Il est difficile pour les forces de l’ordre d’avoir des réponses adaptées pour maîtriser et contrôler les personnes en opposition. Pour tous ceux qui s’entraînent aux styles mixtes, c’est-à-dire combinant frappes et préhension, les professeurs nous enseignaient que frapper est un moyen de diminuer la résistance de la personne que nous souhaitons contrôler.
Cependant, dans le cas des forces de l’ordre, les frappes doivent être limitées autant que possible. Lorsque le judo a remporté le « marché » du style pour la police, on peut facilement comprendre pourquoi. C’est un style qui limite les frappes et permet un contrôle efficace. Cependant, on peut se dire qu’une projection sur du béton reste assez violente.
Bien sûr, pour tous ceux qui ont déjà essayé de contrôler des personnes qui résistent et tentent de fuir, c’est très difficile. Pour ceux qui pratiquent le MMA, c’est comme un striker qui scramble et se relève avec explosivité et force.
Lorsque je parle à mes amis policiers ou gendarmes, nous échangeons beaucoup sur la formation des agents. Le problème est qu’il y a trop peu de formations et aucune obligation de pratiquer un art martial, et comme je le souligne ici, le grappling. Il est donc assez normal que l’option la plus simple soit de frapper, surtout avec une matraque ou un tonfa.
Aux États-Unis, on a pu voir lors d’interpellations entraînant la mort que les agents maintiennent souvent des contrôles traumatisants. Par exemple, un genou sur la poitrine (knee on the belly en BJJ) peut déjà causer de la détresse, mais si on met tout le poids sur la nuque, il y a de fortes chances que la personne soit traumatisée, surtout sur plusieurs minutes.
Maintenir un adversaire de 100 kg (yoko shiho gatame) laisse moins de mobilité à l’agent. Je regarde ce que partagent les professeurs de jiu-jitsu pour les agents américains, le travail est bon, mais cela demande un certain temps d’apprentissage. En France, un ami, Wendy Kohili, a mis en place une alternative : la méthode GOA, qui « divise » les compétences individuelles pour favoriser le travail en équipe.
L’idée est bonne si les unités ont le temps de répéter les exercices (drills) afin qu’en situation réelle, elles puissent contrôler avec fermeté, mais sans blessures graves, les personnes qui veulent se battre ou fuir.
Il existe certainement de nombreux systèmes intéressants pour les agents, mais le problème reste le temps de formation, comme pour le tir d’ailleurs. Difficile d’attendre des réactions ajustées lorsque les agents ne peuvent pas être pleinement professionnels dans leur propre métier.
#police #gendarme #forcedelordre #artsmartiaux #méthodeGOA #grappling #contrôle #apprentissage
Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous.
Be one,
Pank
https://www.passioncombat.net/
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**Martial Reflections of a Hypnofighter #194: Teaching Grappling to Law Enforcement**
It’s difficult for law enforcement to have appropriate responses to master and control opposing individuals. For all those who train in mixed styles, that is to say, combining strikes and grappling, the instructors taught us that striking is a way to reduce the resistance of the person we wish to control.
However, in the case of law enforcement, strikes must be limited as much as possible. When judo won the « contract » for police training, it was easy to see why. It’s a style that limits strikes and allows effective control. However, one can say that a projection onto concrete is still quite violent.
Of course, for all those who have already tried to control people who resist and try to flee, it’s very difficult. For those who practice MMA, it’s like a striker scrambling and explosively getting back up.
When I talk to my friends who are police officers or gendarmes, we often exchange thoughts on agent training. The problem is that there is too little training and no requirement to practice a martial art, and as I highlight here, grappling. It’s therefore quite normal that the simplest option is to strike, especially with a baton or tonfa.
In the U.S., we’ve seen during fatal arrests that agents often use controls that can be traumatic. For instance, a knee on the belly (knee on the belly in BJJ) can already cause distress, but if all the weight is put on the neck, there’s a high chance the person will be traumatized, especially over several minutes.
Holding down a 100 kg opponent (yoko shiho gatame) leaves less mobility for the officer. I observe what jiu-jitsu instructors share for American agents; the work is good, but it requires a certain amount of training time. In France, a friend, Wendy Kohili, has set up an alternative: the GOA method, which « divides » individual skills to promote teamwork.
The idea is good if units have the time to drill (repeat the exercises) so that in real situations, they can control firmly but without serious injury those who want to fight or flee.
There are certainly many interesting systems for officers, but the problem remains the training time, just like with firearms training. It’s difficult to expect appropriate reactions when agents can’t be fully professional in their own profession.
#police #gendarme #lawenforcement #martialarts #GOAmethod #grappling #control #training
Take only what is good and right for you.
Be one,
Pank
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