Nous avons assisté en l’espace de deux semaines, dans la même catégorie de poids lourds, à l’utilisation des doigts dans les yeux pendant un combat. Cela a forcé l’arrêt pour l’un des combattants et permis à l’autre d’écrire l’histoire. Il est amusant d’entendre que de nombreux pratiquants de MMA critiquent les styles traditionnels, et plus spécifiquement les styles de défense personnelle, pour cette technique qu’ils ne cessent de proposer. On la voit beaucoup en Silat, en Kali, en Wing Chun ou en Krav Maga.
Même si, concernant les frappes – et je rejoins notamment Cyrille sur ce point –, il est déjà difficile de placer une bonne percussion, avoir un espace aussi réduit rend la tâche possiblement plus ardue. Cependant, dans une confrontation urbaine, la saisie demeure une hypothèse extrêmement fréquente ; il suffit de regarder en ligne les vidéos de sécurité filmant des agressions.
Et s’il n’est pas aisé d’atteindre le globe oculaire en frappe, en grappling (lutte au sol ou en corps-à-corps) c’est beaucoup plus facile de placer sa main au visage et les doigts dans les yeux. Je me souviens d’un stage avec Peroba (Flavio Santiago) et des amis du Silat (Sébastien). Il y avait un « débat » entre l’approche de self-défense du Silat et l’approche sportive de la Luta Livre.
Flavio a partagé un argument très juste : certes, les Lutadors (pratiquants de Luta Livre) ne sont pas les meilleurs sur les frappes et leur gestion, mais une fois qu’ils ont saisi l’adversaire (pour l’amener ou non au sol), rien ne les empêche de casser des doigts, de crever des yeux ou de mordre pour tout arracher. L’avantage des styles de grappling dans ces cas est le contrôle qu’ils peuvent offrir, donnant l’opportunité d’appliquer ces techniques avec une réussite supérieure (due au contrôle) à celle d’une frappe qui, dans un contexte de défense personnelle, peut facilement être mal placée, effectuée de manière approximative, et donc avec moins de « maîtrise » de la situation.
Je fais partie de ceux qui, lorsque je parle de la version « rue » de la Luta, du BJJ ou du MMA, montre toujours à quel point il est facile de crever un œil, ou plutôt de mettre les doigts dans les yeux, ou d’arracher une oreille. Après, il y a un élément plus complexe que beaucoup occultent avec des phrases comme : « Moi, si on m’agresse, je suis sans limite. » C’est la capacité à réellement sentir sa phalange pénétrer dans un globe oculaire, à voir une oreille pendre avec le sang qui coule, ou toute autre fracture d’articulation qui, lorsque cela arrive en dojo ou en compétition, glace le sang de beaucoup…
Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank.
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Martial Reflections of an Hypnofighter #460: The Eye Pokes
We witnessed, within two weeks in the same heavyweight category, the use of eye pokes during a fight. This forced a stop for one of the fighters and allowed the other to make history. It’s amusing to hear that many MMA practitioners criticize traditional styles, and more specifically self-defense styles, for this technique they constantly promote. We see it often in Silat, Kali, Wing Chun, or Krav Maga.
Even if, regarding striking — and I particularly agree with Cyrille on this point —, it is already difficult to land a good strike, having such a reduced space makes the task possibly harder. However, in an urban confrontation, the clinch or grappling remains an extremely frequent hypothesis; you only have to look at security videos of assaults filmed online.
And if it is not easy to reach the eyeball with a strike, in grappling (ground or close-quarters combat) it is much easier to put your hand on the face and your fingers in the eyes. I remember a seminar with Peroba (Flavio Santiago) and friends from Silat (Sébastien). There was a « debate » between the self-defense approach of Silat and the sport approach of Luta Livre.
Flavio shared a very accurate argument: admittedly, Lutadors (Luta Livre practitioners) are not the best at striking and managing it, but once they have grabbed the opponent (whether to take them to the ground or not), nothing prevents them from breaking fingers, gouging out eyes, or biting to tear everything off. The advantage of grappling styles in these cases is the control they can offer, giving the opportunity to apply these techniques with superior success (due to the control) compared to a strike which, in a self-defense context, can easily be misplaced, executed in an approximate manner, and therefore with less « mastery » of the situation.
I am one of those who, when talking about the « street » version of Luta, BJJ, or MMA, always shows how easy it is to gouge out an eye, or rather to poke the eyes, or tear off an ear. After that, there is a more complex element that many overlook with phrases like: « Me, if I get attacked, I have no limits. » This is the capacity to actually feel your knuckle entering a globe, to see an ear hanging with blood flowing, or any other joint break that, when it happens in a dojo or competition, chills the blood of many…
Take what is good and right for you. Be One, Pank.
Vous le savez certainement, les Catacombes de Paris vont fermer pour six mois. Après la Fête des Morts, je trouve cela assez symbolique, sachant que cette ancienne mine de calcaire est devenue au fil du temps un ossuaire. Un lieu qui peut être considéré comme un cimetière.
L’une des spécificités humaines est notre rapport à la mort et notre culte des morts. Donner du respect à la non-vie, au souvenir de ce qui fut. Outre le fait que je trouve toujours étonnant de voir autant de respect envers les morts qui, souvent de leur vivant, n’étaient que peu considérés, ni par leur famille ni par les systèmes.
Les rites mortuaires sont passionnants et culturellement très différents, mais combien de temps la mort est-elle vivante ? Est-ce tant que la pierre tombale est présente ? Qu’on loue l’espace ? Que les os existent ? Est-ce que la mort, c’est l’urne, la tombe ou le caveau ? Ou est-ce que cette non-vie s’éteint quand plus personne n’a mémoire du vivant ?
Est-ce que les Napoléon, Adolf et autres Gandhi sont moins morts que nos arrière-grands-parents, ou que le soldat tué en 14 ? Rendre éternel ce qui n’est plus qu’un os, regroupé avec des os, voire mélangés, est-ce un respect de la mort ? Est-ce une mémoire de ces vivants ou une exposition de la mort ?
Que cherche-t-on quand la mort a pris tous ceux qui venaient ou pensaient à venir sur une tombe ? Est-ce que cette vie dont personne n’a idée est encore « utile » ? J’entends le « il faut respecter les morts », mais combien de morts dans les cimetières ou ossuaires sont ceux de tueurs, d’agresseurs divers, des personnes dont on garde un « respect » dans la mort alors que déjà dans la vie, leurs comportements, voire même leur mort, n’avaient rien de respectable.
Pour aller plus loin, où est la tombe d’Adolf et d’autres personnes qui « vivent » encore mais que peu de personnes respectent ? Pourquoi ces gens-là, spécialement, n’ont pas le « droit » au respect des morts ?
Title (English): Reflections on Respect for the Dead: Between Memory and Oblivion
English Translation:
Pank’s Reflections / Snapshot #466: Questioning the Respect for the Dead
As you probably know, the Catacombs of Paris will close for six months. After All Saints’ Day, I find it quite symbolic, knowing that this limestone mine gradually became an ossuary over time. A place that can be considered a cemetery.
One of humanity’s specificities is our relationship with death and our cult of the dead. Giving respect to non-life, to the memory of what once was. Aside from the fact that I always find it astonishing to see so much respect for the dead who, often in life, were barely considered, neither by their family nor by societal systems.
Mortuary rites are fascinating and culturally very diverse, but how long is death « alive »? Is it as long as the tombstone is present? As long as the space is rented? As long as the bones exist? Is death the urn, the grave, or the vault? Or does this non-life extinguish when no one remembers the living anymore?
Are Napoleons, Adolfs, and other Gandhis less dead than our great-grandparents, or than the soldier killed in ’14? To immortalize what is now just a bone, grouped with other bones, or even mixed, is that respect for death? Is it a memory of these living beings or an exhibition of death?
What are we looking for when death has taken everyone who used to visit or thought of visiting a grave? Is this life, of which no one has any idea, still « useful »? I hear « we must respect the dead, » but how many dead in cemeteries or ossuaries are those of murderers, various aggressors, people for whom we maintain « respect » in death, when already in life, their behavior, or even their death, had nothing respectable about it.
To go further, where is the grave of Adolf and other people who still « live » but whom few people respect? Why do these people, specifically, not have the « right » to respect for the dead?
Testez, observez et concluez par vous mêmes. Les potentiels sont en vous. La connaissance est Partage Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous Be One Pank
Avec les tensions grandissantes dans le monde du Jiu-Jitsu, qui opposeront la vision Gracie-Brésil à celle de la FFJ-France dans les mois et années à venir, un point clé revient toujours : les grades. J’entends déjà l’argument : « la ceinture ne sert qu’à tenir le pantalon ». Si cela est souvent vrai pour la généralité des arts martiaux, ça l’est moins pour le BJJ et la Luta Livre.
Historiquement, l’obtention de la ceinture noire dans les disciplines brésiliennes ne représente pas la même chose que dans les autres disciplines. Comme je vous l’ai partagé il y a quelques mois, il faut trois saisons en karaté pour pouvoir passer sa noire. En judo, selon les textes officiels : « Les candidats doivent justifier de deux années de licence FFJDA ou de la fédération concernée. » Je sais que la réponse de beaucoup est « moi dans mon club… il faut un an de marron » (le temps est relatif pour beaucoup). De plus, le pratiquant peut avoir 15 ans…
Dans le BJJ et la Luta Livre, une ceinture noire peut s’obtenir à 19 ans si l’on a commencé enfant, et l’équivalence des grades enfants vers adultes est de la ceinture verte (grade enfant) à la ceinture bleue dans 90% des cas, c’est-à-dire la première ceinture d’adulte. Pour le BJJ/Luta Livre, la ceinture noire n’est pas le « début ». La plupart des pratiquants ont une dizaine d’années de pratique (certains l’obtiennent en sept ans avec des performances incroyables en compétition et deux à trois entraînements par jour).
Dix ans, ce n’est pas un début, c’est une maturité technique et physique de la discipline. La « preta » (ceinture noire) était initialement chez les Gracie le grade de professeur. C’était un marqueur à la fois technique et pédagogique. Alors, pourquoi cela agace-t-il autant d’entendre qu’un judoka ou un jujutsuka traditionnel puisse porter une ceinture noire par équivalence ou parce qu’il est « très fort au sol » ? Parce que ce n’est pas la même discipline, ce n’est pas le même apprentissage, ce n’est pas le même système, ni technique ni de combat, même si l’on utilise des formes similaires.
Je ne suis pas un homme politique, mais un peu comme Oyama Sosai avec le Kyokushin qui expliquait que 90% des ceintures noires de karaté ne valaient rien et ne méritaient pas de porter ce grade. Voir une possible escroquerie d’équivalence là où nous avons « dédié » beaucoup de temps et d’énergie donne juste l’envie d’utiliser un moyen très Gracie : un combat sans règles et sans limite de temps, pour revenir à la base du BJJ et de la Luta Livre d’origine. Ce n’est pas un « sport » comme Kano l’a voulu, mais un système pour combattre les autres disciplines et montrer que nous ne faisons pas la même chose…
Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank.
English Translation:
Title: Martial Reflections of a Hypnofighter #459: The Grades in BJJ and Luta Livre, a Controversial Issue?
With growing tensions in the world of Jiu-Jitsu, which will pit the Gracie-Brazil vision against that of the FFJ-France in the coming months and years, a key point always arises: grades. I can already hear the argument: « the belt only serves to hold up the pants. » While this is often true for most martial arts, it is less so for BJJ and Luta Livre.
Historically, obtaining a black belt in Brazilian disciplines does not represent the same thing as in other disciplines. As I shared with you a few months ago, it takes three seasons in karate to be able to pass your black belt. In judo, according to official texts: « Candidates must justify two years of FFJDA license or of the federation concerned. » I know many will respond « in my club… it takes a year at brown belt » (time is relative for many). Furthermore, the practitioner can be 15 years old…
In BJJ and Luta Livre, a black belt can be obtained at 19 if one started as a child, and the equivalence of children’s grades to adult grades is from green belt (child’s grade) to blue in 90% of cases, meaning the first adult belt. For BJJ/Luta Livre, the black belt is not the « beginning. » Most practitioners have about ten years of practice (some get it in seven years with incredible competition performance and two to three training sessions per day).
Ten years is not a beginning; it is a technical and physical maturity in the discipline. The « preta » (black belt) was initially, among the Gracies, the professor’s grade. It was a marker that was both technical and pedagogical. So, why is it so annoying to hear that a judoka or a traditional jujutsu practitioner can wear a black belt by equivalence or because they are « very good on the ground »? Because it’s not the same discipline, it’s not the same learning, it’s not the same system, neither technical nor combat-related, even if similar forms are used.
I am not a political person, but a bit like Oyama Sosai with Kyokushin, who explained that 90% of karate black belts were worthless and did not deserve to wear that rank. Seeing a possible equivalence scam where we have « dedicated » a lot of time and energy just makes one want to use a very Gracie method: a fight without rules and without time limit, to return to the original BJJ and Luta Livre basis. It is not a « sport » as Kano intended, but a system to fight other disciplines and show that we are not doing the same thing…
Take what is good and right for you. Be One, Pank.
Une réflexion et une recherche vis à vis de l’esprit de compétition plus ou moins conscient que nous pouvons mettre en place au quotidien. Est ce que se mettre en mode concours serait peut être une alternative possible ?
Nous vivons dans une société occidentale où le divertissement a été surdéveloppé. Si nous savons qu’historiquement, nous avons besoin de « jeux », il suffit aujourd’hui d’allumer un écran ou de se promener pour constater toutes les activités que nous pouvons faire. Nous avons la chance de ne plus nous retrouver dans l’ennui.
L’ennui est certainement un ami toxique, qui peut nous rendre créatif, philosophe, sage, mais aussi anxieux, autodestructeur et plongé dans une forme d’obscurité. Notre besoin de stimulation, qui ne sait plus comment se nourrir avec ce buffet à volonté que le monde lui propose, entraîne aussi un paradoxe destructeur.
Comme si le phénomène d’habituation ne cessait de diminuer puis de limiter notre perception des choix de ces activités, il arrive que de nombreuses personnes ne soient plus satisfaites et ressentent un manque de stimulation. C’est comme l’attente d’une dose supérieure. Et à ce moment où il est de plus en plus difficile de se satisfaire, des comportements assez particuliers peuvent se développer.
Se placer dans des conditions où la pression est de plus en plus forte, par exemple attendre les délais ou du moins leur approche pour commencer à travailler sur un projet client, afin de vivre un « boost » épuisant de stimulation, où l’ennui ne peut plus ni exister ni être pensé, mais paradoxalement le divertissement non plus ; il n’y a plus que la surstimulation associée aux risques divers.
Cela donne des personnes qui parfois plongent dans une chasse pour retrouver ce piquant devenu un risque et non plus une simple stimulation, entraînant trop souvent des addictions ou des actions qui peuvent détruire…
Tout cela pour éviter ce qui, pour moi, est le luxe de nos sociétés modernes, lorsque nos conditions de vie nous le permettent : vivre l’ennui (quand on est pas à l’usine, au champs ou juste sous l’eau avec son quotidien), comme une oisiveté du corps et de l’esprit…
We live in a Western society where entertainment has been overdeveloped. While we know that historically we need « games, » today, one only has to turn on a screen or take a stroll to see all the activities we can do. We have the chance not to find ourselves bored anymore.
Boredom is certainly a toxic friend, which can make us creative, philosophical, wise, but also anxious, self-destructive, and plunged into a form of darkness. Our need for stimulation, which no longer knows how to feed itself with the all-you-can-eat buffet this world offers, also leads to a destructive paradox.
As if the phenomenon of habituation constantly diminished and then limited our perception of choices among these activities, it happens that many people are no longer satisfied and feel a lack of stimulation. It’s like waiting for a higher dose. And at this point where it becomes increasingly difficult to satisfy oneself, quite peculiar behaviors can develop.
Putting oneself in conditions where pressure is increasingly strong, for example, waiting for deadlines or at least their approach to start working on a client project, to experience an exhausting « boost » of stimulation, where boredom can no longer exist or even be thought of, but paradoxically entertainment neither; there is only overstimulation associated with various risks.
This leads to people who sometimes dive into a hunt to rediscover that thrill which has become a risk and no longer a simple stimulation, too often leading to addictions or actions that can destroy…
All this to avoid what, for me, is the luxury of our modern societies when our living conditions allow it: experiencing boredom, as an idleness of body and mind…
Encore une fois un article sur la solitude et la difficulté pour sortir de ce sentiment qui risque de mettre à mal bien du monde, un quart de la population de 11 à 50 ans …
Dans l’émission de Wil, « On The Road » (https://urlr.me/Rmr2nE), Nicolas du NR Fight et Vincent du One Jiujitsu de Lyon abordent de nombreux sujets passionnants. L’un d’entre eux a particulièrement retenu mon attention, car il touche au Jiujitsu et à la Luta Livre. La question posée était de savoir si le Jiujitsu a historiquement existé en Nogi (sans kimono).
Si, pour ma part, la facette sans kimono que je propose reste de la Luta Livre – et j’insiste volontairement sur cette distinction pour mes élèves – il est indéniable qu’aujourd’hui un Jiujitsu Nogi s’est développé avec les mêmes logiques et stratégies techniques que sa pratique en Gi.
Ainsi, cette idée que la posture prévaut sur le reste perdure (même si l’athlétisation des combattants modifie ce paradigme), et la façon d’aborder le combat reste associée à une vision similaire à celle que l’on connaît en kimono. La Luta, de par son histoire associée à la lutte, cherche vraiment à dominer depuis le dessus et, à de rares exceptions (comme Peroba ou Fabi de Evoluta), le travail depuis le dessous n’est absolument pas une spécialité « historique ».
Il suffit de s’entraîner en Catch Wrestling (l’origine de la Luta) pour comprendre que les approches sont très différentes. Vincent parlait du Nogi comme intégrant le BJJ. Il est indéniable que, depuis Rolls (qui a été cité dans l’émission), les entraînements sans kimono existaient, ne serait-ce que pour s’exercer avec les lutteurs. Dès 1978, Rolls s’entraînait sans veste (Nogi) avec le champion américain Bob Anderson (qui est à l’origine du nom « Americana » pour l’Ude Garami).
La forme utilisée par les pratiquants de Jiujitsu pour combattre en Vale Tudo était assez fréquemment sans kimono, et Carlson Gracie lui-même, en plein combat (1953, contre Passarito), a retiré son Gi, au grand dam de Hélio.
Il y a toujours eu cette culture de « pouvoir » combattre sans kimono, sachant que le monde compétitif est assez récent : les premiers règlements proches du judo datent de 1964, et ceux plus proches d’aujourd’hui de 1975. La Luta, issue du Catch Wrestling, a toujours combattu selon des règles où la veste n’était pas utilisée.
L’histoire a montré que le Jiujitsu, tout comme la Luta, s’est raffiné à l’ère moderne pour donner ce que nous connaissons aujourd’hui avec un niveau stratosphérique. Prenez ce qui est bon et juste pour vous. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/
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Martial Reflections of an Hypnofighter #458: Does Nogi Jiujitsu Historically Exist?
In Wil’s show, « On The Road » (https://urlr.me/Rmr2nE), Nicolas from NR Fight and Vincent from One Jiujitsu Lyon discuss many fascinating topics. One of them particularly caught my attention, as it concerns Jiujitsu and Luta Livre. The question raised was whether Jiujitsu historically existed in Nogi (without a kimono).
While, for my part, the no-kimono aspect I teach remains Luta Livre – and I deliberately emphasize this distinction for my students – it is undeniable that today, a Nogi Jiujitsu has developed with the same technical logics and strategies as its Gi practice.
Thus, the idea that posture prevails over everything else persists (even if the athleticism of fighters is changing this paradigm), and the approach to combat remains associated with a similar vision to what we know in a kimono. Luta, due to its history associated with wrestling, truly aims to dominate from the top, and with rare exceptions (like Peroba or Fabi from Evoluta), bottom work is absolutely not a « historical » specialty.
One only needs to train in Catch Wrestling (the origin of Luta) to understand that the approaches are very different. Vincent spoke of Nogi as integrating BJJ. It is undeniable that, since Rolls (who was mentioned in the show), no-kimono training existed, if only to practice with wrestlers. As early as 1978, Rolls trained without a jacket (Nogi) with US champion Bob Anderson (who is the one who gave the name « Americana » to the Ude Garami).
The form used by Jiujitsu practitioners to fight in Vale Tudo was quite frequently without a kimono, and Carlson Gracie himself, in the middle of a fight (1953, against Passarito), removed his Gi, much to Hélio’s dismay.
There has always been this culture of « being able » to fight without a kimono, knowing that the competitive world is quite recent: the first rules similar to judo date back to 1964, and those closer to today’s rules to 1975. Luta, originating from Catch Wrestling, has always fought under rules where no jacket was used.
History has shown that Jiujitsu, just like Luta, has refined itself in the modern era to give us what we know today, with a stratospheric level of skill. Take what is good and right for you. Be One, Pank. https://www.passioncombat.net/