Les Sceaux

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Il y a dans l’hypnose une technique un peu particulière qui va à l’encontre de la ‘bienveillante’ Hypnose. Il s’agit d’une technique qui se nomme : Le Sceau.

Qu’est ce qu’un sceau ?

Un sceau est une technique d’ancrage spécifique qui va empêcher un client ou un sujet de pouvoir entrer dans une transe assez profonde pour faire un travail thérapeutique ou éventuellement un jeu dans le cadre du spectacle ou de la rue.

Cela signifie que la personne ne peut plus partir en transe ?

Techniquement les transes sont quotidiennes et pour nous tous, elles sont naturelles, dire que nous empêcherions cela est presque impossible et mensonger.

Seulement cette technique fait émerger immédiatement après la contournement du facteur critique.

Je pense que nous pourrions dire que le sujet, entre dans une transe qui empêche les approfondissements et le focus suffisant pour suivre l’opérateur.

A quoi sert de sceller une personne ?

Il y a de nombreuses personnes qui aiment le pouvoir que semble apporter l’hypnose. Il est possible que l’égo, des besoins de contrôle, des problèmes financiers, poussent les pratiquants à mettre en place un sceau sur un client ou un sujet.

Imaginez un client qui ne peut se trouver dans un état de transe suffisante pour se relâcher, se reconnecter à de nombreuses choses positives qu’avec la présence d’un seul praticien ou opérateur.

Imaginez les transferts possibles, et le nombre de séance que la personne pourra prendre ‘uniquement’ avec cette personne, parce que aucun autre spécialiste ne permettra ces transes.

Le sceau est donc une technique ‘malveillante’ de l’hypnose ?

Pour  faire du pretalk et des mises en transe de façon hebdomadaire dans la rue, ce type de technique entre dans la croyance populaire qu’un opérateur peut faire faire ce qu’il veut à un sujet ou qu’il entre dans l’esprit de ce dernier pour le contrôler.

C’est vrai que c’est tabou pour la majorité des ‘thérapeutes’ d’utiliser ce type de technique.

Pourtant dernièrement en discutant d’un cas avec mon ami Py, je lui expliquais que cet outil pourrait être l’outil adéquate pour la problématique d’un de ces clients.

Ce dernier part dans des transes spontanées profondes quand il voit son conjoint. Cela l’entraînant dans un état d’euphorie et de déconnexion à la réalité. Son entourage ne sachant pas s’il faut faire, un psychiatre lui proposant uniquement une solution médicamenteuse ( n’oubliez pas nous sommes des compléments possibles au monde médical, nous ne pouvons ni nous ne devons nous substituer d’une façon ou d’une autre à leur autorité.).

En ce cas un sceau empêcherait ces transes excessives et éviterait un certain nombres de problèmes.

Est ce vraiment utile ?

En ce moment cette technique me semble Intéressante dans le contexte suivant.

Dans les articles précédents de laboratoire-hypnose, je pro posais que nous pourrions revoir la définition de l’hypnose avec un model non pas conscient/facteur critique/ subconscient/ inconscient mais subconscient/ facteur critique/ conscient/ inconscient.

Ce qui s’explique selon moi par une succession de transes différentes au court d’une journée.

En ce cas de figure, au travers de cette ‘croyance’ il y a des transes qui sont néfastes dans notre quotidien.

Au lieu de tomber dans cette transe, un sceau qui fait automatiquement sortir de cet état, et empêche donc la capacité au subconscient de faire vivre cette expérience, pourrait offrir une alternative à certains pathos.

Si un de mes patients/sujets a un sceau comment puis je le découvrir ?

Vous verrez qu’il ouvrira brusquement ses yeux si vous avez l’habitude de lui faire fermer, ou il fera des tas d’évitement dans la notion plus ‘éveillé’, il bougera, racontera n’importe quoi, ou souhaitera partir au toilette, à un rendez vous, ou de la séance.

Je reviendrai plus tard sur ce sujet, qui me semble interessant et qui peut certainement apporter de bonnes choses si nous travaillons à l’appliquer pour le bien être du client.

Avez vous déjà eu le cas d’un sceau ? En aviez vous déjà entendu parlé ? L’avez vous déjà utilisé ?

Prenez soin de vous.

Merci de lire mes réflexions.

Be one

Pank

Retours d’Expériences en H-Ultras (3e Episode)

H-Ultras quelques points intéressants.

ultra cat

Je continue ma série d’articles concernant le H-Ultras. Vous avez pu découvrir ce que Messieurs Kein et Ramey ont mis en place au travers de leurs systèmes. Je rappelle je nomme H-Ultras la combinaison de ces méthodes pour éviter des ‘échanges’ sur les marques déposées.

J’ai repris leurs excellents travaux et je les ai adapté à ma façon de faire. J’ai testé sur environ une trentaine de patients cette méthode de descente dans des transes profondes pour travailler sur des thèmes divers :

  • Violence parentale
  • Viols
  • Problèmes alimentaires
  • Douleurs physiques
  • Confiance en soi
  • Deuils
  • Changement d’environnement
  • Prise de décision 

Tout le monde peut il descendre à ce Niveau ?

Comme je vous l’ai proposé dans mon précédent article, je pense que nos clients passent dans un niveau ‘H-Ultra’ différent en fonction de sa personnalité.

Certains iront en

  • Esdaile State : Complètement catatonique.
  • Sichort State : D’une détente hors ‘norme’
  • Ultra Height : Dans une forme de Hyper conscience, une Hyperimperia.

Ramey et Kein estiment que l’Ultra Depth et Height sont des états plus profonds que l’état Esdaile. A ce jour je ne suis pas d’accord.

En effet j’ai eu de nombreuses personnes qui sont passées dans un Sichort State, alors que nous étions dans la phase de Esdaile. Elles n’étaient pas du tout catatonique, mais ne réagissaient pas du tout et ne pouvaient plus bouger la moindre partie du corps.

D’autres ne sortent pas de l’état catatonique de l’Esdaile même en travaillant vers l’orientation vers Sichort ou Height.

Pour le moment, je dirais que tout le monde ne descend pas dans le même H-Ultras. Par contre, hormis deux personnes, toutes les autres m’ont fait remarquer qu’elles n’arrivaient pas à revenir facilement et que cet état est resté pendant un très long moment après l’émerge. Dans ce cas il faut préciser de ne pas reprendre sa voiture…

Est ce que les patients peuvent parler ?

J’ai retiré de mon esprit la croyance limitante comme quoi le partenaire en état Esdaile ne peut pas communiquer. Certains ( rares) arrivent à parler mais très lentement ou répond à une question posée quelques minutes avant.

En Sichort, nous mettons un ancrage pour permettre de sortir immédiatement de l’état profond notre partenaire, donc nous pouvons dialoguer quelques instants avant de renvoyer dans l’état H-Ultras.

Concernant le Height, cette connexion à ‘l’âme’ rend parfois difficile le dialogue, il y a une forme euphorique et d’apaisement.

Est ce que c’est long ?

Pour ceux qui me connaissent vous savez que j’aime que ça aille vite, j’ai la croyance que le temps n’a pas d’importance sur certains aspects de la thérapie.

Je me suis donné environ 15 minutes pour entraîner mes partenaires à ces niveaux.

Je pense tout de même que le temps est important selon notre façon de faire ( je suis très directif).

Que se passe-t-il pendant la séance ?

C’est certainement le plus grand génie de cette méthode, à part l’anamnèse, nous l’opérateur nous ne proposons, si nous le souhaitons, plus aucune suggestion, c’est la connexion avec le subconscient qui va dans le sens de la demande initiale et souvent au delà.

Doit on laisser longtemps notre client dans cet état ?

J’ai fait quelques tests et je me suis aperçu que le temps n’avait pas de grande importance sur les retours. En effet, il m’est arrivé à deux reprises d’avoir des personnes qui sont arrivées très en retard, donc j’avais environ 20 minutes pour faire la séance.

J’ai du laisser ces clients 3-5 minutes dans cet état. Et ils sont revenus transcendés, avec la certitude que leurs problèmes étaient complètement régler. Les retours l’ont confirmés.

Comment sais tu qu’ils sont en H-Ultras ?

Vous savez que les points connus de l’Esdaile sont :

  • État catatonique
  • Les clients restent dans l’état même si on leurs demande de remonter ( je commence à douter)
  • Anesthésie sans suggestions.

Pour le Sichort et Height

  • Extrêmement souple même au niveau des viscères
  • ils restent impassibles aux sons extérieures dans un état de détente extrêmement
  • Ne peut plus bouger
  • Anesthésie

Comme je vous le faisais remarquer précédemment, nous avons possibilité de faire ancrer des mots clefs, qui serviront de fusibles et surtout de parvenir à ressortir de ce niveau de transe votre partenaire.

Par contre ce n’est pas parce que la personne est ‘revenue’ qu’elle est complètement consciente.

C’est sur ce point qu’il faut sûrement le plus insister. Laissez du temps à l’emerge.

Qu’est ce que ce principe de mots clefs ?

Un principe simple que nous connaissons tous dans nos pratiques, certains nomment cela fusibles, d’autres ancrages.

A chaque niveau que vous atteignez vous mettez un mot clef, j’en mets au somnambulique, au Niveau Esdaile et en H-Ultras.

Un mot pour l’emerge. Vous pouvez le positionner quand vous le souhaitez. Moi je le fais entre deux paliers de l’Esdaile.

Est ce vraiment utile ?

Ma réponse va être celle d’un gamin qui découvre un nouveau jouet, il me faut beaucoup plus de pratique et comme me dit un ami formateur, que je l’affine. A ce jour, je pense que c’est un nouveau placement de notre rôle de praticien.

Pour moi l’absolu de l’Hypnotist et en cela je partage l’idée avec Daniel Goldschmidt, c’est de pouvoir faire une séance sans mot, une forme de résonance de subconscient.

Cette méthode, nous redonne le rôle d’opérateur, nous n’aiguillons pas, nous ne suggérons pas. Nous accompagnons en silence une fois reconnecté à ce subconscient volontaire à la guérison.

Vous me direz que le subconscient n’a pas besoin de cela pour décider de guérir, et là je ne pourrais que répondre ce qu’une de mes patientes m’a dit, ‘ c’est comme si j’étais avec mon tout, et que je devenais pour la première fois, moi, sans limite’...

Je continue mes pérégrinations, mes recherches et mes partages. Je ferais des articles sur les retours pathos des clients.

Si vous avez des questions je ferai au mieux pour vous proposer des réponses.

Prenez soin de vous.

Be One

Pank

Hypnose Elmanienne (Seconde Partie)

kein

Dans le premier article je vous ai proposé une première approche de ce que Dave Elman a mis en place dans le monde de l’Hypnose.

Il est vrai pour reprendre les commentaires des pratiquants, nous sommes tous capables et même orienter  à utiliser l’ensemble des méthodes qui ont été mises en place par les générations précédentes. Nous sommes la nouvelle ère de praticiens, ouverts sur les différences tendances et les différentes méthodes.

L’objectif de ces articles est de proposer d’autres méthode dans l’histoire de l’Hypnose. En France, de très nombreux praticiens n’ont jamais entendu parler de Elman ou de Kappas. Je trouve intéressant de présenter des facettes différentes de ce monde aux mille couleurs.

Philippe Miras soulignait que Elman n’avait rien construit de spécifique à part son induction, Gerald Kein élève directe de ce grand monsieur explique de nombreuses facettes de ce style.

Elman a bien mis en place une Hypnothérapie directe et reprenant certains aspects de l’hypnose de scène.

Il est possible que cela fasse grincer les dents de certains ‘thérapeutes’ habitués à la logique Ericksonienne.

1- Prétalk

Cette phase de la séance a pour but de :

–        Présenter l’hypnose

–        Répondre à toutes les interrogations et peurs du client

–        Présenter les différentes manières de prendre les suggestions

–        Rassurer

–        Faire un deal comme quoi le client fera 50% du travail, qu’il est responsable du succès de sa thérapie.

2- Tests

Les tests sont utilisés pour deux choses, convaincre et découvrir le niveau de suggestibilité au moment de la séance.

Ce sont les tests que l’on retrouve en scène, ou en street hypnose.

3- Induction

Elman a mis en place sa propre façon de faire, Kein lui utilise assez facilement les instants avec les patients.

4- Les Approfondissements

Cette facette de l’hypnose Elmanienne est très souvent remise en question. La profondeur existe-t- elle réellement ? Pour Elman, il y  des niveaux divers, je vous propose un petit tableau comparatif des différentes ‘écoles’ que j’étudie :

Niveaux par Jerry Kein Niveaux par la NGH Niveaux par John Kappas
Léger Catalepsie Mineur Hypnoidal
Moyen Catalepsie Groupe Musculaire Cataleptique
Profond Amnésie Somnambulique
Somnambulisme Anesthésie Niveau 1
Esdale (Coma Hypnotique) Hallucination positive Niveau 2
Hallucination Négative Niveau 3

Voici les éléments qui peuvent vous aider à reconnaître là où se trouve votre partenaire :

Niveaux par John Kappas Observation
Hypnoidal Les yeux ont des REM
Cataleptique Les Yeux vont rapidement de gauche à droite sous les paupières.
Somnambulique Les yeux ont tendance à remonter sous les paupières
Les Niveaux somnambuliques Ils sont déterminés par la proportion d’oubli de la séance.
Niveaux par la NGH Observation
Cataleptique Mineur Les yeux restent focus et presque immobiles
Cataleptique Majeurs Un groupe musculaire peut facilement rester dans un mouvement qu’on lui propose
Amnésie En général ça commence par l’oubli momentané d’un chiffre
Anesthésie La douleur diminue ou est inexistante en testant
Hallucination Capable de voir des choses qui n’existent pas  et inversement.

Pour Elman/Kein, et même John Kappas, le niveau pour ‘travailler’ avec son partenaire est le niveau somnambulique. Je suis d’accord avec lui, seulement cela fait parti du deal de départ. Vous faites 50% du travail, et se lâcher dans sa transe fait parti de l’accord.

Pour Kein, la seule chose qui retient une personne à partir en transe somnambulique c’est la peur. S’il y a peur c’est que nous n’avons pas correctement fait notre travail. Cet aspect peut parfois être dérangeant. Rassurez vous, s’il ne va pas en somnambulique il est tout de même en trans, donc en état d’hypersuggestibilité.

5- Les suggestions

Dans ce système, les suggestions sont directes. Avec constamment un accord de son partenaire. Je reprends quelques suggestions d’une séance de Kein pour une perte de poids.

‘Vous allez désormais à chaque repas, fermer les yeux un instant et vous dire ‘la moitié’.

Imaginez vous devant votre plat préféré, imaginez que vous fermez vos yeux et que vous vous dites ‘la moitié’

‘Comment vous sentez vous ? Qui contrôle vous ou la nourriture ? ( Attente de réponse du patient)

C’est ça c’est VOUS la patronne, c’est vous qui décidez d’être fière de vous ‘

Il propose et fait constamment confirmer et répéter à sa cliente. Tout est direct, tout doit être confirmé.

Bien sur il y a des notions métaphoriques, mais rarement dans l’idée de trouver une ‘réponse symbolique’ tout est beaucoup plus orienté.

Souvent on m’a dit que j’étais trop directif quand on regarde mes séances ou des cabinets ouverts, pourtant les clients qui viennent dans mon cabinet, attendent  des chemins, des voies. Comme on le sait tous à n’importe quel moment on peut refuser la suggestion, en ce cas je travaille avec les éléments que vit le client dans sa trance.

6- L’emerge

Le retour de notre patient dans le monde plus ‘conscient’

7- Le Post Hypnotique

Cette phase permet de continuer à donner des suggestions, et a recommencer un phénomène hypnotique pour confirmer la séance.

Un des points vraiment forts de la méthode d’Elman reste pour les problèmes physiques et les douleurs en particulier.

Il aidait les médecins et dentistes dans l’utilisation de l’Hypnose pour anesthésier leurs patients pour diverses interventions.

Comme en spectacle ou dans la rue, il est extraordinaire de pouvoir anesthésier en moins de 5 minutes une personne dans la douleur. La encore tout est très direct.

Si vous avez des questions sur cette tendance Elmanienne, n’hésitez pas à poser vos questions, je ferai au mieux pour vous faire un article clair.

Prenez soin de vous.

Be One
Pank

Et si nous devenions des Thérapeutes d’exception ?

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Imaginez que nous praticiens, méditants, chercheurs et trouveurs nous ne soyons plus que dans l’accomplissement de nous même. Dans cet éveil humaine et humaniste de nos consciences.

Dans une transe, dans laquelle nous sortirions des limites et des croyances que nous avons faites notre.
Toutes ces notions que nous répétons sans cesse à nos patients/clients disparaîtraient de ces derniers ?

Une transe de fusion, conscient/subconscient/inconscient, point une prise de pouvoir, ou une orientation de l’un vers les autres. Un tout. Cette force de l’instant. Cette unité d’absolu, sans contrainte parce que sans nos ‘raisons’ trop raisonnées et raisonnables.

Un instant ou l’émotion n’a plus besoin de surgir pour nous rappeler à la connexion de notre être, notre moi, cette émotion désintégrée, ne laissant que l’absolu conscience/subconscience unifié nous représenter sans jamais n’y prendre attention.

Ce que Daniel me parlait comme présence, non charisme construit, mais force d’union de nous à nous même et aux autres.

Alors la paix, le pardon, l’acceptation de l’autre n’aurait plus d’utilité, ni même d’existence parce que nous serions au delà de l’acte à mettre en place voire à faire mettre en place à nos patients.

Une séance en silence, pleine de compréhension, pleine de vibration de deux etres, deux entités qui se reflètent pour simplement se perdre dans une découverte de la pleine unité de l’un à l’autre. Comme le fait si bien remarquer Frédéric, un alignement tellement parfait que l’autre ne peut que suivre et se trouver… Unifié, apaisé, sans mot, sans acte, sans émotions, juste en devenant….

Pouvons nous être suffisamment ‘thérapeute hors du commun’ pour cette magnifique echange d’humanité d’ i shin den shin, d’âme à âme ?

Merci à vous tous d’être.

Be one

Pank

Hypnose Elmanienne et Hypnose Ericksonienne: Introduction

dave

 

 

Lors d’un précédent papier, Laurent a fait une remarque intéressante, en demandant ce que c’est que d’être Elmanien.

Est ce que suivre la vision de l’hypnose de Dave Elman nécessite uniquement de connaître son induction ?

Il est passionnant de voir les courants d’une discipline. La mouvance de Milton Erickson a été largement développé aux USA et encore d’avantage dans l’hexagone. Ce dernier est considéré comme le père de l’hypnose moderne.

Ce grand homme était psychiatre et donc issu du domaine médical. Il a proposé une hypnose permissive, permettant de pratiquer sa discipline alors sous ‘une interdiction’. Il a développé une hypnose conversationnelle mettant les inductions plus classique, impliquant davantage de toucher, de côté.

Elman lui etait un homme de scène et de radio, il avait donc une hypnose bien plus direct. L’importance pour lui étant de contourner le facteur critique et de mettre son partenaire dans une ‘profondeur’ permettant une réceptivité accrue.

Prenons la définition de l’hypnose par ces deux grands hommes.

Pour Erickson : Un état de conscience dans lequel vous présentez à votre sujet une communication, avec une compréhension et des idées, pour lui permettre d’utiliser cette compréhension et ces idées à l’intérieur de son propre répertoire d’apprentissages.

Pour Elman : c’est un contournement du facteur critique pour mettre en lien le conscient et le subconscient.

La première grande différence entre les deux visions de cette discipline est la notion de facteur critique mis en avant dans le système Elman.

Dans ce courant il est nécessaires de contourner non pas le conscient mais la barrière qui ‘sépare’ et surtout protège le subconscient des différentes influences extérieures.

Pour Elman le facteur critique ne se développe qu’à partir de six ans. Avant nous sommes dans un état de transe constant, ne permettant aucunement de différencier les informations.
Nous assimilons tout ce qui est proposé comme vrai.

La première chose a faire donc est de contourner ce barrage. Pour se faire il y a différents processus simples :

– Les inductions
– Les focus internes (souvenirs/ sensations/ émotion/ prise de conscience du corps)
– L’imagination ( par essence l’imaginaire n’oppose aucune résistance)
– Les interruptions de pattern…

Jerry Kein, l’élève de Elman qui a réhabilité cette méthode dans les années 70, explique que pour lui il n’y a pas a être permissif. Il estime que le patient doit faire sa part du travail.

En cela aussi la tendance Elmanienne se différencie de la méthode Ericksonienne.
Beaucoup de patients en hypnose conversationnelle ou métaphorique viennent me dire qu’ils n’ont rien fait d’autre qu’écouter une histoire, certains se sont assoupis et ne comprennent pas en quoi ils étaient en transe.

Nous savons qu’ils l’étaient, seulement eux peuvent ‘saboter’ ce travail par la simple croyance que c’est qu’une discussion ou une histoire sur un divan.

Pour Elman et Kein il y a deux choses de marquantes

1) Les patients/clients doivent accepter les suggestions comme étant justes et bonnes pour eux et qu’elles vont fonctionner pour eux. C’est le boulot du patient.
Dans cette ecole , nous estimons que nous faisons 50 pour cent du travail en tant que thérapeute et eux feront les 50 autres.

2) Nous faisons prendre conscience de l’État de transe.
Ce point est extrêmement important, le client doit savoir que ca marche. Que se soit en pré test ou simplement dans la fermeture des yeux dans l’induction Elman.

La preuve, est un point essentiel à l’assimilation dans cette école. D’ailleurs en parlant à Daniel il me disait que Erickson le faisait parfois en fin de séance.

La méthode conversationnelle a cela de superbe de mettre en transe sans la prise de conscience de cette dernière… Pour nous c’est une excellente chose pour du business dans lequel nous devons faire du covert mais moins bien en thérapeutique.

Les inductions sont aussi une grande différence entre les deux écoles.

Dans l’hypnose Elmanienne, nous considérons que notre partenaire doit etre induit le plus rapidement possible. Une séance est limitée dans le temps, il est donc positif d’aller à l’essentiel.
Nous utilisons facilement les instants ou les rapides en somme en moins de 5 minutes notre partenaire doit être en niveau moyen ou profond de sa transe.

Puis nous travaillons les approfondissements pour aller au niveau somnambulique. Le niveau qui selon Elman est celui qui permettra une véritable programmation positive du partenaire.

Il est reconnu que les inductions en Ericksonien durent entre 10 et 20 minutes. Et la transe légère, celle du conversationnelle, suffit pour la séance.

Je continuerai à vous présenter cette tendance qui est la mienne au travers de différents articles si cela vous intéresse.

Je pense sincèrement que l’hypnose Elmanienne a de grande chose à apporter dans l’hexagone. A l’heure ou je lis que des praticiens souhaitent ‘réhabiliter’ l’hypnose classique, il pourrait être intéressant de remettre en avant cette méthode.

Elle a été prouvée et éprouvée depuis des années. Elle n’est ni mieux ni moins bonne que l’hypnose ericksonienne, elle présente l’avantage d’être plus directe et plus responsabilisante.

Prenez soin de vous.

Be one

Pank

Des séances sur les amis

Ami

Dans le cadre de Hype-N-Ose, j’ai la chance de former des praticiens en Hypnose Classique Curative. Mon enseignement se fait en petit groupe. Je ne prends que 6 apprenants maximum par cursus. A la fin d’une saison j’aurai tout au plus remis une dizaine de certificats.

Cette approche actuelle me permet de réellement me ‘connecter’ avec les apprenants. Devenir un instructeur, un praticien pour eux puis un collègue et un ami. On s’apprend, on se découvre, on échange plus que quelques techniques et un éphémère instant d’apprentissage.

Deux fois par an j’organise un séminaire de ‘vétérans’. Pour tout ces anciens apprenants devenus des collègues et confrères. Ils m’apprennent, ils m’enseignent. Ces moments permettent des mises à jour de compétences, des travaux sur nous.

Dans ce cadre, ceux présents, travaillent avec des amis. Des personnes qui ont pris une place dans leurs vies. Ce merveilleux week-end m’a mis en réflexion vis à vis d’une observation courante : comment se passe la ‘thérapie’ vis à vis d’un proche.

J’ai toujours eu la croyance qu’on pouvait tout faire. Je suis très proche de l’énergétique, un monde sans limite plein de croyances limitantes. Mon caractère étant un ennéa-type en 8, je suis un peu contre les croyances communes, plus dans ma carte du monde. J’ai beaucoup fait ce qui est défendu dans les disciplines…

Quand on bosse sur un ami, je considère que le praticien doit être dans l’acceptation de devenir un outil de projection pour le patient. Il se ‘responsabilise des conséquences dans le cadre privée.

En effet notre ami/patient pourra être poussé dans des émotions, des sensations dont il pourra vous rendre fautif. Il pourra faire un ‘transfert’ sur votre personne.

Quand vous prenez l’initiative de devenir son accompagnant, vous acceptez d’être le père violent, l’amie sadique, le bourreau collègue… Vous allez même provoquer des ruptures de schémas mentaux parfois ‘violemment’ pour que le patient le dissolve.

Or l’intégration d’une séance peut être longue, parfois très longue. Il m’est arrivé que des clients me disent m’en avoir voulu, pendant des mois et des années, pour les changements dont ils estimaient que j’étais le déclencheur.

Vous sentez vous prêt à assumer ce changement ‘possible’ de rapport ? Cette vision peut être négative de vous même ? Cette projection parfois brutale de ces émotions sur vous ?

Je n’aborderai pas maintenant le ‘contre transfert’ possible. Vous a t’on haïs dans ce cercle ‘ bourreau sauveur victime’ ?

Prenez soin de vous, de ceux qui vous sont chers, parfois juste avec de l’amour…

Be one

Pank

c’était mieux avant … ? !

Ueshiba 3

 

 

Nous sommes à la recherche de maitre. Belle généralisation me direz vous pour les plus pnlistes d’entre vous. Certains, certainement, n’ont pas ce ‘besoin’.

Pourtant depuis les quelques années pendant lesquelles je vogue sur l’océan des thérapies, force est de constatée que les pratiquants cherchent ‘LE’ professeur, ‘L’ école.

Dans l’hypnose c’est encore plus marquant avec la mise en avant des ‘thérapeutes d’exception’ et particulièrement Milton Erickson.
J’ai beaucoup partagé avec des praticiens qui dans l’Hexagone pratique ce style. Vous me direz c’est normal 98 pour cent des hypnotherapeutes sont issus de ce mouvement.

Étant de tendance Elmanienne je suis impressionné par le mythe qui est fait autour de ce thérapeute. A mes yeux les praticiens actuels lui sont bien supérieurs.

Vous me direz que c’était un homme doué et je suis d’accord par contre le fantasme du maître exceptionnel me fait sourire. On aime à penser que c’était mieux avant.

Ça me fait rebondir sur les arts martiaux dans lesquels tous les ‘grands maîtres’ étaient hors du commun. Et puis internet est arrivé et les vidéos de ces gens si forts mis à la vue de tous les pratiquants … Et nous nous sommes aperçus que leurs niveaux étaient dignes d’un ‘combattant’ moyen. Prenez Bruce Lee et sa légende, il y a de très nombreuses personnes qui vont au moins aussi vite, et qui techniquement sont à des années lumières de ce qu’il faisait.

C’est normal que les nouvelles générations soient meilleurs que les anciennes. Par essence, nous avons modélisé ce que les ‘anciens’ ont fait. Prenez les écrits des ‘chercheurs’ de Palo Alto. Ce qu’ils expliquent comme étant un vrai travail de découverte est aujourd’hui en grande partie assimilée par des praticiens PNL en 3 semaines de stage.

Erickson était excellent pour l’époque mais prenez un homme comme Brooks ou Gilligan… Ils sont certainement bien meilleurs que l’original. Pourquoi, simplement parce qu’ils ont agrémenter cette connaissance, cet étude du ‘model’, de leurs trouvailles.

Prenez un type comme Bill Gates qui était considéré comme un prodige en créant Microsoft ou Steve Wozniak avec Apple. Ces gars à la pointe il y a 30 ans sont totalement dépassés techniquement par un Zuckerberg, fondateur de facebook, ou un gosse de 13 ans qui pirate le système informatique du pentagone…

Peut on croire alors en ce passée si glorieux ? En ces ‘génies’ du passée ? Vous avez lu Erickson vu ses vidéos ? Est ce que vous avez été ’emballés’ par ce que vous avez vu ou lu ?

Quel est ce besoin de suivre un ‘maître’ ? Arrivons nous a démystifier ceux qui nous semblaient si ‘fort’ ? Tuer le père en somme, cette figure d’autorité de notre développement… ? Sommes nous encore des adolescents, incapables de passer à la maturité du praticien ?

Be one.

Pank