
Il est assez courant de voir certains praticiens utiliser inconsciemment l’autre comme un moyen de se développer et de régler certaines problématiques personnelles. C’est une expression du contre-transfert, et c’est surtout dommageable pour celui qui vient consulter.
Il n’y aura pas forcément d’impact négatif direct sur le partenaire de session (à quelques exceptions près) ; néanmoins, celui-ci aura sûrement l’impression que la séance n’a été ni la plus effective, ni la plus adaptée à ses besoins. En général, le praticien peut se faire absorber par une transe régressive ou réactive qui l’entraîne, au travers du scénario de l’autre, dans une volonté de solutionner cet élément en lui-même.
Alors que le thème semble central et compris par le praticien, on ressent comme une sensation qu’il ne suggère ou ne recadre que selon des logiques qui ne sont pas celles partagées par le client. Il y a de fortes chances qu’il soit en train d’exploiter le récit ou le schéma proposé pour arriver à une conclusion qui le satisfait bien plus que son interlocuteur.
L’attention, en tant qu’opérateur, portée sur ces dérives de posture est essentielle pour offrir un maximum de possibilités afin que le consultant puisse repartir avec des outils et des orientations qui lui sont propres.
Nous ne sommes pas des magiciens, mais nous sommes formés et nous travaillons pour éviter que le cadre professionnel ne dévie vers autre chose, comme une « thérapie des parties » pour le praticien.
Prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One, Pank. https://www.pank.one/blog
—
Pank’s Reflections / Instant n°540 :Caring for Self Through the Other
It is quite common to observe practitioners unconsciously using the client as a means for personal growth or to resolve their own issues. This is an expression of counter-transference, and it is particularly detrimental to the person seeking consultation.
While there may not be a specific negative impact on the session partner (with few exceptions), they will likely feel that the session was neither the most effective nor the best suited to them. Generally, the practitioner may be absorbed into a regressive or reactive trance, led through the client’s scenario by a desire to resolve that same element within themselves.
Even when the theme appears central and understood by the practitioner, there’s a sense that their suggestions or reframing follow a logic that does not align with the client’s reality. There is a high probability that the practitioner is exploiting the narrative or pattern presented to reach a conclusion that satisfies them more than the client.
As operators, staying mindful of these postural drifts is essential to provide the maximum range of possibilities, ensuring the client leaves with tools and directions tailored to their specific needs.
We are not magicians, but we are trained professionals working to prevent the clinical framework from turning into something else—like « parts therapy » for the practitioner.
Take what is good and right for you.
Be One, Pank. https://www.pank.one/blog