Nous constatons de moins en moins l’utilisation de systèmes de combat traditionnels sur les champs de bataille, comme en témoigne la guerre en Ukraine où les drones causent plus de pertes que des chokes ou les coups de poing en série.
Dans les zones urbaines, les confrontations sans armes sont encore fréquentes, mais tout dépend du type d’affrontement.
Lorsqu’un malandrin est déterminé à attaquer, il est souvent préparé et donc armé, principalement de couteaux pour le moment, plutôt que d’armes à feu. Les écoles de self-defense prennent en compte le combat armé, en mettant délibérément de côté les styles traditionnels qui ne sont plus adaptés en raison de leurs formes figées.
Affronter un adversaire armé est particulièrement difficile, et les écoles qui enseignent des techniques de réponse essaient d’offrir des méthodes efficientes malgré le faible taux de réussite réel. On espère souvent que l’agresseur attaquera de manière spectaculaire, comme dans les films, avec un coup de couteau vertical de haut en bas, mais malheureusement, cela n’arrive que rarement.
Beaucoup d’attaques se font en coupant horizontalement, des slash ou en essayant de transpercer ou avec, avec un mouvement rappelant celui d’une machine à coudre, ce qui explique les chiffres de 10 à 15 coups de couteau.
La logique nous suggérerait de fuir ou de céder lorsque nous sommes confrontés à un adversaire armé, mais parfois l’intention de l’agresseur, ou du groupe d’agresseurs, est simplement de faire du mal, et il y a malheureusement de fortes chances qu’ils y parviennent.
Récemment, un couple a été agressé avec un tesson de bouteille, et la jeune femme a été gravement blessée au visage.
L’objectif était clairement de blesser, ce qui indique que cette agression n’était pas motivée par un vol, mais par la volonté de
causer des dégâts.
Si nous ne pouvons pas fuir en fonction du contexte, du lieu ou des personnes qui nous accompagnent, nous devons nous
préparer à affronter l’agresseur, même si cela signifie que nous serons blessés. Parfois, nous ne pourrons même pas voir l’objet tranchant avant le premier coup porté, ce qui rend la situation encore plus délicate.
Affronter des individus déterminés à nous faire du mal, sans être préparé ou armé, nous place en situation de désavantage
psychologique, émotionnel et surtout physique. Tous les pratiquants savent qu’il faut quelques minutes d’échauffement pour se sentir réellement prêt, avoir le bon réflexe et le bon timing, ce qui n’est pas possible en situation d’urgence.
Donc, face à des personnes déterminées (et imaginons si l’agresseur est conditionné comme certains terroristes), le combat sera extrêmement difficile et nos chances de survie diminueront considérablement. Si nous réussissons à réagir plutôt que de fuir, si nous trouvons un objet long que nous sommes prêts à utiliser de manière agressive, alors nous pouvons essayer d’utiliser nos
techniques de combat. Cependant, cela demande une série d’étapes psychologiques qui se déroulent en quelques secondes seulement, tout en essayant de rester lucide malgré la peur (limiter le sentiment de tunnel).
L’esprit des anciens sur les champs de bataille ou lors de duels à l’épée et au sabre pour des défis ou des guerres doit être cultivé : vivre chaque jour comme si c’était le dernier, prêt à accepter la mort.
Il incombe aux instructeurs de self-defense de préparer leurs élèves à la possibilité de blessures voire de mort, sachant que le pire n’est pas motivé par une cause noble, mais résulte simplement de la stupidité et de la violence internes des agresseurs qui projettent leur haine et leurs problèmes sur de simples badauds.
Comment avez-vous vécu une agression au couteau, ou comment imaginez-vous une telle situation ?
Ne prenez ce qui est bon et juste pour vous.
Be One.
Pank
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