux pratiquants de s’améliorer pugilistiquement et physiquement.

Effectivement, donc, nos systèmes de combat ne servent à rien vis-à-vis des armes à feu ou des missiles. Effectivement, même si nous pouvons étudier le couteau ou autres armes, nous ne sommes pas conditionnés et légalement autorisés à blesser ou tuer.

Il y a quelques années, une connaissance m’expliquait qu’il tentait d’incorporer dans l’armée du MMA en plus du TIOR, qui parfois pouvait ressembler aux vieux systèmes obsolètes de close combat des années 40.

Si nos militaires doivent être optimaux dans leurs missions, il est certain que les combats “sportifs” que nous connaissons en dojo peuvent être absurdes à moins de simplement utiliser ces techniques dans une démarche de conditionnement physique. S’habituer à boxer ou lutter développe des aptitudes physiques qui pourront être utiles dans les actions menées.

Comparer militaire et civil est impossible, et dans les sports de combat civil par rapport aux outils militaires, là aussi nous ne sommes pas dans le même monde. Tant que nous ne sommes pas sur un terrain d’opération, l’étude des arts martiaux suffit à beaucoup pour être juste bien et heureux, et parfois même leur offre une possibilité de se défendre lors d’agressions du quotidien.

#militaire #armée #TIOR #civil #selfdefense #combat #artsmartiaux

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Martial Reflections of a Hypnofighter #206: Martial Arts and Military Techniques

In one of my recent posts, I received feedback that I find interesting. Martial arts, particularly “traditional” ones, but I think this also applies to more modern systems, are not really used on the battlefield.

Indeed, we are not soldiers, and we do not have firearms, deployment strategies, and other such tools. I know, from having many military friends, that the idea of hand-to-hand combat remains a rare option.

From memory, I recall reading studies on PTSD from the Vietnam War (a while back), where soldiers expressed real trauma from taking lives, certainly with firearms, but especially when it came down to knives, where one injures or even takes a life while watching it fade away.

It’s true that martial arts schools, particularly Japanese styles, are schools of personal development. Moreover, listening to friends in French martial arts, our Savate/Boxe Française was studied in the gym to avoid injuries and allow practitioners to improve both pugilistically and physically.

Therefore, our combat systems are indeed useless against firearms or missiles. Even if we study knife techniques or other weapons, we are neither conditioned nor legally authorized to injure or kill.

A few years ago, an acquaintance explained to me that he was trying to incorporate MMA into the military, in addition to TIOR, which sometimes resembled the old, obsolete close combat systems of the 1940s.

If our military personnel need to be optimal in their missions, it is certain that the “sportive” fights we know in dojos can be absurd unless these techniques are simply used as a physical conditioning approach. Getting used to boxing or wrestling develops physical skills that can be useful in their actions.

Comparing military and civilian contexts is impossible, and in civilian combat sports compared to military tools, we are also not in the same world. As long as we are not in an operational field, studying martial arts is enough for many to be just well and happy, and sometimes even offers them a chance to defend themselves in daily life aggressions.

#military #army #TIOR #civilian #selfdefense #combat #martialarts

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Pank

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #205 : Du Goju au Kyokushin

Dans mes recherches sur les origines et le développement des premières années du Kyokushin, pour clarifier l’histoire et limiter les rumeurs, je trouve parfois difficilement des réponses à mes questions. Par exemple, comment se déroulèrent les premières années d’enseignement de Oyama Sosai ?

Comme je vous l’ai expliqué dans un précédent article, dans les premières années du Oyama Dojo (Daisen Dojo), il était affilié au Gojukai (1953-1957). Ce qui semble avoir été un vrai tournant dans la vie du dojo est l’arrivée d’un ancien condisciple du Goju 2e dan, Ichiro Minamoto, qui est entré comme instructeur en 1953-1954.

Oyama semblait avoir une forme plus Shotokan que Goju, même s’il enseignait jusqu’en 1963 un mélange de Shotokan, Goju, Shorei et Kobayashi-ryu. Celui qui a mis une intensité en combat au-dessus de tout est Minamoto Sensei. Si Sosai avait mis l’emphase sur le physique et les entraînements très durs de plus de 3 heures, Minamoto semblait être un accro du combat et très rigide dans ses sparrings.

Il travaillait dans une tradition très Goju-ryu, c’est-à-dire à courte distance. Il était tellement solide dans ses frappes qu’il décida de travailler en shotei au visage et, semble-t-il, même au corps pour éviter de voir trop de blessures quotidiennement. D’ailleurs, je vous rappelle qu’environ de 1956 à 1964 (peut-être 1966), les randori se faisaient avec des shotei et des saisies.

Oyama semble avoir apprécié cette utilisation du combat à courte distance, lui qui avait plus un travail traditionnel de Shotokan (cf. combat entre lui et Kenichi Sawai). Petit à petit, le travail au corps et cette recherche de KO sont devenus la forme qui s’est popularisée dans les cours.

Minamoto est celui qui a été le premier à dire que les kihon et kata c’est bien, mais qu’ils n’ont aucun intérêt s’il n’y avait pas de combat, que le cœur du karaté était le combat. Il a été le premier instructeur, puis rapidement rejoint par Masashi Ichibashi (1953), Eiji Yasuda (1953), Shigeru Oyama (1953), Kenji Kurosaki (1953).

Je vous ferai une cartographie de ceux que cette génération a formés.

#Kyokushin #Karate #OyamaSosai #DaisenDojo #IchiroMinamoto #GojuRyu #GojuKai #Kumite

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Martial Reflections of a Hypnofighter #205: From Goju to Kyokushin

In my research on the origins and early development of Kyokushin, to clarify history and limit rumors, I sometimes find it difficult to get answers to my questions. For example, how were the early years of Oyama Sosai’s teaching?

As I explained in a previous article, in the early years of the Oyama Dojo (Daisen Dojo), it was affiliated with the Gojukai (1953-1957). What seems to have been a real turning point in the life of the dojo was the arrival of a former fellow student from Goju, 2nd dan Ichiro Minamoto, who joined as an instructor in 1953-1954.

Oyama seemed to have a style more akin to Shotokan than Goju, even though he taught a mix of Shotokan, Goju, Shorei, and Kobayashi-ryu until 1963. The one who placed combat intensity above all was Minamoto Sensei. While Sosai emphasized physical training and very hard workouts of more than 3 hours, Minamoto seemed to be obsessed with combat and very strict in his sparrings.

He worked in a very Goju-ryu tradition, that is, at close range. He was so solid in his strikes that he decided to use shotei to the face and, it seems, even to the body to avoid seeing too many injuries daily. Incidentally, I remind you that from around 1956 to 1964 (maybe 1966), randori was done with shotei and grabs.

Oyama seems to have appreciated this use of close-range combat, he who had a more traditional Shotokan style (cf. combat between him and Kenichi Sawai). Gradually, bodywork and the search for KO became the form that popularized in classes.

Minamoto was the first to say that kihon and kata are good, but they are useless if there is no combat, that the heart of karate is combat. He was the first instructor, then was quickly joined by Masashi Ichibashi (1953), Eiji Yasuda (1953), Shigeru Oyama (1953), Kenji Kurosaki (1953).

I will make a map of those who were trained by this generation.

#Kyokushin #Karate #OyamaSosai #DaisenDojo #IchiroMinamoto #GojuRyu #GojuKai #Kumite

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Be One,

Pank

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Mp3 Hypnose et Grossesse

Hello,

Pour faire suite au MP3 d’hier, je vous rappelle que sur le site HnO MP3 Hypnose, je propose gratuitement des programmes MP3 pour les femmes ayant des difficultés à tomber enceinte et pour accompagner les premiers moments de la grossesse.

Il y a également des milliers d’autres thèmes disponibles sur le site.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank Hno

HnO Mp3 Hypnose #1012 : Accepter les changements du corps quand on est enceinte (310524)

Un audio pour les futures mères pour accepter les changements du corps.

Téléchargement : https://drive.google.com/file/d/1-a71impvgJsiZxhlQPZGhVqOpBYiClQp/view?usp=drive_link

Programme Hypnogrossesse : https://hno-mp3-hypnose.com/mp3-hypnose-et-grossesse/

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #204 : Les ceintures bleues en BJJ et Luta Livre

Le premier grade au BJJ est la ceinture bleue. Beaucoup de la première et de la deuxième génération française voyaient ce grade comme un niveau important. Je me souviens des discours qui comparaient une ceinture bleue de Jiu-Jitsu à une ceinture noire de Judo (d’ailleurs, tout shodan en Judo devient automatiquement ceinture bleue en Jiu-Jitsu).

Chez Derval au cercle Tissier, Christian, Alain Nagera, Patrick Bittan et autres comme Gilles Arsène arboraient des ceintures noires avec une bande bleue, une des originalités de notre pays, liée à une question d’enseignement d’après ce que je me souviens. Quand nous avions un niveau de ceinture bleue fin des années 90, début des années 2000, nous avions un niveau élevé, surtout comparé aux néophytes du sol.

C’est d’ailleurs à cette période qu’avec une simple ceinture bleue, on pouvait assez facilement gagner des combats libres (ancêtre du MMA). Je me souviens encore de la première fois que j’ai vu Emmanuel Fernandez en Combat Complet chez Raphael Schmidt avec une ceinture violette, la seconde que je voyais dans l’Hexagone après celle de notre professeur André Vieira au Temple des Arts Martiaux. Autant dire que les “gradés” étaient une espèce rare.

Aujourd’hui, pour une raison que je n’explique pas, hormis peut-être ce résidu du passé où il était difficile ou en tout cas rare de les voir, j’ai l’impression que beaucoup de pratiquants semblent accorder trop d’importance à cette ceinture. Je répète, c’est juste la première. En général, avec un entraînement de trois séances par semaine pendant deux ans à deux ans et demi, on l’obtient.

De plus, c’est une graduation qui se fait au “ressenti” du professeur en fonction des attentes et de l’orientation du club. On n’aura pas les mêmes attentes de niveau pour un compétiteur qui veut performer que pour un loisir. Il n’y a pas d’examen comme dans beaucoup d’arts martiaux, juste une remise de grade.

Deux ans de pratique dans n’importe quel sport, ce n’est pas énorme. C’est génial pour ceux qui ne sont pas sportifs, mais pour tous ceux qui ont déjà eu des pratiques sportives, ce sont deux petites saisons. Et contrairement au mythe tenace selon lequel peu de pratiquants débutants passent à la ceinture bleue, ce n’est pas le cas ; les tableaux des compétitions le prouvent.

Donner envie de continuer et de progresser avec cette ceinture en rappelant qu’il y a encore un peu d’entraînement avant les grades supplémentaires, c’est aussi l’utilité de la remise de grade.

#ceinturebleue #faixaazul #bluebelt #graduation #remisedegrade #félicitations #progression #temps

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.

Be One,

Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #204: Blue Belts in BJJ and Luta Livre

The first rank in BJJ is the blue belt. Many from the first and second French generations saw this rank as a significant level. I remember discussions comparing a blue belt in Jiu-Jitsu to a black belt in Judo (by the way, any shodan in Judo automatically becomes a blue belt in Jiu-Jitsu).

At Derval in the Tissier circle, Christian, Alain Nagera, Patrick Bittan, and others like Gilles Arsène wore black belts with a blue stripe, one of the peculiarities of our country, related to teaching, as I recall. When we had a blue belt level in the late ’90s and early 2000s, we had a high level, especially compared to beginners on the mat.

It was also during this period that, with a simple blue belt, one could quite easily win free fights (the ancestor of MMA). I still remember the first time I saw Emmanuel Fernandez in Combat Complet at Raphael Schmidt’s with a purple belt, the second I saw in France after our teacher André Vieira at the Temple des Arts Martiaux. Needless to say, “ranked” practitioners were a rare breed.

Today, for a reason I cannot explain, except perhaps due to this remnant of the past where it was difficult or at least rare to see them, I feel that many practitioners seem to give too much importance to this belt. I repeat, it is just the first. In general, with training three times a week for two to two and a half years, you get it.

Moreover, it is a graduation based on the “feeling” of the instructor, depending on the club’s expectations and orientation. The level expectations for a competitor who wants to perform will not be the same as for a recreational practitioner. There is no exam like in many martial arts, just a belt award.

Two years of practice in any sport is not much. It is great for those who are not athletic, but for those who have had sports practice, it is just two short seasons. And contrary to the persistent myth that few beginners reach the blue belt, this is not the case; competition charts prove it.

Encouraging continuation and progression with this belt by reminding that there is still some training before the next ranks is also the purpose of the belt award.

#bluebelt #faixaazul #graduation #beltaward #congratulations #progression #time

Only take what is good and right for you.

Be One,

Pank

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Pause Mortelle / Café Mortel #2 du 260524 1/5

Partage pendant la pause mortelle de dimanche.

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Hypnose et éthique

Hello,

Comme je vous l’avais proposé pendant la table ronde à la Convention 2024, je souhaite réfléchir à l’éthique dans l’hypnothérapie « certifiée ».

J’ai écrit un petit essai pour poser quelques idées que nous avons partagées pendant ce moment ensemble et pour ouvrir des pistes de réflexion.

FlipBook disponible ici gratuitement : https://heyzine.com/flip-book/4a1e3b8596.html

De plus, je vous propose un premier échange sur le sujet le 13 juin sur Meet. Contactez-moi à pank@pank.one.

En espérant que ce partage vous inspire. Et si vous pensez que c’est utile pour du monde partagez.

Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.
Be One,
Pank

#éthique #hypnoseéthique #réflexion #questionnement #projet

Ps : je le mets aussi sur Amazon à 4,5€ si vous voulez l’avoir en papier.

Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #203 : Des 10e dan

J’ai vu que la fédération de karaté a remis à certains de nos anciens le grade de 10e dan. Les grades sont très subjectifs : il y a le niveau technique, mais également les contributions à la discipline et certainement tout un aspect politique. Quand Kano a introduit les grades et les degrés à partir de la ceinture noire, au départ, il n’y avait que 5 dans. Aujourd’hui, nous en avons jusqu’à 15 en Budo Taijutsu. En général, les Judan étaient des fondateurs de méthodes. Certains diront qu’il est alors assez simple d’obtenir un 10e dan, il suffit de créer son école. C’est d’ailleurs ce que font, sans trop de vergogne, certains dojos, notamment aux États-Unis.

Cependant, cela a peu de sens, je pense. Pour beaucoup, la ceinture noire et les différents grades représentent avant tout la technicité et le niveau potentiel en combat du pratiquant. Le problème est qu’il reste rare d’avoir des anciens vraiment très performants, et rien d’incompréhensible là-dedans : l’âge, le temps de pratique et les blessures n’aident pas forcément le corps, les réflexes, et la force.

Même si, techniquement et stratégiquement, avec du temps de pratique, on peut avoir peaufiné, la capacité de mettre tout cela en application est complexe. On sait que nos temps de réaction diminuent. On le voit dans les sports de combat où un champion est souvent âgé de moins de 40 ans et nous voyons en MMA comme en BJJ les nouvelles générations facilement offrir les portes de sortie aux anciens champions de la catégorie.

On pourrait dire, sur le plan de l’efficience, que les champions de l’UFC sont les vrais 10e dan du MMA. Après cela, sur tous les plans, il va y avoir une diminution du niveau pugilistique. Je comprends l’argument qui parle de temps de pratique ou de maîtrise. Cependant, nous avons déjà vu des kata de haut gradés bien moins propres que ceux des spécialistes des compétitions de kata.

On a vu des kihon ou des uchikomi bien plus efficaces chez des pratiquants moins expérimentés que chez des vieux sensei souffrant sur chaque position, parce que leurs genoux et épaules sont en miettes. Nous nous retrouvons dans une opposition entre l’efficacité en combat et le temps/maîtrise technique.

Combien de fois ai-je vu dans des fédérations des pratiquants passer 5e dan après avoir remporté des championnats européens ou mondiaux. Pourtant, est-il réellement plus technique parce qu’ils travaillent avec deux spéciaux, comparé au pratiquant lambda qui se prend la tête à préparer un ensemble de techniques et même des mémoires sur des techniques ?

Je suis content pour les Judan, je pense simplement que ce n’est pas utile. Les 10e dan ne devraient être attribués qu’aux fondateurs de grandes écoles, et pas à ceux de notre ville. De toute façon, nous n’arrivons même pas à voir la différence technique entre un 6e dan et un 9e dan… si ce n’est le nombre de licences prises, qui ne signifie pas nécessairement de l’entraînement sur le tatami.

#graduation #ceinturenoire #dan #degré #fondateur #Judan #sport #niveau #technique #combat 

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Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #203: The 10th Dans

I saw that the karate federation awarded some of our elders the rank of 10th dan. Ranks are very subjective: there’s the technical level, but also contributions to the discipline and certainly a political aspect as well. When Kano introduced ranks and degrees starting from the black belt, initially, there were only 5 dans. Today, we have up to 15 in Budo Taijutsu. Generally, Judans were founders of methods. Some might say that it’s then quite simple to earn a 10th dan—just start your own school. This is what some dojos, particularly in the United States, do without much shame.

However, I think this makes little sense. For many, the black belt and the different ranks primarily represent the technicality and potential combat level of the practitioner. The problem is that it remains rare to have elders who are truly very effective, and there’s nothing incomprehensible about that: age, practice time, and injuries don’t necessarily help the body, reflexes, and strength.

Even if, technically and strategically, with time spent practicing, one can refine their skills, the ability to apply all this is complex. We know that our reaction times decrease. This is evident in combat sports where a champion is often under 40 years old, and in MMA as well as BJJ, we see the new generations easily showing the door to former champions of the category.

One might say, in terms of efficiency, that the UFC champions are the real 10th dans of MMA. Beyond that, there is a decline in pugilistic level across the board. I understand the argument about time spent practicing or mastering skills. However, we have already seen kata from high-ranking individuals that are far less clean than those from competition specialists.

We’ve seen kihon or uchikomi far more effective from less experienced practitioners than from old sensei struggling with every position because their knees and shoulders are in pieces. We find ourselves in a conflict between combat effectiveness and time/technical mastery.

How many times have I seen in federations practitioners receive a 5th dan after winning European or world championships. Yet, are they really more technical because they work with two specialists compared to the average practitioner who struggles to prepare a set of techniques and even theses on techniques?

I’m happy for the Judans, but I simply think it’s not necessary. The 10th dan should only be awarded to founders of major schools, and not to those from our town. Anyway, we can’t even see the technical difference between a 6th dan and a 9th dan… except for the number of licenses taken, which doesn’t necessarily mean training on the mat.

#graduation #blackbelt #dan #degree #founder #Judan #sport #level #technique #combat

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Réflexions Martiales d’un Hypnofighter #202 : La Structure de Mon Cours

Comme je vous l’ai déjà partagé, mon dojo fonctionne comme une dictature stricte où les droits s’acquièrent uniquement par la pratique et l’investissement personnel. Je souhaite souligner un aspect crucial de mon enseignement : l’alternance entre les semaines de Jiujitsu et de Luta Livre. Une semaine sur deux, nous portons le Gi complet, et l’autre semaine, uniquement le bas de Gi. À partir du jeudi, nous intégrons des frappes car, à mon sens, un grappler doit savoir gérer les boxeurs et les frappeurs.

Mon objectif est de graduer mes élèves tant en Jiujitsu qu’en Luta Livre. Pour ce faire, ils doivent pratiquer le Gi et la Luta, bien qu’il soit courant d’avoir une préférence. Pour moi, le BJJ est particulièrement intéressant pour son travail de garde, une spécialité de notre style depuis Carlos et Helio Gracie. Cela favorise aussi une meilleure compréhension des grips, les cales, les leviers et développe un jeu soit axé sur la rétention et la recomposition, soit très agressif avec le lapel. Généralement, nous pratiquons un Jiujitsu plutôt sportif en supprimant les restrictions sur certaines prises. Mon but n’est pas de former des compétiteurs, mais des pratiquants qui maîtrisent la logique globale du grappling. Dans ces cours, la posture est primordiale pour comprendre les points fondamentaux du Jiujitsu sportif.

La semaine de Luta est dédiée au travail sur les passages et les attaques en sub, vus non comme des finalisations mais comme des transitions. Je demande une dynamique de mouvement car le grip n’est pas aussi contraignant qu’avec le Gi. Cette semaine, nous laissons de côté les postures et les points pour nous concentrer sur les soumissions, les mouvemenst et les attaques. Lors des jours avec frappes, mon objectif est que les grapplers, souvent réticents aux percussions, adoptent une approche offensive pour réduire les distances tout en limitant les blessures — les coupures ou les ecchymoses ne comptent pas tant que l’on n’est pas KO. L’idée est davantage orientée vers le combat urbain ou le combat interstyles.

Le cours est structuré de manière opposée à ce que j’ai appris dans de nombreux systèmes. Nous débutons toujours par des combats, entre cinq et huit par session. Initialement, la notion de randori implique de ne jamais maintenir une position ou une technique plus de dix secondes si l’adversaire ne bouge plus ou ne parvient pas à s’en libérer. Pas de soumission, mais la possibilité d’attaquer pour effectuer des transitions. Peu à peu, nous évoluons vers des combats debout puis au sol, où l’objectif final est simplement de gagner.

Nous travaillons la lutte et le Jiujitsu debout à chaque session. L’idée est d’éviter les pull guard, surtout hors du contexte du Jiujitsu sportif et lorsque des frappes sont ajoutées. Si nécessaire, nous pratiquons ces techniques, mais il est crucial d’apprendre à gérer ses appuis et ses points de déséquilibre, ce qui est bénéfique pour le travail en lutte basse au sol. Nous n’atteindrons jamais le niveau des lutteurs, des samboïstes ou des judokas, mais nous ne devons pas éviter le combat debout.

Pour moi, un élève qui assiste à une seule des deux disciplines perd la moitié de l’enseignement. Sachant que nous travaillons une seule technique tout au long de la semaine, parfois même sur plusieurs semaines, nous restons un club très basique. Mon objectif est de permettre à chacun de se sentir à l’aise dans les différentes facettes du combat, en particulier dans le grappling. Bien sûr, si des apprenants expriment le désir de faire de la compétition et de se concentrer sur le Jiujitsu sportif, je les oriente souvent vers des amis au BLR avec Kenji ou à Boulogne.

Ma structure ne convient pas à tout le monde car nous n’offrons pas le choix entre le style Gi, Luta ou avec percussions ; je propose simplement une méthode pour devenir un grappler complet.

#Jiujitsu #LutaLivre #LutaCombat #MMA #Enseignement #JiujitsuSportif #Selfdefense #Garde #Soumission #Transition #Mouvement

Prenez seulement ce qui est bon et juste pour vous.

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Pank

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Martial Reflections of a Hypnofighter #202: The Structure of My Course

As I have previously shared, my dojo operates like a strict dictatorship where rights are earned solely through practice and personal investment. I wish to emphasize a crucial aspect of my teaching: alternating between Jiujitsu and Luta Livre weeks. Every other week, we wear the full Gi, and the alternate weeks, just the Gi pants. Starting Thursday, we incorporate strikes because, in my view, a grappler must know how to manage boxers and strikers.

My goal is to grade my students in both Jiujitsu and Luta Livre. To achieve this, they must practice both Gi and Luta, although it’s common to have a preference. For me, BJJ is particularly interesting for its guard work, a specialty of our style since Carlos and Helio Gracie. This also enhances a better understanding of grips, holds, levers, and develops a game either focused on retention and recomposition or very aggressive with the lapel. Generally, we practice a sportier form of Jiujitsu by eliminating restrictions on certain holds. My aim is not to train competitors, but practitioners who master the overall logic of grappling. In these classes, posture is crucial to understanding the fundamental points of sport Jiujitsu.

The Luta week is dedicated to working on transitions and sub attacks, not seen as finishing moves but as transitions. I demand a dynamic of movement because the grip is not as restrictive as with the Gi. This week, we put aside postures and points to focus on submissions, movements, and attacks. On striking days, my goal is for grapplers, who often dislike percussions, to adopt an offensive approach to shorten distances while limiting injuries — cuts or bruises don’t count unless one is KO’d. The idea leans more towards urban combat or interstyle fighting.

The course structure is the opposite of what I’ve learned in many systems. We always start with fights, between five and eight per session. Initially, the concept of randori means never holding a position or technique for more than ten seconds if the opponent is not moving or escaping. No submissions, but there is the possibility to attack to make transitions. Gradually, we move to standing and ground fighting, where the ultimate goal is simply to win.

We work on wrestling and standing Jiujitsu in every session. The idea is to avoid pull guards, especially outside the sporting context of Jiujitsu and when strikes are added. If necessary, we practice these techniques, but it is crucial to learn how to manage one’s supports and points of imbalance, which is beneficial for ground wrestling work. We will never reach the level of wrestlers, Sambo practitioners, or Judokas, but we must not shy away from standing combat.

For me, a student who attends only one of the two disciplines misses half of the teaching. Knowing that we work on only one technique throughout the week, sometimes even for several weeks, we remain a very basic club. My goal is to enable everyone to feel comfortable in the various facets of combat, particularly in grappling. Of course, if learners express a desire to compete and focus on sport Jiujitsu, I often refer them to friends at BLR with Kenji or in Boulogne.

My structure may not suit everyone because we do not offer a choice between Gi, Luta, or striking styles; I simply propose a method to become a complete grappler.

#Jiujitsu #LutaLivre #LutaCombat #MMA #Teaching #SportJiujitsu #Selfdefense #Guard #Submission #Transition #Movement

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