
Comme d’habitude quand j’étudie, il y a des milliers d’idées qui passent dans ma tête. Elles se croisent et parfois se percutent, c’est un peu comme sur une route. Quand il y a un crash mon cerveau se met dans un mode de secours, ma conscience s’ouvre à une transe fermée, me plongeant pendant des heures dans un monde qui se compose de concepts, de liens, de doutes et de questions.
Aujourd’hui, en travaillant sur l’idée du manque qui fait partie de la vie de nombreuses personnes, mon esprit est parti au loin. Depuis des années, dans les ouvrages ou vidéos que j’étudie, j’entends de nombreuses visions sur cette sensation qui peut être à la fois physique ou psychique.
Combien de mes patients arrivent sur un manque : celui de la mère, du père, d’amour, de tendresse, d’attention, d’argent, de confort, de bonheur, de nourriture … Le manque semble constitué pour beaucoup de problématique du quotidien un processus anxiogène, menant à des blocages, des freins, des phobies, des compulsions, des craintes ou des peurs …
La plupart des travaux que nous pouvons proposer à nos partenaires ou à nous-mêmes, est de prendre conscience que ces manques aussi réels soient-ils, peuvent être perçus autrement, non pas comme l’enfant qui demande l’amour, mais comme l’adulte qui justement n’est plus dépendant de pattern infantile. Bien sûr, cela peut prendre du temps au partenaire, de grandir dans ces situations de manque se transforme en enfant. Selon les méthodes, nous pouvons mettre en avant des ressources, des reconnexions, des recadrages divers, afin de ne plus subir le manque voire de percevoir que ce manque n’est qu’une mémoire.
Dans ce système, je me suis retrouvé dans des cercles vicieux, des notions qui reviennent dans de nombreux cas. Quelle est la racine d’un manque ? Un besoin. Or si on retourne à la plupart des manques, nous ne sommes pas réellement capables de savoir le besoin que nous avons.
Prenons le manque d’amour parental. De nombreuses personnes disent ne pas en avoir eu, parce que leurs parents étaient violents, durs, parfois humiliants. Ils définissent donc un besoin d’amour. Seulement, quand on va demander une définition de ce que représente l’amour, nous nous apercevons que chacun d’entre nous avons une définition différente. Avec certains recadrages, nous pouvons même offrir à notre partenaire, la possibilité de voir que ses parents l’aimaient, seulement ils ne répondaient pas à l’image et la définition de ce qu’il nomme lui : amour.
Dès lors, quand je ré-interroge sur ce qui est le besoin, les choses peuvent changer et d’amour, cela peut devenir attention, tendresse, de présence ou autre. Nous passons parfois des années de nos vies à revenir sur ce qui nous a manqué, sur ce que nous aimerions combler, seulement nous ne savons pas clairement quel besoin construit notre manque.
Faisons plus simple, imaginons que nous avons très faim, nous sommes en manque de nourriture. Un ami nous propose ce qu’il trouve dans son réfrigérateur, seulement rien de ce qui est disponible ne répond à notre manque, par exemple il ne présente que du salé et nous avons faim de sucré. C’est un peu ce qui peut se passer dans nos travaux sur le manque. Nous avons généralisé des concepts, nous avons distingué des mots, des manques que nous avons nourries de nos croyances et projections.
En allant chercher ce qui est le besoin, nous pouvons aussi entrer dans l’illusion de l’envie. Cela nous poussera à plus d’introspection et nous mènera à de nombreuses ballades.
Les potentiels sont en vous.
La connaissance est Partage
Ne prenez que ce qui est bon et juste pour vous
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Pank